Titre : Adel Ô Adel

Auteur : Akas ( ou plutôt Ak)

Avertissement : Il y aura du Slash dont, certainement, du lémon. Attendez vous aussi à devoir supporter mon humour débile. J'avertis donc les homophobes (qui, soit disant, existent encore oO) que cette fanfiction ne leur conviendra pas. Oh, et ceux qui s'attendent à un peu de sérieux, désolée, il y en aura mais pas énormement. Disons que ça dépends de votre façon de lire.

Couple : Harry/Mystère et boule de gomme.

Disclaimer : Les personnages appartiennent à JK Rowling, évidemment, moi je joue seulement avec l'histoire, comme bon nombre d'auteurs en herbe. J'ai pris la liberté d'insérer des chansons à quelques endroits de la fanfics, des chansons qui ne m'appartiennent pas non plus. Même si, parfois, j'aimerais bien... Je ne retire rien de cette histoire, mis à part une certaine satisfaction lorsque je vois que des lecteurs prennent plaisir à me lire. Bien, j'en retire aussi beaucoup d'amusement, j'avoue...

Annonce : Deux chapitres, comme prévu. Est-ce que vous m'aimez un peu ? Lol... j'ai comme l'impression d'écrire nawak aujourd'hui... Oh, et, les réponses aux reviews, j'essairais de tous vous répondre pour ces chapitres, à mon retour. Chacun individuellement, manière de pas m'attirer d'ennuis :p

Chapitre 3

Année 1994 : Poudlard – devant la salle commune.

Harry, affalé à terre, regarda piteusement le corps d'Hermione tomber à terre. Il tourna un œil légèrement morne vers le bracelet, traître, qui avait malencontreusement glissé plus loin, et soupira. Le saisissant distraitement, il le repassa à son poignet et revint au corps de son amie. Inconsciente.

Après sa découverte, Harry en été resté à son plan initial : le silence. Il n'avait parlé à personne de l'épisode révélations, même pas à ses amis. A vrai dire, il avait déployé nombre de moyens pour oublier, allant jusqu'à répéter durant 1h00 « je suis Harry Potter » à son reflet, un air de défi sur le visage.

Harry se laissait souvent aller, depuis la rentrée, à observer le professeur Snape. A l'étudier, à analyser ses manies, à s'imprégner du son de sa voix acide et doucereuse. Bref, à le connaître. Enfin presque. Et sa conscience, Georgette, et lui-même étaient bien d'accord. Jamais cet homme ne serait son père, il en était absolument hors de question.

Depuis ce fameux été précédent, Harry enchaînait les crises de renfrognement aigue. Et pour cause, Snape était blessant, et ses remarques l'affectaient beaucoup plus maintenant qu'avant qu'il sache que l'odieux et lui étaient… bref.

Harry avait bien essayé de voir du bon en l'homme. Sans succès. Il fallait dire que, mis à part toutes sortes d'insultes, l'homme ne lui adressait rien. Ah si, de fabuleux regards noirs prometteurs d'une mort lente et atroce. De quoi amadouer un troll mais pas un garçon.

Le seul plaisir qu'Harry tirait de tout ça, cette année, était justement au niveau des insultes. Lorsque Snape insultait son père, le jeune homme devait s'empêcher de sourire. Même si un malencontreux « Vous avez bien raison, un sal bâtard » lui avait échappé, un jour.

Sortant de ses pensées, le jeune homme saisit le corps de sa camarade dans ses bras et le traîna à l'intérieur de la salle commune. Croisant des regards interloqués, Harry sourit faussement amusé et la tira dans les escaliers. En entrant dans sa chambre, il laissa retomber mollement le corps à terre et ferma la porte.

- Hermione ! » Hurla quelqu'un. « Qu'est ce que… »

Harry se tourna, mal-à-l'aise, vers Ron et lui offrit un pauvre sourire. Le roux, anxieux, était au sol et tentait désespérément de réveiller sa camarade grâce à des phrases hystériques.

- Elle n'est pas morte Ron » Soupira Harry en le rejoignant. « Juste évanouie. »

- Juste évanouie ? » Cria Ron. « Comment ça, JUSTE évanouie ? »

- Elle a eu un choc. » Expliqua Harry en donnant une grande claque à la jeune fille, sous l'œil effaré de son ami. « Tu vois, elle se réveille. »

En effet, Hermione papillonnait déjà des yeux et se redressait sur les coudes, l'œil hagard. Son regard se posa sur Harry, et un sourire de pur soulagement se peignit sur son doux visage.

- Oh mon dieu Harry, quel cauchemar… » Ri t'elle nerveusement. « J'ai rêvé que tu te transformais en une sorte de réplique de… attendez deux secondes, qu'est ce que je fais là ? »

Harry prévenant, soutint Hermione et la gifla gentiment pour ne pas qu'elle retombe dans les pommes. Celle-ci lui jeta un regard digne des plus acides Serpentards et lui retourna l'attention, marquant la joue d'un Harry légèrement apeuré.

- Des explications ! » Exigea t'elle avec un air féroce. « TOUT –DE- SUITE ! »

Prenant ses distances, Harry se glissa sur son lit et observa son amie se relever, appuyée par Ron, plus hébété et dans le flou qu'autre chose.

- Qu'est ce qu'il se passe ? » Questionna t'il prudemment, pas suicidaire pour un sou. « Est-ce que c'est Sirius Black ? »

Harry secoua doucement de la tête en signe de négation et lui indiqua de s'asseoir. Hermione en fit autant et tous deux regardèrent silencieux Harry, plus que nerveux.

- Ecoutez… je ne sais pas comment t'expliquer ça 'Mione… » Commença t'il avant de fermer les yeux de dépit, complètement perdu.

- Commence par me dire que je ne suis pas folle, que tout à l'heure, tu as bien changé d'apparence. » L'aida la dite 'Mione. « Rassure moi Harry. Même si en fait, je ne suis pas sure que ça m'rassure. »

Harry ôta son bracelet et observa silencieusement l'air de ses amis. Ron, les yeux écarquillés, le fixait sans comprendre et Hermione arborait un air mi-soulagé (pour sa santé mentale), mi-intrigué. Harry leur raconta alors de façon assez décousue, ce qu'il s'était passé durant le denier été, omettant de dire qui était son véritable « père ».

- C'est incroyable. » Murmura Ron. « Mon pote, y'a qu'à toi que ça arrive… »

Harry sourit et acquiesça.

- C'est une forte magie. » Continua Ron sur un ton toujours admiratif. « Certaines familles faisaient ça autrefois, chez les sang pur, pour éviter que leurs héritiers aient des problèmes. Ils les faisaient élever par une nourrice sous une autre identité et lors de leur majorité, il les proclamait héritier et leur redonnait leur apparence. Ainsi, il y avait moins de risques puisqu'ils avaient déjà gagné leur puissance. »

Hermione fixa le roux, incrédule, et retourna son air pensif sur Harry, ou plutôt Adel.

- C'est arrivé dans ma famille. Un de nos héritiers, désigné par une prophétie, a été mis en sécurité de cette manière. C'est un secret de famille en fait. » Termina Ron.

- Dans ta famille ? » Demanda Hermione. « Qui ça ? »

- Dumbledore. » Lâcha Ron avec un sourire en coin, observant avec délectation la mâchoire d'Hermione se fracasser sur le sol et les yeux d'Harry sortir de leur orbite. « Et comme il s'était attaché à sa nourrice, il a gardé son nom d'emprunt. »

Un lourd silence suivit, chacun plongé dans ses pensées. Hermione se décida à le briser, s'ébouriffant distraitement les cheveux.

- Que comptes tu faire Harry ? »

- Rien. Juste continuer à être Harry Potter… » Déclara celui-ci d'un ton amer. « C'est déjà bien assez. »

- Mais si ton père est mis au courant… » Intervint Ron. « D'ailleurs, tu sais qui c'est ? »

- Snape. » Prononça timidement Hermione.

- Pardon ? » Ron se tourna vers elle et lui lança un regard très significatif. Celui qui vous accuse très sérieusement d'avoir tourné folle mais qui n'ose pas le dire à haute voix. « Tu disais Mione ? »

- Snape. » Répéta celle-ci d'une petite voix, plongeant son regard dans celui d'Harry. « J'ai raison ? »

Harry remit son bracelet et se leva, prêt à en découdre avec ses amis.

- Je n'y peux rien, d'accord ? » Lâcha t'il d'une voix dure. « Je ne voulais pas, ça n'est pas de ma faute. Et comment tu sais ça Hermione ! »

Hermione prit Harry sans ses bras et tenta de la calmer.

- Ecoute, que Snape soit ton père ne change rien pour nous. Tu es Harry, voilà tout. Enfin, tu es Ady. » Elle ri doucement, se détachant de lui et le sondant sérieusement. « Harry et Adel, un même garçon. D'accord ? Tu restes mon ami, rassuré ? »

- Merci. » Soupira Harry d'une voix tremblante. « Ron ? »

- Pareil, laisse juste le temps que j'encaisse le choc. Merde, avoir Snape pour père, c'est comme manger une chocogrenouille périmée. Ca laisse un arrière goût et ça rend malade. » Renifla Ron sur un ton très philosophique. « Sauf que la chocogrenouille, on peut la jeter à la poubelle. Ou l'écraser. »

- Allons écraser notre charmant professeur de potions alors. » Lança Harry un sourire vicieux aux lèvres. « De la bouillie de Snapy… »

Les deux garçons éclatèrent de rire sous l'œil amusé mais réprobateur de leur camarade. Puis tous descendirent manger, prêt à en découdre avec des cuisses de poulets, et en revenant à des problèmes plus importants tels que la menace de Sirius Black, le dangereux prisonnier.

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- Potter, vous êtes un bon à rien. Même pas capable de différencier des yeux de Poules et des yeux de lapins. Où avez-vous donc laissé votre cerveau ? » Cingla Snape, un sourire victorieux sur les lèvres.

- Sur l'étagère de ma chambre. » Grimaça Harry, murmurant dans sa barbe inexistante.

Pas facile, après tout, de se concentrer sur une foutue potion quand un sombre homme des cachots vous dissèque du regard. Bien que tout de suite, ce dernier préfère l'incendier, lui promettant milles tortures.

- Suis-je bête, vous n'avez pas de cerveau. La seule chose que votre petite tête de piaf accepte d'enregistrer semble être les cris de vos fans. »

Harry se retint de hurler à l'horrible homme que les seuls cris qu'il entendait restaient ceux de sa mère, et qu'il y avait droit seulement quand un Détraqueur était dans les parages. A la place il se mordit furieusement la langue et ancra ses yeux dans ceux du Maître des Potions, un air de défi et de multiples vengeances bien visibles dans ses prunelles.

- Aussi idiot que votre imbécile de père. » Asséna finalement Snape, déstabilisant Harry.

Un gloussement résonna dans les cachots plus ou moins silencieux, dérangeant les ricanements des Serpentard. Un gloussement de Gryffondor. Harry pivota légèrement sur sa chaise et posa un œil amusé sur Ron qui, semblait il, s'étouffait avec sa salive. Même Hermione, qui lui donnait de discrets coups, semblait se retenir de glousser.

- Un problème Weasley ? On dirait que vos toutous ne vous sont pas très fidèles Potter. » Susurra le professeur dans le but de blesser son élève honni.

Harry laissa passer un furtif sourire à l'adresse de son camarade (et meilleur ami) rouquin, provoquant une quinte de toux chez ce dernier. Visiblement, Ron l'avait bien pris et la situation semblait l'amuser. C'était en partie rassurant, Harry ne cachait pas avoir eu peur de la réaction de son ami, auparavant, et même si celui-ci avait été plutôt calme, il se rappelait encore avoir dû refermer à plusieurs reprises la bouche du rouquin.

- 20 points en moins pour Gryffondor, Monsieur Potter. » Cracha le Maître des donjons. « Et 5 points pour Mr Weasley pour avoir compris que votre père était un sombre crétin. »

C'en fut trop pour le dit rouquin qui, complètement ahuri, éclata d'un rire sonore sous l'œil larmoyant d'une Hermione Granger et d'un Harry Potter près à le suivre. Devant un Snape décontenancé, ce jour là, trois Gryffondors secoués de soubresauts quittèrent la salle en courant et se réfugièrent à l'infirmerie. Les murs tremblants de leurs rires, et le sol vibrant de multiples vociférations Snapiennes.

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Année 1995 : Poudlard – banquet de fin d'année.

- Ady-Chou ? » Minauda Ron. « Peux tu me passer le sel ? »

- Mais bien sur Ronykinou. » Répondit Harry d'une voix fluette en s'exerçant au lancer de salière. « Tout ce que tu voudras. »

Ron fixa, un air boudeur sur le visage, la salière atterrir dans son assiette de soupe et rouspéta doucement.

- Vraiment. Tu es un bel emmerdeur. » Maugréa t'il en sortant avec précaution la maudite chose de son bon potage au poulet.

- Comment va Sniffle Harry? » Demanda doucement Hermione, sortant de leur jeu les deux garçons.

- Plutôt bien, même si le fait de se cacher lui est toujours aussi désagréable. » Répondit il. « Je pense lui demander si je peux me cacher avec lui pendant le reste de mon existence. »

Hermione le tapa sur la tête, faussement fâchée, et fit signe aux garçons de se rapprocher.

- C'est cet été que Snape va avoir la visite de ta mère Harry ? » Chuchota Hermione, un air de confidence fermement accroché à ses traits. « Non, ne réponds pas, ça n'était pas une question. Tu ne peux pas réellement envisager de fuir… tu le sais, hein ? »

Harry se contenta de lui lancer un regard torve.

- On pourrait peut être faire en sorte d'être là avec Ron, si jamais il lui vient l'envie de venir te tuer après la révélation. » Continua t'elle, bonne amie. « Qu'en penses tu ? »

- Les Dursleys ne le permettrait jamais. » Trancha Harry avec un air déconfit. « Vraiment, Hermione, je… »

- Ils n'ont pas besoin de le savoir ! » Lança joyeusement Ron, un peu trop fort, faisant se retourner toutes les têtes. « Vraiment mon pote, on est tes amis, on te laissera pas face à ce cauchemar tout seul. »

- Et puis Mister Ady, qui a dit que vous aviez le choix ? » Finit Hermione, lui offrant un air serpentardesque assez déstabilisant en prime.

Harry se dit, intérieurement, qu'il ne méritait peut être pas ces amis. La mort de Cedric était encore fraîche dans son esprit, le retour de Voldemort également. Le fait que Sirius, son parrain, était en fuite et dans l'impossibilité de le prendre avec lui n'arrangeait pas la donne. Il se sentait dangereux, cible et craignait qu'Hermione et Ron pâtissent de leur amitié. Pourtant…

Que Ron et Hermione soient là quand le secret Adel Snape n'en serait plus un était une chose qu'il n'avait osé espérer. Le plus étrange pour lui étant de se dire qu'en cas de mauvais tournant supplémentaire, il pourrait toujours abandonner Harry Potter et fuir, loin et avec ses deux amis. Que peut être, abandonner le danger d'être le Survivant, protégerait les deux êtres qu'il aimait le plus. Est-ce que devenir Adel pourrait tous les protéger ? Ou bien devait il admettre qu'il était lâche et que la mort de Cedric avait été suffisante pour lui faire abandonner son courage ?

Mais qu'est ce que le courage ?