Et pour finir, petit OS sur Narcissa, petit c'est le cas de le dire, la dernière des soeurs Black.

Auteure : Earwen

Disclaimer : Tout est à J K Rowling.

Bonne (petite) lecture.


Je me réveille.

J'ai froid.

Mais ça j'y suis habituée. Tout a toujours été froid autour de moi ; mon père, ma mère, mes sœurs.

Mes sœurs, je me souviens des jeux que l'on faisait ensemble étant petites…Mais ensuite tout a changé, tout.

Je m'emmitoufle dans les couvertures, à mes côtés je sens la respiration régulière de mon mari. Mon mari. Ma sœur s'est mariée sans aimer, l'autre en aimant et moi, moi je me suis mariée en croyant aimer. L'amour est la seule étincelle qui brille encore dans mon cœur celle qui m'empêche de tout laisser tomber. Mon cœur a toujours eu du mal à battre.

Je suis trop fragile.

Dehors l'orage gronde depuis des semaines.

Je ne me suis jamais posée de questions. Peut-être suis-je trop naïve ou trop lâche ? Quoi qu'il en soit j'ai toujours suivi ma famille. Et voilà où cela m'a conduit, dans un manoir froid et austère rempli de mangemorts. Les mangemorts sont partout autour de moi mais je n'en suis pas une.

Tout à coup je pense à ma sœur, mon cousin à ….à tous ceux qui ont eu assez de courage pour se battre. A ceux qui sont capable de mourir en sachant qu'ils ne sauvent peut-être qu'une seule vie sur cette maudite terre. Ces gens je les admire car ils se battent pour la prochaine génération. Beaucoup sont trop jeunes pour lutter contre les ténèbres et pourtant ils le font ; car ils ont grandi beaucoup trop vite : ça se voit dans leurs yeux. Et moi je reste là car je n'ai pas assez de courage pour me rebeller, je ne le ferai pas, je le sais. Je suivrai ma famille jusqu'au bout même si je ne crois pas en leurs principes, même si ça me conduit à ma fin, je le ferai car c'est moins risqué.

C'est pourquoi moi, Narcissa Black Malefoy, je me rendors pour me réveiller de nouveau dans ce monde où plus personne n'a confiance en l'autre, où ma sœur se plaît à chérir les ténèbres. Les ténèbres, les Black y sont tous liés ne serait-ce que par leur nom. Deux d'entre nous essaient de s'en échapper pour mieux y retomber tandis que les autres les chérissent comme un enfant aime sa mère….