Merci pour vos soutiens et remarques. Ils nourrissent ma muse !
Résumé :
Une rencontre entre les filles et les frères Anthony et Emmett Masen. Une nuit clandestine et sans lendemain entre Rosalie et Emmett.
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Emmett PDV
« Tu vas la revoir ? » demandai-je, essayant de mettre le plus d'indifférence possible dans ma voix.
Revenus dans le petit studio d'étudiant, le sien, endroit plus neutre que le mien, et définitivement plus pacifique que chez les parents, je tâtai le terrain.
C'est pas parce que je suis d'un naturel expressif et que je mourrais d'envie de lui massacrer sa jolie petite gueule que je n'étais pas capable de me maîtriser. Pour l'instant !
La peine, la colère me vrillait le corps. Ce n'est pas comme si Rosalie s'était engagée envers moi. On n'avait eu qu'une nuit de sexe…Mon cœur se serra, mais je refusai de dire le 'grand' mot. Cela ne pouvait être de l'amour… Une attirance un peu plus marquée envers une femme absolument sublime, c'est tout ! Ma conscience se roula par terre tellement ma mauvaise foi l'amusait. D'accord je ne l'avais pas baisée comme les autres filles, je n'avais pas pu. J'avais été tendre…aimant…
Sérieusement, je ne la connaissais même pas !
Heureusement que je ne m'étais pas embarrassé cette nuit-là, en lui avouant que j'étais entrain de tomber amoureux d'elle ! Pire, en la rappelant ensuite. Ce n'est pas l'envie qui m'a manqué. Pendant les vingt quatre heures qui suivirent cette nuit inoubliable, je me suis retenu de ne pas harceler Carlisle pour obtenir son numéro.
La vérité c'est que je ne savais pas trop quoi lui offrir ! A vingt neuf ans, je n'avais jamais eu de véritable relation depuis…toujours, et ne savais absolument pas comment m'y prendre. Je n'étais qu'un coureur de jupon…Un attrapeur de Jupon ! J'étais indigne d'elle.
« Je ne vois pas pourquoi ! Rosalie est juste un peu bouleversée par mon histoire avec Tanya ! Elle est assez…chaleureuse dans la façon de l'exprimer…Mais, je n'en suis pas encore réduit à accepter sa pitié ! » M'assura Ed.
Je t'en ficherai moi de la 'chaleureuse' !
A sa façon de se pincer le nez je sentais que les rouages du cerveau du frérot étaient déjà en roue libre.
Et rien que çà me tourmentait, embrasait ma jalousie. Il l'a trouvée attirante, - il était un homme et définitivement pas aveugle ! - et elle lui avait fait du rentre dedans. Alors que j'étais là !
« Pourtant, sa main sur ta cuisse me semblait pas spécialement dictée par la pitié ! » lui lançai-je sarcastique.
Il haussa les épaules. « D'accord, je n'ai pas tout compris ! » Il n'était pas le seul !
Début de Flash-back
Samedi matin, je fus complètement à l'ouest après m'être rendu compte qu'elle s'était tirée sans me laisser le moindre mot.
J'espérais qu'elle serait restée…Mais non, je me suis réveillé seul dans un lit saturé par son parfum.
Alors je traversai une crise de déprime digne des pires histoires mièvres. Moi, Emmett !
Après avoir saisi la bouteille d'alcool, je retournai au lit pour m'immerger dans les draps. Je ne voulu plus me lever et restai jusqu'au soir dans cette chambre d'étudiant, avec le souvenir de son corps réagissant à mes caresses…
D'accord, j'avais fait le con en ne lui demandant qu'une nuit. Mais j'avais toujours agit ainsi. Toutefois, après ce qui s'était passé…après cette nuit…cette connexion ….J'étais pourtant presque certain qu'elle l'avait ressenti aussi, …Cette émotion intense…La reconnaissance instinctive de nos corps.
Voyant que je ne répondais pas à ses appels Ed s'est pointé. Il ne dit rien, mais je sentais ses yeux remplis d'interrogations et d'inquiétude qui furetaient dans les moindres recoins du minuscule appartement. Je n'avais pas envie d'en parler…Il n'osa poser des questions…On n'aborda pas le sujet.
Et puis aujourd'hui, à peine trois jours plus tard arriva ce cauchemar, pire que si junior n'avait pas été en mesure de montrer sa reconnaissance à une fille en souffrance.
Si je pouvais, sans risquer d'être incarcéré, fracasser le crâne de la Tanya contre un mur et ensuite en faire de la pâtée !...Je n'en donnerais pas aux chiens, je risquerais de les empoisonner et je suis un ami des bêtes !
Esmée insista pour que j'accompagne le grand dadais romantique à son rendez avec sa soi-disant femme. « Grand frère » expliqua-t-elle, que je traduis sans aucun doute possible par « Témoin ».
J'aurais plutôt du me casser une jambe !
La garce était là tout en blondeur et sourire artificiel, mais pas seule.
Elle été accompagnée de la femme qui ne quittait pas mes pensées depuis trois jours. Les yeux de Rosalie s'agrandirent quand elle nous vit tous les deux. Et, oui on est comme les 'coucougnettes', bébé, on va toujours par paire !
A mon premier sentiment d'excitation de la revoir, céda rapidement celle de l'appréhension devant son air dégoutté et légèrement…paniqué.
Quand elle regarda dans ma direction, je constatai qu'elle n'était vraiment pas heureuse de me voir. Je combattis la douleur qui s'éveilla dans ma poitrine.
« Edward, je te présente Rosalie Hale, une véritable amie. » Rosalie afficha un sourire crispé, les mâchoires légèrement serrées. « Elle vient d'être acceptée sur le tournage de mon film et on a tout de suite sympathisé… » C'est une impression ou Rosalie ne semblait pas partager cette idée ! « Rosalie je te présente mon époux Edward Benefici et son frère Emmett Fratt ! »
Rosalie se leva et me tendit la main, se conduisant comme si elle ne nous connaissait pas. On fit de même.
Après tout, elle ne connaissait vraiment que mon corps ! Cela n'empêche que devant ses magnifiques yeux indifférents, j'eus tellement mal que pendant une seconde je cherchai comment respirer.
Puis elle se tourna vers Ed et se rapprocha de lui, trop prêt de lui à mon goût, pour lui prendre la main dans les deux siennes, avant de la porter à la hauteur de sa poitrine parfaite « Enchantée de vous connaître. Je suis une de vos plus grands fans. J'ai eu la chance d'assister à plusieurs de vos spectacles, et je les ai tous trouvés absolument merveilleux ! » Dit-elle en regardant Ed dans les yeux, avec un tel air d'admiration, que je voulus commettre un fratricide.
« Hum, merci… » Dit-il en dégageant délicatement sa main et se passant la main droite derrière le cou, signifiant en langage Eddie, 'putain qu'est-ce qui se passe là !' J'étais aussi largué que lui !
« Bien sûr, elle comprend que vous deviez garder l'anonymat ! Aussi devant des inconnus vous être… »
« Anthony et Emmett Masen ! » Se dépêcha de dire Ed. Tanya accusa un mouvement de recul en constatant qu'on ne donnait pas nos vrais noms, mais ne fit aucun commentaire.
« Votre secret est en parfaite sécurité avec moi ! » Assura Rosalie en adressant une moue adorable à Edward. Le poids dans ma poitrine s'agrandit. Comment pouvait-elle faire comme si rien ne s'était passé entre nous ?
Tanya se plaça à côté de moi, en face d'Ed, laissant à mon grand regret Rosalie s'installer à côté de lui. « Rosalie et moi on parlait des personnes qui avaient marqué notre vie et quelle ne fut ma surprise quand elle m'avoua que le premier dans sa liste était toi…Tu me connais, je ne peux m'empêcher de réaliser un vœu quand il est à ma portée ! » Je suis sur que le petit Eddie en berne depuis perpète n'est pas du même avis !
« Euh, oui…c'est bien… » Ed me regarda, un air parfaitement ahuri sur le visage, je haussai les épaules, j'avais ma propre croix à porter. Il se retourna vers sa femme. « En fait Tanya, je croyais…j'espérais qu'on aller pouvoir se parler… ! »
« Mais c'est mon objectif…Emmie mon chou, » Elle n'a pas peur la blondasse ! Intérieurement je me voyais lui tordre son petit cou maigre « Tu veux bien m'aider à aller chercher nos consommations, comme d'hab' Eddie ? »
« Oui ! » Répondit-il d'une voix incertaine.
Fait chier, aucune envie de laisser Rosalie avec la star ! Mais voyant qu'elle s'était rapprochée du frérot, qui essayait de se reculer sans succès, je décidai de m'éloigner pour me reprendre et m'empêcher d'abîmer le beau gosse. « Bien ! » Lançai-je vénéneux à l'attention de miss blondasse.
Je ne sais pas par quel coup du sort, mais obtenir quatre malheureux verres nous prit presque trente bonne minutes.
Entre la soudaine drague minable de Tanya, qui transforma le pauvre barman en une improbable imitation de Tom Cruise dans Cocktail, et sa maladresse qui l'emmena à renverser sur sa robe un des verres, l'obligeant à aller se changer – Les femmes m'impressionneront toujours par la capacité qu'elles ont à toujours se trouver des vêtements de rechange ! –, je crus devenir presque fou !
Le pompon c'est quand on revint et que je vis la main de Rosalie très haut sur la cuisse d'Eddie, alors que ce dernier les poings serrés, semblait proche de l'attaque cardiaque ; la respiration rapide, les pupilles dilatées et tout rouge qu'il était.
Fin de Flash-back
« Et avec Tanya ? » insistai-je. Vu qu'elle lui avait accordé quelques minutes de conversation privée, pendant que je restais seul avec Rosalie.
Ce fut d'ailleurs une véritable torture ; être prêt d'elle et ne pas pouvoir la toucher, ni lui parler car elle s'obstinait à fixer son verre.
J'avais bien commencé par un faible « Rosalie tu sais… »
Elle me coupa sèchement « Laissons le passé derrière nous ! De toute façon, je ne pense pas que je serai amenée à rencontrer Mr Emmett Masen à nouveau ! » Elle leva la main pour m'interdire d'ajouter quoique se soit.
Je ne savais plus quoi faire de mon corps, de mes sentiments. Je ne savais vraiment pas quoi lui dire, alors la mort dans l'âme, je m'étais tu.
Ed me ramena au présent. « Tanya dit qu'elle et Aro se sont revus…Qu'elle veut donner à leur histoire une seconde chance ! » M'étonne pas qu'elle lui ai annoncé çà de cette façon, elle n'est pas du genre à utiliser de l'anesthésie. Heureusement qu'Ed n'est pas cardiaque !
« Donc vous allez divorcer ? » cette idée qui m'apparaissait absolument saine et nécessaire avant, me semblait cauchemardesque maintenant, avec l'image de Rosalie en mariée dans les bras de son Eddie, son idoooole !
Je comprenais qu'elle préférerait, de loin, un gars qui partageait les mêmes passions qu'elle. Un homme bien capable de s'engager, plutôt qu'un mec comme moi qui n'avait été en mesure que de lui demander une nuit de plaisir.
« Elle demande qu'on fasse le nécessaire à son retour aux Etat-Unis, dans un mois ! » Il semblait tellement dévasté que je m'en voulu de ma jalousie. Lui aussi méritait d'être heureux, mais j'aurais préféré que se fut avec quelqu'un d'autre que ma Rosalie.
« Tu sais le remède à ce genre de nouvelle ? »
Il me questionna des yeux puis il secoua frénétiquement la tête, en comprenant où je voulais en venir. « Pas question Em je ne sors pas avec toi ce soir ! »
En vérité, j'en avais autant besoin que lui. Je voulais oublier ma sculpturale blonde.
« Allez Ed, je rentre ce samedi soir… »
« Je croyais que tu restais avec moi les quinze jours ? Cela fait des années qu'on n'a pu s'offrir de vraies vacances et ensemble ! »
Quoi lui dire ? Je ne me sentais pas le courage d'assister à leur bonheur, si par malheur ils poussaient cette histoire plus loin.
« La semaine prochaine tu seras dans ton boulot, je te connais ! » L'arrêtai-je avant qu'il ne proteste. « On ne pourra plus faire les touristes et…J'ai des contrats de pub à honorer plus tôt que prévu, Eric s'est planté ! » Mentis-je pour couper court à toutes ses protestations.
Rosalie…Même si je désirais aller plus loin avec elle, il était trop tard. Elle était déjà passée à autre chose.
Jasper PV
« …Mais pourquoi penses-tu être un vampire, James ? » Demandai-je continuant à noter distraitement. Ne l'entendant pas répondre, je levai la tête.
Le visage du garçon s'était fermé. Il se leva soudain et cria les poings serrés « Je ne pense pas être…Je suis un vampire ! » Merde !
« Excuse-moi, James ! » J'étais sincère. Après plusieurs respirations, il se détendit puis il accepta mes excuses, merci mon dieu ! Son visage poupin s'adoucit.
« Non, c'est moi qui suis désolé. Je ne devrais pas me mettre en colère, je suis dangereux et plus fort que vous, je pourrais vous tuer. Or je suis un gentil vampire je ne veux pas devenir un monstre ! » Il me fallut quelques secondes pour me reprendre après la déclaration faite sur un ton sérieux de ce jeune garçon de treize ans à peine.
Heureusement l'alarme signalant quatre heure et la fin de la séance retentit, m'empêchant de trouver une réponse adéquate.
Après m'avoir salué, en gardant ses distances pour ne pas céder à l'envie de boire mon sang, James sortit rejoindre l'assistant social qui l'attendait déjà.
Je me laissai aller contre mon siège et fermai les yeux. Le cas de James relevait plus d'un trouble psychotique délirant que d'une des maladies courantes que j'étais amené à traiter avec les autres enfants. Il faudrait que j'en réfère à mon mentor.
Foutue journée, je n'avais pas cessé d'être distrait. Vivement la fin du mois !
Six jours de pratique et vingt neuf clients, je me demandais toujours si j'étais vraiment à la hauteur de ma vocation.
« Dure journée ! » La voix d'Elisabeth me fit sursauter.
« On peut dire çà, j'ai failli perdre James ! » Confirmai-je à la sémillante femme grisonnante en face de moi.
« Cela arrive, même aux plus chevronnés. Je fais le secrétariat pour tout le service, fais-moi confiance ! Tu fais un boulot génial ! » Voyant mon air sceptique. « Les clients parlent toujours dans la salle d'attente ! » Puis me faisant un clin d'œil « Et les mères te trouvent absolument craquant »
Je souris « Elisabeth, tu peux me dire ce que cela a à voir avec la pédopsychiatrie ? »
« Mais cela a tout à voir ! Si les mères craquent pour toi, elles en parleront autour d'elles et fais-moi confiance, il y a suffisamment de films, jeux et autres bêtises qu'on met généralement sur le dos du mal être des jeunes pour que tu ne sois jamais au chômage ! »
« Tu m'aides pas là ! »
« Jasper, déstresse ! Tu n'exerce même pas depuis un mois, bientôt tu seras plus à l'aise ! »
« Remplaçant deux jours par semaine ! » Lui rappelai-je.
« Cela ne change rien ! Dans six mois tu auras ton propre bureau, tu ne seras plus obligé de partager et il te sera même nécessaire de refuser des clients ! »
« Oui, surement ! Allez, je vais rentrer, à la semaine prochaine ! »
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Je n'étais pas encore installé dans le fauteuil qu'elle entra comme si elle était chez elle. Elle est chez elle, se moqua mon esprit, lucide. Non, arguai-je, je lui paye un loyer et bien plus !
« Jasper » Dit-elle en s'enroulant autour de moi comme le serpent qu'elle était.
Lui faisant détacher les bras « Maria… » Je me levai et allai prendre ma guitare. Cela l'énervait toujours !
Elle soupira. « Jas, j'ai l'impression que tu m'ignores ! »
Je me retins de rouler les yeux. « Que me veux-tu ? » puis je grattai quelques accords. La musique adoucit les nerfs ; cela fonctionne vraiment, pour moi !
« Jasper, je te parle, tu pourrais cesser ce bruit ! »
« Musique, Maria, musique…»
« Si tu le dis !...Je voulais te prévenir que le gars pour l'histoire de la guerre civile a rappelé. Il confirme le rendez-vous de ce soir…Et je te préviens, je ne veux plus le rappeler pour lui dire que tu n'es pas disponible…Alors tu le rencontres ou pas, mais tu règle le problème, je ne suis pas ta secrétaire ! »
« Je te rappelle que tu m'as mis sur des arbitrages ces trois derniers soirs, c'est pour ça que je n'ai pas encore pu le rencontrer ! »
« C'est ce qui te permet de vivre ici, sans payer de loyer Jasper… »Elle commença à me caresser le dos et je frissonnai de dégoût. « Les choses pourraient être différentes si tu voulais… »
« Non…Nous c'est fini ! »
« Parce que tu es un « docteur » maintenant ! C'est grâce à moi… »
« Notre histoire est finie depuis longtemps ! Et j'y suis arrivé en travaillant Maria. Maintenant, j'ai eu une dure journée, si tu pouvais me laisser me préparer…Après tout, s'il perd, tu pourras abuser un peu plus de mon temps ! »
Elle se leva furieuse. « Tu me paieras l'utilisation du matériel ! »
« N'est-ce pas ce que je fais toujours ? » Elle claqua la porte en sortant.
Je continuai de jouer. Faudra que j'appelle quelques potes pour trouver d'autres cachets, comme celui au « Club », qui paie bien. Mais, je suis tellement à la dèche que je ne cracherai sur aucunes propositions.
Putain, vivement la paie, et encore, elle ne sera pas suffisante pour me permettre de me payer un appartement à moi.
Je veux une vie à moi !
Je posai la guitare, me levai et allai prendre mon vieux chapeau troué. Je n'avais pas envie de refaire la manche, mais j'avais la nostalgie de ma liberté d'alors, sans cette sangsue de Maria sur le dos.
« Tu sais, ma proposition tient toujours. Tu pourrais venir vivre chez nous ? » Je lâchai mon chapeau en entendant la voix de Peter derrière moi. Je me baissai, ramassai le chapeau complètement usé et troué et le lançai sur son clou.
« Je vous ai assez pressés…Et puis avec le bébé en route… » Fis-je en me laissant tomber sur le canapé.
« T'as de la bibine au frais ? » Il n'attendit pas ma réponse, pour se rendre dans la cuisine. Il revint avec deux bières « Allez, même enceinte, Charlotte comprend. Je t'assure ! Elle n'accepte pas ta situation non plus! »
« Ah, oui ? Et que dit-elle des paris stupides que tu prends… »
« C'est le sel de la vie çà, mon brave ! Alors toujours partant ce soir pour perdre deux cent sacs ? »
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« Heidi tu peux me donner la clé de la 7 ? » Demandai-je à la belle brune qui me la tendit avec un sourire aguicheur en ignorant superbement Peter.
« Jasper ! Je ne savais pas que tu travaillais ce soir ! »
« Ce soir je ne travaille pas Heidi, je joue ! » Lui répondis-je en souriant, mais en gardant bien mes distances.
Bien qu'étant la sœur de Maria, elle était complètement différente. Très belle, douce et un sacré sens de l'humour. Malgré tout, ses charmes me laissaient complément indifférent et je me sentais légèrement coupable de ne pas pouvoir répondre à ses attentes.
« Est-ce que tu pourrais me dire si un gars du nom de Masen… »
« Le sexy aux yeux verts, là-bas ! » Me dit-elle en montrant un gars cheveux décoiffés couleur bizarre cuivrée, habillé en chemise et en jeans parlant avec un grand baraqué qui m'était vaguement familier « Et, ils sont accompagnés des trois belles filles au bar. »
Je ne pris par la peine de vérifier ce dernier commentaire, mais poussai un soupir. « Tu as des uniformes taille XL en stock ? »
Elle me regarda surprise. « Oui…Jas, tu ne vas pas lui lancer un défi ? » demanda-t-elle en regardant vers Peter d'un air soupçonneux. Ce dernier afficha son air le plus innocent.
J'eus un sourire sardonique. « C'est déjà fait ! »
En m'approchant je remarquai qu'il était grand, peut-être un à deux centimètres de moins que moi. Malgré sa peau pâle de col blanc, il m'avait l'air musclé. Visage masculin décidé. Tant mieux, j'avais envie d'un peu de résistance.
« Jasper Withlock » dis-je en tendant la main qu'il serra d'une poigne ferme, et montrant Peter qui l'envisageait d'un air trop rassuré à mon goût. « Un ami Peter ! »
Il répondit au salut de ce dernier par un hochement de tête. « Vous êtes difficile à rencontrer ! Anthony Masen, et mon frère Emmett… »
« …Fratt » terminai-je en reconnaissant le quaterback. Ils se regardèrent légèrement affolés.
« Euh…Masen…Pour tout le monde ici ! »
J'haussai les épaules. « Vie privée…Je comprends çà ! Venez ! »
« Oui » Confirma Peter, « on comprend çà…Dis, Anthony, tu pratiques un sport quelconque ? »
Anthony, nous regarda curieusement et sembla se tâter pour me suivre. « Pourquoi ne pas dire tout simplement oui ou non à ma proposition ? »
Je ne pouvais pas décemment lui dire que j'avais besoin de deux cents sacs et que le rétamer me permettais de les avoir en une soirée « Je dois un service au professeur, ta copine ne te l'a pas dit ? » Il rougit, mais ne répondit rien. Surement touché un point sensible, là ?
Emmett lui passa un bras derrière l'épaule « Allez Titounnet, te dégonfle pas ! Tu veux que je te tienne la main ! » J'éclatai de rire, il me plaisait ce Fratt, dommage qu'il ne soit pas l'adversaire !
Puis je vis Anthony, jeter la main d'Emmett, serrer les poings mais ses yeux s'éclairèrent avec une lueur d'anticipation. « D'accord, Jasper, si je gagne tu me consacres tout le temps qui m'est nécessaire pour finir ce que je dois faire ! Si jamais je perds…Et, bien…Cela m'étonnerais ! » Je secouai la tête, blanc-bec ! Je croisai le regard excité de Peter, la partie promettait !
« Ok, je vais te fournir le nécessaire ! » Je me tournai vers Emmett, « Tu peux assister à ce 'duel' dans la loge numéro sept avec Peter si tu veux ! »
« Je peux y emmener les filles ? »
C'était ok pour moi et je hochai la tête avant de me diriger vers la salle. En m'éloignant avec Anthony j'entendis Peter lui demander. « T'es prêt à mettre combien sur ton frérot ? »
