Titre : Adel Ô Adel
Auteur : Akas ( ou plutôt Ak)
Avertissement : Il y aura du Slash dont, certainement, du lémon. Attendez vous aussi à devoir supporter mon humour débile. J'avertis donc les homophobes (qui, soit disant, existent encore oO) que cette fanfiction ne leur conviendra pas. Oh, et ceux qui s'attendent à un peu de sérieux, désolée, il y en aura mais pas énormement. Disons que ça dépends de votre façon de lire.
Couple : Ah ah vous aimeriez le savoir, hein ?
Disclaimer : Les personnages appartiennent à JK Rowling, évidemment, moi je joue seulement avec l'histoire, comme bon nombre d'auteurs en herbe. J'ai pris la liberté d'insérer des chansons à quelques endroits de la fanfics, des chansons qui ne m'appartiennent pas non plus. Même si, parfois, j'aimerais bien... Je ne retire rien de cette histoire, mis à part une certaine satisfaction lorsque je vois que des lecteurs prennent plaisir à me lire. Bien, j'en retire aussi beaucoup d'amusement, j'avoue...
QUESTION IMPORTANTE : Dans quelle maison voyez vous Adel ?
¤ AdelÔAdel ¤
Chapitre 14
Les lignes du temps avaient décidé qu'Harry serait à Poudlard le lendemain et Severus, épié par les deux anciens maraudeurs, grommelait tout bas dans le bureau du Directeur. Dumbledore avait mûrement réflechit au cas d'Harry, admettant que la relation entre ses deux protégés (Severus et Harry) avançait à reculon. Le plus compéhensible restait que Severus en souffrait. Le plus suprenant s'avérait être, justement, que l'espion en souffre autant . L'homme était d'une mauvaise humeur assez contagieuse et tous ses collègues l'évitaient comme la peste. Sirius, arrivé la veille, semblait se régaler du tableau d'un Servilus au déséspoir . Remus, quand à lui, compatissait silencieusement à la douleur et contrariété de Snape. Il comprenait l'attitude d'Harry sans la comprendre réellement. L'enfant était sur ses gardes et semblait furieux presque chaque fois que son oeil se posait sur le Maître des Potions. C'est à peine s'il s'attendrissait devant les efforts de son géniteur.
Et ça, c'était louche.
- A quelle heure vais-je le chercher ? » Demanda Severus à son vieux mentor, cessant de ruminer quelques instants.
Dumbledore parut mal à l'aise et adopta un air condescendant. « Tu n'iras pas. »
La phrase tomba dans la salle, se répercutant aux oreilles des trois individus non avertis. Snape serra un de ses poings, tentant de se contenir.
- Remus ira. » Albus posa un regard désolé sur le Maître des potions.
- Pourquoi Remus ? Je ne peux donc pas venir avec lui ? » Objecta Sirius en se levant vivement. « Harry voudra me voir, je suis son parrain. »
Dumbledore posa un regard d'avertissement sur l'ancien prisonnier et lui intima de se rassoir. « Tu verras Harry lorsqu'il arrivera Sirius. Sortir n'est pas prudent pour toi, tu es toujours en fuite, ne l'oublis pas. »
Sirius accepta la raison à contre-coeur, rejoignant l'état morose de Severus.
- Il sera installé dans les cachots. » Snape leva brusquement la tête, une lueure d'espoir dans les yeux. « Mais pas dans tes appartements Severus, il aura les siens. Je ne veux pas de tuerie avant la rentrée et je doute que vous deux puissiez vous entendre tout de suite. »
- Nous nous entendrons Albus. » Tenta desespérément Severus. « Il faut juste qu'il apprenne à me connaître un peu... »
- Je suis navré Severus. » Une mine piteuse pour prouver ses paroles, le vieil homme fit apparaître un thé et des petits gateaux. « Il a besoin de temps un peu seul, ce qu'il n'a pas pour le moment. Il refusera qu'on lui impose d'être avec toi ou se braquera. Je connais Harry... »
Severus le foudroya du regard, se renfrognant.
- Et tu le connais aussi, ne dis pas le contraire. La décision est close. »
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Adel, affalé confortablement sur le lit deux places de la petite chambre, laissa son regard balayer les murs. Cette chambre, pas bien grande, avait l'avantage d'être provisoire et de ne pas lui couter trop cher. Fred devait arriver dans un peu moins de dix minutes pour leur première leçon. Le jeune Snape stressait un peu, certes, mais il était bien décidé à ne pas laisser son angoisse le submerger. L'angoisse était synonyme, pour lui, d'anciens mauvais souvenirs et il n'accepterait pour rien au monde que son passé tumultueux vienne troubler le doux moment à venir.
Ses cheveux verts étalés sur l'oreiller, le garçon ferma lentement les yeux, savourant l'effet qu'un bon matelas lui procurait. Fut une époque où il aurait tout donné pour un matelas comme celui-ci... lorsqu'il était encore "petit" et que, seul dans son placard, il songeait tristement à un logis chaud et des bras réconfortants.
La porte s'entrouvit et un rouquin entra. Fred Weasley, l'allure décontractée, pénétra dans la pièce et alla s'affaler aux côtés de son camarade.
- A quoi songes tu petit ange ? » Murmura le roux en posant une main coquine sur le ventre du plus jeune.
- Au matelas. » Répondit honnêtement Ady sans se soucier le moins du monde de l'allure étrange d'une telle affirmation. Fred ne souleva pas ce fait pour autant, se contentant de caresser doucement son camarade.
- Tu es vraiment quelqu'un de... désirable Adel. » Chuchota Fred en adoptant un ton langoureux qui n'eut pas vraiment l'effet escompté.
Adel fronça les sourcils et lui adressa un regard surpris. « C'était quoi ça ? »
- Ca ? » Répéta Fred sans abandonner son ton.
- Tu viens de le refaire. » Insista Adel. « Ca fait un peu crétin, tu sais... »
Une tape sur la tête l'interrompit. Grimaçant, le brun fusilla méthodiquement du regard son futur amant avant de se retourner en boudant.
- La bouille que tu as me file déjà une éréction, j'hallucine. » Bégéya le roux en se tapant la tête contre l'oreiller. « Arrête de bouder sale gosse. »
Adel lui tira la langue, pas préparé à ce que le Weasley se jette voracement dessus. Il hurla intérieurement en sentant sa langue se faire happer et trimbaler dans l'antre buccale de son camarade et se jura de prendre des cours de plongée. Il avait du mal à suivre niveau respiration.
Une fois libéré, Adel frappa son ami et lui retourna le dos.
- Ok, on se met d'accord pour ce que je dois t'apprendre. » Fred, défaitiste, soupira lourdement et réflechit. « Tu veux être le dominé où le dominant ?"
- Le dominant. » Trancha violemment le brun, ne laissant pas le choix à son camarade. « Et il en sera ainsi tout au long de ma vie. »
Silencieusement, le jeune homme se dit que le caprice n'en était pas réellement un puisqu'il doutait vivre longtemps. Un mauvais pressentiment lui chuchotait que sa couverture d'Adel Snape ne lui servirait pas à grand chose. Si Snape Senior se faisait prendre en tant qu'espion, il n'y aurait aucune raison pour que Voldychou ne torture pas Snape Junior par la même occasion, en signe d'avertissement ou quelque chose dans ce goût là.
- Ok... » Fred força son ami à se retourner et lui fit un énorme sourire colgate. « Boude plus et concentre toi sur ce cours. On a pas un temps énorme. »
Adel approuva légèrement et s'assit sur le lit, attendant patiemment que le roux s'allonge.
- Bon, déjà, tu dois me caresser et me déshabiller. » Déclara Fred, une fois allongé. « Len-te-ment »
Adel s'executa, passant ses fines mains blanches sur le torse recouvert de son aîné. Doucement, il ôta le tee shirt de Fred, s'amusant à caresser chaque nouveau bout de peau sans appuyer trop franchement. C'était une véritable torture pour le roux qui, n'y tenant plus, hurla à son camarade de cesser ce petit jeu. Adel ricana mais fit un effort, pressant réellement ses mains sur les parties visibles de son "amant". Celui ci laissa échapper un gémissement, presque honteux d'être si sensible aux attouchements de Snape Junior.
Agacé, Adel s'attaqua au pantalon de son aîné et le défit prestemment, ne laissant pas le temps à Fred de protester. Avec une lenteur toute calculée, il passa une main coquine entre les cuisses du roux, se léchant sensuellement les lèvres.
- Très prometteur Monsieur Weasley. » Susurra Ady dans une imitation troublante de son père. « Que vois-je là ? Serais-ce une erection ? »
Fred grogna et repoussa brutalement Adel.
- Tu es une ordure, tu le sais ça ? D'abord tu vas lentement, puis tu prends le train, et ensuite tu t'amuses à... »
- Chut. » Le coupa Adel en posant un de ses doigts sur les lèvres retroussées de son camarade. « Arrête un peu, la colère va te ramollir. »
Fred ferma les yeux, se contrôlant difficilement, et laissa passer un soupir. Soupir qui, quand la main d'Adel se posa sur son membre, se transforma en haletement. Adel, l'embrassant légèrement (bien qu'avec une once de dégoût - il détestait les "bisous"), abaissa le caleçon du roux et reposa sa main sur le sexe érigé de son vis-à-vis.
- Maintenant. » Haleta Fred. « Tu dois me... »
Adel ne le laissa pas terminer, empoignant le sexe pour l'examiner. Fred gémit de plus belle, étourdi par la sensation. Curieux, Adel balada le membre dans sa main et en tâta le bout.
- Ad... Ady... s'il te plait... »
- Quoi ? » Demanda Adel en haussant un sourcil intrigué. « Ca te fait mal ? »
- Non, non... continue. » Bégaya le roux en secouant desespérément la tête. « Caresse-le. »
Adel grimaca et relacha sa prise. « Hors de question. »
- Quoi ? » Fred se redressa vivement et posa un regard interloqué sur le plus jeune. « Comment ça 'Hors de question' ? »
- Ca ne m'interesse pas de te donner du plaisir. » Avoua Adel sans détourner le regard. « Je ne t'aime pas. Et même si c'était le cas... »
Fred Weasley, rouquin connu pour ses tours, se demanda vaguement si c'était une blague. Mais à voir le regard confiant et dur de son apprenti, ce dernier s'avérait on ne peut plus sérieux. Défaitiste et perdu, le roux se relaissa tomber sur l'oreiller et retint sa respiration. Ses cours ne servaient à rien si Adel refusait de donner du plaisir à son partenaire ! Bon sang, ce gars était il cinglé ?
- Tu dois plaisanter, hein ? » Pleurnicha Fred et se massant les tempes. « Tu ne peux pas réellement sortir un truc comme ça dans un moment pareil.. »
Adel reflechit à toute vitesse. La phrase était sortie toute seule, sans qu'il n'en perçoive les conséquences. Il lui fallait donc mentir...
- En fait, la vérité c'est que... » Il hésita un instant, faisant passer ça pour de la timidité. « Toucher le mien est déjà dérangeant, alors... »
- Ok... » Fred lança un regard suppliant au plafond, ne laissant même pas son camarade finir. Après la séance, il lui faudrait un bon verre. Il le pressentait. « Je vais te toucher moi alors. »
Fred se redressa et tenta de coucher Adel. Celui-ci, loin d'être d'accord, le repoussa fermement et lui lança une oeillade noire.
- Pas question. JE suis le seul maître. »
Estomaqué, le jumeau Weasley ne trouva rien à répliquer et se contenta de fixer son "ami" d'un oeil bovin. Depuis quand des partenaires de sexe refusaient d'être touchés ? Qu'est ce qui n'allait pas avec ce gars ? Les gènes Snape ? Il avait décidé de se la jouer manière Vous-savez-qui ? C'était ça ? Pas que Fred ait déjà couché avec Voldy, hein, ne vous méprenez pas.
Voldemort sait il au moins...? Oh, il allait vomir...
- Tu es... » Ady ne lui laissa pas le temps de formuler quoi que ce soit, l'étendant sans attendre sur le lit. Avant même que Fred ait compris ce qui lui arrivait, un doigt s'était insinué dans son anus, le pénétrant sans préavis. Lachant un gémissement, le roux ferma les yeux et attendit.
Rien ne vint. Le doigt restait en place, comme stupéfixé.
- Mais tu attends quoi là ? » Ronchonna Fred et bougeant légèrement. « Bouge ce foutu doigt crétin ! »
Le doigt commença alors à bouger, lui provoquant un halètement. Adel serra les dents mais ne dit rien, refusant d'énerver plus encore le rouquin. Il rajouta un second doigt, fataliste, et entama un mouvement de ciseaux plus prononçé. Gémissant et haletant, le roux semblait trouver son bonheur. Adel, lui, devait admettre n'être même pas un peu exité.
Et ça, c'était un vrai problême. Une honte. La déchéance suprême. Un cauchemar.
L'esprit ailleur, Adel ajouta un troisième doigt, cherchant péniblement comment avoir une erection -même petite. Il pensa d'abord à Ron. Rien, sauf une envie de vomir. Puis il pensa à Ginny. Arg, là il était choqué. Remus ? Non, my god ! Sirius ? Eurk, son parrain était mignon, mais de là à... eurk de eurk. Malfoy ? Ow...
Miraculeusement, son petit Ady accepta de se lever un peu. Pas certain de tenir longtemps, Adel s'empressa de retirer ses doigts et de se placer à l'entrée du roux. Mieux valait se dépêcher, qui sait combien de temps durait une érection aussi pâlote.
- Je rentre. » Averti Adel en joignant le geste à la parole. Il entendit Fred haleter et patienta deux secondes. Une fois l'attente terminée, il s'enfouit plus profondément en lui et afficha (enfin) un petit sourire content. Voilà, on y était.
Ca avait été long et fastidieux, mais les choses sérieuses commencaient enfin.
Amorçant un mouvement de bassin, Adel entreprit alors de sortir puis reentrer en son camarade. Il dut à plusieurs reprises s'empêcher de pouffer quand il rata son coup, Fred -à mille lieux de là- ne semblant rien remarquer. Visiblement, le roux n'avait pas besoin de beaucoup pour s'éffondrer. A peine Fred eut il relevé la tête et croisé le regard pétillant de rire de son camarade qu'il jouit bruyamment. Des yeux comme ça, dans une situation pareille, ça devrait être interdit. Adel se retira gentiment, sans se départir de son sourire en coin, et réferma sa braguette.
Visiblement, l'experience était plus ratée que réussie. Dire que le brun n'avait même pas trouvé moyen de jouir.
Vexé, le roux se releva doucement et réenfila ses vêtement, gardant obstinément la bouche close.
- Tu es en colère ? » Chuchota, inquiet, le brun.
- Très. » Rétorqua séchement son "amant". « C'était bon, je suis d'accord. Mais niveau douceur et tendresse, ça frollait le niveau 0. »
- Je n'étais pas censé être tendre. » Plaida Adel, conscient d'avoir mal agit. « Je peux... t'embrasser, si tu veux, mais... »
- Oui, embrasse moi. » Fred se rassit à côté d'Adel et le tua d'un regard. « Et fais le bien ou jamais je ne te pardonnerais. »
Adel acquiesca et s'appliqua à embrasser son camarade, forçant même sa langue à jouer avec sa camarade. S'enroulant et aguichant l'autre, la langue taquine finit pas délaisser son amie et les deux se séparèrent.
- Tu es pardonné. Mais, franchement, si tu veux juste me sauter (Moue choquée d'Ady) la prochaine fois, dis le moi simplement. » Annonca finalement Fred en se relevant, prenant la direction de la sortie. « Je deteste me planter quand aux intentions des autres. »
- Attends ! » Cria Adel en se levant d'un bond, courant vers son camarade. « Vraiment. Ca m'arrache la bouche de le dire, mais je suis désolé. Je... »
- Est-ce que tu as une bonne excuse au moins ? » Cingla Fred. « Une vraie, pas un mensonge grotesque. »
Adel le jaugea du regard quelques secondes et pâlit.
- D'accord... » Décida t'il finalement en déglutissant. Il tira le roux par la main et le fit asseoir sur le lit. « Je vais t'en parler. Personne ne le sait, tu devras garder le secret, d'accord ? »
Fred aquiesca, focalisant son attention sur le plus jeune. Un doute s'empara de son être alors qu'il constatait l'état soudain de son ami. Au fond de lui, il sut qu'Adel avait des raisons tout à fait convenables. Harry, pour autant qu'il le connaissait, n'avait jamais été violent ou irrespectueux. Toute la situation n'avait absolument rien de normale... et il avait le pressentiment que les expliquations à venir seraient bien plus douloureuses, pour lui comme pour Ady, qu'il ne l'aurait souhaité.
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L'experience avec Fred avait été un véritable fiasco. Adel comprenait vaguement la colère de son amant. Il n'avait été ni tendre, ni doux et son humour déplacé avait pointé le bout de son nez au mauvais moment. Mais qu'y pouvait il ? La situation n'était pas aussi critique qu'elle aurait pu l'être, à vrai dire. Adel avait fourni ses raisons, à contre coeur, et Fred avait compris. A vrai dire, le roux se révélait même plus que compréhensif. Visiblement, il prenait sa confession comme une marque de confiance et s'était auto-proclamé « Protecteur » du brun. Se renfrognant, le jeune homme ranga les affaires de Lucinda dans une des valises. Le départ pour Poudlard était pour bientôt. Hermione et Ron avaient emmenés Lucinda à l'exterieur, l'enfant ne tenant pas en place. Elle avait peur, c'était compréhensible, Poudlard lui serait totalement inconnu et Adel ne savait même pas si Dumbledore accepterait l'enfant au chateau. Ginny, elle, avait croisé Seamus sur le chemin de traverse et le scotchait honteusement.
Ady joua distraitement avec une de ses mèches de cheveux et sourit au vide. Qui viendrait les chercher ? Comment se rendraient ils à Poudlard ? Il esperait que son père ne soit pas leur guide et priait pour que le portoloin n'ait pas été choisit comme moyen de transport. Il execrait réellement les portoloins. En revanche, il se voyait bien faire le chemin à dos de dragon. Un grand dragon invisible. Comment ça, il rêvait en couleur ?
Ayant finalement terminé le rangement, le jeune homme se leva et alla se percher sur la fenêtre. La populace était dense, aujourd'hui. En bas, des centaines de sorciers s'organisaient pour leurs courses, notemment des élèves. Ady n'avait pas sa liste mais supposait que son père se chargerait de tout. L'homme semblait vraiment vouloir tout entreprendre pour lui faire plaisir. Du moins, à la condition que Severus Snape sache encore faire plaisir aux autres. Le pauvre devait rencontrer quelques difficultés. Perte de l'habitude, que voulez vous ?
Ady tourna vivement la tête vers la porte quand il entendit celle ci s'ouvrir. Lucinda, Hermione et Ron entrèrent, lui adressant un sourire, et se dirigèrent à ses côtés. Hermione le serra dans ses bras, visiblement boulversée.
- Vous allez bientôt y aller. » Murmura t-elle doucement à son oreille. « Tu vas terriblement nous manquer durant cette semaine. »
- Elle dit vrai. » Ajouta Ron avec un sourire triste. « On pourra plus veiller sur toi. »
Adel se recula doucement de l'étreinte et tapota l'épaule de ses deux amis.
- Vous me manquerez aussi, mais c'est court une semaine. »
Lucinda, en retrait, observait la scène, attendrie. Ceux-là semblaient réellement s'aimer. C'était touchant, d'une certaine façon, mais aussi triste.
#C'est comme si mon Ady allait avoir très mal quand il seront plus là.# Songea t'elle.
- Bon, on doit y aller mon pote. » Dit Ron à contre coeur. « On se revoit dans une semaine. T'enfuis pas entre-temps. »
Ady laissa passer un rire faussement joyeux et serra son ami contre lui. Gêné, Ron se dégagea et attrapa Hermione par le bras. Quand les deux furent sortis, Adel se relaissa tomber sur le lit et attendit que Lucinda le rejoigne.
- Est-ce que tu es malheureuse ? » Demanda t'il subitement en posant un regard voilé sur l'enfant. « Tes parents te manquent, n'est-ce pas ? »
Lucinda hocha la tête en réponse et se blottit contre lui. Certes, elle avait mal de leur absence. Mais Ady lui faisait oublier le manque. Et puis, elle était petite encore. Lucinda est de ces enfants qui, lors d'une perte, ne prennent pas réellement conscience de la réalité. Elle est de ceux qui sourient et s'accrochent desespérement à toute présence rassurante. De ceux qui ne pleurent pas, non pas parce qu'ils n'aimaient pas les disparus, mais parce qu'il ne se rendent pas encore compte de tout ce qu'un "Adieu" implique. Elle est de ces bambins pour qui le traumatisme n'est pas immédiat. De ceux qui souffriront mais des années plus tard, lorsque la douleur ne coupera plus les larmes.
L'enfant leva à peine la tête quand Remus Lupin entra sans frapper, s'attirant un grognement mécontent d'Adel. Doucement, le jeune homme se leva, gardant Lucinda dans ses bras protecteurs.
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Harry toussota en sortant de la cheminée. C'était risible, même Lucinda semblait avoir moins de problême que lui avec la poudre de cheminette. Le pire étant que la jeune fille, moldue jusqu'au bout des ongles, ne connaissait en fait rien de ce moyen de transport. Elle paraissait tout bonnement émerveillé et Adel trouvait que cet air lui allait à ravir. Saisissant sa petite main, il la tira vers lui et tituba jusqu'à l'exterieur.
Remus leur avait expliqué que le réseau de cheminette du chaudron baveur leur premettrait de rejoindre Pré-au-lard. De là, ils rejoindraient tous trois Poudlard. Le lycandrope ne cachait pas sa curiosité vis-à-vis de Lucinda mais avait eu la bonté de ne poser aucune question gênante. Adel se saisit de l'enfant, la prenant dans ses bras, et marcha à la suite de son ancien professeur, un air lui venant en tête. Il fut surpris d'entendre Lucinda se joindre à lui pour chanter, sa petite tête reposant sur son épaule.
-
Il y a tant de vagues et de fumée
Qu'on arrive plus à
distinguer
Le blanc du noir
Et l'énergie du désespoir
Le
téléphone pourra sonner
Il n'y aura plus d'abonné
Et
plus d'idée
Que le silence pour respirer
Recommencer là
où le monde a commencé
Je m'en irai dormir dans
le paradis blanc
Où les nuits sont si longues qu'on en
oublie le temps
Tout seul avec le vent
Comme dans mes rêves
d'enfant
Je m'en irai courir dans le paradis blanc
Loin des
regards de haine
Et des combats de sang
Retrouver les
baleines
Parler aux poissons d'argent
Comme, comme, comme
avant
Y a tant de vagues, et tant d'idées
Qu'on
arrive plus à décider
Le faux du vrai
Et qui
aimer ou condamner
Le jour où j'aurai tout donné
Que
mes claviers seront usés
D'avoir osé
Toujours
vouloir tout essayer
Et recommencer là où le monde a
commencé
Je m'en irai dormir dans le paradis blanc
Où
les manchots s'amusent dès le soleil levant
Et jouent en
nous montrant
Ce que c'est d'être vivant
Je m'en irai
dormir dans le paradis blanc
Où l'air reste si pur
Qu'on
se baigne dedans
A jouer avec le vent
Comme dans mes rêves
d'enfant
Comme, comme, comme avant
Parler aux poissons
Et
jouer avec le vent
Comme dans mes rêves d'enfant
Comme
avant »
Remus, un air sombre, posa son regard sur les deux jeunes. Adel Snape était différent de son père, c'était un fait, mais tous deux se ressemblaient bien plus qu'il ne l'aurait pensé. Visiblement, l'été avait eut raison d'une partie de l'innocence d'Harry. Cette impression ne le quittant pas, le lycan ralentit la marche et vint se poster près deux, sa présence bienveillante détendant les enfants.
Poudlard aparaissait déjà, tirant un vrai sourire d'Adel. Subjugé, l'enfant dans ses bras tendit la tête vers le haut, voulant en découvrir plus. Amusé, Ady secoua ses cheveux verts.
- Poudlard, nous voilà ! » Dit il, enjoué.
Ce à quoi Lucinda répondit, taquine, par un "Poudlard, gare à toi !", approuvé bruyamment par le rire sonore d'Ady.
Chanson : Le Paradis Blanc, interprété par Michel Berger
Hellow encore, quelques réponses aux reviews (en fait, je ne sais plus à qui j'ai rep "). Je fais court, j'ai une entorse à la main, donc je peux pas trop trop m'étendre.
luffynette : Merci pour toutes tes reviews, lire ta progression à chaque chapitre m'a bien fait marrer !
caromadden : Ouiii c'est un signe ! lol, ces "coincidences" ! En tous cas, au moins, je t'ai fais rire ! (Akas happy) Je suis toujours très heureuse de lire tes reviews, merci beaucoup.
666Naku : Mici pour la review, et ouai, parfois, c'est un peu triste. J'ai pas encore trop compris pourquoi mon humour dérape aussi facilement d'ailleurs... Pressé de voir Ady déclarer son amour inconditionel à la maison des Serpents ? Va falloir encore attendre, pour ça :p
lilou : Moi aussi je me demande ce qu'il va se passer pour la gamine... (je sais toujours pas). Et en fait, tu as raison, Harry a peur de s'attacher, de le perdre et tout et tout. A côté de ça, oui, Snape représente pas le père idéal, puis il a été un salaud avec Harry pendant des années, alors bon, niveau confiance, c'est pas du tout ça. Mirci pour ta reviewww !
Elentari Elbereth : Je trouve qu'un parent qui regarde son enfant dormir, silencieux, c'est l'image même de l'amour. Va savoir pourquoi mais c'est pour ça que j'ai utilisé cette image. Contente de pas t'avoir fait fuir xD
rim999 : Micci ! Il garde sa teinte epinard pour le moment, oui. En fait, j'oublie constemment de la lui faire enlever xD
Miss Rogue : Merci Je sais plus si dans celui-là ya du Snape en fait... alors, est-ce qu'il y avait du Snape ? xD
Ewira : Viii Lucinda est trooop mimi hein ! J'ai pensé que la présence d'un enfant, dans une fic comme celle là, permettrait de détendre l'atmosphère et d'attendrir mes lecteurs. Héhé, Lucinda est mon ARME !
Kelly Snape Potter : Les musiques sont là pour ça Pour donner un fond sonore à l'histoire. Le mieux, je crois, c'est de les écouter en lisant les chapitres. Ca vout met dans ma caboche puisque je les écoute en écrivant. Merci pour ta review !!
Mirci Zaika aussi, au passage, dont je suis fada des WOW ! Et merci à TOUS, pour me lire, pour me reviewer, et surtout, pour votre attention ) Je vais fonctionner comme pour "tout seul" et répondre aux reviews dans les chaps, au fur et à mesure, sinon, j'oublie. Valaaa !
