Titre : Adel Ô Adel
Auteur : Akas ( ou plutôt Ak)
Avertissement : Il y aura du Slash dont, certainement, du lémon. Attendez vous aussi à devoir supporter mon humour débile. J'avertis donc les homophobes (qui, soit disant, existent encore oO) que cette fanfiction ne leur conviendra pas. Oh, et ceux qui s'attendent à un peu de sérieux, désolée, il y en aura mais pas énormement. Disons que ça dépends de votre façon de lire.
Couple : Harry/Mystère et boule de gomme.
Disclaimer : Les personnages appartiennent à JK Rowling, évidemment, moi je joue seulement avec l'histoire, comme bon nombre d'auteurs en herbe. J'ai pris la liberté d'insérer des chansons à quelques endroits de la fanfics, des chansons qui ne m'appartiennent pas non plus. Même si, parfois, j'aimerais bien... Je ne retire rien de cette histoire, mis à part une certaine satisfaction lorsque je vois que des lecteurs prennent plaisir à me lire. Bien, j'en retire aussi beaucoup d'amusement, j'avoue...
Annonce : Me revoilà ! Alors, je vous ai manqué ? Non ? La suite ! La suite ! se marre pour rien Merci à tous, vraiment, pour toutes vos reviews. Je suis rassurée que mon humour débile n'enlève pas tout à mon histoire. Ravie, aussi, que ça vous plaise. Le bonheur d'un lecteur fait le bonheur d'un auteur... Oy, au passage, dsolée pour mon language de charetier par moment. On s'refait pas.
Chapitre 5
Au moment même où un Harry Potter se battait vaillamment contre un moldu furieux, Severus Snape et Albus Dumbledore — tous deux dans le bureau directorial- parlaient vivement du retour de Voldemort. En fait, Albus entretenait un splendide monologue…
- Redevenir espion peut être dangereux Severus, le retour de Voldemort était à prévoir, mais qui sait de quel œil il verra ta trahison. » …nonça Dumbledore, ses yeux bleus délavés scrutant avec sérieux son protégé. « Car, sois en certain, il sait dans quel camps tu étais. »
- Albus… »
- Crois bien Severus que t'avoir comme espion serait une chance pour notre camps, mais risquer ta vie aussi tôt serait une grosse erreur. » continua l'honorable directeur, sans remarquer le moins du monde le teint de plus en plus blanc de son employé.
- Albus…ce n'est pas - »
- Prends au moins le temps de voir ce qu'il en est pour Lucius Malfoy, si celui-ci te contact, fais le moi savoir. Mais ne fonce pas dans la gueule du loup sans… Severus ? Mon ami, que se… » Dumbledore s'interrompit lorsqu'une vive lumière enveloppa la salle. Se retournant prudemment en direction de ce que fixait, livide, le Maître des potions, il laissa échapper une expression de surprise. Là, devant eux, l'image d'une Lily Evans fantomatique se dessinait.
- Hum. » Lily s'éclaircit la gorge et fit un tour sur elle-même. « Pas du tout pratique ce sort, comment puis-je savoir où peut bien se trouver mon interlocuteur, hein ! »
Severus, les yeux écarquillés, raffermit sa prise sur le fauteuil dans lequel il siégeait et tourna un œil interrogateur vers son mentor. Celui-ci, confus, se gratta pensivement la tête et fit signe à son collègue de se taire et d'attendre.
- Bien. » Lily arrêta de fixer le vide et tourna finalement un regard vers le sol. « Si tu me vois, c'est que tu es vivant. Par merlin, pitié que ce soit le cas. Il y a quelques minutes, un espion est venu nous rapporter que le mage noir nous voulait. Nous pensons nous cacher, mais James et moi savons pertinemment que ça ne sert à rien. Prions seulement pour que rien n'arrive à Harry… »
Severus grogna, se demandant où menait tout ça, son supérieur fronçant les sourcils à ses côtés.
- J'ignore comment dire une chose pareille. » Soupira Lily en s'affaissant légèrement. « D'abord, écoute bien tout ce que je dirais attentivement et crois moi. Bien que tu n'ais pas trop le choix. » Severus grogna encore, détestant ne pas avoir le choix. « Je n'ai jamais fait quoi que ce soit avec James, l'unique homme que j'ai aimé et qui a pu me toucher ce fut toi. James pourrait le confirmer… en fait non, je me doute bien qu'il doit lui aussi être mort au moment où tu entends ça. Severus, Harry Potter est ton fils. Pas celui de James. Evidemment, si tu as ceci, c'est qu'il est aussi vivant, le sort ne se déclencherait pas en cas contraire. »
Severus était figé, n'osant croire ce qu'il venait d'entendre. A ses côtés, un soupir résigné se fit entendre, témoignant de la lassitude d'un vieil homme qui venait de se faire avoir en beauté. Il ne l'avait pas vu venir celle là.
- Hum… Quoi ? » Severus releva la tête et fronça les sourcils, tandis qu'une Lily Evans fusillait quelque chose se trouvant non loin d'elle. « Comment ça aucun tact ? Comme si tu en avais satané… Potter. » Elle grimaça légèrement et secoua la tête. « Revenons en à nos moutons. Harry a reçu une visite de ma part, comme celle-ci, il y a deux ans. Il le sait donc. Est-ce qu'il est venu te voir ? T'as cherché ? Tu le connais ? » Elle se mordit furieusement la lèvre. « Passons. Si tu le connais et qu'il a toujours cette apparence factice, c'est qu'il porte son bracelet. Si il l'enlève, il reprendra son apparence, je suis certaine qu'il te ressemble… »
Un lourd silence plana, pensif pour Lily, choqué pour les deux autres hommes.
- En somme, comme le dit si gentiment Jamesie, puisque je dois absolument abréger-je joue avec le temps, ça n'est pas contre toi- je voudrais que tu retrouve notre fils… vraiment, il représente l'amour que j'ai pour toi. Oh, je m'embête certainement pour rien, Harry t'as sûrement retrouvé et tout dit. » Elle hésita. « Ou pas… Après tout, si il tient un peu de nous deux… »
Elle commença à se brouiller.
- Prends soin de lui, j'ai un tel mauvais pressentiment, si tu savais. S'il n'est pas avec toi, essais au moins de le retrouver. Je t'en supplie Severus… pour moi, et pour lui. » Elle sourit tristement. « Et pour toi aussi… Je t'aime, fais bien attention à toi. »
Une fois que Lily eut disparut, Albus jeta un coup d'œil sur la forme figée de Severus. Doucement, le vieil homme s'accroupit face à son ami, les yeux pétillant pour on-ne-sait-quelle-obscure-raison. Sans doute l'habitude.
- Severus ? Vous vous en remettez ? » Questionna t'il, légèrement inquiet face au manque de réaction de son vis-à-vis.
A dire vrai, il était lui-même assez déstabilisé, la nouvelle l'ayant surpris plus qu'il ne voudrait l'admettre. Albus était un homme de savoir, connaissant tout sur tout, ou presque, et son ego se remettait difficilement de l'affront qui venait de lui être fait.
Harry Potter, fils de Lily Evans et Severus Snape.
Etrange à penser.
Juste Harry, fils de Lily et Severus.
Sans le « Potter » l'idée paraissait déjà moins difficile à avaler.
Et dire qu'Harry était au courant. Depuis DEUX ANS. Ce gosse était presque plus grand cachottier que… eh bien lui-même, Albus Dumbledore. Et ça n'était pas peu dire. Un peu plus et il lui piquerait sa place.
#Et…# songea Albus en tapotant l'épaule du Maître des Potions. #Severus ne semble pas s'en remettre…#
- L'enfoiré. » Albus sursauta au grognement de son collègue.
- Sev- »
- L'ENFOIRE ! Il savait ! » Face au hurlement indigné du plus jeune, Dumbledore préféra se faire tout petit et se retrancha derrière son bureau.
- Il savait et il n'a rien dit. » Continua Severus qui, pour le coup, était bel et bien sortit de sa léthargie. Albus songea d'ailleurs, en le voyant commencer les pas devant son bureau, qu'il aurait mieux fallut qu'il n'en sorte pas — c'était à en vous donner le mal de mer.
- Severus, calme toi… » Tempéra le Directeur en voyant l'autre se diriger vers la porte, l'air trop déterminé pour son propre bien. Alors pour celui des autres…
- Tu ne comprends pas Albus ! » S'énerva Snape en revenant sur ses pas. « Deux ans qu'il sait et qu'il approuve quand j'insulte son père. » Sa voix se fit brusquement dangereuse. « Que je m'auto insulte. Il va me le payer. »
Albus tressaillit et chercha en vitesse un conseil sage ou une phrase toute-faite correspondant à son personnage.
-Severus, le passé est le passé, tournez vous vers l'avenir… »
-Mais c'est ce que je fais Albus ! » Répliqua sournoisement de chef des Serpentards. « Je m'en vais d'ailleurs de ce pas voir ce sal petit morveux, le corriger et le ramener. »
Ebahi, Albus eut tout juste le temps de verrouiller la porte avant que Severus ne s'enfuit.
- Vous avez déjà l'instinct paternel. » Plaisanta faussement le vieil homme. « Mais je crois que vous exagérez Severus. »
Severus grogna et posa sa tête sur la porte fautive (celle fermée au mauvais moment par un vieux cinglé).
-Je n'exagère pas Albus. Vous ne saisissez pas, il SAVAIT, il ne m'a RIEN dit. » Severus soupira et murmura plaintivement. « Et il m'a regardé le détester, il m'a laissé lui faire du mal… »
Albus soupira à son tour, compréhensif, et trottina joyeusement jusqu'à son confrère. Il lui tapota gentiment l'épaule en signe de réconfort et le mena vers un des fauteuils, le forçant à s'asseoir.
- Nous allons en discuter Severus, voir quoi faire pour Harry. Mais nous avons plus important pour le moment. » Un air grave et inquiétant joua avec ses rides. « Severus, voulez vous un bonbon au citron ? »
Severus l'incendia du regard et pensa très fortement à coller des bonbons au citron à chaque bout de barbe de ce vieil illuminé. Ce serait collant, dégoûtant, et ça ferait « Glung Glung » quand il marcherait. Ridicule.
« Alors Severus, vous n'avez pas répondu, voulez vous, oui ou non, un bonbon au citron ? »
¤¤¤¤
- Chut Ron, à partir de maintenant, on va tenter de se faire ultra discrets, ok ? »
Ron acquiesça et se releva sur ses deux jambes. Rentrer dans la demeure par le fenêtre avait été assez fastidieux, mais au moins, ils avaient réussi. Sans casse en plus.
- Comment comptes tu le trouver ? » demanda t'il tout bas à Hermione. Celle-ci lui sourit avec malice et sortit un petit globe noir de sa poche.
- Avec un 'Trouve-tout', évidemment. Il nous pointera Harry et nous indiquera le chemin à suivre, rien de mieux, surtout que, comme il utilise sa propre magie, nous n'avons absolument rien à craindre du ministère. » Expliqua t'elle, un sourire victorieux aux lèvres.
Ron eut un sifflement admiratif et d'un accord commun, tous deux s'engagèrent discrètement dans le couloir.
- Montre moi Harry Potter. » Chuchota t'elle doucement à l'objet. Elle fronça les sourcils quand l'objet ne réagit pas.
- Montre nous Adel Snape. » Intima doucement Ron, fier de voir que l'information passait mieux. Une faible lueur pointa vers le rez-de-chaussée. Les deux jeunes s'engouffrèrent dans l'escalier, croisant les doigts pour que rien ne grince.
Arrivés en bas, Ron passa la tête par la porte du salon —ouverte- et tourna un regard intrigué vers sa camarade.
- C'est une télévision, un appareil moldu. Ne fais pas de bruit… » Murmura t'elle, un regard d'avertissement sévère bien lisible. « Sous l'escalier. »
Les deux, collés au mur, se déplacèrent vers la porte du placard et hochèrent de la tête en parfaite synchronisation. Le placard sous l'escalier, celui-là ils en avaient déjà entendu parler. Et la boule confirmait qu'Harry était bien là.
En silence, Hermione ouvrit la porte (jurant dans sa barbe en voyant le loquet fermé de l'extérieur) et passa la tête par l'entrebâillement. Lorsque ses yeux se posèrent sur un Adel Snape en assez mauvais état, elle frissonna doucement et s'accroupit au sol.
- Harry… » Appela t'elle en lui secouant l'épaule. « Réveille toi, on part d'ici. »
Le jeune homme ouvrit difficilement les yeux, légèrement hagard, et saisit la main que lui tendait Ron.
- On va où ? » Demanda t'il d'un voix très basse, intrigué mais rassuré.
- Nous verrons une fois sortis, mais il est hors de question de rester ici. » Lui répondit elle, l'aidant à s'appuyer sur Ron pour marcher. « Allons y, et en silence. Prends ta baguette au passage et ce qui est important. »
Harry s'exécuta, prenant sa baguette et sa cape (il avait laissé son éclair de feu et son album photo à Poudlard, craignant pour leur sort s'ils tombaient dans les mains des Dursleys).
Les jeunes sortirent le plus discrètement possible de l'endroit et, une fois à l'exterieur, soupirèrent d'un même souffle. Ils étaient foutrement chanceux pour cette fois-ci.
- Je propose le chaudron baveur. » Lança Hermione en regardant tristement son ami. « Il faut te soigner, et que tu te reposes. Te nourrir aussi… »
- Pourquoi pas Poudlard ? »
- Snape y est, Ron. Ne sois pas bête, Harry n'a certainement pas envie d'être couvé par Pomfresh et de subir l'horrible humeur de son 'père'. » Raisonna t'elle, attirant un sourire de remerciement de la part d'Harry.
- Et chez moi ? » Demanda Ron.
- Non. » Souffla difficilement Harry. « Je ne veux pas inquiéter ta mère, et je veux surtout ne pas avoir Dumbledore sur le dos. Sous l'apparence d'Adel, je ne risque rien… »
Les deux autres approuvèrent finalement, bien que Ron le fasse à contre cœur, et ils s'éloignèrent dans la rue.
- Il faudrait prendre le Magicobus. » Affirma Hermione en sortant sa baguette, l'air déterminée.
- Tu ne peux pas faire de magie Mione. » Jeta Harry, à bout de souffle.
- Pour cette fois ci, je ferais exception. Lumos. » Deux secondes après, un bus violet leur frôlait le bout du nez et se plantait face à eux.
- C'est partit… » Murmura faussement enjoué Harry. « Bordel de merde, que le ministère aille se faire foutre, le Magicobus est notre Maître. »
