Voici la fin de la fic, mais je vous promet une suite qui se passera un an plus tard mais en plus dune journée

merci de m'avoir lu.



Entre 5 :00 et 7 :00

Edward se dirigea vers les douanes pour s'enregistrer, je l'attendais sur les bancs d'attente, je continuai à rêvasser.

Le diner était enfin arrivé, Alice, Edward et moi nous nous dirigeâmes à la cafétéria. Edward s'assit entre nous deux, merde! Je vais devoir lui faire la converse, où lui, me la faire. Je me penchai par-dessus Edward, devant lui, pour parler à Alice. Je savais très bien que j'aurais pu me pencher derrière lui, mais je le faisais exprès.

- On a quoi comme cours après?

- Math!

Edward me repoussa de sa main sur mon épaule.

- Bella! T'as qu'à regarder sur ton horaire, fait pas exprès pour me faire chier!

J'étais ahuri, il avait deviné mes intentions. Il me regarda.

- Si tu veux, je peux changer de place avec Alice?

- Non ça va Edward!

J'en revenais pas, je venais de refuser la chance qu'il me donnait pour me débarrasser de lui. Je me penchai de nouveau devant Edward. Il soupira.

- Alice, tu mange tes carottes?

Elle me regarda amèrement.

- Oui je vais les manger… Bella! Mais qu'est-ce qui te prends?

- J'ai rien!

Je sortis un bout de papier de mon sac de cours et commençai à griffonner dessus.

Ton frère me fait des yeux et il m'observe sans arrêt et cela m'énerve. Je te comprends maintenant quand tu disais que tes amies te fuyaient.

Je lui passai le bout de papier derrière le dos d'Edward. Elle le prit, le lut, le mit en boule et le lança dans la poubelle au fond du local. Elle ne manqua pas le panier. Elle se pencha, par la suite, derrière son frère pour me parler.

- Je te l'avais dit.

- Dis quoi Alice?

Edward la regarda avec ses yeux pleins de questions.

- Que tu allais énerver Bella.

Je grognai, j'étais furibonde maintenant. Je fusillai mon amie du regard et me penchai de nouveau devant Edward.

- Si j'aurais voulu qu'il le sache, je ne te l'aurais pas écrit.

- Je ne lui ai rien dit de ce que t'as écrit.

- ………

Elle avait raison, je me fermai la trappe. Edward me poussa de nouveau et me regarda intensément.

- T'as écrit quoi?

- Ce n'est pas de tes affaires… Edward!

Il regarda sa sœur.

- Elle a écrit quoi?

- Pas tes affaires.

Il soupira et retourna à son plat.

Edward vint s'assoir à côté de moi, il m'avait sortie de ma pensée en déposant une main sur ma cuisse.

- Y'a plus qu'à attendre.

Il me prit la main et la serra entre ses doigts. Il joua avec ma bague. Au bout de quelques minutes, le frottement de ses doigts sur mon bijou s'arrêta. Je le regardai, il s'était endormis, je souris. La bouche ouverte, il ronflait faiblement. Je partis à mon tour dans un sommeil continuant ma rêvasserie en rêve.

Le diner était fini, Edward marchait toujours à côté de moi et m'observait sans arrêt. Alice avait raison, il était harcelant. Les jours passèrent et les semaines aussi. Edward avait arrêté son manège après que je lui ai fait bien comprendre que je n'étais pas intéressée.

Mais aujourd'hui, notre relation d'amitié changea d'un coup. Certes j'étais tout de même amie avec lui, il était charmant et intéressant. Alice n'était pas à l'école aujourd'hui, elle avait choppé le virus d'Edward de la semaine dernière et du miens de la semaine d'avant. Nous étions seuls à la cafétéria, mais je voulais diner à l'extérieur à cause du rare soleil que nous avions aujourd'hui. Il avait accepté de me suivre. Nos plateaux dans nos mains, nous nous installâmes à une table de pique-nique, un en face de l'autre.

Edward jouait avec sa nourriture, je commençai à manger. Au bout de quelques minutes, il n'avait toujours pas touché à son plat.

- Tu n'as pas faim Edward.

- Non.

- Tu es encore malade.

- Non.

- Mais qu'est-ce que t'as?

- Rien.

Je soupirai, il me cachait quelque chose et peut être aussi à Alice. Il commença à piger dans sa nourriture et la mit dans sa bouche. Je retournai à mon plat. Il me surprit au bout de quelques minutes.

- Tu veux… sortir avec moi?

Il l'avait chuchoté et avait laissé son regard dans son plateau. Je ne savais pas quoi lui répondre. Je voulais être sûr qu'il n'avait pas fait ça avec toutes les amies d'Alice.

- Je ne crois pas que ce soit une bonne idée Edward. D'après Alice, tu fais ça avec toutes ses amies et c'est exactement ce qu'elle voulait éviter que tu me fasses.

Il osa enfin me regarder, son regard arborait soudainement de la tristesse. Je compris que je venais de lui faire de la peine. Sans hésiter je déposai une main sur les siennes qui étaient entrecroisé sur la table. Il baissa les yeux sur ma main, je la retirai immédiatement.

- Je suis désolé Edward, j'ai pas voulu te blesser.

- Alice a raison Bella, je suis ce qu'elle t'a dit, mais je ne le suis pas envers toi.

- Que veux-tu dire?

- Je me sens… protecteur envers toi. Je me sens… obligé de te protéger. Tu es si maladroite et il t'arrive plein de malheurs qui te font mener à l'hôpital. Carlisle te connait par cœur.

Il eut un sourire. Il continua.

- Mais depuis que je suis près de toi, le pourcentage de tes malheurs a diminué. Dis-moi, à quand remonte ta dernière visite à l'hôpital?

Je réfléchis, Edward avait raison. Le nombre de fois où il s'était placé devant moi pour me protéger, était d'une quantité énorme. Je lui en suis très reconnaissante. Je baissai les yeux et je lui répondis.

- À l'été dernier.

Depuis qu'Edward me fréquentait, je n'avais subi aucune blessure et eut aucun malheur. Je redéposai ma main sur les siennes.

- Merci Edward!

- Pour quoi?

- Pour tout ce que tu as fait pour moi. Tu m'as fait réalisé combien tu as été bon envers moi et je suis désolé de t'avoir causé tous ces tords pour te rejeter.

Au fond de moi, je compris qu'Edward était le plus fabuleux des garçons du Lycée et qu'il s'était attaché à moi. Je l'aimais bien et je réalisai et à bien y penser, que j'étais irrévocablement et éperdument tombée amoureuse de lui.

- Oui, Edward, je veux bien devenir ta petite amie.

Je le regardai dans le fond de ses merveilleux yeux verts et il me donna le plus beau des sourires. Il déposa sa main sur ma joue et la caressa de son pouce.

- Merci Bella de m'accepter comme je suis.

Nos regards ne se lâchèrent pas du reste du diner.

Je me réveillai doucement, Edward me contemplait amoureusement. Je lui souris et je baillai de fatigue.

- Il est quelle heure?

- Il faut que j'y aille dans cinq minutes.

Je me levai et il fit de même. Nous nous dirigeâmes vers les portes d'embarquements. Edward déposa ses sacs par terre et déposa sa main sur ma joue et me frotta de son pouce.

- Tu vas me manquer Bella.

Des larmes roulèrent sur mes joues.

- À moi aussi.

- Ne pleure pas, bientôt nous nous reverrons.

- Je sais.

Il essuya mes joues de ses deux mains et déposa un baiser sur mes lèvres et mon front. À l'intercom on appela les passagers de son vol. Il m'embrassa une dernière fois et ramassa ses sacs.

- Je t'aime amour, vivement mon retour dans un an.

Je lui souris et je me remis à pleurer. Edward se dirigea de reculons jusqu'à la porte, ne lâchant pas mon regard du siens. Il me refit ce même sourire que lorsque j'avais acceptée d'être sa petite amie. Les portes des embarcadères se fermèrent derrière lui.