Titre : Adel Ô Adel

Auteur : Akas ( ou plutôt Ak)

Avertissement : Il y aura du Slash dont, certainement, du lémon. Attendez vous aussi à devoir supporter mon humour débile. J'avertis donc les homophobes (qui, soit disant, existent encore oO) que cette fanfiction ne leur conviendra pas. Oh, et ceux qui s'attendent à un peu de sérieux, désolée, il y en aura mais pas énormement. Disons que ça dépends de votre façon de lire.

Couple : On s'en fout pour le moment...

Disclaimer : Les personnages appartiennent à JK Rowling, évidemment, moi je joue seulement avec l'histoire, comme bon nombre d'auteurs en herbe. J'ai pris la liberté d'insérer des chansons à quelques endroits de la fanfics, des chansons qui ne m'appartiennent pas non plus. Même si, parfois, j'aimerais bien... Je ne retire rien de cette histoire, mis à part une certaine satisfaction lorsque je vois que des lecteurs prennent plaisir à me lire. Bien, j'en retire aussi beaucoup d'amusement, j'avoue...

Annonce : PARDOOOOON ! Je suis terriblement désolée de n'avoir pas mis la suite ici. A vrai dire, l'histoire me pose problême, j'en suis (sur mon ordi) au chapitre 15 et je bloque en plein milieu du chapitre. Un mauvais cap à passer. Bref, j'ai donc totalement oublié de poster la suite ici xD Et... ben je vous met deux chapitres d'un coup... pour rattraper le retard...

¤ AdelÔAdel ¤

Chapitre 6

Harry dormait depuis quatre jours. Hermione avait longtemps résonné seule, essayant de ne pas s'inquiéter. Elle admettait qu'Harry ait besoin de repos, de beaucoup de repos. Il était extenué, c'était un fait, mais pire que ça, sinon il ne dormirait pas si longtemps. Alors oui, elle se permettait quand même d'être inquiète pour son ami, même si sa raison lui soufflait qu'il irait mieux bientôt, que tout n'était que question que temps. Que dans quelques jours, il serait d'aplomb, ou presque.

Il ne se réveillait que rarement. A vrai dire, elle le sortait de son semi coma seulement quand il fallait absolument qu'il mange, c'est-à-dire –pour l'instant- une fois par jour. Elle avait bien essayé de lui en donner deux, de repas, mais il avait régurgité tout ce qu'elle lui avait fait avalé. Depuis, il refusait toutes ses tentatives, se contentait d'un mince repas (voir de seulement quelques toasts vierges), et sommeillait simplement.

Ron, dans un moment de géni, avait déclaré qu'il devait se remettre et qu'il valait mieux le laisser simplement dormir. Qu'après tout, il était ici en sécurité et qu'il avait assez lutté pour arriver à destination pour qu'on le laisse prendre tout le repos dont il avait besoin. Et Hermione avait dû se plier aux désirs du brun et du roux. Ils avaient raison, après tout, le chaudron baveur était assez fréquenté pour que personne ne vienne faire du mal au survivant. Et puis, après tout, personne ne savait (mis à part eux deux) que le jeune homme comateux allongé là était le dit survivant.

Hermione passa une main cajoleuse sur le front d'Harry et sourit, affectueuse. Elle aimait la sérénité qu'il dégageait, un calme si rare. Puis elle s'attarda quelques instant sur les courbes de son visage.

Harry était beau, c'était indéniable. Non, en fait, Adel était beau. Il ne devait même pas avoir conscience de ce petit charme, de ses moues, de ses expressions étranges. Ses traits si fins, paraissaient être un mélange entre l'âge adulte et l'âge enfant. Des joues trop maigres, un sourire parfois ironique, parfois doux. Intouchable dès que le colère montait, et si vulnérable quand il se laissait aller à souffrir.

Il avait l'air en paix ici. Tom avait été aimable, il leur avait apporté de l'aide pour les soins et n'avait posé aucune question. Le chaudron baveur était l'endroit idéal. Bien, le fait qu'il n'ait pas reconnu Harry comme étant le survivant devait y être pour quelque chose, Hermione en était certaine, mais là n'était pas la question.

Un léger soupir la sortit de ses pensées. Avec précaution, elle sortit un gant imbibé du seau à côté du lit et déposa la source de fraîcheur sur le front de son ami. Celui-ci sourit doucement et entrouvrit les paupières.

- Hm… Mione ? » Sa voix paraissait horriblement pâteuse, mais ça n'était pas la première fois donc Hermione n'y fit pas attention. Elle sourit en retour à son camarade et lui intima de rester tranquille un moment.

- Je suis là Ady, pas d'inquiétude. » Murmura t'elle en retirant le gant. « Est-ce que tu te sens mieux aujourd'hui ? »

Harry acquiesça simplement, probablement incapable de parler, et se redressa légèrement.

- Il va falloir que je passe au ministère. » Expliqua t'elle pour couper le silence. « J'ai reçu un avertissement, tu sais. J'en profiterais pour retirer de l'argent, comme ça nous pourrons aller chercher le nécessaire –avec Ron, au chemin de traverse. »

- Le nécessaire ? » Harry fronça les sourcils.

- Des potions pour que tu ailles mieux, tu es encore faible. Des livres pour t'occuper, et m'occuper moi-même. Et d'autres choses… »

- Et à manger ? » Demanda, un brin moqueur, le jeune homme, la voix toujours éraillée.

- Effectivement, ce serait quand même mieux. » Elle sourit, lui lançant une œillade critique. « A moins que tu ais abandonné ton idée de carrière chez les top models, il va nous falloir te remplumer. »

Un léger rire étouffé lui répondit, faisant s'étirer ses lèvres en une sorte de moue fière. Rire était bon pour lui après tout, et c'était grâce à elle que le son naissait.

Un léger « toc » la tira de sa rêverie. Un hibou au plumage noir, perché à la fenêtre, semblait prêt à briser la pauvre vitre sous peu. Décidant qu'il ne valait mieux pas que cela arrive, Hermione alla lui ouvrir, l'air agacée et intriguée.

Le hibou alla se poser sur le brun, le foudroyant sans pitié du regard. Décontenancé, le jeune homme détourna les yeux et le déchargea de son fardeau : une lettre.

- Hum, ça va Monsieur Hibou, tu peux partir… » Chuchota il ironiquement à l'adresse du volatile. Pour toute réponse, ce dernier lui mordit violemment le doigt et s'envola pour se poser sur la seule armoire de la pièce.

Hermione s'assit sur le lit à côté d'Harry et lui vola la lettre, pas gênée pour un sou.

- Je peux lire ? » Demanda t'elle, pour la forme, n'attendant manifestement pas de réponse.

- Attention Mione, la lettre pourrait mordre, vu quel hibou nous l'a amené. » Plaisanta le brun, un air diabolique lui allant trop bien sur les traits.

Hermione leva les yeux au ciel et décacheta la lettre.

- Lis la à voix haute s'il te plait. »

- Bien…

Potter

J'espère que vous moquer de votre professeur de potions pendant deux ans vous a grandement amusé. Vous connaissez le dicton « Un donné pour un rendu » ; je ferais en sorte qu'il s'applique à votre cas. Laissez moi vous promettre milles tortures et moqueries. Vous les méritez bien après tout, non ?

Vous deviez faire un choix, il me semble. Deux années auront suffit pour que vous puissiez penser à tout ce qu'être un Snape implique. Faites moi savoir ce que nous devrions tous deux faire maintenant, selon vous.

Cyniquement,

Severus Snape »

- Wow » s'exclama une voix à l'entrée. « Est-ce que c'est bien une lettre de Snape, l'odieux professeur de potions de notre belle école ? »

- Ron, enfin là. » Cria presque Hermione en se levant d'un bond pour aller accueillir leur ami. « Tu en as mis du temps ! »

Ron secoua la tête, faussement agacé, et dépassa Hermione en feintant de l'ignorer. Il alla se poser à côté d'Harry, un sourire radieux au visage.

- Alors mon pote, enfin réveillé. Est-ce que tu as vu Hermione ? Non ? Oh, peu importe, elle doit être quelque part avec un charmant jeune homme, prête à perdre sa -»

Une main coupa sa tirade, le faisant sursauter.

- Ooooh ! Hermione ! » Hurla t'il une fois la main éloignée. « Je ne t'avais pas entendu »

Harry, n'y tenant plus, éclata d'un rire sonore. Ses amis échangèrent un sourire complice et se joignirent bientôt à lui. Il leur fallut de longues minutes pour se calmer, avant qu'Hermione reprenne.

- Alors ? Est-ce que ça s'est bien passé ? » Questionna le jeune fille.

- Oui, mes parents sont persuadés que je passe mes vacances chez toi. » Dit Ron avec un air calculateur. « Même s'il a fallut un long moment pour les convaincre que je n'entacherais pas ta vertu, Ô jeune fille vierge. »

Hermione lui tapa l'arrière de la tête, outrée, tandis qu'Harry souriait à pleines dents.

- Et alors, cette lettre ? » Reprit Ron, intrigué. « De Snape, n'est-ce pas ? »

- Oui… » Murmura Harry, indécis. « Et je crois qu'il attends une réponse. »

- Hm… je ne veux pas être mêlée à ça. » Déclara la seule fille du groupe en s'éloignant en direction de la porte. « Je vais aller chercher le nécessaire au chemin de traverse. Tu veux quelque chose en particulier Harry ? »

- Un livre sur les animagus, de quoi nettoyer ma baguette, du miam hibou et une cage si possible. » Énuméra t'il en réfléchissant.

- Tu penses qu'Hedwige va venir ? »

- Oui, pas tout de suite, mais certainement bientôt, elle est allé à Poudlard pour le début des vacances mais je serais étonné qu'elle ne débarque pas ici. Hedwige vous savez, c'est comme Dumbledore, elle sait tout en ce qui me concerne. » Expliqua t'il, fatiguant clairement alors que sa voix se faisait plus molle.

- D'accord, quoi d'autre ? »

- Peut être des affaires de toilettes, je n'ai plus rien. »

Hermione hocha la tête et sourit doucement aux deux garçons.

- Je vais chercher tout ça. Rédigez la lettre en attendant, mais ne l'envoyez pas surtout. » Prévint t'elle. « Je veux lire ce torchon avant que l'horrible hibou ici présent ne l'apporte à son maître. Compris ? »

Les garçons approuvèrent, la regardant s'évader prestement par la porte avant de soupirer de soulagement, ensemble.

- Infernale. » Marmonna Ron, pourtant très attaché à sa petite Mione.

- Mais on l'aime comme ça, hein ? » Sourit Harry, taquin. « Alors, on l'écrit cette lettre ? »

Il leur fallut un énorme moment pour trouver ce qu'ils pouvaient bien répondre à Snape. Harry dirigeait l'opération, évidemment, beaucoup plus impliqué que ne pouvait l'être Ron. Cependant, ce dernier ne se privait pas d'ajouter quelques commentaires à la missive, content de pouvoir se défouler un peu sur l'homme qui avait fait de sa vie scolaire un enfer.

- Nargues le… »

Silence, papier gratté par une plume.

- Le torture, c'est forcé ? »

Rire, papier gratté par une plume.

- Dis lui que c'est un bâtard, s'il te plait Harry, pour me faire plaisir… »

Soupir, papier gratté par une plume.

- Fuir, c'est une bonne chose à faire selon moi, tu ne crois pas Ron ? »

Ricanement, papier gratté par une plume.

- Tu peux placer une phrase idiote qui n'a rien à voir avec le reste, ça peut être marrant. »

Regard halluciné, papier gratté par une plume.

Snape

Effectivement, me moquer de vous a été un réel plaisir. A vrai dire, je suis chagriné d'apprendre que vous êtes désormais au courant de tout cela, sans quoi j'aurais pu profiter encore un moment de mon avantage, vous retournant vos insultes. C'est agaçant, n'est ce pas, de savoir que vous, vil homme des cachots, vous êtes ridiculisé devant votre élève honni.

La torture est indispensable ? Laissez moi rire, lèveriez vous la main sur le survivant ? Au risque de faire jaser la communauté et de finir à Azkaban ? Croyez moi, jamais plus personne ne lèvera quoi que ce soit à mon encontre, certainement pas vous. Quant aux moqueries, il me semble en avoir déjà fait les frais ces 4 dernières années, alors, quelle différence cela fera t'il ?

J'imagine que vous fulminez. « Quelle arrogance ! » Oh, certes, je suis un arrogant petit morveux, c'est aussi certain que vous êtes, vous-même, un sombre bâtard.

Mon choix ? Ce que nous devrions faire ? N'êtes vous pas l'adulte ? J'ai choisis de vous ignorer, c'est une évidence, la fuite ne m'étant pas permise. Je vais vous proposer quelque chose : Allez voir ailleurs si j'y suis, oubliez moi et gardez votre nez en dehors de ma vie. Tout cela sera pour le mieux.

Les Hypogryffes sont allergiques au mouton.

Au déplaisir de vous revoir un jour,

Ady

Harry posa la plume, le poignet légèrement douloureux, et relut la lettre à voix haute. Les deux garçons ricanèrent de concert, se laissant aller à une attitude un peu trop Serpentarde. Remarquant ce fait, il redoublèrent de rire, s'interrompant seulement lorsqu'une Hermione, les bras chargés, pénétra dans la chambre.

Après l'avoir aidé à ne pas tomber sous le poids des commissions, Ron lui tendit la lettre et observa sa réaction.

- Bande de malades… » Maugréa t'elle, un léger sourire la trahissant. « Vous mourrez à la rentrée, j'espère que vous en avez conscience. »

- Noooon » Hurla Ron, affligé. « La chouette voyante aux hublots hideux de Poudlard a pervertie notre Hermione ! »

Harry attacha la lettre aux serres du hibou insociable, envoyant sa missive, avant de rentrerdans le jeu, sommant Trewlaney de quitter le corps de sa chère amie.

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Dans le bureau du Directeur de Poudlard, une insulte bien sentie dérangea Fumseck dans sa sieste. Un vieil Homme suivit en courant son collègue en dehors de Poudlard, décidant qu'il valait mieux l'accompagner au 4 Privet Drive que de le laisser y aller seul.

Une heure plus tard, ce furent un Snape angoissé et un Dumbledore sans malice qui regagna le bureau. Le gamin avait fuit, selon sa famille, trouvant la vie sans doute plus excitante dans la nature que sous leur bonne protection. Et Snape ne savait plus quoi faire.

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Le lendemain, dans la gazette sur sorcier, un gros titre mangeait la moitié de la première page.

« Harry Potter disparu, recherches lancées. »

La suite tout de suite