Blabla : Oh didiou ! Ca fait presque 5 mois que j'ai rien publié. Alors euuh dans l'ordre mes excuses c'est vacances, pas d'inspi, problèmes d'ordi et enfin blocage à la fin de ce chapitre. Ce dernier est d'ailleurs plus long que d'habitude. Donc voilà. Un petit résumé de la semaine qui a suivi le diner. J'espère que ca vous plaira, entre autre j'ai appris que on n'avait pas le droit de répondre au reviews ici et que mon anglais plus que pathétique ne m'a pas permit de répondre personnellement a vos reviews.

Ensuite, j'aimerai rendre hommage à Pierre Bottero, un auteur qui a vraiment changé ma vie, autant que voir plus. Il nous a quittés Dimanche dernier. Donc voilà Merci Pierre.

En espérant que ce chapitre vous plaise. Bonne lecture.

Mione_Cullen

Point de Vue Ambre

Une nouvelle semaine débutait. Depuis le dîner, je passais toutes mes journées au « Terrier » (Al m'a dit que c'était le nom de la maison de sa grand-mère). Chaque journée était meilleure que la précédente. Je découvrais Albus qui, d'ailleurs, avait un nom franchement bizarre. Il est altruiste et d'un humour à pleurer de rire. Chaque jour, je voyais des vitres se nettoyer toutes seules, de la sauce bolognaise sortir de bouts de bois et plein d'autres choses complètement invraisemblables ! Lily me regardait comme si j'étais un démon sorti de son enfer personnel et, d'après les garçons, elle leur faisait la tête. Il semblerait qu'elle ne voit pas tellement ses frères, tant à Poudlard que chez eux, et que les seuls moments où ils passent du temps en famille c'est lors de leurs réunions mensuelles dans leur école et pendant les semaines chez leur grand-mère, alors elle est un peu jalouse. J'espère que ça lui passera. D'après Mrs Potter, oui, alors je ne m'inquiète pas trop.

Aujourd'hui, ils m'ont dit qu'ils me réservaient une surprise de taille. Le problème avec les sorciers, c'est qu'une surprise amusante pour eux est souvent traumatisante pour une Moldue. Je viens de me rendre compte que j'emploie de plus en plus leur langage. Hum, je m'égare. Le fait est que j'étais sur le chemin, à quelques centaines de mètres du Terrier, et que je n'arrivais pas à décider s'il fallait aller les rejoindre ou si j'allais me retrouver avec les cheveux violets attachés avec plein de petits rubans (dur traumatisme ; je refuse d'en reparler).

Finalement, je pris mon courage à deux mains et me dirigeai vers la maison bigarrée. Avec une certaine angoisse, je frappai. Suite à des bruits dignes d'un troupeau d'éléphants, la porte s'ouvrit en grand, manquant de peu de me fracasser le nez. Avant même que je leur signifie qu'ils pourraient faire attention, les garçons m'attrapèrent chacun un bras et me parlèrent dans un mélange confus de « change-toi », « traverse le chemin », « moldue » et de « sorciers en robes », me mirent dans une chambre et dirent d'un commun accord :

« On t'attend dans le salon.

- Hein ?! Quoi ?! J'ai rien compris ! » m'exclamai-je.

Ils étaient déjà partis. Lily passa la tête dans l'entrebâillement de la porte et me dit :

« On va sur le Chemin de Traverse. Il n'y a que des sorciers là-bas. Change-toi pour passer inaperçue. »

Et elle partit sans me laisser le temps de la remercier.

Sur le lit, il y avait une robe de sorcière qui venait d'être achetée, l'étiquette était encore dessus. Ça me gênait énormément que les Potter m'achètent des vêtements comme ça. Je les rembourserais dès que possible. Pour une robe sorcière, elle était plutôt pas mal, dans les tons clairs, assez décolletée et juste cintrée comme il faut. Une fois la robe enfilée, je me regardai dans le miroir. Elle m'allait bien mais je ne porterais pas ça tous les jours. J'allais sortir quand je vis un chapeau, qui semblait aller de pair avec la robe, posé sur la commode.

« Oh non… James !

- Qu'y a-t-il, Ambre de mon cœur ?

- Laisse tomber, ça ne marche pas avec moi. Je dois absolument le mettre ? On se croirait à Halloween », dis-je avec une moue de chien battu.

«Pour vous Halloween c'est se déguiser en sorciers, et sinon ça consiste en quoi ? Finalement, non, je ne veux pas savoir et oui, tu dois le mettre. On porte ça, nous les sorciers. Regarde, j'ai le mien, et Albus a son horrible chapeau vert serpent », dit-il avec une grimace.

« JE T'AI ENTENDU !

-Oups », dit James avec un air pas le moins du monde coupable.

Je poussai un énorme soupir. Toute la famille était devant la cheminée et je repensai à ma robe qui, si je me souvenais, avait coûté 9 Gallions - mais aucune idée de la valeur en livres de la chose.

« Madame Potter, 9 Gallions, ça équivaut à combien de livres ? Je tiens vraiment à vous rembourser la robe.

- Oh non, surtout pas ! Tu sais, mon mari est le héros sauveur du monde des sorciers, et du coup les commerçants passent leur temps à nous envoyer toutes sortes de choses pour dire « Harry Potter porte une de mes robes ». C'est vraiment agaçant, à force. Pour une fois que l'on peut offrir une chose à quelqu'un sans que la presse nous accuse de favoriser certains commerces plutôt que d'autres, on ne va pas se priver, surtout que cette robe est sublime et te va vraiment très bien. Alors je refuse que tu me rembourses. »

Après ce long discours, je ne savais que dire. Je ne pensais pas que Mr Potter était si célèbre que ça. C'est quand même incroyable non ? La seule chose que je pus dire fut :

« Et bien, merci du fond du cœur, alors. Je ne sais pas quoi dire d'autre.

- Alors ne dis rien », me dit Mr Potter, qui s'était énormément radouci depuis notre première et mouvementée rencontre. « Aujourd'hui il y aura Ron et Hermione, sans leurs enfants qui sont chez leurs grands-parents maternels. Je suppose que James t'a parlé d'eux.

- Oui ! Ce sont vos meilleurs amis depuis le combat avec le tro…

- OK », me coupa-t-il. « James t'a vraiment TOUT raconté. Donc ils savent que tu es moldue mais ne connaissent pas tous les détails. Les oreilles indiscrètes sont partout et Ron n'étant pas de la plus grande finesse... hum.

- J'ai compris. Je réponds aux questions sans me vexer et avec discrétion. »

Albus me sourit. Il semblait que j'avais vu juste.

Point de Vue James

Ambre et Albus se regardaient dans le blanc des yeux en se souriant, dans le genre guimauve. C'est qu'elle était mignonne dans sa petite robe de sorcière. Et puis, ils ont le même âge et ils ont l'air de bien s'entendre. C'est décidé, je mettrai ces deux-là ensemble !

Après, je passai une bonne demi-heure à expliquer le fonctionnement de la poudre de cheminette à Ambre et à la convaincre qu'il n'y avait pas de danger à se lancer dans un feu et qu'elle arriverait au bon endroit tant qu'elle prononçait bien. Pour une raison inconnue, mon père lui fit répéter plusieurs fois distinctement sous les rires de Maman. Cette dernière passa en premier, suivie de Lily, grand-mère et Al, puis ce fut au tour d'Ambre, qui me chuchota :

« James… J'ai peur…

- Il n'y a pas de raison, c'est tout simple : tu jettes un peu de poudre de cheminette, tu dis « Chemin de Traverse » et voilà !

- Tu me demande de rentrer dans une cheminée, alors qu'il y a du feu dedans. Je sais qu'il est magique mais si, comme ton balai, ça ne marchait pas ? »

Zut ! Voilà une chose à laquelle je n'avais pas pensé. Et mon père non plus, apparemment. Il réfléchit quelques minutes et dit :

« James, tu rejoins les autres. Nous, on transplane. Au moins, j'ai la certitude que ça marche. Tu te souviens quand Oncle Dudley m'a demandé d'essayer ? Un des plus beaux souvenir de toute ma vie ! »

Mon père aimait bien mon oncle, mais c'était du « je t'aime moi non plus » alors quand, après un transplanage, mon oncle a vomi tout son dîner et est resté cloué au lit toute la soirée… mon père a rit pendant des heures. Je pris la poudre de cheminette et partis rassuré Grand-mère, qui devait déjà s'imaginer les pires scénarios.

Point du Vue Harry

Une fois mon fils parti, j'éteignis le feu d'un coup de baguette. La petite avait plus réfléchi à la question que moi. Il faudrait que j'en discute avec Rolf. Il est langue de plomb et je crois bien qu'il travaille sur l'effet de la magie sur les Moldus. Je me rends compte maintenant que je n'ai presque aucun contact avec la vie moldue et que mes enfants ne connaissent pratiquement rien de ce monde, à part la voiture et quelques petites autres choses… Il faudrait peut-être penser à changer ça.

Ambre semblait gênée par mon silence car elle commença à parler avec un débit plus que rapide :

« Je me demandais si je pouvais... si ça ne vous dérange pas, de... enfin, de me parler de la guerre et tout ça. James ne m'a pas dit grand-chose et je suis curieuse et... Je parle sûrement trop, je dois vous embêter… Je me tais, pardon. »

Je ne savais pas trop si je devais rire ou si ce serait encore pire pour elle. Je choisis donc la troisième option en lui attrapant le bras et en lui expliquant les effets secondaires du transplanage. L'habituelle pression se fit sentir et son bras se resserra autour du mien. En une seconde, nous venions de parcourir plusieurs centaines de kilomètre et, une fois les pieds au sol, Ambre se détacha de moi et vomit tout son petit déjeuner dans la poubelle à côté de laquelle j'avais souhaité arriver. Elle se releva. Elle n'était pas blanche mais carrément verdâtre - le transplanage, ça ne lui réussit pas.

« Plus jamais ça ! Je suis déjà malade dans n'importe quel engin moldu mais là, c'est pire que tout », souffla-t-elle.

Puis elle se mit à mâcher un chewing-gum à la menthe. James et Albus nous observaient avec un regard mi-dégout, mi-pitié alors que Lily avait un petit sourire satisfait. Il faut vraiment que je parle avec Lily. Après tout, c'est de sa mère qu'elle tient cette jalousie, non ? Une fois remise, la petite regarda autour d'elle et se fut une suite de « Ooooh, mon Dieu ! ».

Point de Vue Ambre

C'était complètement incroyable, invraisemblable, dingue. J'étais dans une rue remplie d'étincelles, de créatures étranges dans des cages, qui crachaient du feu ou chantaient d'une voix envoûtante, de vendeurs à la sauvette qui criaient que leurs œufs de serpent et leurs crins de licorne étaient de bonne qualité. Je m'arrêtais à chaque magasin, je rentrais, regardais tout ce que je pouvais en un temps restreint parce que James voulait absolument me traîner au magasin de Quidditch et que de mon côté je voulais TOUT voir. Il partit devant avec son père et Lily. Après que je fus passée à la papeterie et que je me fus acheté (j'avais changé mes livres avec Mr Potter contre de grosses pièces d'or) un kit complet d'écriture avec une magnifique plume de cygne, Albus m'emmena à Fleury et Bott, un magasin rempli de livres du sol au plafond, qui parlaient de voyance, d'histoire de la magie et de plein d'autres sujets qui avaient l'air tout aussi passionnants. Al me promit de me prêter autant de livres que je le voudrais. Nous rejoignîmes ensuite le reste de la famille au magasin de Quidditch. Mr Potter se renseignait déjà sur le tout dernier balai qui venait de sortir pour pouvoir s'en procurer un. Les hommes et le sport ! Et là, Mrs Potter s'extasia devant ce même balai en demandant tout un tas de détails techniques. Tous mes préjugés tombent en morceaux…

Mrs Weasley avait besoin d'un chaudron neuf. Nous entrâmes donc dans un magasin spécialisé avec plein de chaudrons partout. Il y en avait même un en or avec plein de rubis incrustés - allez chercher l'utilité mais bon, impossible n'est pas sorcier (« Rien n'est impossible chez les Possibles ! » … Hum). Pendant que toute la famille allait acheter des biscuits pour hiboux, je restai dehors. J'avais en horreur ces bêtes - ils font vraiment peur. S'en suivit d'insupportables moqueries de James. Parfois, c'est un vrai gamin !

Cependant, je dus arrêter là ma découverte du Chemin de Traverse car l'heure du rendez-vous avec Mr et Mrs Weasley arrivait et que nous devions nous diriger vers le glacier du coin - « Florian Fortarôme Père & Fils », d'après l'enseigne. A une grande table du fond se trouvait un grand homme roux qui était sans aucun doute possible le fils de Molly, et en face de lui une femme aux cheveux châtains qui lisait un épais bouquin - elle devait être Hermione.

Les adultes se dirent bonjour très chaleureusement et Mrs Weasley réprimanda son fils et sa belle-fille parce qu'ils n'étaient pas passés la voir depuis longtemps. Ils tentèrent de s'expliquer en disant qu'ils avaient tous les deux énormément de travail mais elle ne voulait rien entendre. Ensuite nous nous sommes tous assis et je ne sais pas si ce fut un hasard mais je me retrouvais en face d'Hermione et de Ron, qui m'ont tout de suite précisé de les appeler par leurs prénoms au risque de me faire jeter un sort. Je ne sais pas si pour eux c'est une boutade habituelle mais moi, ça m'inquiète légèrement. Ce fut Hermione qui lança l'interrogatoire et, à mon plus grand étonnement, en français :

« Alors comme ça, James s'est entiché d'une Moldue - et française de surcroît... Il ne fait pas les choses à moitié. Je parie que Harry t'en a fait voir de toutes les couleurs avant de t'accepter parce que le discours qu'il nous a tenu comme quoi il avait été accueillant et génial me paraît un peu exagéré. Mes parents sont moldus et j'ai grandi comme toi. Si tu as des questions, je pense être en mesure d'y répondre parce qu'il arrive souvent que Harry oublie des détails de la vie courante des gens comme toi ou mes parents. Il n'a presque plus de contacts avec ton monde, contrairement à moi.

- Hermione chérie… Tu sais qu'on n'a strictement rien compris ? Et depuis quand tu parles le français ?!

- Vous, non, mais elle, si, et c'est ça l'important, Ron. Depuis un certains temps, quand je n'ai rien à faire au bureau, j'apprends parce que je n'ai pas perdu espoir de t'emmener en France.»

J'étais complètement ébahie. C'était le plus long discours en français correct que j'entendais depuis plusieurs semaines, mes grands-parents n'étant pas très prolixes et Al vraiment nul en français. Je lui répondis dans ma langue maternelle :

« Je vois que vous connaissez bien Mr Potter, et en effet il n'a pas été des plus accueillants, au début tout du moins. Maintenant, ils sont vraiment tous géniaux avec moi. C'est une famille formidable et, si vous voulez traînez Monsieur, enfin Ron, en France je peux toujours vous conseiller des endroits. J'ai remarqué qu'ils possédaient une moto... C'est courant chez les sorciers ? Et les dirigeants moldus sont au courant de… tout ça ? »

Elle me sourit, puis répondit à mes questions en précisant que c'était la moto de son parrain et qu'Harry y tenait beaucoup et que les dirigeants moldus étaient pour la plupart au courant mais avaient peu envie de s'y mêler. C'est tout de même fou ! La plupart des gens préfèrent la normalité. Je trouve que tout ce que vivent les Potter au quotidien est tellement plus fascinant !

Pendant que les garçons se plaignaient de, je cite, « ne rien comprendre à tout ce charabia de français à la con », je discutais énormément avec Hermione, qui me parlait beaucoup d'elfes de maison dont elle avait nettement amélioré les conditions de vie parce que, d'après ce qu'elle m'a raconté, les sorciers se comportent souvent comme des gens du Moyen Âge. Puis Mrs Potter nous fit remarquer qu'elle aimerait bien prendre part à la discussion et c'est dans un discours enflammé qu'Hermione nous expliqua qu'elle travaillait encore sur des affaires portant sur les avantages des Sang-Purs. Et puis je perdis le fil. Déjà que j'ai du mal avec la politique moldue, alors si je me mets à la politique sorcière... C'est alors que Lily demanda aux adultes si on pouvait aller se balader tous les quatre. Mais en sortant, quelqu'un nous attendait, et cette rencontre allait être des plus désagréables.

Alors ? Qui est donc cette mystérieuse personne ?

La suite dans 3 semaines environs parce que ma beta est un peu surmené et que je suis a la moitié de mon chapitre.

Petit Poème Marchombre pour Pierre Bottero encore :

L'infinie douleur de celui qui reste,

Comme un pâle reflet de l'infini voyage,

Qui attend celui que part.

Mione_Cullen