La Magie De Gaïa
Note Auteur : Mille pardons pour ce long silence. J'avais le pire cas de blocage depuis la scène des blagues de contes de fées. J'avais même commencé à demander de l'aide à une amie et l'une des personnes qui m'avait laissé une revue.
J'avais dans l'idée de faire des pièges à mangemorts plutôt drôles, mais finalement comme aucune idée ne venait j'ai rassemblait l'idée que j'avais déjà pour la toute fin de ce chapitre et les différentes notes que j'avais laissé de temps en temps pour m'aider à voir l'ensemble de ce que je voulais... Au final, je me suis aperçue que je ne pouvait pas rendre le chapitre aussi drôle que je voulais. Bien que j'ai gardé de l'humour dedans, j'avais perdu de vue que les élèves étaient autant en guerre que les créatures et de ce fait le chapitre devait montrait l'effet de cette guerre sur les enfants.
Ma muse a été assez généreuse pour me venir à nouveau en aide avec ses merveilleuses idées. J'espère ne pas m'être top emmêlée dans mon texte et que tout sera clair pour vous. Comme d'habitude, si ça ne l'est pas, laissez moi un message pour que je vois ce que je peux faire soit en modifiant quelque chose soit en écrivant des explications dans le prochain chapitre.
Ce chapitre ne concerne que la bataille de Poudlard. L'épilogue ou peut-être un chapitre supplémentaire finiront l'histoire et tout ce qui n'a pas été expliqué ou tout ce qu'il reste à découvrir.
Voir la fin de cette page pour une petite demande de ma part. ( ^^ )
P.S: merci pour toutes les revues, et merci tout simplement pour tous ceux qui suivent toujours cette histoire sans laisser de revues: tant que vous lirez, cette histoire et toute autre histoire de tout autre auteur vivront.
P.S: après une longue heure de relecture et ne parvenant plus à voir mes erreurs (vu l'heure il est normal que mon cerveau soit trop fatigué pour voir plus....) je préfère poster même avec des fautes toujours présentes.
Disclaimer:les personnages et histoire de Harry Potter ne m'appartiennent pas. Mais le reste est tout à moi ^^ (euh.. juste ma manière d'écrire et l'idée de la magie de Gaïa. Mais c'est déjà bien non ?)
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Chap.37
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Peter se recroquevilla sur son lit. Il était tard et ses camarades de chambres étaient aussi épuisés que le reste des élèves de Poudlard. S'entraîner derrière le dos des professeurs avaient été une dure épreuve d'endurance. Le vrai problème n'étant pas d'apprendre à se défendre, à se battre, mais à garder le secret et créer un plan de bataille digne de grands stratégistes. Ils n'étaient tous que des enfants avait réalisé Peter. Oui, beaucoup avaient vécus des choses qui les rendaient matures plus tôt que d'autres. Oui, certains avaient vu la mort, avaient perdus des êtres précieux. Oui, Ils étaient tous touchés d'une manière ou d'une autre par la guerre. Mais jusque là, aucun d'eux n'avaient eu de décision à prendre dans la bataille des sorciers. Leurs parents, leurs gardiens, avaient choisis pour eux, et ne prenaient pas en compte leurs avis sur la situation. Les élèves pouvaient parler de choisir un camp ou de leur futur travail. Cependant jusqu'à récemment, leur voix n'avait été qu'un son parmi tant d'autres. Cela avait changé. Comme aucun adulte n'allait prendre le temps de les écouter ou les inclure, ils s'étaient unis pour réaliser leurs décisions. Pour rendre réels leurs choix. Les enfants n'étaient plus très loin d'être adultes.
Peter aurait du dormir, fatigué qu'il était lui aussi par les incessants allés et retours entre deux tâches à chaque bout du château. Pourtant son esprit veillait toujours. Il avait beaucoup pensé ces derniers mois. Il n'était pas stupide et avait réalisé qu'avant la venue de Harry dans leurs vies... il avait été proche de craquer. Etre ignoré par ses amis, ou vraiment n'être qu'une ombre parmi eux, avait été difficile. Ce qui était effrayant pour Peter était qu'à cet instant de sa vie passée, si on lui avait donné un choix, il aurait demandé à obtenir le pouvoir que semblaient avoir ses amis et qui faisait d'eux des êtres exceptionnels, remarqués. Il aurait souhaité la même forte présence qu'exsudait James, la liberté de Sirius, la sagesse de Remus et son intelligence. Il aurait tout fait pour obtenir ce souhait. Jusqu'à Harry et la leçon de vie qu'il avait reçu de lui. Tout ce qui l'avait changé ces derniers mois était du au jeune garçon. Peter ne regrettait pas ce fait. Mais la nuit, ce qui le gardait éveillé était ce souvenir de ce qu'il aurait pu devenir, de ce à quoi il avait été prêt. Aussi, assis sur son lit, genoux remontés contre son torse et serrés entre ses bras, il regardait par l'une des fenêtres. Il était triste de cette connaissance de la noirceur de son âme. Pourtant cette nuit était différente. Il frissonna quand le pendentif du caméléon glissa sous son pyjama, glaçant sa peau. Il le sortit de sous le vêtement et l'observa longuement. Cet animal était sa lumière. Son cadeau de la part de Harry. Il savait que le jeune garçon était responsable pour cette modification de sa vie. Avoir obtenu un autre animal que le rat, et avoir compris que nombreux de ses défauts pouvaient être des qualités et être acceptés par ses amis, avait été un choc bénéfique. Il n'était pas un rejet parmi les siens, ni un 'rat' inutile. Il était petit, pas très fort et pas très intelligent par rapport aux autres. Mais parce qu'il était petit on ne le remarquait pas, et il pouvait se glisser où il voulait et observer. Il pouvait voir le monde comme personne d'autre autour de lui. Tout ce qui restait caché aux autres lui était révélé. Il pouvait être utile en cela. Il était leurs yeux. Et être l'un des sens si indispensables aux humains était un cadeau. Le pendentif était un rappel de ce présent dont Harry était responsable. Alors Peter sourit. Il y avait des ombres en lui. Quoi de mieux pour l'aider à se cacher et aller voir les lieux et secrets dont ses amis auraient plus tard besoin. Quoi de mieux que cette ombre pour alimenter la lumière. En cette minute, la magie et l'esprit du jeune homme trouvèrent leur balance.
Dans un coin de la terre, Gaïa soupira. La dernière pièce que le voeu de Harry devait changer, était en place. Tout ce qui découlerait de ce voeu à présent ne serait que conséquence des premiers changements. Les ondes sur l'eau créées par les ricochets d'une pierre. Le voeu étant la pierre que Harry avait jeté pour eux.
Toute la nuit durant, Peter baigna dans la lumière des étoiles tandis que Gaïa veillait sur ses enfants. Ce n'est qu'aux premières lueurs du jour qu'il remarqua une totale absence de fatigue malgré sa nuit blanche. Au contraire de ce qu'il aurait du ressentir, il était rafraîchi et incroyablement léger. Comme s'il avait gagné accès à une énergie jusque là refusée. Il accompli le même rituel que tout autre jour: se laver, s'habiller.... sauf que pour une fois, étant le premier levé il du attendre les autres dans la salle commune. Descendant les escaliers et apercevant Peter assis près du feu, ses frères virent un changement en lui, une lumière et une ombre, un mariage des deux, comme un équilibre atteint visible dans son aura. Remus fut le premier à sourire à leur ami, ressentant le plus ce lien qui par Harry les unissait. Sans doute le loup en lui qui accentuait les sensations venant de ses autres frères d'adoption. Aucun des garçons ne fit de remarque, mais le groupe était étrangement heureux en rejoignant leurs camarades au déjeuner. Le silence qui s'était installé, par peur de briser cet instant de paix intérieure, ne se brisa qu'à la fin de ce même jour. Lorsqu'une voix douce mais dure, et si triste aussi, annonça l'arrivée de la guerre à leurs portes.
'Préparez-vous. D'ici le soir venu, le sang coulera.'
Dans les couloirs de Poudlard, le petit groupe d'élèves qui réunissaient les frères adoptés et leurs camarades de classes, sentit son sang se figer. Mais très vite, le mot était passé à l'aide de leur réseau secret de messagers. Les jeunes gens étaient prêts. Aussi prêt qu'ils le pouvaient. Et tous avaient retrouvés leur énergie après cette douce matinée qui les avait bercés de confort. Ce soir, pensèrent-ils, nous nous battons.
Parce qu'il y avait beaucoup à organiser pour la bataille à venir, les maraudeurs avaient donné l'ordre de lancer une diversion. A vrai dire, Lili avait créé un bataillon de jeunes premières années qui avait pour mission de mettre l'école dans le plus grand chaos possible, afin de laisser aux 'chefs de guerre' le temps et la liberté de réunir leurs troupes pour réviser leurs plans. Les premières années devaient donc faire ce qu'ils voulaient dans tout le château avant de se retirer dans leurs salles communes.
C'est ainsi que de malicieux enfants de onze ans, se mirent à parcourir les couloirs, armés de potions, et divers instruments... les professeurs n'allaient pas les voir venir.
Dix minutes après le début de cette phase:
Trois professeurs collés aux poignées de portes de leurs classes.
Deux autres coincés en pleins milieu d'un escalier qui avait bougé et s'était placé dans le vide loin de tout palier.
Deux enseignants transformés en clowns et se poursuivant avec des seaux d'eau. Lili ne voulait pas savoir comment les enfants avaient accomplis ça.
Un directeur nageant dans une mini piscine remplie de bonbons de toutes sortes. Qu'il mangeait joyeusement en attendant qu'on le sorte de là.
Une infirmière qui avait choisit sagement de rester dans son domaine.... ou plutôt qui n'avait pas eu d'autre choix à cause des bandages de ses réserves qui s'étaient assemblés en une garde de zombies zélés. Ils laissaient entrer les blessés mais personne ne pouvait ressortir de la pièce ensuite.
Le professeur McGonagall avait vu sa classe envahie par une meute de chats qui la suivait partout où elle allait. Mais au moins elle était libre de bouger dans l'école, même si elle était grandement ralentie dans ses efforts pour aider ses collègues.
Lili regarda ses petits avec fierté et les envoya dans leurs salles communes avec de grands sac de sucreries en récompense. Phase 1 accomplie. Phase 2: réunion des 'chefs de guerres'.
James et Sirius se tenaient devant un large groupe dans la salle sur demande. A leurs côtés, le fantôme de Merlin agissait comme un gardien rassurant.
"Bien." Commença James. "Nous avons quelques heures avant que les professeurs ne partent à la recherche des coupables... heureusement nous avons tous de très bons alibis et personne ne soupçonnera les premières années." Son soupir de soulagement fit rire les autres, parce que tout le monde savait que dans un cas pareil les premiers accusés étaient les maraudeurs. "Nous avons fini d'organiser les trois grands assignements dont vous êtes responsables. Sirius et Remus seront à la tête des attaquants, ainsi nommés parce qu'ils devront lancer des sorts pour mettre l'ennemi hors d'état de nuire et auront à user de tous moyens nécessaires pour y arriver. Les attaquants seront ceux qui blesseront les mangemorts et les arrêteront. Confrontation directe.
Les défenseurs, ou boucliers de nos troupes seront sous les ordres de Lili et Severus. Leur mission sera d'empêcher les sortilèges noirs et autres dangers de toucher nos soldats. Ils lèveront des boucliers autour des autres élèves et d'eux-mêmes. Ils pourront soit agir de loin, soit se mêler au groupe qui leur sera assigné. Tant qu'ils veillent sur nous, leur position sur le terrain importe peu.
Enfin, les plus importants pour nous: Les protecteurs. Leur tâche mélange un peu des deux premiers groupes. Ils sont chargés de lancer des sorts d'attaque ou de défense selon les besoins, tout en restant aussi loin que possible des combats. Ils seront ce que les nés moldus appellent des tireurs d'élites. Ils ont été choisis parmi les plus talentueux des diverses années, y compris les plus jeunes. Tous ont un grand sens de visée et peuvent toucher une mouche en plein vol. Et ce n'est pas une façon de parler, puisque nous avons vraiment testé qu'ils pouvaient faire ça." Les jeunes gens étaient partagés entre rire ou être ahuris. En même temps, il était bon de savoir que les protecteurs seraient des personnes capables. Aussi étrange que l'examen de passage pour ce groupe soit.
"Parce que cet attroupement particulier devra jongler entre défense et attaque et rester hors de portée des tirs adverses, ils seront guidés par leurs propres membres, sans recevoir d'ordre d'un chef particulier. Quoiqu'ils seront sous la responsabilité de tous les chefs." Termina James avant de laisser la parole à Sirius:
"Nous sommes une cinquantaine assemblés ici. Chacun de vous sera chef de guerre sous les ordres de l'un des commandants délégués dont James vient de vous donner les noms. Vous accompagnerez tous un groupe dans les couloirs de Poudlard, et aurez avec vous un moyen de contacter l'un des commandants à tout moment. Pour les attaquants de Remus et moi-même, vous aurez un pendentif qui ouvrira vos pensées à celui de nous deux auquel vous penserez.
Pour les défenseurs de Lili et Severus, un miroir vous sera confié qu'il vous suffira de toucher en pensant à l'un d'eux pour pouvoir leur parler. Comme les chefs de vos troupes seront à l'arrière avec les protecteurs afin de monter des boucliers d'urgences si l'un des vôtres devait tomber, vous aurez le temps de manipuler les miroirs, au contraire des attaquants qui auront les mains prisent tout du long.
Les protecteurs auront un bracelet ensorcelé pour nous alerter tous en cas de danger. Il leur suffira de voir un sort ou autre risque à nos vies nous approcher, pour que la magie du bracelet s'active d'elle-même et prévienne la personne voulue. Des questions?" Finit le jeune Black.
"Oui... que se passe-t-il si l'un des membres d'un groupe est séparé des autres?" Fit une voix.
"S'il est avec un autre groupe, il devra être entouré de deux des membres de ce groupes, qu'ils soient attaquants ou défenseurs, et être protégé pendant qu'il continue son rôle de tireur d'élite. S'il se trouve seul dans l'un des couloirs, il aura avec lui comme chacun des siens une carte spéciale de l'école avec une liste des passages secrets. Il devra utiliser ce moyen pour rejoindre le groupe le plus proche ou s'il est blessé pour rejoindre l'une des salles communes ou l'un des points décidés pour être soigné."
"Il s'agit des cartes qui ont été distribuées aux chefs?" Demanda un serpentard.
Lili sourit au jeune garçon de treize ans. Heureuse que les serpentards aient été acceptés par le reste de l'école, malgré les raisons entièrement dues à la guerre. Elle prit la parole:
"Oui, et que les chefs devront distribuer à leurs combattants à leur tour. Se sont des copies d'une carte créée par les maraudeurs. Elle affiche toute personne se trouvant dans Poudlard, ainsi que comme l'a dit Sirius tous les passages secrets. Elle contient des zones colorées pour montrer les pièces réservées pour les élèves qui serviront de soigneurs. Vous pourrez aussi voir les portes qui relient tout endroit à la salle sur demande. Poudlard a ouvert ces nouveaux passages pour éviter que nous soyons bloqués si les principales portes sont découvertes par l'ennemi. Seul l'un des élèves peut entrer ces couloirs particuliers. De manière à ce que vous puissiez, si vous êtes pris entre deux feux, disparaître et laisser l'illusion qu'il n'y a rien d'autre qu'un mur là où vous étiez. Les mangemorts ne pourront ni voir ni passer les passages de retraits. Par contre, il arrivera en cas de besoin, qu'une porte apparaisse là où la carte ne montrait rien. Ce sera le château qui aura choisi de vous sauver en voyant qu'il n'y avait pas d'autre moyen."
"Et si la carte tombe dans d'autres mains que les nôtres?" demanda un autre.
"Elle s'effacera jusqu'à ce que l'un de nous la récupère. Elle ressemblera à un parchemin vide pour nos ennemis."
"Pardon..." Fit une jeune fille de douze ans. Elle était parmi les plus jeunes acceptés comme chefs parce qu'elle faisait partit des protecteurs et de ce fait devait savoir tout ce qui serait dit à l'assemblée présente. Les commandants lui firent signes de continuer. "Nous savons tous que Remus est un loup garou... Mais ce soir est nuit de pleine lune et..." Bien qu'ils aient tous appris l'état de leur camarade et ses études pour contrôler le pouvoir du loup, ils ne savaient pas ce qu'il avait réalisé pour atteindre ce but.
Remus sourit gentiment à la jeune fille pour la rassurer et répondit: "L'un des livres de la salle sur demande m'a donné le moyen de garder mon esprit les nuits de transformation. En plus je peux diriger ma forme loup de façon à être soit un vrai loup, soit un hybride entre loup et humain, soit rester humain en gardant certains traits comme les griffes ou autres. En plus, j'ai pu me lier à tous les commandants de chaque groupe comme base de support à mon esprit. Ils pourront, où qu'ils soient, et aussi loin qu'ils soient, me parler et influencer mes actions. S'ils voient qu'un sort de contrôle m'a atteint, ils l'empêcheront de prendre effet. De plus, l'une des cérémonie magique proposée par le livre a servi à faire de moi un 'protecteur' de l'école. Non pas l'un des protecteurs du groupe nommé ainsi, mais simplement quelqu'un qui défendra l'école et ses habitants au-dessus de tout autre devoir. C'est simple, sous ma forme loup garou, vous serez tous pour moi des membres de ma meute, et de ce fait je ne voudrai pas vous attaquer. Par contre, je voudrais vous protéger et les mangemorts le sentiront passer." Plaisanta le jeune homme. La jeune fille sourit, rassurée.
"Bien." Repris Remus. "il reste le rôle de deux d'entre nous qui ne seront dans aucun groupe particulier."
James continua: "Comme je suis l'un de ceux qui savent tous les détails de notre plan, je prendrais en charge tout changement de dernières minutes, toute modification de plans en pleines bataille, tout ce qui bien que décidé pourrait venir à changer. Je serais en contact avec chaque groupe pour passer les messages importants ou donner de nouvelles directions. Je dirigerais nos troupes depuis la salle sur demande, puis un point de retrait si la salle est découverte. Peter devait m'assister mais il a eu une meilleure idée juste avant cette réunion. Peter?"
"Merci James." Fit le garçon d'une voix plus sûre qu'elle n'avait été lorsqu'il avait proposé son plan. "Certains d'entre vous ont pu bénéficier de cours pour devenir animagus. Le petit nombre qui est parvenu à faire la transformation n'a malheureusement pas assez d'entraînement pour ce que j'ai en tête. Bien que la connaissance puisse vous servir à fuir si vous êtes dans une impasse, à condition que votre animal soit assez petits pour vous cacher ou assez gros pour foncer dans le tas. Parce que j'ai la maîtrise voulue et un animal d'une taille parfaite et avec un don idéal, je serai un espion pour chaque groupe. Je suis un caméléon, et peut donc me fondre dans mon environnement. Comme Lord Potter, le père de James, s'est assuré que mon inscription sur les listes du ministère soit faites sans donner la forme de mon animal, il y a peu de chance que les mangemorts regardent par terre ou sur les murs pour voir un caméléon. Je cours donc peu de risques. Je me placerai dans l'un des groupes de protecteurs à l'arrière, où il y aura le moins de chance qu'un mangemort me voit me transformer si je suis bien entouré. Après transformation, sous certaines conditions, soit je suivrai la retraite de l'ennemi qui nous aura affronté, soit je serai envoyé en éclaireur dans les zones les plus dangereuses, soit en utilisant ma carte je déciderai des endroits dans lesquels mon don est le plus nécessaire. Je transmettrait mes découvertes à ceux des nôtres le plus proche ou à l'un des commandants. Si vous avez besoin de moi pour éviter une attaque ou pour un retrait difficile quand vous êtes blessés, il vous suffit d'user de l'un des objets qui sont vos moyens de contact et de penser à moi. Chaque miroir, pendentif ou bracelet peut m'atteindre et me donner votre position sur la carte. J'emprunterai les couloirs secrets ou marcherai sous forme caméléon sur les murs de l'école s'il le faut. Je serais vos yeux."
Les commandants qui avaient déjà étés prévenus avaient un regard empli de fierté pour leur ami. Lili et les différents chefs de groupes, étaient inquiets et pourtant rassuré d'avoir cette aide de plus. Ils s'étaient entraînés au cas où la guerre viendrait à eux. Aujourd'hui, ils avaient appris que ce n'était plus une possibilité mais une certitude. Ils avaient tous peur. Mais étaient tous décidés à tout faire pour survivre et aider leur école, leur seconde maison, à faire de même. Ces derniers mois, ils avaient appris que Poudlard avait vraiment une âme, et tout comme elle leur prêterait de sa magie en cette nuit, ils lui donneraient la leur en échange.
Le fantôme de Merlin se plaça en avant pour parler: "Des siècles ont passés dans ce château. Et jamais le mal n'est entré. Je suis heureux de voir qu'en ce temps où il parvient à briser les défenses de ces murs, les jeunes esprits de votre génération sont les plus brillant et les plus capables qui aient vu le jour. Je sais que vous avez le pouvoir, et la ténacité voulue pour protéger Poudlard et ses enfants. Vous verrez le sang couler, vous perdrez votre innocence. Mais vous deviendrez la preuve qu'un enfant est bien plus qu'une âme joueuse. Vous montrerez au monde qu'il vous appartient de décider ce que vous voulez qu'il soit. Que vous avez le droit de refuser ce que vos parents veulent en faire. Et que vous avez le pouvoir d'agir quand ils ne peuvent le faire. Vous leur direz ce soir que vous ne faîtes pas que suivre leur pas mais que vous créez votre propre univers. Votre chemin est le vôtre. Votre voix est la vôtre. Vos choix et vos actions ce soir vont sculpter le monde à votre image. Cette nuit, vous ne vous battez pas pour les idéaux des autres mais parce que vous avez réalisé que vous êtes bien plus que leurs idéaux. Vous êtes ceux qui feront demain marcher le monde et donneront l'exemple à suivre. Faîtes que cet exemple soit le meilleur. Je ne peux ni vous rassurer ni me battre à vos côtés. Je sais que vous savez... que vous entrez dans un monde de sang et de souffrance. Cependant, je serai là pour vous, et tout autre fantôme comme moi. Nous passerons à travers l'ennemi pour perturber leurs attaques. Nous regarderons le combat et préviendrons ceux de vous qui seront en danger. Nous serons à la fois défenseurs et protecteurs, et espions. Nous serons là." Finit-il avec force. Et bien qu'il soit mort, et un fantôme, le pouvoir qu'il avait de son vivant était la magie qui l'avait maintenu dans ce monde, et il était aussi puissant que dans sa vie, bien que différemment.
Les enfants étaient reconnaissant de l'avoir eu comme professeur ces derniers mois, et de l'avoir près d'eux en ces temps sombres. Autour de la salle sur demande, d'autres fantômes, tous ceux qui parcouraient les couloirs de l'école, étaient venu assister aux dernières recommandations. Tous s'étaient fait plus sérieux et se tenaient fièrement à la périphérie de la pièce. Tous sauf Peeves, le fantôme farceur, qui rigolait sous cape avec des étincelles dans les yeux. Il s'imaginait déjà tous les tours qu'il allait pouvoir jouer et sans être réprimandé pour une fois. Personne ne le sortit de sa rêverie.
"Pour terminer, je voudrai recevoir vos rapports sur vos diverses responsabilités." Dit James.
La jeune fille de douze ans des protecteurs, qui se nommait Amandine, avança: "Les protecteurs ont appris le maximum de sortilèges à distances que la salle sur demande a fourni. Nous avons agis par groupes dans le groupe. Les plus âgés prenant les livres de sorts les plus dangereux. Les plus jeunes se sont limités aux sortilèges pour repousser les ennemis ou tout autre ressemblant à ce que l'on pourrait appeler des blagues inoffensives mais capables de les mettre hors d'état de nuire. Chaque troupe de protecteur assignée aura donc un mélange d'âge qui se répartira la mise en place de protection selon l'urgence et les besoins."
Dés qu'elle eut finit, un serpentard de septième année pris la parole: "Les défenseurs ont retenus un maximum de boucliers, dont le principal sera tenu par les chefs défenseurs en position arrière avec les protecteurs. Ce bouclier particulier entourera chaque personne individuellement et pourra être maintenu de cinq à dix minutes et ne sera donc utiliser qu'en urgence. Les défenseurs auront tous une arme définie selon leur âge. Les plus vieux et surtout ceux qui ont reçu une éducation dans le domaine du duel auront une épée. Les plus jeunes auront l'équivalent de marteaux ou tout objet lourd pouvant assommer. Comme les défenseurs seront emmenés à se mêler aux attaquants, ils devront être capables de se défendre à main nue autant qu'avec des sorts."
Remus s'avança: "Il en va de même pour les attaquants, ils seront armés en conséquence de l'âge et des talents de chacun. Ils ont étudiés les sortilèges d'attaques les plus simples comme les plus difficiles et useront de leurs connaissances au moment voulu. Rien de plus à dire sinon qu'ils font confiances aux deux autres groupes pour assurer leurs arrières."
Lili pris sa place: "Les premières années sont enfermés dans leurs tours et la majorité des élèves, ceux qui ne font pas partis de la défense du château, sont avec eux. Nous ne pouvions demander à chaque personne de prendre les mêmes risques que nous et cela nous donne quelque chose de plus à protéger. Seuls ceux qui étaient certains de pouvoir tenir ont été acceptés dans notre assemblée. Vous êtes ici une cinquantaine de chefs, avec sous vos ordre cinq individus maximum. Vous êtes responsables d'eux comme ils le sont de vous. Chaque formation sera composée de trois groupes: attaquants, défenseurs et protecteurs, ce qui fait quinze individus plus trois chefs. Chaque formation sera envoyée dans l'un des points stratégiques du bâtiment et à partir de là où leurs ordres ou bien leurs choix les mèneront."
Severus s'avança alors: "Les donjons sont fermés grâce à "l'accident" de potion dont j'étais responsable. J'ai à partir de mes observations réalisé une potion qui réunie certains effets similaires. Il vous suffit de le jeter à terre pour que la même mousse bloque une partie d'un couloir. Evitez de l'envoyer trop près des portes de couloirs secrets pour ne pas les fermer à notre utilisation. Chaque chef aura une fiole de cette potion, à n'user d'elle qu'en dernier recours."
"Je n'ai jamais été aussi heureux qu'il s'y connaisse en potion." Murmura Sirius avant de recevoir un coup sur la tête venant de Remus. "Mais! C'était un compliment!" S'indigna Sirius.
"Oups." Sourit Remus... Et Severus se mit à rire dans son coin parce qu'il avait bien vu que Remus l'avait fait exprès pour détendre l'atmosphère pesante.
"Je ne pense pas que nous ayons oublié quoi que ce soit. Mais quoi qu'il arrive, nous avons révisé ce plan depuis des mois, donc vous savez tous ce que vous devez faire. Lili?" Demanda James en se tournant vers la jeune fille.
Lili regarda sa montre: "Nous avons une vingtaine de minutes pour regagner nos tours. Comme elles sont déjà fermées parce que les professeurs voulaient éviter de tomber dans une autre blague en laissant les élèves courir librement dans les couloirs, nous devons utiliser les portes fournies par la salle sur demande. Ils ne sauront jamais que nous n'étions pas dans les salles communes de nos maisons. Chaque personne à risque a un alibi." Elle regarda James et ses amis en disant ça, ce qui fit rire les autres. "Sinon tout est prêt. Ramassez les cartons en face de vos portes. Ils contiennent les cartes et autres objets que vous devez distribuer dans vos maisons. Partez maintenant pour avoir fini avant que les professeurs ne vous rendent visites pour poser des questions sur les blagues dont ils ont été victimes." Et sur ce elle chassa la grande assemblée de la salle. Les fantômes saluèrent les commandants qui partaient en dernier et traversèrent les murs, laissant une salle complètement vide.
Lorsque Minerva McGonagall entra dans la tour de ses protégés, elle trouva les maraudeurs installés devant la cheminée à faire leurs devoirs. Et près d'eux un sablier retourné qui montrait qu'un certain temps avait passé depuis qu'il avait été retourné. Si ce n'était pour ce sablier, elle aurait marché jusqu'aux jeunes hommes et leur aurait fait la leçon du siècle. Mais en plus de l'objet, Lili Evans était assise près de James Potter et semblait l'aider dans son travail. Dans le doute, le professeur s'avança plus calmement qu'elle n'avait prévu de le faire en entrant dans la pièce.
Elle se racla la gorge pour attirer leur attention puis demanda: "Messieurs Potter, Black, Pettigrew, Lupin." Quoiqu'elle avait légèrement hésité au nom de Remus, parce qu'il n'était pas toujours dans les plans des trois autres. "J'aimerais savoir où vous étiez pour les trois dernières heures."
"Hein?" Fit un Sirius totalement dans les vapes.
"Veuillez l'excuser professeur. Je crois que Sirius a eu un trop plein de données à apprendre et comprendre et s'est perdu en route." Plaisanta James. Elle n'avait pas besoin de savoir que Sirius essayait vaillamment de s'endormir pour se préparer pour ce soir-là, et qu'elle venait de le réveiller de son léger sommeil.
"Après tout, quatre heures d'études était un peu trop pour lui." Poursuivit James.
"Non James, trois heures pour lui, c'est toi qui étudie depuis près de quatre heures." Observa Lili. "Je ne sais pas ce qui vous fait demander professeur McGonagall, mais pour une fois je suis témoin que ces quatre ne sont pas responsables. Ou au moins n'ont rien fait dans les trois dernières heures pour certains et quatre pour James."
Lili Evans ne mentait jamais. Du moins pas sur les activités des maraudeurs. Alors le professeur du accepter ce qu'elle disait.
"Et bien... il semblerait que vous avez finalement converti d'autres élèves à vos blagues monsieur Potter. Le directeur est d'accord avec moi, que si nous ne trouvons pas les coupables les élèves seront enfermés dans leurs tours en dehors de toute heure de cours, jusqu'à ce que les responsables se dénoncent. En attendant, et pour nous permettre de remettre le château en ordre, les salles communes seront fermées jusqu'à demain matin et le repas vous sera emmené directement ici. Mademoiselle Evans, je vous fait confiance pour convaincre les coupables de ne pas laisser leurs camarades souffrir pour leurs erreurs. Dés que je serais sortie, le tableau sera scellé et personne ne pourra quitter la tour. Bonne soirée à tous." Le professeur partit dignement et les élèves entendirent le lourd tableau qui gardait leur entrée se coller au mur avec finalité.
Ils se retinrent autant que possible avant de finalement éclater de rire, certains avec quelques sorts que personne ne les entendrait de dehors.
"Lili, tu étais fabuleuse!" S'exclama James en l'embrassant sur la joue. La jeune fille rougit avant de dire: "ne compte pas sur moi pour refaire la même chose. Si ce n'était pas les circonstances, j'aurai parlé contre vous quatre."
"Mais je n'en attend pas moins de vous noble damoiselle Griffondor. Brave d'entre les braves, et protectrice des innocents." James reçut une claque derrière la tête qui le fit taire. Mais Lili avait du rire dans les yeux, aussi était-il heureux.
Ils passèrent le reste de la soirée à préparer ceux de leur maison, en distribuant cartes et autres et en révisant les derniers plans autant que possible. Certains faisaient des siestes, surtout les plus jeunes. D'autres assemblaient des sacs contenant nourriture et boisson pour regagner l'énergie qu'ils perdraient plus tard. Bien qu'ils n'auraient que peu de chance de pouvoir faire des pauses entre missions, ils feraient tout pour en prendre le temps. Ils savaient qu'ils auraient beaucoup de sorts à jeter et que leurs réserves de magie seraient bien usées à la fin. Poudlard fournirait de sa propre magie, mais cela ne suffirait pas pour redonner à leurs corps ce que seuls des aliments pouvaient. Une partie de leur force, notamment ceux qui ne seraient pas dans la bataille parmi les trois groupes décidés, s'était rendue dans les divers points de retraits à l'aide des passages secrets que le château leur ouvrait. Elle comprenait surtout les soigneurs et autres assistants qui aideraient à porter les blessés ou fournir des armes.
Ils avaient beaux êtres des enfants, ils savaient que les plus âgés devraient blesser d'autres êtres humains, et que les mangemorts quant à eux n'hésiteraient pas à leur faire du mal.
Enfin, malheureusement, l'alarme retentit dans Poudlard. La nuit était tombée illuminée d'une grande et magnifique lune ronde. Autour du noble astre, un filet rouge sang salissait tout. Remus, couché sur le sol de la salle sur demande, que les commandants avaient rejoints peu avant, sentit l'influence de la lune sur son corps. Tout ce qu'il avait appris sur sa race se mit en avant dans son esprit, lui permettant de réduire la douleur et de voir sous un nouveau jour l'appel de sa mère lune. Elle demandait son esprit, elle se liait à la terre à travers lui. Remus était le pont entre ciel et terre. Il ouvrit les yeux sur ses frères de sang. Severus s'était accroupi près de lui et avait la main tendue. Remus s'en approcha et la renifla avant de se frotter la tête contre la peau pâle. Severus n'hésita pas à caresser la créature à partir de là. Il n'avait plus peur depuis qu'il avait lu les même livres que Remus et depuis que Merlin lui avait parlé de toutes les créatures et de leur destinée.
Le son de l'alarme leur laissait une vingtaine de minutes avant que les adultes quittent le château et que les mangemorts n'arrivent. Poudlard avait promis de faire croire au directeur que tous les enfants étaient dans leur tour, ce qui permettait aux différents groupes de se mettre en position dés à présent. Quand enfin le silence retomba sur le château après qu'une voix ait prévenu les préfets des maisons de garder leurs camarades calmes et qu'ils étaient en sécurité, les adolescents étaient prêts.
Le groupe 1, était placé dans une pièce secrète dans le hall d'entrée, dans laquelle un miroir leur montrait le hall sans qu'ils puissent être vu de l'autre côté. Peter se trouvait avec eux. La porte du château craqua longuement comme sous l'effet d'un gigantesque bélier. Mais Peter savait que Voldemort ne tentait pas de détruire l'entrée mais seulement de casser les défenses placées là. Il essayait de convaincre les boucliers qu'il n'avait aucune mauvaise intention envers les élèves. S'il y arrivait, le reste des boucliers se mettraient sous la même loi pour accepter les intrus et dérègleraient les défenses. Si Voldemort passait maintenant, les boucliers ne pourraient plus agir contre lui, même s'il attaquait quelqu'un dans les murs de l'école. Il était très peu connu qu'une fois cette brèche formée dans des boucliers, elle ne pouvait être refermée que par celui qui en était la cause. Si Voldemort ne voulait pas guérir le trou formé par lui, il resterait ainsi. Et Voldemort pourrait aller et venir, tuer et torturer sans aucune conséquence magique pour lui et ses hommes. Comment Peter savait-il qu'il s'agissait de Voldemort? Parce que Poudlard parlait aux fantômes qui ensuite transmettaient ses paroles aux commandants.
La porte massive trembla une dernière fois et s'ouvrit avec fracas. Derrière leur miroir, les enfants pouvaient voir un grand groupe passer l'ouverture grésillant de magie. Une cinquantaine de personnes en tout plus un sorcier qui sortait du lot par sa carrure de dirigeant au grand pouvoir.
"Dispersez-vous autour des quatre maisons. Dans les couloirs principaux et dans les zones de vies communes tels que l'infirmerie ou la salle des professeurs. Je veux les endroits désignés fouillés pour trouver mon coffret. Je me charge du bureau du directeur. Et ne perdez pas de temps inutilement, si je n'ai emmené qu'un petit groupe avec moi, c'était pour mieux convaincre les barrières magiques de mes intentions..." Son sourire moqueur disait clairement que les intentions qu'il avait donné aux barrières étaient différentes maintenant. Après tout, une fois ébréchées, les barrières ne pouvaient plus le rejeter malgré ses actions.
Et, Peter pensa, s'il considérait ses compagnons comme étant un petit nombre, à quoi pouvait bien ressembler la force d'attaque que les professeurs étaient partis combattre? C'était effrayant.
Voldemort pris la direction des escaliers avec ses hommes. Certains se séparèrent du groupe pour aller vers les donjons et avant que leur maître ait pu disparaître au premier étage, il fut retenu par l'appel de ce groupe:
"Seigneur. Les donjons sont bloqués." Le mage noir se retourna lentement, presque au ralenti et perça l'individu de deux yeux froids.
"Et bien débloquez les, incapable. Avant que je décide que votre utilité est dépassée." Puis il se retourna sans rien faire d'autre. Parce qu'il n'avait pas de temps à perdre avec ces moins que rien. Quand il aurait retrouvé son horcruxe et son journal il pourrait punir les imbéciles tant qu'il voudrait. Pas avant. Alors, tandis que ce groupe était délaissé à cette tâche impossible, les autres mangemorts suivaient leur maître dans les étages supérieurs.
Le château prévint les commandants que les quelques professeurs laissés pour veiller sur eux avaient été enfermés dans la pièce où ils s'étaient réunis après que l'alarme ait retenti. Il avait été décidé que les professeurs étaient un trop grand risque pour l'organisation des élèves. Ils auraient sûrement cherché à les remmener en sécurité ou à prendre contrôle des différents groupes. C'était un risque que les élèves ne pouvaient pas prendre. Alors les enseignants chargés de leur bien-être avaient été maintenus à l'écart, avec l'aide de Poudlard elle-même.
Le groupe de Peter attendit longtemps, regardant les mangemorts essayer de briser la mousse qui avait fait des donjons une zone interdite. Les insultes volaient dans tous les sens, surtout quand leurs propres sorts leur étaient retournés par l'étrange substance. Enfin... l'âme du château leur donna le signal de départ des opérations. Peter se changea en caméléon et sortit de la pièce par un petit trou dans le mur. Il se glissa dans les ombres en prenant leur couleur, et marcha décidément à l'opposé de la pièce secrète et des mangemorts. Une fois abrité derrière l'une des statues, il reprit forme humaine et prépara ses sorts. Il patienta deux minutes et lança la première volée qui devait distraire l'ennemi pendant que son groupe se mettait en place. Tous tournés vers lui, les mangemorts ne virent pas une partie d'un mur de leur côté fondre et laisser une grande ouverture par laquelle les attaquants de Poudlard se lancèrent sur eux, protégés par les boucliers des défenseurs et les sortilèges que les protecteurs jetaient depuis leur abri derrière le mur. Ce fut rapide, et propre. Les mangemorts avaient trop pris confiance dans leur invisibilité et l'absence de résistance. Les quinze élèves et leurs trois chefs avaient assommés et ligotés les hommes en cinq minutes. Ils savaient qu'ils avaient eu de la chance et que la mousse des donjons avait suffisamment occupé les esprits des mangemorts pour qu'ils en oublie leurs capacités le temps d'être vaincus.
Ce ne serait pas aussi simple plus tard. Quand tous les autres sauraient que Poudlard était protégée.
La compagnie 2, composée de deux fois quinze élèves et leurs six chefs plus deux commandants, était désignée pour la mise en place de l'un des principaux pièges. Ils se mirent au travail rapidement, n'ayant besoin que d'activer des sortilèges qu'ils avaient placés là depuis plusieurs semaines déjà. Puis ils se placèrent dans diverses ouvertures qui apparaissaient pour eux dans les murs avant de se refermer sur eux pour les camoufler. Ils étaient au corridor que devrait emprunter une partie des mangemorts pour rejoindre deux des maisons de l'école. Ce piège ne servirait qu'à réduire le nombre d'ennemis en liberté dans le bâtiment. Heureusement cela ne dévoilerait pas l'existence de troupes organisées, mais seulement la présence de pièges qu'ils devraient éviter.
Une vingtaine de mangemorts arriva et les cinq à l'avant marchèrent dans la zone magique anti-mangemorts. Immédiatement, quatre armures formant une arche avec leurs haches dans le corridor, abattirent leurs bras. L'un des mangemorts reçu l'objet tranchant dans l'épaule et s'écroula en criant. Les quatre autres se reculèrent brusquement et deux tombèrent dans un trou qui venait de se former sous eux. Les deux autres trébuchèrent sur un nouveau dispositif qui les attrapa dans un grande toile tombée du plafond puis les remonta et les colla là. Le reste du large groupe essaya de les sortir de leur prison mais la toile était très solide, grâce à Severus qui l'avait tissée à partir de sa mousse magique préférée. Cet incident de potion avait ouvert toute une voie de recherche pour lui.
Dans leur abri, Sirius trembla serré contre le loup Remus. Posant sa main sur la tête de l'animal il murmura, regardant par le miroir magique qui affichait la scène: "Les haches devaient juste leur faire peur et les faire sursauter... Même si je savais qu'il y aurait des blessés..." Il s'interrompit. Remus lui lécha la main gentiment. Se redressant noblement Sirius repris: "Mieux vaut eux que nous. Cela en fera cinq de moins pour les autres groupes." Il n'y avait pas de plus grande vérité de survie. Mieux valait les autres qu'eux. L'ennemi que les innocents. Sirius regarda les quinze mangemorts restant vérifier la magie recouvrant le couloir. Ils firent tomber les derniers pièges sans plus de dégâts et reprirent leur route après avoir ignoré les appels de leurs compagnons prisonniers. S'ils ne voulaient pas être massacrés par leur maître, ils n'avaient pas intérêts à s'arrêter une seconde dans leur mission, même pour libérer les leurs.
Les quinze s'étaient partagés en deux groupes pour aller dans les deux directions proposées. Quelques minutes plus tard les élèves sortirent de leur cachette et lancèrent des sorts pour endormir les deux coincés dans des toiles au plafond. Ceux qui étaient tombés dans un trou étaient à présent enfermés dans une cellule créée par Poudlard. Et celui que la hache avait touchée... il était mort, tué par ses camarades avant qu'ils ne partent dans les couloirs. Un simple sort de mort. Un avada... qui bien que du vert de l'espoir n'en avait offert aucun au pauvre homme.
"Je veux que la moitié de la compagnie suive ceux qui sont allés vers la maison des serdaigles. Les autres sont avec moi vers Griffondor." Annonça Sirius. Ils laissèrent la scène de leur premier piège derrière eux, préférant penser à ce qui était encore à venir qu'à ce qui venait de se dérouler.
Au détour d'un mur, Remus interrompit leur course et s'adressa à Sirius par l'esprit: "Que diriez-vous d'une bonne blague très cher messire Patmol?" Sirius le regarda incrédule en voyant ce que l'autre avait en tête.
"Mais... mais.... ce n'est même pas une blague... et c'est dégoutant." Fit-il à haute voix. Sa grimace fit rigoler quelques uns des élèves alors que les autres observaient avec un malaise grandissant l'expression malicieuse de Remus.
"Non." Dit Sirius.
Remus le regarda de ses deux yeux d'ambres durs.
"Non."
Le même regard.
"NNNon..." Fit un Sirius hésitant.
Toujours ces mêmes yeux décidés...
"Bon d'accord, mais je veux une brosse à dents et du savon pour quand je reviendrais." S'indigna Sirius.
Remus fit un grand sourire canin assez effrayant. Puis le grand loup qu'il était commença à rétrécir jusqu'à n'être qu'un petit louveteau. C'était l'une des choses qu'il avait appris... manipuler son corps et ses formes pour paraître tel qu'il voulait. C'était proche des metamorphages sorciers qui avaient le don de changer d'apparence, mais n'était possible que pour un loup garou en contrôle de son être.
Sirius se tourna vers les chefs de groupes et dit: "toi dentifrice, toi brosse à dent, et toi numéro trois savon!" Puis il se transforma en un grand chien et partit avec un louveteau qui sautait joyeusement dans toutes les directions. Plusieurs couloirs plus loin, le louveteau entra en courant et fonça dans les jambes d'un mangemort, puis avant que l'individu n'ai pu réagir il commença à jouer avec les jambes de l'homme, en mordillant et tirant le pantalon dans tous les sens. L'un des six mangemorts qui étaient avec lui fit une plaisanterie sur un chien reconnaissant un autre chien, tandis qu'un autre déclarait que ce devait être le familier de l'un des élèves. Puis, tout d'un coup, un grand chien bondit hors de l'ombre et joignit le plus petit animal. Avant que les mangemorts n'aient pu l'attaquer dans leur peur, il se mit à lécher la figure de celui sur lequel il était tombé. Il aboyait joyeusement tout en léchant la figue de l'individu, pas une seule fois affichant le dégout qu'il ressentait. Puis, après quelques minutes pendant lesquelles les autres hommes se moquaient de celui à terre sous le grand chien, Patmol sauta de côté et se mit à gémir de peur en regardant le louveteau.
Sans aucun autre signal, le petit animal se transforma en un gigantesque loup garou hybride qui attrapa l'homme à terre et le jeta au-dessus des mangemorts le faisant atterrir dans une pièce qui n'avait pas été là une seconde plus tôt. Avec un grand hurlement il terrifia les sorciers qui après avoir vu le grand chien partir en courant vers la pièce derrière eux, suivirent son exemple sans plus réfléchir, se battant presque pour refermer la porte à clef, et laissant au chien la chance de ressortir sans être vu. Dés que la porte fut fermée à clef, et que les deux animaux reçurent message de Poudlard que le passage était scellé et les hommes bloqués dans cette prison improvisée, Sirius redevint humain et tapa le museau du grand et terrifiant loup garou.
"Lécher! J'ai du lécher l'immonde chose qui sert de visage à cette... chose... Tu m'es redevable. Et ne fait pas cette tête de grand méchant loup, ça ne marche pas avec moi! Et ne me retarde pas comme ça! J'ai rendez-vous avec une brosse à dent et du savon. Quoique un bain serait beaucoup plus efficace. J'empeste!" Se lamenta Sirius en se tournant dans la direction où leurs camarades les attendaient.
Un Remus étonné, et déçu de ne pas être aussi impressionnant qu'il voudrait dans les yeux de son compagnon de meute, le suivait les oreilles baissées, reprenant peu à peu la forme d'un loup normal. La première chose que fit Sirius en arrivant fut de se laver à l'aide d'une grande bouteille d'eau fournit par un élève qui voulait se rendre serviable (lire éviter que le regard noir que Sirius lançait au gentil loup couché dans un coin, ne se tourne vers lui s'il n'était pas plus rapide).
Pendant que Remus se demandait comment regagner sa place de loup alpha de sa meute, l'un des groupes dispersés dans le château se retrouva involontairement face à face avec les mangemorts qui avaient séparés leur nombre de treize en plusieurs patrouilles qui avaient fini par les encercler.... sans jamais avoir eu pour but de le faire puisque les mangemorts ignorait tout de leur présence. Heureusement le chef des défenseurs jeta sa potion mousse non loin d'eux pour créer un mur, suivi par les deux autres chefs. Les mangemorts qui étaient arrivés à temps pour apercevoir des enfants disparaître derrière une espèce de matière grise, s'élancèrent pour rompre l'étrange barrière. Voyant que c'était aussi dur que de la pierre ils tentèrent plusieurs sorts et s'acharnèrent en voyant que certains coupaient des morceaux entiers de mousse dure. Dans leur abri, le groupe d'élève appela les commandants au secours, parce qu'ils étaient dos à l'un des rares murs dans lesquels Poudlard ne pouvait rien faire apparaître. Lili et Severus qui n'étaient pas loin et usant de leurs cartes, se mirent à encercler les mangemorts comme ces derniers l'avaient fait des élèves prisonniers. Avec l'aide de deux autres groupes qui se trouvaient dans les parages, ils créèrent un cercle de combattants dans les divers couloirs et entamèrent un long assaut. Incapables de se rapprocher plus des mangemorts sans risque de toucher la mousse et de la faire s'écrouler plus vite, ils devaient se tenir à distance et attirer les mangemorts vers eux, leur faire oublier les cibles faciles dans le refuge de mousse.
Severus marmonnait: "Et zut! Je n'avait pas réalisé que la mousse perdait de sa solidité sous cette forme de potion! S'ils sont blessés...."
Une claque derrière la tête, courtoisie de Lili, le fit revenir sur terre.
"Contente toi de te battre et de les protéger. Nous savions tous que nous ferions des erreurs. Nous ne sommes pas parfaits. Nous ne sommes pas des dieux. Quelque chose comme ça était inévitable."
Severus se remit au combat. Etrangement, la plupart de ses sorts avaient des résultats.... aussi comiques qu'ils étaient efficaces. Lili le regardait avec de grands yeux ronds auquel la seule réponse fut:
"Si j'ai de quoi distraire Sirius de mon erreur il ne me rabâchera pas les oreilles avec. Quoi de mieux que des blagues pour y arriver?"
Et en effet, Sirius ne résisterait jamais la description de ce dont Lili était témoins. Trois mangemorts avaient été attaqués par des morceaux de mousses en formes de chiens miniatures, dont les dents étaient mystérieusement aiguisées. Leurs bras s'agitant violemment en l'air pour chasser les créatures heurtaient leurs propres camarades leur faisant rater tous leurs sorts. Des rayons multicolores venaient frapper chaque mangemorts à tour de rôle, venant tous de la baguette de Severus et faisant apparaître des tas de créatures différentes créées à partir de la mousse déjà arrachée du mur qui abritait les élèves prisonniers. Des rats, des chauves-souris, des araignées, des tas d'autres petits êtres de mousses qui s'accrochaient et ne lâchaient plus leur victime, laissant la voie libre aux sorts de désarmement et de sommeil des défenseurs, attaquants et protecteurs. A la fin, un large groupe de treize mangemorts se retrouva dans une pile de corps auxquels étaient accrochés des choses aux dents pointues et aux griffes acérées. Une série de sortilèges plus tard, la pile était transportée dans une salle qui fut ensuite verrouillée par le château.
Lorsque Lili se retourna pour parler a Severus, sa mâchoire tomba à terre d'étonnement... Severus avait sur ses épaules trois petites chauves-souris, trois araignées, trois petits chiens qui grimpaient encore le long de ses bras.... trois serpents étaient blottis sur sa tête, au chaud au milieu de ses cheveux. Et d'autres petites choses joyeuses s'empressaient d'essayer de gagner une place sur leur créateur... Il semblait que la mousse avait un effet secondaire qui empêchait les êtres de disparaître même après avoir dépassé leur utilité. En essayant de les faire redevenir mousse, Severus avait réalisé qu'il se retrouvait avec une 'race' de mousse dont il ne pouvait plus se débarrasser.
Lili n'osait pas éclater de rire, ni aucun des autres groupes.... devant le regard noir, mais vraiment noir, que leur lançait Severus Rogue. Mais ceux qui s'étaient retrouvés coincés dans l'abri de mousse peu de temps auparavant avaient un doux sourire et quelques uns s'étaient même approchés pour récupérer quelques unes des créatures. Rapidement chaque élève avait avec lui un petit gardien de mousse très attachant (c'est à dire que griffes et autres étaient accrochés solidement aux vêtements de leurs nouveaux propriétaires). Lili eut droit à l'un des petits serpents qui s'enroula autour de son oreille comme un bijou. La sensation était agréable, étant donné que la mousse n'était pas froide et était très douce malgré sa solidité.
Ne prenant que ces quelques minutes pour reprendre leur souffle et avaler les boissons qui se passaient dans les groupes, ils repartirent accomplir leur mission, restant ensemble pour être plus efficaces contre les prochains mangemorts qu'ils croiseraient.
A travers Poudlard, jeunes et encore plus jeunes, se relevaient dans la guerre qui se déroulaient sur la terre sacrée qu'était leur école. Plus vite qu'ils ne l'auraient voulu, certains qui réussissaient à leur échapper firent passer le mot de leur présence dans les couloirs. Même quand de toutes leurs luttes il ne resta que 23 sorciers noirs, il y avait alors eu des dizaines d'élèves blessés, et les hommes de Voldemort s'étaient faits plus vicieux. Heureusement les protecteurs avaient pris sur eux d'évacuer les blessés avec des sorts de lévitation et de les fourrer dans des passages secrets parcourus par une équipe de troisièmes années qui prenait le relais pour mener les victimes aux soigneurs.
Pour trois mangemorts qui furent capturer, vingts enfants furent envoyés à 'l'hôpital' de l'un des points de retraits.
Les fantômes étaient une excellente diversion pour récupérer les groupes piégés d'élèves, mais ce n'était plus assez. Et entre temps, une autre dizaine de mangemorts était arrivé à l'entrée de Poudlard et avait rejoint leur seigneur dans le bureau du directeur. Voldemort avait réussi à forcer la statue à lui laisser passage et avait retourné l'office pour trouver son bien le plus précieux... en vain.
Il y avait donc trente mangemorts toujours libres. Plus un seigneur noir qui bien qu'occupé à l'instant ne tarderait pas à s'impatienter et à vouloir trouver quelqu'un qui réponde à ses questions.
James organisa une équipe de vingt, mélange de chacun de leurs trois groupes. Il en prit la tête et se dirigea vers le hall d'entrée de Poudlard. Il ne pouvait courir le risque de voir de nouveaux soldats du mage noir arriver. Après avoir évité les patrouilles éparpillés des ennemis, sa troupe s'installa dans le hall et commença la création d'un bouclier secondaire qui couvrirait la brèche due à Voldemort. Ce ne serait suffisant que pour faire perdre du temps à tous ceux qui voudraient entrer, mais c'est tout ce qu'il pouvait faire. La barrière était un mélange de sortilèges de défenses et d'attaques et de divers autres boucliers que les protecteurs avaient longuement étudiés.
"Une heure. Cela ne donnera qu'une heure avant de tomber si les mangemorts qui essaient de passer sont au moins une quinzaine. Plus de temps s'ils sont moins nombreux. Mais moins s'ils dépassent le nombre vingt. Nous devons utiliser ce temps pour vaincre autant de ceux déjà dedans que nous pouvons." Raisonna James. "Prenez vos cartes et choisissez les groupes à rejoindre pour les aider. Pensez à prendre les mangemorts à revers si vous pouvez." Et sur ce il reprit le passage secret qui le mènerait à la salle sur demande. Ils avaient eu la chance de garder cette base de commande intacte. Trois des maisons avaient été ouvertes aux mangemorts, et les élèves avaient du s'échapper par les portes cachées dans leurs salles communes. James les avait tous envoyés dans la maison de serpentard, toujours protégée par la mousse envahissant les couloirs des donjons.
A l'aide des informations fournies par Poudlard, Peter et les fantômes, il mit au point une tactique pour piéger les vingt mangemorts qui n'étaient pas avec leur maître. Dans la demi heure suivante, dix des vingts furent coincés dans l'un des couloirs, mais les deux groupes adverses étaient pris dans un tel barrage de sorts qu'aucun ne pouvait quitter les lieux. Il y avait là quarante des chefs et leurs soldats s'assurant que leurs forces ne perdaient pas le peu d'avantage qu'ils avaient. Dés que l'un d'eux tombait de fatigue un autre sortait de l'un des passages cachés et prenait sa place. Peter usa de sa métamorphose de caméléon pour s'accrocher au plafond et passer au-dessus puis derrière l'ennemi. Il déposa des pétards, qu'ils avaient en réserves comme l'une de leurs armes, derrière une statue qui lui avait permis de redevenir humain..et les alluma avant de se retransformer en caméléon et s'abriter dans un petit trou que Poudlard avait ouvert pour lui et refermé. Les modes d'emplois étaient très clair sur l'utilisation de ces objets. Il fallait les espacer d'une certaine manière et assurer un maximum de sécurité avant de les faire sauter... Bien sûr Peter fit tout le contraire de ce qui était expliqué. Aussi l'explosion fut exactement cela: une violente explosion qui envoya les mangemorts dans toutes les direction, l'énergie n'étant pas magique traversa leurs boucliers sans difficulté.
Les dix étaient tombés et furent rapidement ligotés et enfermés. Mais pendant que cela se déroulait, Voldemort avait perdu patience. Il s'était mis à la recherche de ces 'résistants' dont ses hommes l'avaient prévenu. Il préféra éviter la zone d'où provenaient de bruyantes explosions. Et, à l'aide d'un sort pour trouver la vie la plus proche pris la direction opposée. Il fut étonné de voir que sa magie le menait vers l'entrée du château. A quelques couloirs du grand escalier, il tomba sur un groupe de jeunes gens qui lutta vaillamment...
Ils n'avaient pas vraiment de chances avec Voldemort dans le lot. Mais Voldemort était tellement ravi de les avoir trouvés qu'il laissa ses hommes faire tout le travail. Le grand mage noir n'allait tout de même pas s'abaisser au niveau d'enfants sans expérience. Et si ses hommes échouaient cette fois, il s'assurerait qu'aucun d'eux ne soit plus jamais à son service. Il avait déjà atteint son quota d'agacement quant à leur incompétence.
Voldemort remarqua que les gamins s'étaient divisés en trois groupes. L'un d'eux attaquait sans relâche, l'autre les protégeait tout en attaquant quand ils pouvaient. Les derniers étaient protégés par le détour du couloir et ses murs de pierres, lançant des sortilèges qui ne faisaient qu'énerver le grand sorcier noir. Dans un instant de rage, Voldemort envoya l'un de ses sortilèges les plus puissants qui plaqua à terre les gamins en première ligne et brisa une part du mur derrière lequel les autres se trouvaient. Ses propres hommes étaient tellement surpris qu'ils perdirent du temps à le regarder avec étonnement et laissèrent les enfants s'enfuir. Les mioches avaient été très efficaces dans leur retrait, lévitant les blessés et courant de toute l'énergie qui leur restait. Un grognement rageur de leur maître envoya les mangemorts à la poursuite des jeunes gens pendant que Voldemort marchait tranquillement à l'arrière. Les dix mangemorts s'élancèrent avec colère après ces minuscules individus à cause desquels leur seigneur était enragé. Aucun ne voulait reconnaître que la faute était entièrement la leur et non celle de ces enfants. La jeune Amandine qui se trouvait dans le lot infortuné fut touchée par l'un des sortilèges et trébucha avant d'être rattrapée par l'un de ses compagnons. Elle ne prit pas le temps d'essayer de comprendre ce qui lui arrivait. Ni pourquoi sa vue était distordue et tout semblait être à l'envers, ni pourquoi tout restait flou pour elle. Tenue par ses amis, elle ne pouvait que courir. Malheureusement....
Arrivés aux pieds des grands escaliers, le groupe se trouva face à une entrée remplie de mangemorts. Pour être plus précis, ils étaient une quinzaine à l'extérieur de ce que James avait appelé son filet à andouilles... Ils étaient en train de défaire le bouclier, mais ne devait pas avoir commencé depuis plus de quelques minutes étant donné l'état intact de la barrière. Les enfants ne pouvaient aller ni dehors ni en arrière, alors ils foncèrent dans la grande salle et avec leur magie renversèrent l'une des grandes tables qui leur servaient à manger en temps normal. Ils s'étaient positionnés de façon à ce que les mangemorts ne puissent pas utiliser d'autre table pour s'abriter, mais ils n'avaient pas eu le temps de bloquer la porte avant que leurs poursuiveurs n'arrivent. Les mangemorts étaient tout sourire. Ils se mirent à moquer le pouvoir du jeune groupe et à lancer des piques cruelles. Les hommes voyaient bien que les enfants étaient épuisés et blessés. Ils savaient qu'il leur suffirait de convaincre les gamins de se rendre et ils n'auraient pas à perdre plus d'énergie à se battre contre eux.
Les protecteurs étaient les seuls encore en état, plus ou moins, de résister. Tous les autres étaient soit inconscients soit totalement à plat magiquement et physiquement. La jeune Amandine leva la tête au-dessus de la table, sans être attaquée par les mangemorts qui l'encourageaient à sortir et leur remettre ses armes. Ils s'étaient tout de même protégés de boucliers... ils n'étaient pas si stupide qu'ils se mettraient à découverts sans aucune défense... Même face à des enfants. Ils avaient faits suffisamment d'erreur déjà pour ne pas commettre celle-ci.
Mais Amandine appuya ses coudes sur le rebord de la table et visa. Les mangemorts secouèrent la tête, confiant que cette gamine ne connaissait pas de sorts dangereux pour eux, et qu'avec leur barrière magique ils ne risquaient rien. Dans leur arrogance, ils se vantaient de leur propre pouvoir et promettaient de charitablement ne pas les attaquer ou les blesser s'ils se rendaient. Puis, ils rirent de voir cette jeune fille de douze ans maintenir sa position de visée. Elle était la seule encore en état de se battre derrière cette table, et les quelques élèves qui s'étaient placés près d'elle pour voir ce qui se passait ne levaient pas leurs baguettes. Leurs réserves magiques étaient à plat. Un seul garçon s'agenouilla et pointa sa propre baguette. Il n'était pas sûr d'arriver à grand chose mais il pouvait toujours 'essayer' de paraître menaçant. Il priait pouvoir faire plus qu'avoir l'air d'un idiot.
L'un des hommes de Voldemort dit:
"vas-y petite fille! Montre-nous donc ton meilleur tour de magie!" se moqua-t-il tandis que ses camarades riaient.
A côté de la jeune fille, le garçon qui entendait Amandine murmurer quelques mots d'un sort en répétition avant de le lancer, reconnut ce qu'elle voulait faire.
"Amandine.... tu devrais peut-être lever ta baguette un peu.... pour que le sort marche tu comprends. Non parce que là.... tu vise vraiment au mauvais endroit. Un peu plus haut serait mieux."
Mais la jeune fille au lieu de monter descendit sa baguette... parce que part du sort qui l'avait blessée faisait qu'elle voyait à l'envers. Tout ce qui était en haut était en bas pour elle, et comme elle n'avait pas eu le temps de mieux comprendre son état, elle ne se rendait pas compte de la différence que sa vision allait faire. Son ami n'eut pas le temps de l'arrêter qu'elle lançait le sort. Le garçon décida de l'aider en jetant un sortilège qu'il avait appris et qui élargissait la zone touchée par le sort, faisant que tous les mangemorts seraient touchés. S'il avait de la chance, sa magie épuisée aurait encore une petite réserve pour ce moment vital. Soudain, tous les hommes se courbèrent de douleur et hurlèrent de peine. Le groupe des élèves grinça, et les garçons surtout disaient à l'unisson un grand 'aouch' avec un rien de compassion pour la race des hommes.
"Tu crois qu'ils seront stériles si ça redevient normal plus tard?"
"Pourquoi? Tu crois que ça redeviendras normal?" demanda un autre garçon.
"C'est normal que ça soit aussi gros?"
"Et que ça touche le sol?" firent deux autres.
"Et bien... la magie a trouvé quelque chose pour les déséquilibrer autre que le point d'équilibre qui fait marcher le sort."
"Mais quand même... ça.... n'étais pas sur la liste des accidents possibles."
"Je ne pense pas que quelqu'un ait jamais visé... là."
"euh.... Où est-ce que j'ai visé? Je n'arrive pas à voir, tout est flou et distendu." Demanda Amandine.
"Ah ça! Pour être distendu, c'est distendu!" S'exclama un garçon... et les filles du groupes se mirent à rigoler derrière leurs mains avant de craquer de rire, suivies par les garçons.
Amandine qui ne comprenant pas de quoi ils parlaient râlait dans son coin. "J'aimerai bien voir moi aussi."
"Crois moi. C'est très bien que tu n'ait rien vu... Tu n'as jamais aussi bien visé qu'aujourd'hui." Et le groupe craqua à nouveau. Oubliant tout danger.
Mais une voix froide... remplie d'un humour noir... s'adressa à eux. Interrompant le peu de paix qu'ils pensaient avoir gagné.
"D'après l'extrait du livre de protection des fondateurs de Poudlard: le sort de déséquilibre permet d'enlever à votre ennemi tout sens de l'équilibre et le désorienter permettant à vos troupes de prendre l'avantage. Les mots et mouvements de baguettes sont assez simples, le plus difficiles est la visée. Le jeteur de sort doit avoir une grande capacité d'atteindre sa cible à l'endroit voulu. Le sort doit toucher le point exact du corps où se trouve le nombril pour un humain et pour tout autre se reporter à la liste des points pour faire fonctionner le sort sur un nom humain. Il serait catastrophique de viser tout autre endroit que celui désigné car la magie en essayant de conserver le pouvoir du sort chercherait un autre moyen de déséquilibrer la cible: voir liste des accidents magiques. Voir ajout d'un membre ou autres dégâts enregistrés comme résultat d'une telle erreur." Il y avait un accent moqueur dans ses mots. "Bien appris petite fille, si ce n'était ce léger problème à tes yeux je suis certain que tu aurais réussi. Mais je dois dire... l'image de mes mangemorts courbés au sol avec une certaine partie de leur anatomie ayant quadruplé de volume et les entraînant à terre. Provoquant en même temps une telle douleur qu'ils ne peuvent se concentrer sur autre chose... est assez rare et bienvenue." Ces derniers mots étaient vraiment moqueur. Et Voldemort, que les enfants reconnaissaient sans difficulté, regardait ses hommes avec dégout. Derrière lui se trouvaient les mangemorts qui quelques minutes plus tôt étaient à l'extérieur de la barrière magique qui protégeait l'entrée du château. Il n'y avait pas de doute sur qui les avait aidé à faire tomber la protection.
"Je suis étonné de tout le talent perdu qu'ont les élèves de Poudlard. Ce bouclier à l'entrée était assez intéressant. Et ce sort qui a rendu mes hommes... impuissants, est des plus passionnant. Mais il est temps de se rendre mes tout petits." Et sur ce, le mage noir bougea la main dans la direction des enfants, sans aucun mot ni incantation, et Amandine se trouva soulevée et entraînée dans les bras de Voldemort.
Le sorcier saisit la jeune fille et la tint contre lui, un bras serré sur son cou légèrement.
"Sortez de là mes enfants. Et peut-être que si j'obtiens les réponses que je veux, vous survivrez à cette nuit. Mais si vous mettez trop de temps..." Il n'eut pas le temps de finir sa menace que des bruits de courses lui parvinrent. Lui et ses mangemorts se tournèrent en partie vers la porte de la grande salle et observèrent le large groupe d'enfants qui entra et se positionna en cercle autour d'eux à toute vitesse.
"Vous pensez vraiment que m'encercler comme ça va m'arrêter? Votre magie est au bord de la collapse. Vos corps n'attendent rien de plus que de s'effondrer. Vous ne pouvez rien contre moi dans votre condition. Et même au meilleur de votre forme vous n'êtes que des vers dans la chaîne alimentaire des sorciers de pouvoir." Voldemort avait raison, mais les enfants lui tenaient tête. Ils ne pouvaient pas abandonner maintenant. Pourtant tous ne souhaitaient rien d'autre que de voir arriver des renforts et d'être sauvés. Ils avaient faits ce qu'ils pouvaient, avaient veillés tous ceux qu'ils pouvaient. Ils avaient tenus aussi longtemps que possible et avaient atteint leur limite. Ils n'étaient pas entraînés pour la guerre mais pour la survie. Et ils avaient du étudier seuls, car même les fantômes ne pouvaient les faire pratiquer avec autant d'efficacité que des adultes vivants. Ils n'étaient pas assez expérimentés... Tout ce qu'ils avaient était de la ténacité et la force du coeur.
Voldemort tenait son otage devant lui sans dire mot. Attendant que les enfants se rendent compte de leur échec et de la stupidité de ce vain face à face. Mais les élèves tenaient leurs baguettes droit devant eux, visant les mangemorts et leur maître. Ils savaient qu'abandonner maintenant serait leur mort assurée. Parce que pour avoir les 'réponses' qu'il voulait, Voldemort n'hésiterait pas à torturer chacun d'eux, ou même à les tuer. Même s'ils ne savaient rien... Il suffisait au sorcier noir de garder un petit nombre d'enfants, de préférence ayant une famille au ministère ou dans des places de pouvoir, et il pourrait obtenir tout ce qu'il voulait. Mais en voyant les yeux fou du sorcier, les enfants étaient convaincus que se rendre était la pire des idées.
L'une des premières années, angoissée par l'attente et le lourd silence, lança un sortilège sur Voldemort. Avant que les mangemorts ne lancent une riposte, le rire froid de Voldemort paralysa tous ceux présents. James et les autres commandants ne pouvaient en vouloir à l'enfant d'avoir essayé. Ils entendaient tous souvent parler des tentatives des adultes pour tuer le monstre. Et des échecs toujours plus nombreux. Ses boucliers étaient décrits comme trop puissants et incassables. Et même sans rien il était comme immortel.
"Inutile et un peu fou petite fille. Quoique peut-être un rien courageux aussi." S'amusa le sorcier. Et ses hommes rirent avec lui.
Tous les élèves savaient qu'ils n'avaient aucune chance, mais soudain tous eurent la même pensée: si seulement il n'avait pas ce bouclier, nous pourrions tous lancer nos sorts ensemble et peut-être gagner le temps voulu pour libérer les autres et fuir. Il n'y avait rien d'autres que cet espoir répété dans chaque esprit, et transmis à l'aide des bracelets, des miroirs et des pendentifs aux commandants. Juste un peu de temps pour fuir. C'est tout ce qui leur fallait. Alors, sans se regarder, mais se consultant par la pensée et demandant l'aide de Poudlard si elle pouvait, ils inventèrent un plan. Quelque chose de fou et qui pouvait les tuer. Mais avec de la chance un grand nombre s'échapperait.
Tout se passa très vite. Remus, qui s'était faufilé entre les jambes de ses camarades sous sa forme de louveteau, bondit et dans la distance qui le séparait de sa cible se transforma en un gigantesque loup garou. Son élan le fit voler au-dessus des mangemorts et les élèves profitèrent de les voir lever la tête et essayer de viser la créature pour les mettre à joue et lancer sorts de désarmement et autres qui leur passaient par la tête. Occupé dans ces secondes à regarder le monstrueux loup qui se jetait sur lui, Voldemort ne put intervenir pour ses hommes. Sous l'assaut de la bête il perdit sa concentration sur son bouclier, et son otage qui profita de la relâche de la prise du bras sur son cou et roula sur le côté. Voldemort s'écroula sous le poids de la bête en colère et n'eut que la seconde durant laquelle le loup s'écarta de lui, pour voir les multiples baguettes tendues vers lui et les sorts qui en sortirent.
Chaque enfant, parmi ceux qui n'avaient pas pris en charge les mangemorts, lança un sort. Une série de mots choisis selon la magie qui leur restait et, pour certain qui rêvaient d'un jour venger la mort de membres de leurs familles, des incantations plus fortes.
Mais aucun d'eux n'était un guerrier véritable. Aucun n'avait été entraîné à tuer ni n'avait été convenablement préparé à une telle possibilité. Alors tous ne pouvaient que maintenir leurs sortilèges et espérer que de l'aide allait arriver et prendre la relève. Ils ne savaient pas combien de temps ils allaient tenir comme ça, ni si Voldemort se relèverait sans mal malgré la diversité des sorts... Voldemort était puissant et avait survécu bien des magies jusque là. Qui savait ce dont il était capable? Surtout face à des enfants.
L'air était lourd autour d'eux, leurs respirations saccadées et inquiètes étaient le seul son.
Puis, dans la tension de cet instant, une ombre s'étendit au-dessus de leurs têtes, parcourut la distance entre eux et Voldemort et descendit sur l'homme comme un lourd voile noir. Voldemort se tordit de douleur au premier contact. Hurlant comme personne ne l'avait jamais entendu. Les quelques mangemorts présents, qu'ils soient conscient ou non, copièrent ses mouvements comme sous une grande torture. Les enfants étaient paralysés, leur magie ayant cessée de fonctionner à la seconde où l'ombre s'abattait. Ils ne savaient pas si c'était l'épuisement ou l'influence de la chose, et iles avaient peur. Parce qu'ils ne savaient ce qu'ils avaient devant eux. Remus le loup grognait sauvagement, se plaçant entre l'ombre et ceux qu'il considérait comme sa meute. Il fit silence lorsque les cris des mangemorts et du seigneur noir s'arrêtèrent brutalement. Il n'y avait plus aucun bruit, et les corps immobiles de leurs ennemis ne bougeaient plus. Ne respiraient plus. Ils étaient morts.
Mais l'incroyable vérité de cette victoire contre Voldemort, était en second plan face à l'inconnu qu'était l'ombre.
Le voile d'ombre s'éleva de sa victime et se rassembla en une forme presque humaine. L'être s'inclina devant les élèves et s'assit en position de lotus à même le sol. Presque aussitôt, le bruit de pas de courses atteignit les oreilles des jeunes combattants, et sous leurs yeux étonnés, un large groupes d'hommes et de créatures fit son apparition sur le seuil de la grande salle. A leur tête, ils reconnurent celui qu'ils n'avaient pas vu depuis longtemps, leur ami et leur frère...
James, Sirius, Peter, Severus, et Remus qui était redevenu louveteau à la première odeur de ce membre de sa meute, se lancèrent sur le jeune homme qui venait d'arriver. Ils le serrèrent entre leurs bras, le louveteau prenant une place sur le torse du garçon qui avait été entraîné à terre par ses frères. L'animal ronronnait ou un son du même genre qui affichait son contentement. Et si les jeunes gens avaient des larmes dans les yeux, personne ne fit de remarque.
Les élèves autour d'eux éclatèrent bruyamment en un chant victorieux, s'enlaçant ou sautant sur place de joie. Parmi les nouveaux venus, certains sorciers prirent responsabilité des blessés, étonnés de la scène sur laquelle ils étaient entrés. Tous ces jeunes gens entourant le corps mort du plus puissant et fou des mages noirs de leur histoire. Et ces mangemorts recroquevillés sans vie tout près. Qu'avaient donc vécus ces enfants cette nuit? Pendant qu'eux se battaient à l'extérieur? Pendant que le château était laissé sans défense?
Lili s'occupait de la jeune Amandine en attendant son tour pour attaquer son frère de coeur, Harry Potter. Elle hésitait entre pleurer, comme beaucoup d'autre, ou rire en entendant les murmures déçus du groupe d'Amandine... à propos d'un sort qui avait cessé de fonctionner à l'entrée de l'ombre... et de parties anatomiques qui n'étaient plus du tout ce qu'elles avaient été...
Pendant que les enfants et adolescents perdaient de la peur et la tension de cette nuit, le groupe de créatures et de gardiens entourant Harry et ses frères regardait l'Ombre assis par terre.
"Je comprend mieux pourquoi ils n'ont pas protestés à être appelé Ombres. Tu crois qu'il va retrouver un corps matériel après ce qu'il vient de faire?" Demanda Alexandre roi des loups, tout en regardant avec humour le petit loup qui léchait le visage de Harry.
"Je pense que sa position actuelle est une méditation qui lui permet de passer d'ombre à corps. Etrange mais intéressant." Répondit Dracula à qui était posée la question.
"Question." Fit calmement le roi centaure. "Si la guerre dehors est gagnée, et que ce 'Voldemort' n'est plus...."
"Le combat est fini. Et nous avons vaincu." Annonça Rodolphe l'ange gardien. Il avait un doux sourire qui reflétait celui d'un Harry enseveli par un groupe de jeunes gens enthousiastes.
"Et pour l'alliance?" Demanda l'une des créatures qui étaient venues garder les souverains de leurs races. Personne n'ignorait qu'elle faisait allusion à la dernière grande alliance de créatures et sorciers... qui avait mené à la destruction de tant de peuples non humains.
"Avec Harry comme prince, ami et allié." Dit le jeune Regulus. "Ce n'est que le début d'une grande ère de liberté."
"Gaïa et son fils seront là pour veiller sur nous." Dit la jeune reine manticore qui avait gagné son titre depuis peu.
"Tout comme les gardiens veilleront sur eux." Repris l'ancienne reine manticore, décédée et revenue pour son nouveau rôle dans cette vie.
"Regardez." Annonça doucement la reine elfe des fées. Et partout autour d'eux, des fées, des lutins, de petits êtres joyeux, sautaient et virevoltaient autour des enfants. Baignant dans l'énergie de bonheur qui s'étendait dans la pièce. "Regardez l'union de nos deux mondes. Et dites moi qu'après cette longue nuit, cette génération ne saura pas voir les merveilles que nous avons à offrir."
Elle avait raison. Cette nuit avait été plus que la mort d'un passé d'esclavage. Elle avait été la naissance d'un temps de liberté gagnée. Tout comme les adultes et créatures avaient lutés pour faire disparaître leurs chaînes, les élèves de Poudlard avaient lutés pour ouvrir les portes de leurs cellules d'enfants.
Le passé était mort et l'avenir brillait. Dans le ciel, la lune encore visible malgré le levé de soleil avait perdu sa couverture de sang. Et parmi les étoiles qui s'effaçaient avec le jour, Mars qui avait brillé si fort... éteignait son feu prédisant guerre et destruction. Et non loin, une nouvelle étoile offrait son influence à la terre.
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Note Auteur: Pour le chapitre suivant. Soit un chapitre plus un épilogue, soit un très long épilogue... j'aurai besoin de savoir ce sur quoi vous vous posez encore des questions dans l'histoire. Tout ce à quoi vous voulez des réponses et tout ce que vous voulez découvrir.
Je ne mettrait peut-être pas tout ce que vous voudrez mais un maximum de ce qu'il me reste à écrire sera meilleur pour vous si je n'oublie rien d'importance à vos yeux.
C'était ma petite demande. Et encore toutes mes excuses pour la longue attente pour ce chapitre. (et tant que j'y suis: merci pour ceux d'entre vous qui ont lu 'Un été Une vie'. L'histoire était importante pour moi).
