Note :

Merci à ceux qui m'ont apporté leur conseils pour l'écriture de ce chapitre ; en particulier Kobal pour l'art de la guerre, Naelany pour le verre d'alcool ^_~

Sinon merci à tous ceux qui suivent cette histoire.

Résumé :

Les filles ont piégé Tyler. Edward et Emmett après une journée avec leurs parents sont partis en virée.

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Edward PDV

« Et qu'est-ce que tu reproches à la dernière ! » S'exclama Emmett.

J'arrêtai brutalement la voiture sur la première place de parking venue. J'étais bien trop énervé pour pouvoir conduire.

Rassurai maintenant de ne pas pouvoir être la cause d'un accident, je repris. « Ok, je récapitule ! On s'est fait virer de trois boîtes en moins d'une heure… »

« Comment pouvais-je savoir que j'allais tomber sur des filles avec lesquelles j'avait tout juste conversé… »

« Conversé ! Vingt-quatre heures et la population féminine du coin est en ébullition à cause de toi ! Maintenant, on suit mes règles, la première : on ne va pas dans les boîtes où t'as déjà traîné, ni dans celles comprenant trop de célébrités au mètre carré…ou qui compte des sportifs de tout poils… »

Emmett ouvrit brutalement la portière. « Bella ! » Je tournai la tête pour le voir déjà entrain de traverser la rue.

« Em ! » Inquiet, je regardai dans la direction vers laquelle il s'était précipité. Je me dépêchai de sortir et de fermer la voiture. Je me jetai à sa poursuite et me trouvai bientôt devant une enseigne prénommé tout simplement le « Club ». Je sonnai. Et levai la tête vers la caméra. La porte s'ouvrit dans un genre d'antichambre sombre qui me donna envie de repartir aussitôt.

Mais si Em avait bien aperçu Bella, je préférais être là ! Après un couloir, je débouchai dans un sas comprenant deux escaliers ( un étroit descendant en sous sol, l'autre comptant cinq volées de larges marches menant à une grande porte en bois), et un genre d'accueil/vestiaire tenu par un garçon et deux filles. C'est là que je rattrapai Emmett qui patientait déjà derrière d'autres personnes.

« Qu'est-ce qui te prends ! Ce n'est pas trop le genre d'endroit que tu fréquentes !»

« J'ai vu Bella entrer ! »

« T'en es sûr ? »

« Elle n'est pas le genre de fille que je peux confondre avec une autre ! »

« Esmée… »

« T'es pas notre chère mère, Didounet ! »

Quand arriva notre tour, une hôtesse brune, Elsa, d'après le badge épinglé sur son mini haut, nous fit un sourire appréciateur :

- « C'est pour le Club où le Club ? » Dit-elle visiblement ravie de son jeu mot. Voyant qu'on ne bougeait pas. C'est pour vous défouler et pour apprécier la musique ? »

- « En fait, Elsa, » répondit Emmett en insistant sur son prénom, « nous sommes avec une jeune femme qui vient juste d'entrer, d'à peu près 1m70, » dit-il en lui montrant la taille approximative de Bella, « cheveux bruns longs soyeux, magnifiques yeux chocolats…Ah, elle était en tailleur… »

- « La majorité des clients dans le Club de Jazz sont en costume…mais votre description correspond à une habituée, vous avez de la chance…Elle ne vous a rien dit ? » Sentant sa réticence, je décidai de l'amadouer.

- « Elle est si étourdie parfois ! » Fis-je en me penchant avec mon plus beau sourire.

Elle rougit, puis ramena une main sur sa joue, puis sur sa poitrine.

« Elles sont aujourd'hui dans la mezzanine…Il n'y a que des inconnus, avant le groupe qui doit passer ce soir!» Rajouta-t-elle précipitamment en matière d'excuse.

« Merci ! » Lui fis-je avec mon plus beau sourire, en me demandant ce qu'elle entendait par la.

Puis je me précipitai derrière Emmett qui montait déjà les marches. Je décidai de lui coller aux basques en priant pour qu'il se soit trompé ou dans le cas contraire que je trouve Bella avant lui.

On déboucha dans une grande salle comprenant un bar, avec des serveurs survoltés, une scène devant laquelle étaient installées plusieurs tables déjà largement chargées et une petite piste de danse où quelques personnes se déhanchaient.

Je tentais de voir si Bella y était, quand Em me tapa sur l'épaule et me montra un escalier métallique en colimaçon menant à une mezzanine.

On s'y dirigea, et je ne pouvais m'empêcher de me crisper. Est-ce qu'elle pourrait être attirée par lui ? Question idiote, il est séduisant, célibataire…Ce n'est pas que cela devrait me perturber. Après tout, ils sont majeurs tout les deux.

Comme je l'avais prévu avant le début de cette histoire, je remercierai Bella de m'avoir aidé par une quelconque babiole…Peut-être un repas…Non, pas de repas, une carte plutôt, trop impersonnelle…

La mezzanine était aménagée en plusieurs box abritant des tables pour visiblement les privilégiés. Emmett couru presque entre chacune d'entre elles et quand je le vis s'arrêter brusquement, mon cœur se serra.

Il l'avait trouvée. Et effectivement, elle était debout, légèrement penchée vers un box. Elle portait une jupe droite, sombre et un léger top blanc dévoilant son bras crème, elle tenait la veste sur ses bras. Ses cheveux était relevés dans un chignon assez lâche dévoilant son magnifique cou fin et élégant.

On fut bientôt assez proche pour entendre la fin de sa phrase :

« …bloqués deux heures là-dedans. Mais c'est bon, nous avons pu récupérer le matériel et Rose… »

Emmett s'approcha derrière elle et avec un air de profonde surprise :

« Bella, ma belle, quel heureux hasard ! »

Bella se retourna vers lui avec un petit cri de surprise. Em pris sa main qu'il porta à ses lèvres :

« Absolument ravissante ! » Lui susurra-t-il, pendant qu'elle rougissait.

Réprimant la flèche douloureuse qui me traversait la poitrine, je me détournai du couple et vit qu'il y avait à la table une brune qui venait visiblement de pleurer et une somptueuse petite brune aux yeux bleues, les cheveux courts allant dans tous les sens à l'air mutin, qui pour l'instant regardait Emmett et Bella comme s'ils étaient des martiens.

Je m'éclaircis la gorge. Bella se retourna brutalement, ses yeux s'agrandirent puis elle laissa tomber sa veste. Elle se pencha et je me précipitai pour l'aider.

« Désolé, je ne voulais pas vous faire peur ! »

« Alors Bella tu nous présentes ? » dit une voix féminine derrière nous.

J'attendis d'être sur que Bella avait sa veste avant de me redresser, quand l'attitude d'Emmett m'intrigua. Il semblait s'être figé sur place. Je me retournai vers la cause de son choc et vis une grande blonde en tailleur, corps parfait, aux longues jambes, qui regardait la scène avec un air amusé.

La petite brune, avec un air de lutin bondit de sa place et décida de faire le nécessaire vu que tout le monde semblait avoir perdu l'usage de sa langue.

« Salut, laissez-moi deviner, Anthony et Emmett Massen, non ? » Sans attendre elle nous fit une bise « Alice, une amie de Bella ! Quelle heureuse coïncidence,…Que faites vous par ici… »

« Alice ! » Cria Bella, pour arrêtez la pétulante brune. « Désolée…Bonsoir…Euh, Emmett, Anthony voici Alice comme vous l'avez compris et Angela…et Rosalie. » Termina-t-elle en montrant la belle blonde qui avait réussi à transformer mon frère en statue.

Emmett se réveilla enfin et avec son plus authentique sourire et bredouilla « Tu as des yeux magnifiques ! »

« Je suis flattée que tu soies remonté jusque là ! » Puis, comme lui plus tôt, elle l'envisagea tranquillement des pieds jusqu'à la tête et rajouta « Tu as de belles fossettes ! »

Le sourire d'Emmett s'agrandit, accentuant les fossettes en question.

« Vous ne voyez aucun inconvénient à ce qu'on se joigne à vous ?» dit-il en ne lâchant pas la Rosalie des yeux.

« Au contraire ! » Assura Alice avec un sourire malicieux. Les autres filles étaient nerveuses, mais elle leur donna un regard et elles inclinèrent la tête.

Et, une vague de soulagement me traversa le corps. Je ne su si c'était l' intérêt d'Emmett pour Rosalie ou la possibilité de rester.

Mon regard croisa celui de Bella, elle semblait vraiment mal à l'aise. Est-ce que cela la blessait qu'Emmett soit en transe devant son amie ?

Malgré moi je voulu la rassurer, lui dire combien elle était superbe. C'était idiot, car j'étais certain qu'elle le savait déjà.

Mais, je voulais inconsciemment me rapprocher. Une petite voix me fit remarquer que je voulais aussi la toucher, sentir à nouveau son parfum.

Mais je suis une grande personne, je n'écoute pas les petites voix. Alors j'agis de façon parfaitement stupide, je pris une mèche de ses cheveux et en la remettant derrière son oreille je lui murmurais «Tu es absolument magnifique ! »

Elle frissonna et la petite Alice la prit contre elle et la poussa dans la chaise du fond, avant de se placer à côté d'elle, faisant une barrière de son corps. Je me dépêchai de me placer en face d'elle, Emmett à côté de moi, Angela à sa droite en face de Rosalie.

Un regard d'entente passa entre les trois filles et Angela et cette dernière inclinèrent la tête. Etrange cette capacité qu'ont les filles d'échanger parfois sans avoir besoin de parler. Après on se demande pourquoi je suis complètement perdu devant mes problèmes avec Tanya.

Alice PV

Vous connaissez ces journées où vous savez que vous n'auriez jamais dû vous levez ! Eh bien, j'en vivais une.

Je n'arrive pas à savoir ce qui était le pire, le réveil à 5h30, Tyler, ou l'annulation de notre soirée de bringue.

Comme après chaque mission pour l'Agence, nous avons atterrit au Club. Du moins, Angela et moi, après que je me sois changée dans une petite robe tailleur.

Pour l'instant elle pleurait. Elle n'avait d'ailleurs fait que çà jusqu'à présent et l'alcool ne faisait qu'aggraver la situation. Je me demandais si les filles avaient pu s'en sortir car cela faisait plus de deux heures que je ne les avais pas vues.

Myriam arriva avec notre troisième verre. « Bella et Rosalie vous ont fait faux bond ? »

« Un léger contretemps ! »

Elle n'insista pas et continua son service.

Quand Bella arriva enfin, je remerciai le ciel. La soirée se présentait comme des plus larmoyantes, mais c'était notre devoir de rester et, d'être sur que les filles trahies ne fassent pas quelque chose de stupide.

Malheureusement, ce soir au club, il n'y avait que des inconnus en quête d'un contrat, pas de groupes ou des artistes confirmés avant 23h30.

J'espérais toutefois que dans le lot il y aurait quelques-uns qui seraient bons. S'ils s'avéraient vraiment excellents, je pourrais même les intégrer à ma base de données, mais je ne crois pas au miracle, pas après une telle journée.

Bella était entrain de finir son explication quand un géant, image parfaite du modèle pour le mois d'août du calendrier de sport magazine et affichant le parfais sourire du tombeur vint lui faire un baise main. Je vis Bella se liquéfier. Mais le pire c'est quand le type même du top modèle d'environ 1m80 , cheveux délicieusement décoiffés hurlant pratiquement sexe, yeux magnifiques émeraude, lui parla. Je vis ses muscles carrément la lâcher et sa veste atterrir par terre. Et son état ne s'arrangea pas quand ce dernier s'élança pour l'aider.

Cette soirée s'avérait finalement plus excitante que prévu. Et, j'étais prête à tout pour ne plus avoir l'image de Tyler en caleçon.

Enfin, la reine blonde incontestée de notre groupe fit son entrée. L'immense mâle, pure force brute, en oublia sa superbe et se perdit devant les courbes que Rosalie avait habilement dévoilées dans une jupe tailleur largement fendue et un petit haut blanc avec décolleté plongeant.

Sous son air de bravade je pouvais sentir l'excitation de ma tentatrice préférée en face de sa future proie.

Je me dépêchai à les intégrer à notre groupe. Oh, oui ! Cette soirée serait intéressante, je m'en chargeais !

Je m'arrangeai pour placer Bella loin de son beau sexy tignasse, j'avais vu son alliance ! Rosalie se plaça en bout de table. En face de nous les deux mâles et Angela qui semblait avoir déjà oublié ses problèmes au vu des derniers développements.

Je lançai la conversation et la relançai si nécessaire.

Il fallut très peu de temps pour que l'atmosphère se détende, l'alcool aidant. En fait, on passa un excellent moment.

Les garçons, surtout Emmett avaient des anecdotes qui nous firent oublier qu'on ne les connaissait que depuis une heure ou deux. Il ne cessa de flirter avec nous quatre, mais chaque fois qu'il regardait Rosalie, je le voyais déglutir.

Plus la soirée s'avançait, plus je me rendais compte que les deux membres mixtes de la table se penchaient en avant comme si l'autre moitié était aimantée. A certains moments j'étais obligée de rappeler les filles à l'ordre en leur donnant une petite secousse de la main.

« …Mon rendez-vous étant à seize heures précises, et mon avion ne se posant qu'à trois heure quinze, vous comprenez mon dilemme ! » Expliquais Bella

« Oui, mais cela n'explique toujours pas comment vous avez rencontré Carlisle ! » Insistait Anthony les yeux de plus en plus brillants.

« A notre arrivée ici, à l'aéroport ! Il a eu le dernier taxi alors que Rosalie et moi, nous nous précipitions pour l'avoir. C'est là que je me suis pris les pieds dans les valises et suis tombée. Il a vu la scène et a arrêté le taxi pour me secourir. » Une rougeur permanente s'était installée sur sa joue, mais au moins elle parlait !

« C'est bien Carlisle ! » Confirma Emmett. « N'importe qui devant des femmes aussi charmantes aurait fait de même ! » Je roulai les yeux, amusée malgré moi.

Mais Rosalie semblait apprécier le gros nounours que s'avérait être Emmett, vraiment beaucoup. C'était la première fois que je la voyais rire de bon cœur et ne pas avoir recours à son légendaire sarcasme.

« Com…Comme il était professeur dans la même université à laquelle je postulait et qu'il connaissait le responsable de la chaire de littérature…Il a expliqué qu'il m'avait retenue et obtenu un autre rendez-vous ! Voilà comment on s'est rencontrés ! » Conclut Bella.

« Et vous comment connaissez-vous Carlisle ? »

« C'est une très longue histoire, et assez triste, si nous parlions de nous plutôt que des absents ? » Lança Emmett avec son sourire ravageur. Hum…C'est deux là ont aussi des choses à cacher. Excitant donc !

Et la conversation revint sur des sujets neutres, entre autre choses ce qu'il y avait à faire d'intéressants à Paris en quinze jours pour se détendre après le travail.

« Il n'a pas précisé le sport auquel il veut qu'Anthony le batte ? » S'étonna Emmett visiblement intéressé par l'idée alors qu'Anthony semblait complètement contre.

« Non, je l'ai rappelé et il veut juste que vous le contactiez et que vous vous entendiez sur un créneau ! »

« M'accompagnerais-tu Bella ? » Bella s'étrangla dans son verre et je m'empressai de la secourir. Je me trompe ou il vient juste de flirter avec elle ! « Vous avez déjà tant fait pour moi, toutefois je ne sais pas à quoi m'attendre ! » Et il s'en sort très mal en plus !

Angela et moi nous nous regardâmes. L'inquiétude habitant son regard se reflétait dans le mien. Mike Newton, lui, n'était pas marié. ! Je voulais m'amuser ce soir pas assisté aux prémisses d'un prochain naufrage !

Il fallait que je l'éloigne et que je lui rappelle certaines bases, comme ne pas fondre devant un homme marié. « Bella, tu veux venir m'aider avec le, la chose… »

Et j'entendis sa voix s'élever.

Every girl on every corner

« C'est impossible ! » Je m'arrêtai et me tournai vers la scène. Il était grand, sa chemise mettait en valeur ses muscles qui saillaient à chacun de ses accords. Mais ses boucles mi-longues blondes qui bougeaient m'empêchaient de voir correctement son visage penché sur sa guitare.

Mais c'était la même voix ! J'en étais presque certaine, cette sensation au creux de mon estomac ne pouvait pas me tromper.

« Alice… »

« Chut ! » Je mis la main sur la bouche de Bella et me perdis à nouveau dans sa voix où l'on sentait son propre désespoir transcender les paroles de cette bien triste balade.

She's pretty as a picture

She is like a golden ring

Settles me with love and laughter

And I…I can't feel a thing

Le temps semblait s'être arrêté. Quand il plaqua les derniers accords, il y eu un silence puis des applaudissements. Je me levai, bousculai Bella et Rose et me précipitai dans l'escalier. La boîte était malheureusement bondée et quand j'atteignis la scène, il y avait déjà les techniciens du groupe entrain d'installer pour le concert. Désespérée je cherchais autour de moi. Ce n'est pas vrai !

J'aperçus Myriam et me frayai un passage jusqu'à elle.

« Le chanteur…Le blond ! »

« Il était incroyable, hein ! Et beau gosse avec çà. Mais pas causant ! »

Je m'en fichais de sa vie ! « Myriam qui c'est ? »

« Il a remplacé l'un des gars. A peine sa chanson terminée, il s'est enfui par la porte de service. Il n'est même pas resté pour faire connaissance… »

« Merci ! » lançais-je cavalièrement avant de m'éloigner.

Les autres m'attendaient en bas de l'escalier, une expression ahurie sur le visage. Je me tournai vers Anthony.

« On se fera un plaisir de t'accompagner Bella et moi ! Maintenant si veux bien nous excuser, ce fut une longue, très longue journée. » Pas le moment qu'elle fasse des bêtises !

Rosalie PDV

Je sortis pieds nus de ma chambre en faisant très attention afin de ne me cogner contre quelque chose, de peur de réveiller l'une des filles. Mais c'était surtout Angela dans le canapé qui m'inquiétait.

Je poussai un soupir d'aise quand j'atteignis le hall d'entrée et étais sur le point de mettre la clé dans la serrure quand la lumière s'alluma.

« Mademoiselle Hale, vous allez quelque part à deux heures du matin ? »

« Chut, Alice tu vas réveiller les autres ! »

« C'est un joueur Rose ! »

« Comment ?! » Je soupirais, il était impossible de cacher la moindre chose à Alice, elle possède comme un sixième sens ! « Je sais Al…Mais, si je ne le rejoins pas maintenant, je le regretterai encore plus ! »

« Bien ! » Elle s'approcha et glissa un paquet dans ma poche.

Je secouai la tête en lisant préservatif grande taille. « On n'aura pas besoin de toute une boîte ! »

En haussa ses épaules « J'achèterai des pots supplémentaires de glace au chocolat demain ! » Puis, elle s'éloigna pour sortir de la pièce « Si je suis au lit quand tu rentres, et que tu désires une épaule ou même en parler, n'hésites pas ! » Et elle éteignit la lumière.

« Al…Merci ! »

Je sortis de l'appart et me dirigeai vers le garage. Je tremblais tellement en conduisant que la voiture ne cessait de faire des embardées. Respire ma grande, respire !

L'appartement qu'il m'avait indiqué n'était pas bien loin. Dans l'enceinte universitaire.

Il ouvrit avant même que je frappe.

J'étais inquiète et excitée. Je savais que je ne devais m'attendre à rien de plus au-delà de cette nuit. Mais dès que je l'avais vu au club, je n'avais fait que de rêver de la sensation que ses mains auraient sur ma peau, de ses lèvres sur les miennes.

Quand j'avais trouvé le mot qu'il avait glissé dans ma poche et son adresse je me suis interrogée encore et encore.

Et la décision s'était imposée d'elle-même, Rosalie Hale n'avait pas eu de relations sexuelles depuis un an et quand elle avait enfin la chance de rencontrer son fantasme masculin, elle ne pouvait décemment refuser. Oui, je me réfère à moi-même à la troisième personne en période de grand stress !

J'aimais son culot, il ne promettait rien d'autre qu'une et une seule nuit de plaisir. Et je savais d'instinct, que si j'acceptais j'en aurais mal ensuite. Il me plaisait déjà tellement !

« Tu veux boire quelque chose ? » me dit-il en me montrant la pièce servant de salle à manger kitchenette et salon. Je le précédai et m'installai sur le canapé.

« Ce que tu as comme alcool ! » J'avais besoin de me détendre, et de me distraire de sa poitrine parfaite, largement dévoilée par sa chemise et de ses avant-bras musclés que ses manches roulées jusqu'aux coudes me permettait d'apprécier.

Ses gestes étaient assurés quand il vint s'installa à côté de moi après nous avoir servi tous les deux un verre.

« Rosalie, si tu… » Je l'empêchai de poursuivre en posant ma main sur ses lèvres. Je sentis sa respiration s'arrêter.

« Je sais, une nuit, une seule ! » Puis je me penchai, enlevai ma main que je remplaçai par mes lèvres.

Sa respiration comme la mienne s'accéléra. Alors que notre baiser s'approfondissait et que la vitesse de mon cœur approchait un seuil critique, il l'interrompit à ma grande surprise.

Il tendit la main pour prendre mon verre et le déposa avec le sien sur la table basse. Puis il se leva et me prit par la main.

« Viens ! »

Je me levai les jambes tremblantes.

Dans la chambre il me prit dans ses bras et me regardant droit dans les yeux il me porta sur le lit. Ses gestes étaient étrangement très doux, comme s'il voulait que ce moment soit spécial.

« Tu es absolument à couper le souffle. Je n'ai jamais rencontré une femme aussi belle que toi ! » Murmura-t-il.

Et, il recommença à m'embrasser. Mes mains s'enfoncèrent dans ses cheveux pour le rapprocher, puis je commençai à explorer sa poitrine, pendant qu'il caressait mes cuisses, mes hanches, mon ventre, pour arriver jusqu'à mes seins.

Il quitta mes lèvres et embrassa ma joue, mon cou, plus il se rapprochait de ma poitrine et plus je tremblais d'excitation.

Il s'arrêta et je gémis de frustration Il me fixa droit dans les yeux, le visage extrêmement sérieux. « Rosalie… »

« Ne t'avises surtout pas à t'arrêter maintenant ! » menaçais-je ma voix rauque de désir. Il hésita encore, puis doucement commença à me déshabiller posant de légers baisers sur chaque partie qu'il découvrait, me rendant complètement folle tellement j'en voulais beaucoup plus.

Quand je ne fus plus qu'en sous vêtements, il s'arrêta pour me regarder, le regard voilé par le désir et…de la révérence ?

Je me redressai et m'attaquai à sa chemise, d'accord j'ai peut-être fait craquer un bouton ou deux ! Et le ramenai contre moi pour l'embrasser comme une assoiffée ayant atteint un point d'eau. La sensation de son corps ferme, de sa peau nue contre la mienne ! Pourquoi voulait-il aller si lentement alors que j'étais entrain de vivre la combustion spontanée.

Ma passion sembla le contaminer, enfin ! Bientôt, je sentis ses mains se faire plus impatientes et sa bouche impérieuse partout sur mon corps.

Comme je m'en étais doutée il était doué. Très doué. Ses caresses exerçaient toujours la juste pression aux endroits les plus adéquats pour que mon corps réagisse. Toutefois, mes soupirs furent très rapidement couverts par ses propres gémissements, et oui je connais une chose ou deux, moi aussi !

Il s'endormit avant moi le lendemain. Et je m'éclipsai après avoir passé tendrement la main dans ses cheveux.

Je m'étais donnée avec l'énergie du désespoir, j'étais parfaitement consciente que je n'aurais que cette seule et unique nuit. Je ne regardai pas en arrière. Je ne regretterais jamais ce que je venais de vivre, car je n'avais et étais certaine de ne jamais rencontrer un homme comme lui.

Quand je rentrai les filles dormaient encore. Je me rendis directement dans la chambre d'Alice. Elle se réveilla en sentant mon poids à côté d'elle.

Elle enleva le masque de ses yeux, grimaça à la lumière du jour et marmonna, d'une voix endormie « C'était comment ? »

« Il n'a pas battu le record de Victor Hugo lors de sa nuit de noces, mais il n'a absolument pas à s'en faire ! »

Elle sourit « Je me disais bien que c'était un athlète ! » Elle ouvrit les bras, je me blottis contre elle et éclatai en sanglots.

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(N : Si certains éléments de la scène avec le chanteur vous parait étrangement familière, c'est que vous étiez un accro à la série Angel – Lien .com/watch?v=rzuLNE5SsAo ou .com/watch?v=t2EmCBDKlRo

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