Titre : Adel Ô Adel

Auteur : Akas ( ou plutôt Ak)

Avertissement : Il y aura du Slash dont, certainement, du lémon. Attendez vous aussi à devoir supporter mon humour débile. J'avertis donc les homophobes (qui, soit disant, existent encore oO) que cette fanfiction ne leur conviendra pas. Brillante modif : Il y aura du serieeeux ! Ouiii ! Pleeein !

Couple : On s'en fout pour le moment...

Disclaimer : Les personnages appartiennent à JK Rowling, évidemment, moi je joue seulement avec l'histoire, comme bon nombre d'auteurs en herbe. J'ai pris la liberté d'insérer des chansons à quelques endroits de la fanfics, des chansons qui ne m'appartiennent pas non plus. Même si, parfois, j'aimerais bien... Je ne retire rien de cette histoire, mis à part une certaine satisfaction lorsque je vois que des lecteurs prennent plaisir à me lire. Bien, j'en retire aussi beaucoup d'amusement, j'avoue...

Annonce : Muhahaha... vous ai oublié... suis une pôv'tâche...

Et Hop-là, deux chapitreeees !

Chapitre 10

#Tic… Tac… Tic…# s'amusa à compter Harry, se calant sur le son stressant de l'horloge de la pièce. Ses yeux verts toujours encrés dans ceux de son père, il remercia le ciel, finalement, d'être immobilisé. Sans quoi il aurait déjà sourit méchamment à son parent, risquant par la même de souffrir atrocement.

Ron, de son côté songeait à l'étrange scène qu'il avait sous les yeux. Ils étaient tous encrés dans un silence tendu et les deux Snape s'affrontaient du regard. L'un allongé dans l'impossibilité de bouger, l'autre penché sur le premier avec un air de démon de l'enfer. Terrifiant.

Hermione, quant à elle, attendait la suite avec impatience, tout comme Remus.

- Tu poses beaucoup de difficultés Harry. Les gens assurent ta sécurité et tout ce que toi, et ta tête gonflée, trouvez à faire est de fuir et de vous mettre en danger. » Snape fit une pause et se redressa, foudroyant une dernière fois du regard son fils. « Tu m'as défié, je t'ai retrouvé. A dire vrai, Dumbledore et moi avons longuement discuté de ce que nous pourrions faire de toi… »

Harry hurla mentalement. Cette phrase ci le transformait bien trop en objet à son goût. Il avait été esclave, symbole, monstre et bien d'autres choses. Mais être considéré en objet était beaucoup plus qu'il ne pouvait accepter.

- Il va sans dire que désormais que nous t'avons, nous ne risquons pas de te lâcher. Voldemort est en vie, tu es le premier à le savoir, et que tu sois Adel ou non, le risque reste entier. » Continua Snape, sondant Ron et Hermione du regard. « Surtout si celui-ci décide de s'en prendre à tes amis qui, chez eux, bénéficient d'une protection. Une protection qu'ils n'ont pas ici. »

Qu'essayait de faire cet homme ? Le faire culpabiliser ? Aurait il mieux fallut qu'il soit mort tué par un de ces porcs de Dursley ?

- Cependant, Dumbledore pense que tu peux choisir quoi faire pour la fin des vacances, à la condition que je sois là, ou qu'une autre personne qualifiée puisse être à tes côtés. »

- Et… quelles sont les options ? » Demanda timidement Hermione.

- Rester au chaudron baveur sous surveillance, retourner chez ses moldus, rentrer avec sa famille… » Enuméra, agacé, Snape. Il se retourna à nouveau et s'assit posément sur une des chaises, la menant face au lit.

- Je te libère du sort pour que tu puisse répondre, mais attention, au moindre faux mouvement, tu finis ligoté gamin. » Avertit le Maître des potions. Il fit un mouvement de baguette et Adel retrouva sa mobilité. Du moins, c'est ce que chacun cru avant de remarquer que le jeune homme n'avait pas bougé d'un poil.

Intrigué, tout ce beau monde se pencha sur le jeune homme.

- Je n'y crois pas… » Souffla Severus, sentant la colère monter en lui.

- Il dort. » Pouffa Lupin en cachant sa bouche derrière se main. « Incroyable. »

Hermione, voyant les mains du professeur Snape se rapprocher dangereusement du cou de son ami, laissa passer un petit rire. Elle poussa le dit professeur, recouvrant son ami d'une couverture et recula d'un pas à la vue du regard incendiaire pointé sur elle.

- Il est fatigué et n'a rien mangé. C'est normal qu'il se soit endormi… » Tenta t'elle.

Ce qui n'était qu'une moitié de mensonge. Harry était effectivement fatigué et n'avait pas mangé, mais de là à s'endormir pendant que son père parlait. Adel Snape était monstrueusement culotté.

- Nous restons ici, qu'il ne pense pas s'en tirer à si bon compte. » Détermina Snape, s'asseyant bien à l'aise sur sa chaise, les yeux posés sur la masse endormie. Il serait là à son réveil et le gamin passerait un sal quart d'heure. Foie de Snape !

Ron s'assit sur le bord du lit d'Harry et passa une main câline sur le front de son ami.

#Tu es fou Ady…# Pensa t'il, hilare. #Un fou bientôt mort si tu continue comme ça. J'adore !#

Deux bonnes heures plus tard, sous le regard attentif mais las de Severus, Harry consentit à émerger de son sommeil. Severus ne bougea pas d'un poil tandis que Ron s'incrustait à côté d'Harry et lui souriait gentiment.

- Quelle sieste ! » Plaisanta le rouquin. « Une vraie marmotte. »

- Humpf… pas une marmotte… » Marmonna Harry en baillant. « Fais un de ces cauchemars… j'avais les cheveux verts et Snape monologuait avec son air menaçant habituel. »

Ron parut d'un coup horriblement mal à l'aise.

- Harry … » commença t'il prudemment. « En fait… »

- Ca n'était pas un cauchemar et je ne monologuais pas. » Finit le Maître des potions, sous le sursaut de terreur de son fils.

Harry sentit son cœur s'emballer et sa gorge se serrer. Par merlin, qu'avait il fait au monde ? Avait il vendu père et mère dans une vie antérieure ? Si c'était le cas, il était réellement désolé. Lui faire subir ça semblait être une sentence exagérée…

#Pas le moment de stresser…# essaya t'il de se convaincre.

Rien à faire, il allait d'ici peu tomber évanoui si son cœur ne se calmait pas. Mon dieu, pourquoi lui ?

Il tourna un regard incertain vers son père et tressaillit en croisant son regard.

- Ady ? Est-ce que ça va ? » Bégaya Ron devant la pâleur inquiétante de son ami.

Non, ça n'allait pas. Harry fut prit d'une irrésistible envie de pleurer, sans savoir pourquoi. Les émotions étaient trop fortes, les choses trop… simplement trop, depuis ces derniers temps. Et Harry commençait à fatiguer, conscient de perdre ses repères au fil des jours. Plus conscient encore de changer, peu certain que ce soit en bien.

Tentant de se calmer, Harry tourna la tête et étudia minutieusement la couverture rayée du lit.

Passionnante.

- Adel, tu as plusieurs choix. » Déclara finalement Snape, un brin incertain. « Rester ici sous surveillance, aller en famille, retourner chez les Dursleys… »

Harry sentit un sourire lui fendre le visage et arbora une de ces mauvaises expressions qui ne présagent rien de bien agréable.

- Je peux aller dans ma famille ? » Redemanda t'il, prêt à faire son effet.

- Effectivement… » Murmura Snape, prudent. « Tu peux. »

Oserait il y croire ?

- Super. Ron, ta mère me veut bien au terrier ? »

Boum. Fier de lui, Harry lança un regard méchant à son père tandis que celui travaillait activement à ne pas laisser son visage se décomposer.

- Drôle, très drôle. » Cracha t'il, sentant la colère. « Fais comme tu le sens, mais je te jure que… »

- Rien du tout ! » Le coupa Ady. « Vraiment, vous croyez vraiment que j'allais m'embarrasser de votre présence ? Non mais vous hallucinez là ! »

- Sal gosse ! » Hurla Severus en se levant d'un bond et en se dirigeant, dangereusement, vers son fils. « Assez joué. »

- Ne m'approchez pas, bâtard ! » Cria Harry en se retranchant du côté de Ron qui, figé, n'avait pas décollé du bout du lit.

- Harry ! » Essaya Hermione.

- On ne vous veut pas ici. Ni vous, ni vos cheveux gras ! » Continua le jeune homme. Harry réprima difficilement un frisson en voyant Snape enrager un peu plus et avancer toujours vers lui.

- Adel… » Tenta la jeune fille.

- Je ne vous permet pas morveux. » Murmura Snape d'une voix dure en attrapant le bras de son fils. « Puisque tu le prends ainsi, venir avec moi n'est plus une option. »

- Vous pouvez toujours rêver ! »

- ADY BORDEL ! »

Les deux stoppèrent net et tournèrent la tête vers Hermione. Celle-ci, un air menaçant au visage, semblait prête à les étrangler purement et simplement.

- Ca suffit… pitié, arrêtez ça… » Supplia t'elle doucement, perturbé. « Ady, fais un effort… »

Harry baissa la tête et prit une profonde inspiration.

- S'il vous plait, lâchez moi. » Chuchota t'il, réfrénant sa nervosité.

Severus s'exécuta mais ne recula pas pour autant.

- Ady, tu pourrais peut être… » Commença Hermione avant d'être coupée par le regard brumeux de son camarade. Une chose, un détail avait dû lui échapper.

- Je ne… » Ady ferma les yeux. « Je ne peux pas… »

Une lumière s'alluma dans l'esprit de la jeune fille. Le problème était plus profond que cette fausse haine qu'Ady vouait à son père. Le problème devait se situer dans le mot « famille ». Harry avait peur, simplement peur.

Elle hocha la tête de compréhension et tourna son regard vers Severus. Celui-ci les observait, intrigué tandis que Remus, en arrière, semblait avoir un énorme doute. Du moins, c'était l'impression que donnait son regard scrutateur et son froncement de sourcils.

- Bien, c'était bien beau tout ça. » S'exclama Ron, finalement revenu à lui. « Mais nous avons des courses à faire. »

C'était si mal placé qu'Harry se demanda un instant où étaient allés les quelques neurones de son ami.

- Parce qu'il est hors de question que tu portes mes fringues plus longtemps que nécessaire ! » Termina le rouquin, boudant ostensiblement.

Harry ri légèrement, évitant de regarder en direction de son père, et se leva prudemment. Il enfila ses vieilles chaussures et grimaça.

- Et où comptez vous aller comme ça ? » Demanda Remus.

- Aller lui constituer une nouvelle garde Robe, évidemment ! » Répondit Ron. « Il ne ressemble à rien. »

Harry préféra rester sourd à cette dernière partie et ouvrit la porte, bien vite stoppé par la main de son père. Retenant un soupir agacé, le garçon baissa la tête et ne broncha pas.

- Nous venons avec vous. » Dit Severus, sa déclaration indiscutable.

Hermione acquiesça et prit la main d'Harry, indiquant muettement à Severus de la lâcher.

Celui-ci, bien qu'a contre cœur, laissa retomber sa prise et sortit en premier, bientôt suivit de tous les autres.

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Le chemin se fit en silence, Ady ne desserrant pas les lèvres et son père n'osant plus prendre la parole. Chacun des deux se gardait bien de parler, craignant d'attiser la colère de l'autre. Et si les joutes verbales pouvaient parfois être drôles, le père et le fils étaient d'accord sur au moins une chose : les disputes l'étaient bien moins.

Harry ne se détendit que pour l'essayage, répliquant aux remarques de ses amis en ignorant les deux adultes. Ils ne rentrèrent au chaudron baveur que quelques heures plus tard, après de grandes emplettes, terminée par l'achat d'une paire de chaussure neuves pour Harry, payée par Severus lui-même – en douce.

Assis dans le salon, en silence, tout ce petit monde réfléchissait. Hermione, agacée, décida de briser le moment en posant la grande question :

- Qu'allons nous faire, maintenant ? »

- Je veux aller passer du temps chez toi, Ron. Nous pouvons ? »

- Bien sûr, ma mère serait ravie. » Ron sourit à Ady et lui demanda un parchemin.

- Bien, nous allons y aller alors. » Murmura Severus, luttant pour ne pas montrer à quel point cette situation lui paraissait blessante.

- Je serais à Poudlard pendant une semaine avant la rentrée Harry, que dis tu d'y venir ? » Questionna Lupin. « Sirius y sera également. »

Pas dupe sur les intentions du loup garou, Harry prit le temps de peser le pour et le contre. Snape, quand à lui, se figea, n'y croyant pas trop.

- Je… » Ady hésita. Après tout, il pourrait voir Sirius. Son parrain lui manquait, c'était un fait… mais il y aurait aussi son père. En fait, il y aurait surtout son père, peut être qu'il pourrait passer du temps avec lui… Oui, bon, il était contradictoire. Voilà qu'il pensait passer du temps avec l'homme des cachots, mais comprenez le, il en avait besoin, il voulait savoir comment agir avec l'homme, l'observer. « C'est d'accord Remus. Je la passerais avec vous. »

Lupin sourit doucement, bêtement content.

- Nous allons vous amener au terrier. » Déclara Severus, un tantinet incertain.

Les trois gryffondors acceptèrent et préparèrent leurs affaires. Une demi-heure plus tard, tout ce beau monde embarqua à bord du magicobus.

- Au fait, Ron… et pour mes cheveux ? »

- Quoi ? Tu n'aimes pas le look concombre ? »

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To Be Continued

(C'comme ça qu'on dit ?)