Chapitre 1 - In The Rabbit Hole.

Vexen releva le bas de sa robe et courut après la Clé du Destin, le suivant dans le long couloir immaculé avant de s'arrêter devant la porte de la chambre du plus jeune, à bout de souffle. Le lapin blanc venait d'y entrer et ne daignait pas en sortir apparemment. Dans un grognement et sans vraiment savoir pourquoi il s'inquiétait autant pour le numéro XIII, le Savant Glacial poussa la porte et avança dans la pièce sombre.
Du moins c'est ce qu'il voulut faire avant de remarquer que son pied ne trouva pas de sol. C'est-à-dire rien. Donc le vide. Un hoquet de surprise se bloqua dans sa gorge au moment où il bascula dans l'immense trou noir que constituait le sol de la chambre. Il dut bien tomber pendant une trentaine de seconde avant de se sentir tout d'un coup arrêté dans sa chute. Respirant enfin, le numéro IV baissa les yeux vers sa robe, gonflée comme un parachute, lui promettant une descente lente mais sûre.

- C'est quoi ce bordel ? ROXAS !

Seul l'écho répondit à sa voix saccadée par la peur de la chute et la pointe d'énervement qui commençait à le prendre. S'il avait sut, jamais il n'aurait suivit le blondinet dans le couloir. Frustré, il croisa les bras et balança les pieds comme s'il était sur une balançoire… Avant de se retourner, cul par-dessus tête. Il chuta tellement vite que le temps lui-même semblait s'être accéléré. Pour le coup, Vexen se mit à hurler, cherchant à attraper quelque chose dans le noir impassible. Sans savoir comment, il tira sur une petite ficelle et une lumière chaleureuse enveloppa le trou en même temps que sa robe se regonfla, ralentissant de nouveau sa chute de façon brutale.

- Après une telle dégringolade, les escaliers me paraîtront ridicules… Tiens des livres.

Les murs de ce qui semblait être un immense trou étaient couverts d'étagères supportant des centaines de livres de toutes les couleurs et de lampe aux abat-jours orange. Quelques tables et chaises flottaient à côté de lui et une lumière d'un blanc aveuglant semblait venir d'en dessous, du bout de ce tunnel vertical.

- A cette vitesse je vais bientôt me retrouver… Je me demande s'il y a quelque chose sous Illusiopolis.

Tendant la main vers un livre où était inscrit « Les cœurs et même plus », il se sentit basculer de nouveau en avant et avant même qu'il n'est eut le temps d'ouvrir la bouche pour hurler, il s'étala sur un horrible carrelage rose et blanc sans ressentir aucune douleur. Le livre glissa sur toute la longueur de la pièce vide digne d'une maison de poupée, terminant son voyage contre une immense porte en bois blanc à environ 10 mètre de là.

- Si jamais j'attrape ce sale morveux…

En parlant du loup… Vexen releva la tête au moment où la porte se referma, n'apercevant que l'ombre d'une grande oreille. Pestant contre l'autre blond il se releva et courut pour ouvrir la dite porte, espérant rattraper le fugueur et trouver un moyen de rentrer à Illusiopolis. Quelle ne fut pas sa surprise quand, au lieu d'une autre pièce, il faillit rentrer nez le premier dans une autre porte, d'un bleu fade, suivit d'une au rose pétant, puis d'un violet presque rouge… Qui avait eut l'idée illogique de poser autant de porte à la suite ? Vexen ne s'aperçut du fait qu'elles rapetissaient qu'une fois qu'il dut se mettre à genoux pour ouvrir une petite porte jaune citron. Au bout de la cinquième, le scientifique avant commencé à se lasser de ce petit jeu et se doutait qu'à présent Roxas serait bien loin d'ici qu'il arrive à la dernière.
En parlant du loup… La dernière porte, un minuscule panneau de bois vernis éclatant, s'offrait à sa vue. Pourquoi la dernière ? Et bien il lui était impossible de l'ouvrir.
Énervé, Vexen se redressa et frappa la porte du pied, faisant craquer les gonds dorés. Comment allait-il pouvoir la passer ? Il aurait fallut qu'il fasse la taille d'une ombre, et encore, pour pouvoir espérer passer ne serait-ce que la tête de l'autre côté.
Un bruit métallique le fit se retourner soudainement, remarquant avec stupeur une table de jardin en verre et fer blanc en plein milieu de la pièce. Il y était posé un petit flacon portant pour seul indication une petite étiquette jaunie où était inscrit « Buvez-moi ». Inspectant méticuleusement le liquide transparent aux senteurs fleuries, le savant déduit rapidement de ses observations qu'il n'avait pas vraiment le choix et but d'une traite une bonne moitié de ce que la fiole contenait. Un fourmillement le parcourut des pieds à la tête, une nausée lui retourna le cœur et un mélange de vertige et de fièvre lui donna l'impression que le sol et le plafond échangeaient leur place. Ses paupières se fermèrent et sa main couvrit sa bouche, son visage habituellement si fermé se crispant dans l'espoir de garder son déjeuner.
Il ne fallut pas plus de quelques secondes à cette sensation de malaise pour le quitter, ne lui laissant qu'un vague souvenir de douleur. Rouvrant les yeux avec précaution, le Savant Glacial recula, les yeux écarquillés, un hoquet de surprise coincé dans la gorge. Il devenait sans doute fou. Voilà la seule solution à ce qui se trouvait devant lui, à moins que la fiole ne soit en faîtes un hallucinogène. Voir Marluxia dans les bras de Larxene, comme certaines rumeurs pouvaient le laisser penser, lui aurait sans doute fait le même effet, pourtant il ne s'agissait que d'une porte. Une porte semblant mesurer plus de trois mètres de haut tout à fait identique au minuscule bout de bois vernis qu'il avait presque fracassé d'un coup de pied il y a quelques minutes. Et comme si cela ne lui suffisait pas, il se cogna à une surface dure et froide : Un pied de table mesurant à lui seul deux fois sa taille. Près à s'évanouir, Vexen s'appuya sur le flacon en verre, ne s'étonnant plus de presque pouvoir y entrer, pataugeant dans une flaque de la potion qu'il avait dut laisser tomber.

- Si c'est une blague, je ne trouve pas ça drôle. Non, surtout si…

Ayant levé les yeux sur le plateau de la table, une rage folle prit le scientifique en remarquant une clé perchée bien sagement là où avait dut se trouvé le flacon il y avait peu de temps, quand sa taille lui aurait permit de l'attraper et d'ouvrir cette fichue porte. Pourquoi ne l'avait-il pas vu ? Grognant de frustration, les larmes aux yeux, il céda à une pulsion et envoya balader une petite boîte en forme de cœur d'un coup de pieds énervé… Petite boîte qui semblait être apparut sans prévenir juste à côté de lui. Surpris sans vraiment croire que cela puisse encore être possible, le Simili s'approcha avec la méfiance d'une personne s'étant déjà fait avoir. Il tendit une main hésitante vers le coffret et au moment de le soulever, une ribambelle de petits gâteaux multicolores en tombèrent. Le destin étant apparemment contre lui, son estomac lui rappela qu'à part un rapide petit déjeuner, il n'avait pas put avaler grand-chose ce jour-ci.

- Bon… Je vois pas ce que je peux risquer de plus que… Que de mesurer 15 cm les bras levés.

Le blond prit un premier sablé pour l'examiner, souriant malgré lui à la vue des lettres imprimées sur chacun des petits gâteaux. Les bleus en forment de lune étaient gravés de « Douceur », les petits ronds verts portaient « Mangez-moi », les fleurs roses exhibaient toutes « Savoureux » mais c'est pour un cœur jaune que le Simili craqua, lisant avec un petit sourire les quatre lettres en relief, « Miam ». Ce fut en quelques sortes un bref moment de détente et de futilités, comme il aurait aimé en avoir un million avant de devenir aussi fou qu'il semblait le devenir.
Comme il l'avait imaginé, l'horrible sensation revint mais s'efforçant de garder les yeux ouvert il vit le sol s'éloigner, s'éloigner, s'éloigner… Tant et si bien que le plafond vint à sa rencontre un peu trop brutalement.

- Aïe !

C'est presque blasé que le n°IV devenu géant se frotta la tête et s'accroupit pour ramasser la clé devenu minuscule. Ou du moins essaya. Ses doigts ne parvinrent pas à saisir le petit morceau métallique, nullement aidé par l'énervement qui commençait à reprendre le scientifique. Se prenant sans doute pour Saïx, Vexen grimaça et abattit son poing sur la petite table, qui s'éparpilla en un puzzle irréalisable dans la pièce, emmenant dans son explosion la petite clé, la rendant par la même occasion introuvable. Qui avait bien put avoir l'idée aussi étrange de créer un monde où le petit devenant inaccessible sans raison et le grand immensément géant sans prévenir ? Énervé autant que désespéré et prêt à fondre en larme comme l'aurait fait la vraie Alice à sa place, Vexen se baissa sur la porte devenue presque invisible et la fit sortir de ses gonds d'une pichenette bien placée. Non mais ho ! Une planche collée à un bout de ciment allait faire sa loi ici ?
Sa réflexion mise en marche, à moins que la Destiné ne commença à se lasser de le voir s'énerver et abimer ainsi ce joli mobilier, le blond tâtonna pour trouver la petite fiole et finit par mètre le doigt dessus, ayant l'impression de tenir une fourmi entre ses ongles. Sans hésiter il jeta le petit récipient presque vide entre ses dents et ne laissa même pas le temps au produit de faire effet. Il se précipita sur la porte au moment où la nausée commença à le prendre, priant pour que tout se passent correctement, pour une fois.


Et voilà !

Milles excuses pour le retard, je pensais pouvoir m'en sortir un peu mieux que ça mais les profs ne sont pas toujours très cléments avec nous u.u
En tout cas, j'ai déjà le début du 2ème chapitre et une idée générale de ce que notre pauvre Vexy-chou va subir =D

Merci d'avance pour les reviews *Sourire Colgate*