Point de vue James
Ma semaine passa vite mais elle fut éreintante. Une fois que je lui eus avoué ma vraie nature, Ambre ne me lâcha plus. Elle me posa des questions sur des choses que moi-même je ne m'étais jamais demandé : Comment se faisait-il que nous ne rentrions pas en collision lors des voyages en cheminée ? Comment créait-on le goût des Dragées surprises de Bertie Crochue ?
Je dus chercher partout pour lui trouver des réponses. Ma famille commençait sérieusement à se poser des questions. D'après eux, je n'étais pas ASSEZ sérieux pour être aussi curieux, tout ça pour une ou deux colles… Bon, d'accord, une bonne vingtaine, mais ce n'est pas si grave… Si ?
Bref, je disais qu'Ambre avait une « curiosité » sans fin, en tout cas plus que moi envers le monde moldu. La semaine passa donc assez vite, peut-être trop… Elle allait devoir partir et moi aussi, d'après ce que m'avait dit mon père. L'autre vautour de Rita Skeeter avait laissé tomber parce que des trolls avaient décidé, soi-disant, de lancer une marque de vêtements grande taille.
Le jour de la séparation arriva bien vite et, contrairement à d'habitude, on avait prévu de se voir juste quelques instants avant qu'elle ne parte. Nous n'étions tous les deux pas de grands amateurs des douloureux au revoirs. Je partis donc à 18h de la maison. Elle prenait l'av… avi… quelque chose comme ça, pour rentrer et ça serait rapide, enfin tout est relatif : en transplantant, ça aurait pris l'espace de quelques secondes. Quand j'arrivai, elle m'attendait et j'eus comme une brique dans l'estomac. Je n'allais plus la revoir, l'année prochaine elle convaincrait ses parents de ne pas partir et je ne la verrais plus jamais. Mais j'oubliai toutes ces angoisses quand elle se mit à pleurer et à me serrer dans ses bras. Non, elle reviendrait. Elle me serrait contre elle et je répondis à son étreinte. Elle se pencha à mon oreille et me chuchota :
- Tu vas me manquer, James Potter le sorcier de Loutry Ste Chaspoule.
Elle posa un baiser sur ma joue et partit, les larmes coulant, silencieuses, sur ses joues. Je devais lui dire quelque chose avant qu'elle ne parte.
- Ambre, on se revoit dans un an !
Elle était déjà loin. Peut-être ne m'avait-elle pas entendu. Peut-être que si. Seul le futur nous le dira.
