Titre : Adel Ô Adel
Auteur : Akas ( ou plutôt Ak)
Avertissement : Il y aura du Slash dont, certainement, du lémon. Attendez vous aussi à devoir supporter mon humour débile. J'avertis donc les homophobes (qui, soit disant, existent encore oO) que cette fanfiction ne leur conviendra pas. Oh, et ceux qui s'attendent à un peu de sérieux, désolée, il y en aura mais pas énormement. Disons que ça dépends de votre façon de lire.
Couple : Ah ah vous aimeriez le savoir, hein ?
Disclaimer : Les personnages appartiennent à JK Rowling, évidemment, moi je joue seulement avec l'histoire, comme bon nombre d'auteurs en herbe. J'ai pris la liberté d'insérer des chansons à quelques endroits de la fanfics, des chansons qui ne m'appartiennent pas non plus. Même si, parfois, j'aimerais bien... Je ne retire rien de cette histoire, mis à part une certaine satisfaction lorsque je vois que des lecteurs prennent plaisir à me lire. Bien, j'en retire aussi beaucoup d'amusement, j'avoue...
NDA : J'avais totalement oubliée qu'au chapitre 12 de posté ici. Vous aurez les prochains (jusqu'au 16) beaucoup plus rapidement.
¤ AdelÔAdel ¤
Chapitre 13
- Et tu t'es empressé d'aller chercher cette gamine ?! » Un hurlement de fureur fit trembler les murs du chaudron baveur.
- Oui ? » La voix hésitante d'Adel résonna à peine, recouverte par un effroyable juron.
- Es-tu inconscient ?! Le seigneur des Ténèbres aurait pu simplement te tendre un piège et toi, idiot, tu cours dans la gueule du loup ! »
- Mais il n'était pas là. » Se plaignit Ady. « Vous n'avez aucune raison de crier... »
- Aucune raison ? » Snape se massa le front, tentant vainement de calmer sa colère. La stupidité de son "fils" le dépassait. D'aussi loin qu'il s'en souvienne, Harry Potter était une tête brûlée. Mais il avait songé qu'en changeant d'apparence, le jeune homme mûrirait un peu.
Relativisons... il n'est pas plus idiot qu'avant, il l'est juste autant...
Snape songea tristement qu'il avait pour progéniture un crétin. Black aurait pu être le père du gamin, les deux surpassaient l'idiotie et s'entendaient à merveille. Lui ne pouvait pas être le père de cette chose qui, une fois le danger frolé, osait encore critiquer sa manière de réagir.
Harry soupira et tourna un regard agacé vers l'enfant. Celle ci les fixait tous les deux, suivant la scène de ses grands yeux. Elle paraissait assez choquée mais pas apeurée. La ressemblance entre Adel et Severus était tellement flagrante qu'elle se doutait que le plus grand soit le père de son sauveur. Et les parents grondent leurs enfants, c'est bien connu. Elle-même, quand le pot de bonbon avait malencontreusement chuté devant ses pieds l'été passé, avait eu à faire face à une maman en colère.
Cependant, tout comme Ginny, elle devait admettre que ce grand homme en noir était très effrayant. Pas autant que le méchant monstre qui avait pénétré chez elle la veille, mais presque.
- Je ne sais pas ce qui me retient de t'en mettre une... » Maugréa Severus, menaçant.
- Sûrement pas ta conscience. » Souffla Adel, critique. « Pour peu que tu en ais encore une. »
Snape le fusilla du regard tandis que ses yeux s'assombrissaient. Il se retint tout juste d'étrangler son fils tant il était blessé. Severus avait conscience d'avoir toujours été injuste et partiale, favorisant ses propres élèves et rabaissant son propre fils plus bas que terre. Il regrettait aussi amèrement ses choix passés, notamment sa plus grande erreur : devenir mangemort. En réalité, il n'était pas assez sot pour ne pas voir l'accusation cachée derrière le commentaire. Le gamin faisait référence à cette erreur, justement, et il ne se sentait pas prêt à accepter que son fils le juge.
Tournant le dos, le professeur lança un dernier « Débrouille toi. » avant de sortir de la pièce en claquant la porte. Harry sourit doucement en constatant à quel point la scène devait s'apparenter à une vulgaire scène de ménage.
- Nous en sommes toujours au même point. » Chuchota Ginny. « Et mes parents doivent être morts de peur face à notre disparition. Espérons que ton père... »
- Ça n'est pas mon père. » Coupa Adel d'un ton glacial.
- Oui oui. » Ginny balaya l'intervention d'un geste négligent de la main. « Je disais donc, espérons que Snape leur dise que nous sommes en sécurité. »
- Du moment où il se garde de dire où. » Grommela Ady en se saisissant de l'enfant, la serrant contre son torse. « Tu dois être affamée toi. Nous devrions déjeuner, qu'en penses-tu ? »
La petite hocha de la tête. Ginny posa son regard sur le bracelet, ramené par Snape, et sentit une idée lui traverser l'esprit.
-Qu'est-ce que ça ferait si quelqu'un d'autre mettait ton bracelet Ady ? »
Adel lui jeta un regard intrigué et posa la petite à terre, la tirant avec lui en direction du bracelet. Il l'examina pensivement un instant, faisant voyager son regard du bracelet à Ginny, puis du bracelet à Lucinda.
Très bonne question.
- La personne se transformerait en Harry Potter ? » Hasarda-t-il, pas convaincu.
Ginny s'empara du bracelet et le fit tourner dans sa paume.
- Je vais essayer... peut être... » Elle le passa autour de son poignet, fermant les yeux. Une exclamation de stupeur la força à les rouvrir, lui offrant par la même occasion le sourire radieux d'Ady.
- Tu n'es pas Harry Potter ! » Déclara joyeusement ce dernier, visiblement soulagé de ne pas se retrouver face à un autre survivant balafré. « En fait, tu as juste la couleur des cheveux qui a changé... en rose. »
Ginny parut effarée, s'attirant le rire fluet de Lucinda.
- A quoi as-tu pensé ? » Questionna Ady en luttant pour ne pas se joindre à l'enfant.
- A Tonks. » La rouquine sembla comprendre quelque chose d'important puisqu'elle referma les yeux. Quelques secondes plus tard, ses cheveux prenaient une teinte blonde et ses yeux s'étiraient en amande.
- Intéressant. » Adel tourna un regard calculateur vers Lucinda et se mordit la lèvre. « Est-ce que tu penses que nous pourrions lui donner une autre apparence ? Voldy la connaît telle qu'elle est actuellement. »
Ginny ôta le bracelet, reprenant ses cheveux roux et son air normal, et le tendit à l'enfant.
- Mets ça petite et pense à des changements. Une nouvelle couleur pour tes cheveux, pour tes yeux... » Peut être serait-ce trop difficile... « Ou à un personnage que tu as vu dans un livre... »
Lucinda s'empara du bracelet et le passa à son poignet. Quelques secondes plus tard, ses traits changeaient, ses cheveux devinrent plus courts et d'un noir sombre et son visage s'affina.
- Ady... elle te ressemble étrangement, tu ne trouves pas ? » Ginny sourit avec amusement et darda un regard curieux sur Lucinda. « Tu as pensé à quelque chose de spécial ? »
- A devenir sa petite soeur. » Confia en rougissant Lucinda. « Etre belle comme lui. Mais sans les cheveux verts... c'est moche. »
Ady parut étrangement embarrassé. Finalement, après un instant d'hésitation, il s'accroupit devant l'enfant et la serra dans ses bras.
- Je suis ravi d'être ton grand frère. Et je suis d'accord avec toi, les cheveux verts... c'est assez moche, oui. » Il lui sourit doucement puis se releva, saisissant sa main. « Nous pouvons désormais sortir et aller manger un bout quelque part. Ginny, tes parents ne doivent plus te chercher, mon... géniteur a dû s'en occuper. Allons du côté du Londres Moldu, ensuite, nous nous occuperons d'offrir une garde robe et des jeux à la princesse que je tiens par la main. Ok ?"
Un oui général lui répondit. Satisfait, Adel les tira avec lui, faisant un arrêt à Gringott avant. Il avait besoin d'argent pour la suite des festivités.
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Quand les trois compères rentrèrent au chaudron baveur, leurs ventres hurlaient de mécontentement, rassasiés et fatigués, et chacun des jeunes portait au moins quatre sacs. Adel avait dépensé pas mal mais ne s'en souciait pas. La fortune qu'il possédait ne souffrirait certainement pas trop du nombre de vêtements, jeux et babioles sans intérêts qu'ils avaient achetés. Lucinda avait fait l'acquisition d'une série impressionnante de robes et de tenues de toutes les couleurs, allant du rose au noir. Harry, quand à lui, avait définitivement craqué sur une cape comme celle de son père, tournoyante. Chacun s'était fait plaisir.
Joyeux, aucun des trois ne s'attendait à faire des rencontres en pénétrant dans leur petite "chambre". Hermione et Ron, le regard plus noir qu'un puit sans fond, les attendaient silencieusement. Dès que les yeux de l'étudiante modèle se posèrent sur Adel, celui-ci sut que son heure était arrivée.
- Nous avertir de votre départ ne vous a jamais effleuré l'esprit ? » Gronda t'elle. « On ne vous dérange pas, au moins ? »
- Non... je... nous sommes...» Ady chercha ses mots et souffla finalement de dépit. « Vraiment désolé, tout a été tellement précipité... »
- Oy... Ady... » La voix du rouquin arracha un sourire à Hermione, signe qu'elle pardonnait. « Tu as une soeur ? »
Lucinda, cachée derrière Adel, enfouit son visage dans le dos de son aîné et pinça les lèvres. Intriguée, Hermione détailla à son tour la petite et haussa un sourcil inquisiteur.
- Je vous présente Lucinda. » Déclara Harry en poussant la jeune fille vers ses amis. « Ma nouvelle petite soeur, et la raison de notre fuite. »
L'heure suivante s'écoula lentement, Harry racontant tout l'histoire, Lucinda fermement tenue contre son torse. Le petit groupe, après avoir décidé de rester "ensemble" dans cette chambre du pub, décida que "sortir" allègerait sans aucun doute l'atmosphère. Ginny, amusée, proposa d'aller voir Fred et Georges... en fait, surtout Fred. Ce à quoi Harry réagit en tirant très puérilement la langue.
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- Hm... » Harry se racla la gorge et se tortilla nerveusement les mains. « Fred... »
Ginny avait cru très intelligent de laisser Harry et Fred ensemble, juste après qu'ils aient révélé aux jumeaux la nouvelle identité d'Harry. C'était une chose normale et logique, après tout. Ady songeait que les inventions des jumeaux pourraient l'aider dans ses vengeances. De plus, les deux malins s'y connaissement sûrement pas mal au niveau des plans fourbes et drôles. Et Harry voulait des plans fourbes et drôles. En dehors du côté pratique qu'il pouvait trouver à avoir les jumeaux Weasley dans ses atouts, le jeune homme devait aussi admettre avoir suffisamment confiance en leur amitié pour les mettre dans la confidence. Surtout que, sans ça, il aurait dû dire « adieu » à Fred - son expert Gay.
- Harry ? » Fred fronça les sourcils, l'étudiant avec attention du regard.
Le problème étant que, même sans être excessivement timide, Harry ne savait pas du tout comment demander à Fred de lui enseigner tout son savoir.
- Enseigne-moi tout ton savoir. »
Eh bien, il pouvait le faire comme ça, par exemple. Oui.
- Apprends-moi ! »
Ou comme ça.
- Oh, montre-moi comment... » Le jeune homme stoppa net, lançant un regard terrorisé à son homologue. Celui ci, pas décontenancé du tout, le fixait hilare.
Adel Snape était un être ridicule.
- Ok Harry... » Fred afficha un sourire amusé et se plaça à côté de lui. Les deux avaient été abandonnés dans une pièce attenante au magasin de glaces, leur offrant une intimité assez troublante. « Crache le morceau. Tu veux que je t'enseigne des blagues ou... autre chose ? »
Harry se mordit la lèvre et le défia du regard. « Autre chose, évidemment. »
- Autre chose ? » Joua Fred en faisant glisser une main dans les cheveux du plus jeune. « Comme quoi ? »
Ady grogna et essaya de retenir sa nervosité. Il n'aimait pas Fred comme autre chose qu'un frère ou un ami et se sentait presque mal de devoir lui demander une chose pareille.
- Comme... des cours... » Souffla doucement Ady en baissant la tête. Il ferma les yeux et prit une inspiration. « Des cours de... »
Deux lèvres lui coupèrent la parole en se calant voracement sur les siennes. Harry soupira, se fondant dans le baiser. Il laissa l'accès à sa bouche, contrant à peine la langue ennemie et profita de l'instant. Un moment plus tard, les lèvres se séparèrent et les fronts se firent face.
Le souffle haché, Harry laissa échapper un "Wao" appréciateur, s'attirant un rire du roux.
- Je t'apprendrais tout ce que tu veux. » Murmura Fred contre ses lèvres. Adel frissonna d'anticipation et de joie. « Parce que tu es réellement mignon et que je ne peux pas te refuser ça. Mais à une condition. »
Adel haussa un sourcil, perturbant Fred par sa ressemblance subite avec le Maître des Potions. S'il avait douté de leur histoire avant, il ne pouvait plus se le permettre face à ce geste sourcilien hautement Snapien.
- Quelle condition ? »
Fred sourit doucement, déposant un chaste baiser sur les lèvres d'Adel. « Que ce soit toi qui t'occupe de demander une chambre au chaudron baveur pour nos leçons. »
- Noté... »
- Une chambre autre que celle que vous utilisez en ce moment. Pour ne pas être dérangés... » Précisa Fred. « Etre vu dans une position compromettante par ta protégée ou ma petite soeur pourrait être réellement perturbant. »
Adel acquiesça rapidement.
- Nous devrions les rejoindre. » Fred accepta, non sans un sourire goguenard.
- Au fait, pour tes cheveux… » La roux s'empêcha de ricaner quand un regard très intéressé croisa le sien. « Comme ils sont verts, la seule solution est d'admettre que tu es fou de la maison Serpentard… d'en vanter les louanges… »
Adel grimaça et prit une inspiration, prêt à le faire.
- Mais pas devant n'importe qui. » Adel sembla se ratatiner sur lui-même, craignant le sourire vainqueur de son futur amant. « Je te laisse découvrir devant qui toi-même. Sinon, ce ne serait pas drôle, n'est-ce pas ? »
Une blague des jumeaux, il aurait dû s'en douter. Et s'il était aussi malchanceux qu'il le pensait, la personne à qui avouer son adoration des Serpentards devait être leur chef. Soit son propre père.
Qu'avait il fait au monde pour mériter ça ? Les cheveux verts n'étaient ils pas une assez grande punition ?
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Songeur, Adel caressa la chevelure de nouveau blonde de sa protégée. Demain aurait lieu sa première leçon et le jeune garçon frétillait d'impatience. A côté de ce sentiment d'anticipation fébrile, Ady sentait une sorte de malaise malsain l'envahir. Une petite voix lui soufflait qu'il était trop jeune pour faire des choses comme ça. Une autre lui assurait qu'il était dans son droit, que personne n'aurait le pouvoir de l'en empêcher, que cette fois, c'était son choix et rien que le sien. Adel était d'accord sur ce point : son choix. Il avait l'impression de ne jamais avoir réellement eu le choix, en rien. Ni le choix de devenir le survivant, ni celui d'avoir une famille...
- Et pourtant..." Chuchota Adel pour lui-même, son regard s'égarant sur l'enfant contre lui. "Je reste obsédé par mon devoir de Survivant, Lucinda en est la preuve. J'ai fait ce que Voldy voulait... encore une fois. Comme j'ai refusé d'avoir une famille et rejeté Snape... parce que je ne conçois plus ma vie autrement que seul..."
Adel soupira et embrassa le front de l'endormie. Plus loin, les trois autres dormaient aussi. Ils avaient un air serein qu'Adel n'était pas certain de pouvoir aborder un jour. Sauf Lucinda qui, mis à part entre ses bras, ne semblait pas pouvoir retrouver la paix. Adel se crispa légèrement. Il se sentait coupable. Tellement. Lucinda aurait dû être cajolée par ses parents en ce moment même, contre le torse de son père, sous l'oeil bienveillant de sa mère. Il ne lui souhaitait pas une vie comme la sienne, il ne le souhaitait à personne. Mais Lucinda, une fois qu'il serait à Poudlard ou en face de ce démon de Voldemort, que deviendrait elle ? Une fois qu'il serait mort (Adel ne croyait pas du tout en un avenir heureux et une longue vie, pas avec Voldy en vie), qu'adviendrait il de Lucinda ?
Doucement, le jeune homme laissa s'élever sa voix en une supplique rassurante.
« Quand
les yeux ont tout vu et tout subi
Que
même les dieux ont perdus de leur magie
Quand
les mots ne vous répondent plus
On
courbe le dos
Un
jour au bout de la rue...
Vous
mène là
A
Tien An Men
A
pas baisser les bras
Seul
face à soi même
On
se voit faire le pas
De
donner ses chaînes
Parce
qu'on a plus que ça
P't-être
que Tien An Men
Est
plus près que ce qu'on croit
Que
nos guerres quotidiennes
Valent
aussi la peine
Mais
on ne les voit pas
Quand
les gestes fléchissent sous le plus fort
Qu'il
ne vous reste
Plus
qu'a se rendre d'accord
Quand
plus rien
N'est
à perdre ou à prendre
On
ne vous retient
Un
jour la fin des méandres...
Vous
mène là
A
Tien An Men
A
pas baisser les bras
Seul
face à soi même
On
se voit faire le pas
De
donner ses chaînes
Parce
qu'on a plus que ça
Peut-être
que Tien An Men
Est
plus près que ce qu'on croit
Que
nos petits combats
Valent
aussi la peine
Mais
on ne les voit pas
Parce
qu'on a encore ça dans les veines
Et
pas d'autres choix
Un
jour le destin vous emmène
A
Tien An Men »
Le garçon retint un sanglot. Dans la chambre, Ginny empêcha un soupir de franchir ses lèvres. Hermione se retourna dans son sommeil. Ron se força à ne pas rouvrir les yeux. Lucinda, elle, resserra sa prise sur son nouveau grand frère. Chacun, consciemment ou non, pria pour que le Destin les mène vers un monde meilleur.
Chanson de Calogero : A Tien An Men
A suivre :)
