Entre 8 :00 et 9 :00
Je sortis à l'extérieur et me rendis à ma voiture, une Mazda 3 toute simple de couleur brun métallique. Je l'adorais, un cadeau de mon père avant mon départ pour le Canada. J'étudiais à Montréal, au Québec, à l'université anglaise Concordia. Tandis qu'Edward allait vraiment beaucoup plus loin que moi, il étudiait au Monash University de l'Australie, ouais, c'était pas la porte à côté.
Je démarrai la voiture et m'engageai sur la route, le trajet me dura 30 minutes, l'avion d'Edward devait atterrir vers 9 :00, donc j'avais menti à Alice du moment de sa surprise, bof! De toute façon, ça ne lui fera pas un peu mal que je la fasse languir encore un peu. Je rigolai intérieurement.
L'aéroport Pierre Elliot Trudeau était à Dorval, dans l'Ouest de l'île de Montréal, on l'appelait le PET, bon, ça faisait cocu à mon avis. Chaque fois c'était pareille, j'avais de la misère à sortir du centre ville, le trafic était infernal à cette heure, mais heureusement on était samedi, donc ça avait été plus facile à quitter les lieux jusqu'à l'autoroute, d'où je roulai jusqu'à l'aéroport.
Sur le chemin je me mis un cd, celui que je préférais. Je chantai à tue tête, ce que je ne faisais pas d'habitude. Edward était la raison à laquelle j'agissais ainsi. Pour la première fois depuis deux ans, nous allons enfin pouvoir nous toucher, nous embrasser et même nous cajoler. Son haleine chaude et son odeur me manquait terriblement. Malgré ma pensée, j'étais concentré sur la route et un fol allié passa en trombe près de ma voiture. Je gueulai à tue tête.
- Espèce de conard!!!
Il était déjà loin et ne m'avait pas entendu, ça c'était sûr, mais ça m'avait fait terriblement du bien, de m'exprimer ainsi. Les chauffards de Montréal commençaient à déteindre sur moi. J'en souris, c'était une belle ville.
À mon arrivé à l'aéroport je cherchai une bonne place où me stationner, après l'avoir trouvé je me rendis à l'intérieur voir le tableau des arrivés. À ma grande surprise l'avion d'Edward avait de l'avance. Je regardai ma montre, il était 8 :35. Zut! Il était déjà arrivé! Je me dirigeai en courant vers les portes de son arrivé et en me mettant sur la pointe des pieds je le cherchai du regard. Je l'aperçus, je me dirigeai vers lui tout sourire, je l'appelai.
- Edward!
Il m'avait entendu, mais il cherchait d'où ça venait. Un couple de Japonais se planta devant moi, je les évitai de peu et fonçai directement vers Edward entrant en collision avec lui. Il me rattrapa de ses bras avant que je ne tombe et me relâcha immédiatement. Quand il s'aperçut que c'était moi qui l'avais frappé, il m'enlaça amoureusement dans ses bras, m'embrassant le dessus du crâne.
- Oh Bella! Comme je suis content de te voir!
Je le serrai fort autour de sa taille de mes bras frêles. Sa douceur m'avait manqué. Je restai un moment collé à lui, respirant l'odeur de sa chemise.
- Tu m'as manqué Edward!
Il me caressa les cheveux et me repoussa doucement pour me contempler.
- Pas plus qu'à moi!
Il me sourit et de ses deux mains il s'empara de mon visage et pencha le sien vers le mien et m'embrassa tendrement et longuement. Ne lâchant pas mon visage il me regarda amoureusement.
- Ses baisers m'ont tellement manqués.
Je lui souris, je m'empourprai. Il remit ce doux baiser à mes lèvres et je le serrai fort dans mes bras, m'accotant la tête sur son torse. Il me caressa le dos et me fit tournoyer en un 360 degrés que je ne m'étais pas attendu. Mes pieds ne touchaient plus à terre. Après qu'il m'ait redéposé, mon cœur battait la chamade.
- Oh Edward!
Il m'embrassa de nouveau.
- Je t'aime Bella!
- Pas plus que moi!
Nous rîmes, car nous disions souvent la même chose. Il prit ma main et se dirigea vers la rangé de boutiques et de restaurants dans l'aéroport.
- Ça te dérange si je mange un morceau?
Il m'embrassa sur le front après s'être arrêté.
- Non pas du tout!
Il sourit et se rendit au Harvey's s'acheter un hamburger déjeuner. Je l'attendis à une table près du comptoir de commande. Il me rejoint avec son plateau rempli de truc gras. Je fis la grimace quand il s'assit.
- Tu vas vraiment manger tout ça?
- Oui, j'ai pas manger depuis plusieurs heures et la bouffe dans les avions est infernal.
À mon avis ça, c'était pire que ce qu'il offrait dans un avion. Il me tendit un café, il me semblait aussi qu'il n'en buvait pas deux.
- Merci! C'est très gentil!
Il me sourit.
- Je n'étais pas pour manger devant ta face sans que tu ne prennes rien. Tu m'as l'air épuisé Bella.
- Je me suis levé tôt.
J'en pris une gorgé, il n'était pas si mal.
- Oh! À cause de moi?
- Ne sois pas idiot! Tu es la plus belle chose qui me soit arrivé aujourd'hui. Oui d'habitude je me lève à 10 :00 le samedi, mais ce n'est pas si grave. Tu en vaux vraiment la peine Edward.
Il rit et se leva un peu pour pouvoir atteindre mes lèvres et colla les siennes pour m'embrasser. Il se replaça et continua son repas. Je finis mon café assez lentement. Edward se leva de table et alla porter son cabaret près de la poubelle. Il vint se placer derrière moi et se pencha par-dessus mon épaule et m'embrassa une autre fois, me tenant par la taille. Une fois son baiser fini, je me levai à mon tour et allai jeter mon verre à la poubelle. Edward me prit la main et au niveau des toilettes il s'arrêta et me contempla.
- Je dois aller là dedans.
Il me pointa la porte des hommes. Je lui souris.
- Moi aussi, mais pas avec toi.
Il rigola, je rigolai aussi. Il bougea ses sourcils de bas en haut.
- Tu sais que ça ne m'aurait pas déplus.
- Allez va! On se rejoint après.
Je le poussai dans le dos vers la toilette. J'entrai à mon tour dans celles des Dames. Je fis une pause pipi et me lavai les mains. Je me regardai dans le miroir et m'essuya une tache près de la joue. Ah Edward! Il m'en avait fourré partout. Je sortis des toilettes, Edward m'attendais dos devant la porte. Doucement je m'approchai et l'attrapai par la taille m'accotant la tête dans son dos. Il prit mes mains et me fit faire volte face, j'étais rendu face à lui. Il m'enlaça, me collant à lui et noua ses doigts derrière mon dos. Il déposa sa joue sur le dessus de ma tête, j'étais bien calé dans son torse.
- Tu m'as vraiment trop manqué Bella.
Il me tourna pour que je me colle à son côté et me tenant par la taille nous nous dirigeâmes vers la sortie. Je le conduisis à ma voiture, il m'empêcha de me rendre côté conducteur et m'arracha les clés.
- Je veux conduire!
Je les lui repris.
- Je ne crois pas que ce soit une bonne idée Edward, tu ne connais même pas le chemin et ni ma voiture d'ailleurs!
- Tu as peur que je te la brise?
Il m'arracha de nouveau les clés après m'avoir souris.
- Non tu roules trop vite, et je ne crois pas qu'elle pourra le supporter.
Je lui repris encore une fois les clés et je continuai.
- Tu ne connais pas le chemin en plus.
Il me les arracha de nouveau et je soupirai.
- Tu me montreras le chemin.
Je vins à nouveau pour lui enlevé le trousseau qu'il leva le bras en l'air brandissant et faisant cliqueter le métal ensemble pour m'empêcher de les prendre. Je grognai et croisai les bras.
