Auteur : Emeraude12
Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas.
Raiting : K
Note : Coucou tout le monde! Un grand merci pour toutes vos reviews qui m'ont fait énormément plaisir ;) Voilà un nouveau chapitre qui j'espère ne vous décevra pas. Il est un peu sentimental (soyez indulgent^^ je ne suis absolument pas une sentimentale en vrai ma soeur pourra vous le confirmer lol, alors j'ai essayé de faire de mon mieux ici), on apprend pas mal de choses sur le quotidien de Tallin depuis qu'elle est orpheline. Dans cet épisode on fait le plein au niveau "sentimental" pour se lancer prochainement dans le compte à rebours infernal de la guerre ^^.
Désolée il est un peu long, j'ai essayé de le couper en deux mais je n'ai pas trouvé où le faire. Gomen'
Bonne lecture à tous!
Les jours défilèrent ainsi selon un même rythme: à l'aube entraînement, la journée recherche pour Urahara et cours pour Tallin, le soir combat sous la supervision d'Urahara.
Tallin commençait à bien maîtriser le katana ce qui facilitait ses combats et qui, par la même occasion rassura Urahara car des Hollows de plus en plus puissants et nombreux se manifestaient, mais ce qui attisa aussi sa curiosité.
Il était curieux, tout comme Tallin, de savoir le pourquoi de cet acharnement et surtout savoir pourquoi ses zanpakutôs disaient qu'elle était « spéciale ». Mais malheureusement pour eux les zanpakutôs n'étaient toujours pas décidés à révéler leur secret.
Le dimanche Urahara décida de rendre visite à son élève, qu'il avait dispensée de force d'entraînement, en fin de matinée en apportant un repas pour qu'ils déjeunent ensemble et pour ne pas qu'elle reste seule chez elle toute la journée.
Il arriva alors devant l'entrée de la maison de Tallin avec son petit panier à la main, puis constatant qu'aucun des zanpakutôs ne montait la garde, il frappa à la porte.
Il attendit quelques secondes puis la porte coulissa, elle fut ouverte par le tigre Tity.
Urahara se marra devant la scène puis se moqua du zanpakutô en le traitant de tigre à tout faire. Quant à Tity, elle rétorqua amusée en lui disant que lui était l'entraîneur à tout faire quand elle vit le panier qu'il tenait en main.
Kisuke commençait à relativement bien s'entendre avec les zanpakutôs de son élève qui semblaient s'être attachés à lui.
- Elle est où Tallin?
- Occupée Mr Bob, répondit Satine du tac au tac pour couper cours à la curiosité du blond.
Il s'installa alors dans le salon et attendit son élève en bavardant et se chamaillant avec les zanpakutôs. Ca faisait déjà bien une demi-heure qu'il attendait et il commençait à s'impatienter.
- Elle fait quoi au juste?
- Elle est occupée, répéta Satine.
- Oui mais occupée à quoi?
- Euh. A dormir.
- C'est ça, je vais te croire le chat, dit-il amusé. Bon je vais voir ce qu'elle fait alors puisque vous ne voulez pas me le dire, dit-il en se levant et en se dirigeant dans le couloir.
- Non, firent les deux zanpakutôs en coeur.
- Je vous déconseille d'aller la voir pour le moment, elle est d'une humeur... euh exécrable, dit Satine.
- Exécrable, s'étonna Urahara, Tallin, d'une humeur exécrable, je demande à voir.
- Elle n'est pas d'une humeur exécrable, n'abuse pas non plus Satine, mais par contre elle est énervée et elle nous a dit quand on vous a senti arrivé qu'elle descendrait vous voir quand elle se sera calmée parce qu'elle ne veut pas être désagréable avec vous comme la dernière fois où elle vous a mal parlé.
- Ok, acquiesça Kisuke compréhensif. Pourquoi elle est énervée?
- Privé coco, dit Satine.
- Bon bah je vais voir ce qu'elle a alors, dit-il en reprenant sa route.
- Non!
Urahara se dirigea quand même dans le couloir, suivit des deux zanpakutôs qui tentaient de l'arrêter. Il commença alors à se diriger vers le fond de la longue allée, dont à chacun de ses côtés se trouvaient plusieurs pièces closes, pour rejoindre la chambre de son élève.
Mais il s'arrêta avant la fin du couloir quand il vit l'une des pièces normalement fermée ouverte, il s'y dirigea alors et vit qu'elle était en plein chantier.
Il y avait de la tapisserie arrachée, par terre dans un coin, en plein milieu de la pièce tous les meubles bâchés puis dans un autre coin de la pièce une échelle avec au pied un pot de peinture du même beige que la tapisserie arrachée.
Il vit ensuite le mur qui avait commencé à être peint, et en déduit donc l'activité du dimanche de son élève.
- Elle est où?
- En haut, se résigna Satine perchée sur le dos de Tity qui se dirigeait vers la fenêtre qui offrait une belle vue sur le jardin.
- C'est où en haut, demanda-t-il incompréhensif.
- Là, continua Satine en levant une patte vers un arbre qui se trouvait en face de la fenêtre.
Kisuke s'approcha alors de la fenêtre pour voir la direction que montrait la patte du chat puis à première vue ne vit rien d'autre que l'énorme arbre. Il sortit alors par la fenêtre puis alla au pied de l'arbre pour avoir une meilleure vue.
Il vit son élève, en effet en haut. Elle était perchée au sommet d'un très grand arbre, allongée sur une branche.
Sa position étonna Kisuke, elle était couchée sur le côté droit les jambes pliées légèrement, le bras droit replié en équerre et sur sa main droite reposait sa main gauche sur le dos de laquelle reposait sa tête. Il se demandait comment elle pouvait être installée, et visiblement aisément installée, sur une branche d'arbre.
- Il est lourd quand même, elle n'est même pas habillée, remarqua Tity.
Il l'appela alors voyant qu'elle n'avait apparemment pas capté sa présence vu qu'elle n'avait pas bronché d'un poil.
- Ohé le chaton, tu descends, continua-t-il alors voyant qu'elle n'avait toujours pas bougé.
Tallin, quand elle entendit enfin Kisuke, pencha légèrement la tête à côté de la branche ce qui fit glisser dans le vide sa longue chevelure mouillée, pour voir ce qu'il voulait, mais elle ne vit personne.
Elle se redressa alors et s'agenouilla, à sa manière, soit ses fesses reposant sur la branche et non sur ses pieds qui étaient, eux, décalés de part et d'autre de son derrière, puis elle se pencha à nouveau pour mieux voir.
- Bouh!
Tallin poussa un petit cri aigu de frayeur et dans son sursaut glissa de la branche.
Elle se rattrapa de justesse à celle-ci d'un bras, puis regrimpa sur la branche avec facilité.
- Purée, vous m'avez fait peur, vous voulez ma mort ou quoi, dit-elle sur un ton neutre ce qui étonna Kisuke s'attendant à une nouvelle agression verbale.
- Ah ouais t'es un vrai chaton, fit Kisuke ébahi, ne faisant mine de ce que venait de dire son élève, en constatant l'agilité de celle-ci dans les arbres.
Tallin reprit sa position sur la branche.
Puis Kisuke ne constata que maintenant, après avoir pu observer les longs cheveux acajou de son élève dégoulinant dans son dos, qu'elle ne portait que des sous-vêtements.
Malgré son embarras devant cette nudité, il ne put s'empêcher de la relooker, bien qu'il avait déjà pu constater la perfection de son corps lorsque celle-ci était sortie de l'eau il y a quelques jours.
Tallin qui était de profil à son entraîneur, tourna la tête vers lui avec curiosité.
- Vous avez grimpez jusqu'ici, s'étonna Tallin.
Celle-ci ne semblait, contrairement à son entraîneur, absolument pas perturbée par sa tenue. A se demander même si elle était consciente qu'elle était presque nue.
- Pourquoi tu n'es pas habillée?
- Je suis habillée, affirma-t-elle toute étonnée.
- Tu es en sous-vêtements là, Tallin. Tiens mets ça, dit-il en commençant à ôter son manteau.
- Non non, ça va. Merci. Je n'ai pas froid.
- Peut-être, mais mets-le quand même, dit-il en s'approchant d'elle pour lui poser sur les épaules.
Elle bondit sur ses jambes pour se mettre debout sur la branche et esquiver l'habit.
- Mais j'ai chaud, protesta-t-elle timidement ne comprenant apparemment pas où était le mal.
Il la fixa un instant et la voir dans cette tenue avec les cheveux en bataille collant négligemment à sa peau du fait de leur humidité, lui donna l'impression de se trouver face à une sauvage non civilisée. Puis après une courte réflexion, il songea qu'en réalité ce n'était pas qu'une impression, cette fille était véritablement une sauvage.
- Ce n'est pas une question de chaud Tallin. C'est une question de tenue. Tu ne peux pas être aussi dévêtue devant un homme.
Elle baissa la tête pour regarder sa tenue avec curiosité puis releva les yeux vers Urahara tristement.
- C'est impoli, demanda-t-elle innocemment avec une petite voix incertaine toujours des larmes qui coulaient sur ses joues.
Kisuke sourit amusé par la candeur et l'ignorance des règles de vie de son élève.
- Oui voilà... c'est impoli, mentit-il en s'approchant et en déposant le manteau sur les épaules de Tallin.
- Être obligée de porter des manteaux pour être polie, c'est nul, soupira-t-elle en s'agenouillant à nouveau sur la branche. Vous avez grimpez vite quand même, remarqua Tallin en s'essuyant les joues.
- Et le Shunpo, lui rappela Kisuke en s'asseyant à son tour sur la branche. Attends. Tu veux dire que tu as grimpé jusqu'ici??
- J'avais oublié le Shunpo, dit-elle en attrapant dans ses bras ses jambes repliées contre son buste.
- Ok, ça confirme bien que tu es un chaton, dit-il amusé et stupéfait.
- Chaton? Pourquoi chaton et pas chat, je suis pas un bébé, rouspéta-t-elle gentiment en quittant du regard son interlocuteur pour poser sa joue sur ses genoux.
- Les chatons sont plus attachants. Et beaucoup plus mignons que les chats aussi, informa Kisuke, tu devrais t'en réjouir.
Tu es énervée alors, tes zanpakutôs m'ont dit?
- Oui, répondit-elle alors que la question relança l'écoulement de ses larmes.
- J'en déduis que tu luttes pour te maîtriser là, vu que tu sembles calme.
- Oui.
- Ok je vais éviter de t'énerver alors je n'ai pas envie de me faire étriper, se moqua-t-il.
Tallin se tourna vers lui en souriant, amusée par l'éternelle moquerie de son entraîneur, malgré qu'elle s'était carrément mise à pleurer.
- Pourquoi t'es énervée?
- Pour rien, dit-elle en laissant tomber l'une de ses jambes dans le vide et ne laissant plus qu'une de ses jambes repliée sur l'arbre.
Urahara la regardait sans piper mots, puis constata l'état de nervosité de son élève en la voyant balancer sa jambe dans le vide. Après un long blanc Urahara rompit le silence.
- Tu ne rigoles pas aujourd'hui?
Tallin secoua la tête qui était encore appuyée sur sa jambe. Ce mouvement fit tomber le manteau posé sur ses épaules qui ne lui servait absolument à rien étant donné qu'il ne masquait rien de la partie de son corps qui faisait face à Urahara.
Elle s'apprêtait à aller le chercher mais Kisuke lui dit que ce n'était pas grave étant donné qu'il ne servait à rien. Tallin se remit dans sa position en silence.
- Tu ne parles pas non plus?
Elle secoua de nouveau la tête.
Elle eut soudain un flash, puis fronça les sourcils semblant embarrassée et leva ensuite ses yeux vers Kisuke avec un petit sourire éteint.
- Bonjour Kisuke, dit-elle alors qu'elle s'aperçut qu'elle ne l'avait même pas saluer à son arrivée.
Il lui sourit amusé et put constater que les yeux de son élève étaient redevenus gris.
« Comment ça se fait que ses yeux changent de couleur comme ça, s'intrigua-t-il. »
- Pourquoi tu pleures?
- Parce que je suis énervée, dit-elle doucement en reposant sa tête sur son genoux.
- Et comme tu ne peux pas te défouler tu pleures?
- Peut être, répondit-elle d'un haussement d'épaules.
- Pourquoi tu ne peins plus alors, ça défoule ça non?
- Non, ça m'énerve plus qu'autre chose en fait, expliqua-t-elle d'une voix faible.
Constatant que son élève pleurait toujours il décida de changer de sujet en attendant qu'elle se calme.
- Pourquoi tu as grimpé dans l'arbre?
- Parce que j'aime bien être dans les arbres... j'adore la nature, et quand on est dans les arbres on se sent en communion avec la nature.
- Ah, se réjouit Urahara, une amoureuse de la nature c'est cool ça, j'adore la nature aussi.
Elle lui sourit.
- Tu dois être bien avec un si beau jardin.
- Hum, lui confirma-t-elle.
- C'est toi qui l'entretiens?
- Ouais... mais c'est fatiguant, dit-elle dans un soupir. Tailler les arbres, tondre la pelouse, l'arroser à l'arrosoir, ratisser, pff...
- Pourquoi tu n'engages pas de jardinier si c'est si fatiguant?
- Parce que je ne peux pas.
Kisuke comprit qu'elle n'en avait sûrement pas les moyens vu qu'à ce qu'il avait pu comprendre elle ne travaillait pas, il se demanda alors de quoi elle vivait, mais n'osa pas demander vu l'état de Tallin.
- Si j'avais les moyens j'aurai déjà engagé quelqu'un pour, en priorité, remettre cette maison sur pieds... expliqua-t-elle la gorge nouée.
- Sur pieds, s'amusa Urahara.
- Oui... elle est toute pourrie, dit-elle en pleurant à chaudes larmes, ça m'a saoulé. Si maman voyait dans quel état est devenue sa maison elle serait vraiment déçue... tout par en ruine ici, dit-elle en s'essuyant les joues à maintes reprises mais elles s'inondèrent à nouveau de larmes instantanément.
"C'est donc ça qui la met dans un tel état de rogne."
Kisuke bondit alors aux côtés de son élève.
Se tenant debout dans le vide, à côté de Tallin qui lui était de profil, il passa alors ses bras autour de l'épaule opposée à lui pour enlacer Tallin qui déposa alors sa tête contre le torse ferme de son entraîneur.
- Ca m'a saoulé... je ne suis qu'une bonne à rien, je ne suis même pas capable de conserver en état la seule chose qui reste de ma famille dans ce monde...
Elle sanglota un moment, puis continua:
- Je suis vraiment nulle... Cette maison je la considère un peu comme la tombe de ma famille. Puisque leurs corps ont disparu ils n'ont pas de véritable tombe où je peux leur rendre hommage, alors j'avais décidé d'entretenir cette maison en leur mémoire, et... et je fais n'importe quoi... je suis incapable de leur rendre hommage correctement, dit-elle en sanglot alors qu'elle ressentit comme une violente déchirure saisir son coeur. J'en suis sûre qu'en plus ils n'en veulent même pas de mon hommage...
Kisuke qui eut un pincement au coeur en constatant la détresse de son élève, et ne sachant quoi lui dire, se contenta de la serrer dans ses bras.
Tallin soupira en essuyant sa joue libre.
- En plus d'être indigne, je suis une mauviette qui passe son temps à pleurnicher, pesta-t-elle, on dirait une dépressive!
- Tu ne peux pas arrêter de te rabaisser comme ça Tallin, tu ne peux pas essayer de voir le bien un peu aussi chez toi!
- C'est dur de voir quelque chose d'inexistant.
- D'existant, rectifia-t-il.
Tallin se desserra puis se tourna en s'agenouillant face à son entraîneur qui retira alors ses bras.
"Elle ne voit vraiment pas où est le mal d'être presque nue devant un homme, se désespéra-t-il quand elle prit cette position."
- Vous dites ça parce que vous ne me connaissez pas, assura-t-elle d'une voix dans laquelle on pouvait ressentir un profond sentiment d'amertume et de dégoût envers elle-même.
- Je ne te connais pas, c'est nouveau ça?
- Vous me connaissez aujourd'hui mais vous ne connaissez pas mon passé.
- Certes, mais il n'y a pas besoin de connaître le passé d'une personne pour voir ses qualités.
Ils restèrent silencieux un moment.
- Ah ouais, vous avez raison en fait, dit-elle après réflexion avec un léger sourire terni.
- Toujours, se venta Kisuke en pointant son éventail sur son torse.
Elle soupira à nouveau en essuyant ses yeux ainsi que ses joues, pour tenter d'évacuer toute sa peine. Elle se redressa ensuite sur l'arbre, laissant une vue un peu embarrassante à Kisuke qui soupira puis remonta d'un étage de manière à faire face à Tallin.
- Merci, fit-elle alors reconnaissante.
- Pour quoi?
- D'avoir écouté mes lamentations ridicules, ça fait du bien d'extérioriser, même si ça ne résout rien, grâce à vous je me sens mieux maintenant. Désolée aussi de vous faire supporter mes humeurs encore une fois, je ne suis qu'une sale égoïste.
- Tu ne m'as rien fait supporter du tout Tallin, et arrête de t'auto-critiquer sinon je vais finir par te tuer je crois.
- Ce ne serait pas plus mal, songea-t-elle le regard fuyant dans le vide.
Urahara fut choqué en entendant cette réplique, il allait alors ouvrir la bouche pour parler mais n'eut pas le temps de prononcer un mot car son élève sauta de la branche... dans le vide!!
Il ouvrit de grands yeux choqués. Inquiet et craignant le pire il suivit alors du regard la trajectoire de son élève avant de la rejoindre au Shunpo pour la rattraper, mais la vit finalement atterrir sur une branche en dessous.
Il poussa alors un soupir de soulagement.
Tallin continua son parcours en sautant de branche en branche pour finir par atterrir au sol.
Urahara qui usa du Shunpo pour redescendre, l'attendait de pieds fermes au sol.
- Ca t'amuses de sauter de branche en branche comme ça, demanda Kisuke sur un ton grondeur et froid.
- Ouais, fit-elle le plus naturellement du monde en achevant son dernier bond pour faire un atterrissage tout en élégance et légèreté sur l'herbe.
- En plus tu fais ça pieds nus, t'es inconsciente ou quoi?!!
- Mais... dit-elle craintive en voyant l'air sévère de son entraîneur, mais j'ai l'habitude, expliqua-t-elle avec réserve en baissant la tête. Pardon si je vous ai fait peur, ce n'était pas mon intention, je n'ai pas...
Urahara secoua la tête pour se remettre de sa peur.
- Ca va, ça va, c'est bon. Tu m'as fait peur idiote! Tu es une vraie sauvageonne toi, continua-t-il moqueur en ébouriffant les cheveux de son élève. En même temps ce n'est pas si étonnant vu que l'un de tes zanpakutôs est un tigre, il doit te déteindre dessus avec son côté sauvage et félin.
Il ramassa alors son manteau au sol, tout en se rappelant que le premier jour où il l'avait vu se battre elle semblait planer dans les airs de la même manière que dans cet arbre, et avait fait ces mêmes bonds sur les têtes des Hollows, il semblerait en effet que bondir partout comme ça était une habitude chez son élève.
Il était estomaqué en réalisant que les bonds qu'elle faisait pendant son combat, elle les faisait par ses propres capacités d'humaines et non avec le Shunpo qu'elle ne connaissait même pas encore.
- Bon aller viens le chaton, je vais t'aider à faire ta peinture.
Ils entrèrent alors dans la pièce en travaux, puis Tallin alla chercher un deuxième rouleau.
- Vous ne voulez pas changer votre haut pour peindre?
- Pourquoi, tu as de quoi me passer pour me changer?
- Je ne sais pas, dit-elle en haussant les épaules, je vais voir, peut-être que maman a gardé quelques vêtements de son mari.
"Son mari, s'étonna Kisuke"
Tallin revint dans la pièce en train d'examiner, les sourcils froncés, un vêtement tendu devant elle.
- Y a ça mais je ne sais pas si c'est un vêtement d'homme, dit-elle en tendant un polo noir à manche courte.
- Tu as déjà vu une femme habillée en polo toi, se moqua Urahara en enlevant son bob, son manteau puis la veste de son kimono.
- Euh, fit Tallin intimidée en voyant le torse nu imberbe, très musclé mais finement dessiné, de Kisuke. Je n'ai jamais fait gaffe, continua-t-elle en prenant les vêtements de son entraîneur et en lui tendant le polo. Vous êtes impoli alors, demanda Tallin timidement.
Kisuke sur le coup incompréhensif vis à vis de cette remarque, comprit finalement qu'elle disait ça car plus tôt il lui avait laissé entendre qu'être dévêtu devant une personne de sexe opposé était impoli.
Il lui sourit alors, amusé par ce que l'on aurait pu qualifier d'insolence chez une personne civilisée, mais qui, chez Tallin, relevait plutôt de la candeur.
Elle sortit alors de la pièce pour aller poser les habits de son entraîneur dans le salon et en profita pour expliquer à ses zanpakutôs qu'elle allait finir la peinture avec son aide.
- Habille-toi, maîtresse, dit Tity.
- C'est si impoli que ça, demanda-t-elle confuse.
- Ce n'est pas impoli, c'est juste que les hommes ont des idées tordues, s'amusa Satine.
- Des idées tordues, demanda Tallin incompréhensive.
- File dans ta chambre enfiler un tee-shirt va, coupa Tity.
Tallin obéit et alla se chercher un vieux tee-shirt large qui lui descendait jusqu'en haut des cuisses, puis rejoignit son entraîneur.
- Pile à ma taille, se réjouit Urahara quand son élève revint dans la pièce.
Le polo noir n'était pas moulant mais assez cintré, ce qui mettait en valeur les épaules ni trop larges ni trop étroites d'Urahara. De plus la couleur noir du vêtement contrastait avec sa peau pâle légèrement halée, et sa chevelure blonde.
- Vous devriez vous habiller comme ça plus souvent, ça vous va plutôt bien les vrais habits.
Kisuke sourit.
- Merci. Et les kimonos ce ne sont pas de vrais habits, s'amusa Urahara.
Ils se mirent ensuite au travail. Kisuke put constater à son grand plaisir que Tallin s'était habillée, car bien qu'il essayait de passer outre cette quasi-nudité il était difficile de ne pas admirer le corps parfait de son élève. Il put également constater que celle-ci avait l'air tracassée depuis qu'elle était revenue du salon.
- Qu'est ce qui te préoccupe?
Tallin répondit, égale à elle-même, en tout honnêteté à la question.
- C'est quoi des idées tordues, demanda-t-elle innocemment et curieusement. Vu que vous êtes un homme vous devriez savoir, non?
- Hein?!!
- Satine et Tity m'ont dit que je devais m'habiller parce que les hommes ont des idées tordues.
Kisuke ferma les yeux et secoua la tête.
- Vous avez des idées tordues Kisuke? C'est quoi??
Il lui sourit en se grattant les cheveux, un peu embarrassé.
- Ah, c'est indiscret, dit-elle en constatant le tracas de son entraîneur. Désolée si je suis encore impolie, dit-elle avec sa petite voix d'enfant.
Tu n'es pas impolie, c'est juste que tu dis tout ce qui te passe par la tête, c'est un peu... euh...
- Nul? Tenta Tallin.
- Mais non, ditil amusé. Déstabilisant, plutôt. Pourquoi tu ne remets pas de la tapisserie, demanda Kisuke pour changer de sujets en trempant son rouleau dans la peinture.
- Euh, fit Tallin embarrassée, c'est trop cher.
- Je peux te poser une question indiscrète.
Tallin lui lança un sourire craintif en hochant la tête légèrement.
- Tu vies de quoi?
- D'amour et d'eau fraîche, lui répondit-elle du tac au tac avec un léger sourire.
- C'était donc trop indiscret, en déduit Urahara amusé. D'amour alors, tu as...
- Non, le coupa-t-elle avec un sourire, c'était ironique, c'est une expression et vu comme la question était formulée, la réponse était toute trouvée, dit-elle amusée.
"Pff, soupira Urahara, je m'adresse à elle comme si c'était une enfant car elle a une tête et une voix de gamine, alors qu'elle est assez évoluée, je ne sais vraiment pas comment m'y prendre avec cette fille. C'est déstabilisant...encore une fois."
- Tu travailles?
Tallin continua sa peinture puis s'apprêta à répondre mais Kisuke prit la parole à nouveau.
- Ah bah non tu n'es même pas majeure.
- C'est ce que j'allais vous dire, informa-t-elle souriante en grimpant sur l'escabeau pour peindre le haut du mur.
Ils continuèrent de peindre en silence.
- Tu es mannequin, demanda alors Urahara.
Tallin ne put s'empêcher de rigoler.
Elle sauta alors du haut de l'escabeau puis elle atterrit avec légèreté au sol pour remettre de la peinture sur son rouleau.
- Il y a des marches sur ton échelle je te rappelle, dit-il amusé en voyant les attitudes instinctives et animales que son élève a de bondir partout. Bon alors c'est en étant mannequin que tu gagnes de l'argent?
- Mannequin?! s'amusa Tallin. Moi mannequin? Vous avez de drôles d'idées quand même, se moqua-t-elle semblant retrouver une humeur joyeuse, ah mais oui, voilà, c'est ça les idées tordues... Mais... par contre je ne comprends pas, dit-elle en posant un index sur ses lèvres, c'est quoi le rapport entre...
- Laisse tomber va, la coupa Kisuke amusé. Dis-moi plutôt pourquoi ce serai une drôle d'idée?
- Parce que déjà je n'aime pas être confronter aux regards des autres, expliqua-t-elle en secouant la tête, et puis vous m'avez bien vu là, dit-elle amusée en remontent sur l'escabeau. Les mannequins, eux, ils sont beaux et ils...
- Ah... tu n'es pas belle toi?
- Non.
Urahara haussa un sourcil amusé et désespéré par l'image relativement négative que son élève avait d'elle même.
- J'ai une bourse.
- Hein?
- Je touche une bourse en tant qu'étudiante, c'est comme ça que j'arrive à payer la peinture par exemple.
- A ce que je me souviens les bourses ne sont pas énormes. Comment tu fais pour te payer à manger, payer l'eau, l'électricité, les taxes et tout ça?
- Ca vous intéresse tant que ça, demanda Tallin étonnée.
- Ouais.
- Bon, fit-elle résignée. Les taxes bah je les paie et ça prend presque toute la bourse, c'est nul. Ensuite je ne paie pas l'eau parce qu'il y a un puis dans le jardin, l'électricité pas beaucoup parce que je ne me sers presque pas de lumière et puisqu'il n'y a pas de télé ou des trucs comme ça...
- Et le chauffage. Il commence à faire froid maintenant, quoique tu n'as pas l'air très frileuse.
- Il y a la cheminée.
- Vous n'aviez pas beaucoup de moyens avec ta famille, demanda-t-il alors en constatant qu'ils semblaient se contenter du strict minimum.
- Je ne sais pas, je ne me rappelle plus, mais ça en fait c'était la maison de campagne on y venait l'été ou vite fait au printemps pour pique-niquer.
- Ok. Tu dis qu'avec les taxes il ne te reste plus beaucoup d'argent, tu paies comment ta nourriture, tes habits, la peinture aussi?
- La nourriture je paie juste mes tickets repas le midi pour manger à la fac, pour les autres repas je mange ici.
- Tu es sûre que tu manges, demanda-t-il suspect en se rappelant le petit appétit de son élève.
- Oui. Enfin non, euh pas tout le temps en fait. Je n'ai pas souvent faim, mais je mange, lui assura-t-elle. J'achète juste du lait et du thé, sinon je mange des fruits et légumes qu'il y a dans le potager ou les arbres fruitiers, et je mange du poisson aussi que je pêche dans la rivière au fond du jardin.
- Toute à l'heure je me moquais de toi en disant que tu étais une sauvageonne, mais t'en es vraiment une en fait, s'amusa Urahara.
Elle lui sourit.
- J'aimerai bien te voir pêcher un de ces jours, ça doit être assez marrant, continua-t-il dans son amusement.
Ils décidèrent alors de faire une pause quand ils finirent la première moitié de la pièce. Ils sortirent alors dehors pour respirer l'air frais car la peinture sentait fort. Ils s'installèrent au pied d'un cerisier cette fois-ci.
- Combien de temps ça fait que tu vies seule comme ça, demanda-t-il un peu curieux car son mode de vie ne semblait pas très supportable.
- Euh, hésita-t-elle alors que de la tristesse réapparut sur son visage. Environ huit ans.
Urahara ouvrit de grands yeux, effaré puis soupira en secouant la tête, ne se remettant pas de cette nouvelle.
- Huit ans! s'exclama-t-il alors. Tu vies seule depuis huit ans?! Depuis que t'as neuf ans alors.
- Je n'étais pas vraiment seule au départ. Il y avait une voisine qui m'aidait et qui m'a apprit comment régler tous les trucs nuls comme par exemple les factures.
- Elle ne t'aide plus?
- Elle est décédée il y a sept ans, elle était âgée, dit Tallin bouleversée.
- Alors t'as grandit toute seule, tu t'es élevée toute seule, tu as fais tes études toute seule, en plus à l'adolescence les filles ont besoin de leur mère, songea-t-il...
- Pourquoi plus à l'adolescence, s'étonna Tallin, c'est tout le temps qu'on a besoin de notre mère, susurra-t-elle d'une voix attristée.
Kisuke la regarda peiné pour elle, et se demanda comment son élève avait fait pour surmonter toutes ces épreuves seules. Il songea que cette enfance douloureuse devait forcément lui avoir laissé des séquelles dans sa personnalité.
- Le mari de ta mère, ce n'était pas ton père?
Tallin le fixa inquisitrice et agacée par la question.
- Toute à l'heure t'as dit "son mari", se justifia Kisuke.
- Vous êtes vraiment curieux vous, râla Tallin.
Urahara s'amusa de la franchise de son élève.
- C'est soit disant mon père oui, mais je ne le considère pas comme tel.
- C'est pour ça que tu ne parles que de la mort de ta mère et pas celle de ton père?
Tallin soupira visiblement agacée de parler de sa vie comme ça mais elle répondit quand même.
- Je ne parle pas de sa mort parce qu'il n'est pas mort, enfin pas que sache en tout cas.
- Il est encore vivant?! Pourquoi tu ne vies pas avec ton père alors.
Je vous l'ai dit, expliqua-t-elle doucement, je ne le considère pas comme mon père, je ne l'aime pas en fait, ce n'est qu'un abruti.
« Oula! Un abruti carrément, s'intrigua-t-il surpris. C'est la première fois que je l'entends dire quelque chose de négatif sur quelqu'un, et qui plus est son père... »
- Et tu préfères vivre seule, demanda-t-il alors.
- Je ne sais même pas où il est, et lui non plus ne sait pas où je suis puisqu'il s'en moque. Et puis de toute façon, mieux vaut être seule que mal accompagnée.
Cette phrase jeta un blanc. Kisuke voulut en savoir plus mais s'abstint finalement en voyant que ce sujet semblait peiner et agacer au plus haut point son élève. Il changea alors de sujet.
- T'aimes bien les cerisiers?
- Ouais!!! répondit-elle radieuse.
Kisuke sourit devant la mine soudainement rayonnante de son élève et pensa qu'elle devait vraiment aimer vu le changement instantané d'expression.
- C'est pour ça alors ton parfum?
- Mon parfum, s'étonna-t-elle. Je ne mets pas de parfum.
- D'ailleurs j'y pense là ça doit te coûter cher aussi d'entretenir tes cheveux vu comme ils sont beaux tu dois en prendre soin, j'ai une amie qui se ruine avec des produits de soins, tu fais comment toi?
Tallin sourit en entendant cela.
- Je les lave, répondit-elle amusée par la question.
- Ah bon, dit-il avec ironie. Je sais bien que tu te les lave mais avec quoi?
- Bah avec le même produit que j'utilise pour me laver. Gel douche arôme fleurs de cerisiers si vous voulez tout savoir, continua-t-elle moqueuse. C'est ma mamie qui m'a appris à faire le savon en utilisant les fleurs de cerisiers du jardin, ajouta-t-elle avec des yeux soudainement pétillants.
« Elle sembla apprécier sa grand-mère tout autant qu'elle semble détester son père, constata Kisuke étonné. »
Ils discutèrent ainsi longuement puis retournèrent achever la peinture.
A la demande d'Urahara, Tallin, avec ses deux animaux, lui fit visiter l'immense jardin de sa maison, ainsi que le potager, il eut par en plus de la visite droit au descriptif de tous les arbres et fruits et légumes qui se trouvaient chez elle.
Kisuke fut amusé de voir la passion flagrante de Tallin pour le jardinage vu la fougue qu'elle mettait dans cette visite guidée.
Puis ils finirent enfin la visite par la rivière au bord de laquelle se trouvait encore des cerisiers. Ils s'installèrent alors ici pour déjeuner.
Ils passèrent ensuite l'après-midi à discuter au bord de l'eau au pied du cerisier pour Kisuke et les deux zanpakutôs, et perchée sur une branche pour son élève.
Tallin protesta souvent car ils ne parlaient toujours que d'elle et jamais de son entraîneur, mais celui-ci ne fit mine de cette contestation et continua son interrogatoire pour en savoir plus sur son élève intrigante.
- Entre tes cours et tes devoirs, les combats et entraînements, et l'entretien de ta maison ça ne te laisse pas énormément de temps libre pour te détendre.
- Bah si, regardez, je me détends là.
- Tu te détends parce que je suis là et parce que je t'ai forcé à te reposer aujourd'hui. Et puis quand je dis te détendre je te parle de t'amuser, de faire des choses qui te passionnent.
Urahara leva les yeux pour voir son élève.
- A moins que marcher sur une branche pour faire des numéros d'équilibriste te passionne, se moqua-t-il en voyant qu'elle faisait des allers retours sur une branche.
Elle s'agenouilla alors sur le bout de la branche et se pencha pour voir son entraîneur assis au bord de l'eau, le bas des jambes faisant trempette, en train d'admirer les reflets du soleil luire sur la surface ondulée de l'eau.
- Vous aimez bien vous moquez de moi, constata-t-elle amusée.
- Exact, dit-il sans lever les yeux vers Tallin.
- C'est bien ce qu'il m'avait semblé, dit-elle en se relevant un grand sourire aux lèvres qui ne laissait rien présager de bon quant à ses intentions..
Elle marcha sur la branche pour retourner au niveau du tronc qui était un peu en retrait par rapport à la rivière. Elle enleva silencieusement son tee-shirt, puis le déposa sur la branche.
- C'est dommage pour vous, dit-elle moqueuse.
Elle commença alors à courir sur la branche avec une grande habilité jusqu'à la fin de celle-ci qui surplombait la rivière.
- Hein? s'étonna Urahara en levant les yeux vers la branche
Il vit Tallin finir sa course et sauter de la branche pour plonger dans la rivière. Elle s'arrangea pour plonger de manière à éclabousser un maximum son entraîneur, ce qui réussit à merveille car il était trempé comme une soupe.
- Ah ah la tête!!! se moqua Satine.
- Alors elle est bonne, renchérit Tity avant de plonger à son tour dans l'eau pour rejoindre sa maîtresse.
Tallin ressortit la tête de l'eau avec un sourire taquin, puis quand elle vit l'état de son entraîneur elle afficha un sourire victorieux.
- Vous avez pris une bonne douche là, hein, le nargua-t-elle en caressant toujours aussi tendrement son tigre.
- Ouais, fit-il en enlevant les mèches trempées qui collaient à son visage. Ca va te coûter cher ça Tallin, t'en es consciente j'espère, demanda-t-il sérieusement.
Elle rigola moqueuse.
- Qu'est-ce que vous allez me faire, dit-elle en sortant de l'eau, me tuer peut-être?
- Aller on fait une course avec Tity, lança Satine.
- Oh non je suis fatiguée là, protesta-t-elle en se tournant vers son chat, demain promis on... Aaaah, s'écria-t-elle alors qu'en moins d'une seconde elle se retrouva en train de faire un chute libre au dessus de l'eau.
Kisuke avait profité du moment d'inattention de son élève pour l'attraper, s'élever en usant du Shunpo de plusieurs mètres dans les airs et la lâcher dans la rivière. Elle acheva alors son vol par un plongeon pour éviter de faire un méchant plat.
- Ah ah mange toi ça maîtresse, se moqua Satine quand elle vit Tallin sortir la tête de l'eau.
- Alors on fait moins la maline là, hein, se moqua Kisuke qui était suspendu dans les airs à quelques centimètres de l'eau.
- C'était trop bien, je veux en refaire un de plongeon.
- Bien sûr, rêve! Ce n'était pas censé te plaire.
- Aller, le supplia Tallin qui profita de l'occasion pour tenter de tirer par le pied son entraîneur dans l'eau.
Mais ce fut une tentative vaine, Kisuke l'esquiva sans difficulté.
- Raté, la nargua-t-il un grand sourire aux lèvres alors qu'il se trouvait à présent derrière elle. Trop prévisible, dit-il en s'élevant un peu dans les airs pour se mettre à l'abri d'une seconde tentative.
- Trop prévisible??? demanda Tallin qui se trouvait à son tour derrière son entraîneur, grâce au shunpo, les mains sur ses épaules, prêtes à le faire plonger dans l'eau.
- Ah tu m'as fait peur, s'écria Kisuke.
- C'est vrai, fit Tallin ravie.
- Euh... non, se moqua-t-il en se retournant pour la saisir par la taille et la caler entre son bras et son flanc. Tu es trop prévisible je t'ai dit, dit-il en la lâchant à nouveau dans l'eau.
Tallin fut ravie de faire un nouveau plongeon. Elle ressortit alors de l'eau des mèches de cheveux partout sur le visage puis replongea la tête sous l'eau pour se remettre les cheveux en arrière.
- C'est vous qui êtes trop prévisible, j'ai fait ça pour faire un nouveau plongeon, le nargua-t-elle.
- Ouais, dit Kisuke toujours perché dans les airs.
Il plongea alors à son tour sous l'oeil ravi de Tallin qui n'attendait que ça d'être rejoint par son entraîneur. Elle nagea alors vers l'endroit de la chute de Kisuke qui sortit ensuite la tête de l'eau et secoua celle-ci pour s'enlever les mèches de devant les yeux, geste qui amusa Tallin.
- C'est toi qui est trop prévisible, madame la sauterelle, je savais que tu avais fait ça pour que je te refasse plonger.
- Ah... Bon bah merci alors, dit-elle tout sourire. Je suis une sauterelle maintenant, s'amusa Tallin.
- Ouais, tu sautes partout, et t'es légère comme une plume. Alors t'aimes bien les sensations fortes toi, à ce que je vois.
- Non pas spécialement, c'est juste que j'adore être dans les airs et dans l'eau, le plongeon ça combine les deux, c'est mieux le surf mais c'est cool quand même, fit-elle radieuse. Vous avez plongé tout habillé, s'étonna alors Tallin.
- Je te rappelle que mes habits étaient déjà trempés, on se demande pourquoi n'est-ce pas, s'amusa Kisuke.
- Ah oui c'est vrai, dit-elle avec un sourire radieux puis elle posa son index sur ses lèvres faisant mine de réfléchir, je me demande qui a pu...
Elle n'eut le temps d'achever son ironie car Urahara la noya.
Ils passèrent ainsi un long moment dans l'eau en compagnie du tigre et du chat perché sur la tête de celui-ci, en alternant noyade, discussion, moquerie, lutte entre Tallin et son tigre, lutte entre le le chat qui évitait de mouiller son beau poil et le tigre qui le faisait tomber de sa tête délibérément...
Les quatre s'amusèrent comme des gamins, ce qui permit à la fois à Tallin de se changer les idées et de s'amuser un peu, et à Kisuke de lui aussi se changer les idées car ces derniers jours il était assez préoccupé entre les recherches pour Yoruichi et son angoisse permanente pour le groupe envoyé à la Soul Society.
Après plusieurs heures passées dans l'eau, ils décidèrent alors de sortir de quand le soleil commençait à se coucher. Tallin insista alors pour que son entraîneur reste regarder le coucher de soleil en lui informant que le positionnement de la rivière était parfaite pour refléter les rayons rougis du soleil. Lui aussi étant adepte des couchés de soleil et n'ayant guère envie de retourner à ses recherches il céda alors à la tentation au grand plaisir de son élève.
Tallin s'empressa alors dans sa maison pour aller chercher des serviettes, son peignoir et un peigne. Elle revint quelques minutes plus tard, en courant et en riant aux éclats car elle avait le tigre à ses trousses, les mains chargées entre les serviettes et les habits et le bob de Kisuke qu'elle avait ramené.
Urahara la regarda elle, courir avec ses pieds nus et sa longue chevelure qui voltigeait dans tous les sens à chacun de ses mouvements, ainsi que son tigre qui semblait faire la course avec son élève, puis secoua la tête amusé en constatant son véritable caractère sauvage.
Il songea que ce n'était pas étonnant qu'elle ne se sente pas à l'aise avec les gens, déjà le fait d'avoir grandit seule avec ses deux animaux de compagnie dans cette campagne retirée du monde, puis le décalage vis à vis des enfants de son âge au vu des épreuves qu'elle a déjà eu à surmonter et que nombre d'adulte n'aurait supportées.
Il sortit de ses pensées quand Tallin s'écroula à deux pas de lui car elle venait de se faire plaquer au sol par son tigre.
- Tricheuse, se moqua Tity qui était sur le dos de sa maîtresse et qui fut rejoint par Satine qui prit ses aises et s'allongea carrément sur la tête de Tallin.
- Bah ouais, tu es plus rapide alors j'utilise ma nouvelle arme secrète, le Shunpo, rigola Tallin complètement immobilisée au sol.
Kisuke regarda la scène amusé.
- Je suis mal traitée, continua-t-elle en prenant le ton d'une personne martyrisée.
Les deux zanpakutôs se retirèrent alors pour laisser un peu respirer leur maîtresse.
- Tu te fais mater par des animaux, c'est la honte, la chambra Kisuke.
- C'est clair, firent les deux zanpakutôs en coeur.
- Ouais, s'amusa Tallin, en fait c'est pour cette raison que j'avais besoin d'entraînement, blagua-t-elle. Tenez.
Elle lança sur Kisuke le tas de serviette.
- Quelle courtoisie! Se moqua Kisuke quand il reçut les serviettes balancées sur lui.
Tallin sourit puis s'emmitoufla dans sa sortie de bain après s'être démêlé les cheveux et les avoir attachés en chignon. Elle regarda Kisuke avec hésitation puis finalement lui proposa son peigne qu'il accepta.
- Pourquoi tu me regardais comme ça?
- Pour rien, dit-elle en souriant un peu gênée.
- Quelle idée tu avais derrière la tête encore?? s'enquit-il amusé
- Aucune, affirma-t-elle tout autant amusée.
- Mouai... Tu voulais me coiffer je parie.
Elle lui lança un sourire très évocateur qui lui prouvait que sa supposition était correcte. Il secoua la tête amusé, puis finalement tendit le peigne à Tallin, si le coiffer pouvait lui faire plaisir, alors pourquoi pas, s'était-il dit.
Après tout ça ne lui coûtait rien, et cela pouvait en prime égayer son élève à la vie de souffrance, alors c'était tout bénéfique. C'est pourquoi il offrit ce plaisir volontiers à Tallin pour laquelle il éprouvait désormais une profonde compassion et à laquelle il commençait à s'attacher. Surtout après la formidable après-midi qu'ils avaient passés ensemble. Cela faisait bien longtemps qu'il ne s'était pas tant amusé. A vrai dire il ne s'était jamais réellement amusé, mais là avec cette fille il avait été servi.
Tallin saisit ravie le peigne et commença à coiffer sa «poupée». Cela semblait la rendre vraiment heureuse au vu du radieux sourire qu'elle arborait en coiffant la chevelure blé de son entraîneur.
Kisuke lui semblait également ravi de cet instant, c'était finalement agréable de se faire coiffer, surtout avec la délicatesse des mains de son élève.
- Tu veux que je t'achète une poupée, lança-t-il alors moqueur pour ne pas trop se laisser submerger par cet instant de pure délicatesse.
Elle rigola.
- Non, ça va aller, ce n'est pas la peine, dit-elle en se penchant par dessus la tête de Kisuke derrière lequel elle était debout depuis le début, pour voir son visage. Je vous ai vous, se moqua-t-elle à son tour.
Kisuke leva les yeux pour voir Tallin qui s'était penchée au dessus de lui. Ils se fixèrent un court instant en se souriant, puis Tallin se redressa et cessa de torturer sa poupée.
Elle prit alors une serviette sèche puis la posa sur la tête de son entraîneur pour les sécher un peu plus tout en faisant gaffe de ne pas les emmêler à nouveau.
Quand elle eut fini elle posa cette même serviette sur les épaules de Kisuke pour ne pas qu'il ait froid.
Pendant qu'il était en train de se faire bichonner, Kisuke essayait de s'imaginer à quoi Tallin pouvait passer ses heures pour s'occuper depuis qu'elle vivait seule.
Il avait du mal à se rendre compte que depuis qu'elle est enfant elle était pérpetuellement seule. Qu'elle était entièrement livrée à elle-même, et qu'elle ait réussi à s'en sortir. Ca lui paraissait infaisable et pourtant ça l'était étant donné que son élève était là, visiblement en bonne santé, et qu'elle suivait une scolarité normale...
Il se demandait ce qui avait bien pu aider son élève à tenir le coup jusqu'à aujourd'hui, car si lui avait été à sa place il n'aurait probablement, même sûrement pas réussi à survivre à un tel calvaire... Il lui aurait fallu quelquechose à quoi se raccrocher pour continuer à avancer. Alors quelle était cette chose chez son élève qui l'encourageait à tenir le coup?
- J'aime bien vos cheveux, lança alors Tallin de sa voix douce le sortant ainsi de ses pensées, ils sont beaux. J'aimerai bien avoir les mêmes, dit-elle en caressant l'objet de la discussion.
- Pourquoi, les tiens ne te conviennent pas?
- Non! Ils sont trop longs, ça me saoule.
- Pourquoi tu ne les coupe pas alors?
- C'est maman, commença-t-elle pensive en cessant ses caresses, elle ne voulait pas que je me les coupe quand j'étais plus petite en fait, donc euh, je respecte sa volonté...
- C'est vraiment gentil de ta part ça, dit-il touché par l'adorable attention de Tallin. Je suis tout à fait d'accord avec ta mère tu ne dois pas te les couper, ils sont très beaux.
Pendant ce temps les zanpakutôs assistaient à l'échange silencieusement, et semblaient eux aussi touchés par l'explication de leur maîtresse.
Urahara et son élève s'installèrent un peu plus près du bord de l'eau, qui était devenue légèrement orangée par les reflets du soleil.
Kisuke s'assit comme à son habitude sur les fesses les genoux pliés à 90° et les mains appuyée en arrière lui faisant office d'appui. Quant à Tallin elle s'allongea au sol sur le ventre, les bras repliés et aplatis au sol qui se rejoignait de manière à ce qu'elle ait ses deux mains superposées pour lui faire office de repose menton, et les jambes pliées également de façon à ce que seules ses cuisses touchent sol.
- Tu ne peux vraiment pas restée immobile une seconde, se moqua Kisuke en voyant son élève s'amuser à déplier une jambe de façon à faire taper son orteil au sol puis à la replier pour faire taper son talon sur son derrière. Tu es une hyperactive ou quoi?
- Je ne sais pas, mais je vous aime bien!
- Quoi?! Répondit instinctivement le blond.
Kisuke fronça les sourcils surpris par la soudaineté de cette révélation, puis sourit amusé par l'ingénuité de son élève.
Tallin se redressa puis alla s'agenouiller près de Kisuke sous les yeux étonnés de celui-ci.
- Je vous aime bien, répéta-t-elle alors. J'aurai bien aimé que ce soit vous le mari de maman.
- Hein??! fit Satine. Pourquoi tu dis ça, t'es folle maîtresse.
- Bah non, dit-elle en tournant le dos à son entraîneur pour faire face à son chat. C'est vrai. Moi j'aimerai bien avoir un mari aussi gentil que Kisuke.
- Hey maîtresse, dis pas ce genre de choses devant la personne en question, ça peut être ambigu, dit Tity.
Kisuke écoutait la conversation avec amusement.
- Pourquoi c'est ambigu de dire à quelqu'un qu'il est gentil.
- T'as dit "avoir un mari aussi gentil" c'est que tu le veux comme mari, dit Satine amusée.
- Non. J'ai dit «aussi gentil» pour que mon mari soit gentil comme Kisuke, pas qu'il soit Kisuke.
- Tu as des explications un peu farfelues, se moqua-t-il.
Elle lui sourit puis reprit sa position allongée mais aux côtés de son entraîneur cette fois-ci. Il sourit en constatant que la sauvagerie de son élève se dissiper peu à peu avec lui.
Ils contemplèrent alors le magnifique spectacle en silence, chacun profitant de ce moment paisible, et aucun ne semblant être gêné par le mutisme, ce qui leur convint tous les deux qui avaient l'habitude d'admirer le ciel en solitaire.
Le seul bruit qui retentissait en cet instant de tranquillité était le bruit de la légère ondulation naturelle de l'eau, qui les berçait littéralement et qui faisait office de mélodie de fond à ce spectacle merveilleux qu'offrait le couché de soleil automnal.
Lorsque le soleil disparut totalement de l'horizon, laissant place à la lune qui illuminait le ciel assombri dans lequel on pouvait percevoir le scintillement des astres, l'atmosphère silencieuse perdura.
Kisuke était toujours assis dans la même position et les yeux rivés sur le beau ciel étoilé.
Tallin, à la gauche de Kisuke, s'était tournée sur le dos pour faire face à l'étendue obscure illuminé par les étoiles et la lune. A côté d'elle était allongée Tity sur laquelle Satine s'était elle aussi allongée.
Urahara se tourna alors vers Tallin pour voir ce qu'elle faisait car son mutisme et surtout immobilisme l'étonna.
Il observa un instant par dessus son épaule son élève.
Elle était allongée avec une jambe allongée et l'autre repliée, et avec les bras négligemment pliés au dessus sa tête avec les mains légèrement fermées, et elle avait le regard rivé sur le ciel et les cheveux négligemment étalés au sol.
Il fut amusé par la position de Tallin qui comme toutes les autres étaient peu ordinaire, mais naturelle et marrante. Et il fut également interpellé par l'éclat anormalement scintillant des yeux de son élève.
Il n'eut aucune difficulté à comprendre que c'était les larmes qui avaient humidifié ses yeux qui les faisaient tant briller.
Kisuke pivota pour faire face à son élève, ce qui attira l'attention de Tallin.
Elle le fixa avec ses yeux brillants par le reflet de la lune qui faisait luire ses prunelles couleur émeraude, cette fois-ci et non grise, en attendant qu'il parle. Mais lui aussi la fixait en attendant visiblement qu'elle se prononce. Tallin détourna alors son regard vers le ciel, mal à l'aise par le fait d'être scrutée ainsi.
- Tu admires quelque chose qui te rends triste, lança alors Urahara.
- Ca ne me rend pas triste, dit elle en basculant sur le côté droit et en se recroquevillant sur elle même, de manière à voir son interlocuteur. C'est parce que vous êtes là que ça me rend triste.
- C'est toi qui as insisté pour...
- Oui, oui, je sais, ce n'était pas un reproche, s'empressa-t-elle de rectifier sa maladresse, désolée si je vous ai vexé.
- Je ne suis pas vexé, la rassura-t-il constatant qu'elle était décidément très soucieuse de ses sentiments. C'est le fait d'admirer le ciel en compagnie de quelqu'un qui te rend triste, demanda-t-il en se rapprochant de son élève. Tu avais l'habitude de le faire en compagnie de ta famille, c'est ça?
- Comment vous avez fait pour deviner?
- Je commence à bien te connaître, se venta-t-il.
Elle se redressa pour s'agenouiller à côté de son entraîneur de manière à lui faire face.
- Je suis contente que vous commenciez à bien me connaître, ça veut dire que vous ne me trouvez pas trop nulle et que vous m'aimez bien, hein, demanda-t-elle avec prudence et espérance.
Kisuke sourit en guise de réponse affirmative, puis passa son bras autour de Tallin pour la serrer contre lui.
"On dirait qu'elle a vraiment besoin de se sentir appréciée, la pauvre. Et puis pourquoi elle semble tant se mépriser, s'intrigua Kisuke"
- On aimait bien regarder le coucher de soleil et admirer les étoiles avec ma soeur. Surtout quand on venait dans cette maison. On faisait toujours la course l'après-midi, ensuite quand on n'en pouvait plus on allait se baigner, et ensuite on s'allonger dans l'herbe pour regarder le coucher de soleil et le ciel étoilé. C'était trop bien.
- J'aimerai tellement pouvoir remonter le temps... revivre tous ces moments avec ma soeur, revivre tous les moments que l'on passait tous ensemble avec ma famille surtout quand on pique-niquer dans l'herbe. Revivre les leçons de musique avec maman, revivre les leçons de jardinage avec mamie, revivre les parties de cartes avec papi et tatie... Je voudrais tellement revivre l'époque où ils étaient encore tous là, finit-elle en appuyant sa joue sur l'épaule de son entraîneur en pleurant à chaudes larmes.
Kisuke l'écoutait silencieusement se vider de toute cette peine en l'enserrant d'avantage et en lui frottant le dos pour la réconforter.
- Mais ce n'est pas possible, tout ce qui reste ce ne sont que ses souvenirs magnifiques, et je suis vraiment contente de les avoir conserver, d'avoir encore en tête le visage et la voix de tous les membres de ma famille. Ca me donne l'impression d'être encore en leur compagnie, même si ce n'est qu'une sensation... Même si ça fait vraiment mal au coeur de repenser à tout le monde et de me rappeler qu'ils sont tous décédés, ça me fait plaisir que leur image ne se soit pas évadée de ma mémoire.
- Mais... En fait, ce qui me fait vraiment mal au coeur c'est que je continue de les aimer autant, alors que je les ai tant déçu, je crois que je n'ai pas le droit d'éprouver de tels sentiments pour eux... c'est de l'hypocrisie d'aimer quelqu'un à qui on a tant nuit...
Kisuke continuait son écoute mais commençait à être perdu, il ne comprenait pas pourquoi elle disait les avoir déçu et leur avoir nui.
Ils restèrent silencieux un long moment, toujours dans les bras l'un de l'autre.
- Grâce à vous Kisuke, cette journée a été aussi géniale que celles que je passais avec ma soeur. Je vous en remercie, c'est vraiment trop bien. Si je pleure c'est parce qu'à chaque fois que je repense à ma soeur ou aux autres ça me fait pleurer, mais je suis vraiment heureuse aujourd'hui. Grâce à vous.
- Tant mieux alors, murmura-t-il la voix adoucie par la tristesse qui l'avait gagné lors de ce récit tout en resserrant son étreinte.
Ils restèrent ensuite quelques dizaines de minutes dans la même position. Tallin semblait finalement apprécier l'étreinte de son entraîneur qu'elle fuyait au départ.
Bien que cela lui fit mal au coeur de laisser son élève seule, Kisuke décida alors de décamper pour au moins partager le dîner avec ses colocataires qu'il avait délaissé depuis le milieu de la matinée. Tallin compréhensive acquiesça puis se leva pour récupérer tout ce qui traînait, Urahara ramassa le panier dans lequel il avait mis le repas du midi.
Ils se dirigèrent alors, suivis des deux zanpakutôs, vers l'entrée du terrain.
- Bon à demain alors, dit Kisuke.
- Ouais. Bon bah merci beaucoup, répondit Tallin avec une grande reconnaissance. Merci pour la compagnie, pour le repas, pour le coup de main en peinture, pour avoir fait le bureau des lamentations, pour...
- Pas de quoi, l'interrompit-il amusé en voyant qu'elle s'était lancée dans une longue liste. Je parie que tu vas aller travailler tes cours.
- Ouais, lui sourit Tallin, pari gagné vous êtes fort.
- Tu ferais mieux d'aller dormir Tallin. Les chatons ont besoin de sommeil pour attaquer une nouvelle journée à pleine puissance, dit-il moqueur. Et je t'interdis formellement de te battre ce soir, ok?
Tallin hocha la tête.
Sur ce ils se quittèrent, Kisuke s'élança au Shunpo et Tallin regagna sa maison en compagnie des deux animaux.
Voilà, j'espère que ça vous a plu.
Dans le prochain chapitre, petit passage à la Soul Society, et découverte de la face cachée du personnage Urahara qui explique pourquoi son comportement de taré dans le manga^^.
Bonne semaine tout le monde ;) Bye!
