Auteur : Emeraude12
Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas.
Raiting : K
Note : Coucou tout le monde, voilà un nouveau chapitre, j'espère qu'il vous plaira plus que le précédent parce que j'ai l'impression qu'il vous a déçu car j'ai eu moins de reviews que d'habitude :( . Nénamoins merci à ce qui m'en ont quand même laissé;) ça fait toujours plaisir.
Dans ce chapitre, comme je vous l'avez dit à la fin du précédent, on apprend beaucoup de choses sur Kisuke, notamment le pourquoi de son attitude un peu... voilà quoi ;) (le chapitre est un peu inactif, mais est essentiel pour la suite).
Voilà bonne lecture à tous!
p.s: quand je mets (------------) c'est pour marquer la fin d'un lon monologue.
Soul Society
Pendant ce temps à la Soul Society, le groupe d'Ichigo avait réussi avec succès leur mission qui consistait à empêcher l'exécution de Rukia, cependant la vérité sur les plans d'Aizen venait d'être découverte, ce qui faisait désormais régner au Seireitei un sentiment de haine et de terreur.
Hôpital de la 4ème division.
Le capitaine Kuchiki y était encore hospitalisé pour les blessures qu'il s'était vu infliger lors du combat contre Ichigo, mais surtout pour la blessure que lui avait infligé Shinsô, le zanpakutô de Gin, qui manqua de peu son coeur alors qu'il voulut sauver sa soeur.
Il regardait le ciel par la fenêtre de sa chambre, plongé dans ses pensées, puis il en fut sortit par deux petits moineaux qui vinrent se poser sur le rebord de sa fenêtre en train de se disputer une brindille. Ce spectacle sembla l'amuser car on vit un soupçon de sourire s'affichait sur ses lèvres pincées car la douleur dans sa poitrine le faisait beaucoup souffrir.
Il fut à nouveau sortit de sa tranquillité par le raffut qu'il y avait dans les couloirs devant sa chambre.
" Les hôpitaux ne sont pas sensés être reposant, pensa-t-il"
- Rah lâchez moi, fit une voix au loin qui attira la curiosité de Byakuya.
C'est quoi ces hôpitaux où on peut même pas passer voir ses vieux amis, pesta la voix qui semblait s'approcher à grands pas de la porte du capitaine.
- Yoruichi, prononça Byakuya dans un soupir en fermant les yeux.
- Ne nous obligez pas à utiliser la manière forte, dit le capitaine Unohana avec sa voix douce mais menaçante. On nous a donné l'ordre de vous empêcher d'entrer dans tous les bâtiments du Seireitei, je suis désolée mais vous devez sortir.
- Yoruichi-san, firent les voix du groupe d'Ichigo se rapprochant, il est l'heure de partir ils ont mis en place le portail.
- Ouais, j'arrive, fit-elle dans un soupir en les rejoignant, le silence revint aussi sec.
Le capitaine de la 4e division entra dans la chambre du capitaine Kuchiki pour s'excuser du dérangement et en profita pour lui faire une rapide auscultation .
- Votre état s'est grandement amélioré, vous pourrez bientôt sortir capitaine Kuchiki, lui fit-elle en lui souriant.
Il la remercia puis elle sortit, laissant ainsi Byakuya replonger dans ses pensées.
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Maison de Tallin, milieu d'après-midi
Urahara se rendit chez Tallin plus tôt que d'habitude car elle lui avait dit qu'elle finirait les cours en fin de matinée. Il se dirigea vers la porte, voyant que les deux animaux ne montaient pas la garde il en déduit qu'elle était bien chez elle, il frappa à la porte, mais constatant que ça ne répondait pas il appela Tallin, mais toujours rien. Il décida alors de chercher dans le parc, puis la trouva allonger sur l'herbe au bord du lac.
Il s'approcha inquiet par l'immobilisme de son élève qui normalement est incapable de rester immobile plus d'une seconde. Puis arrivé à ses côtés, il fut rassuré de voir qu'elle était simplement en train de faire une sieste, entourée par le tigre et le chat qui dormaient à ses côtés. Cette vision amusa Urahara.
" Pas étonnant qu'elle dorme en plein milieu d'après-midi, pensa-t-il, elle n'a pas de répit. Et je mettrai mes deux mains à couper que ces trois folles ont voulu faire une course"
Il se pencha pour ramasser un livre qui était posé ouvert sur l'herbe aux côtés de Tallin. Il put constater qu'elle avait dû se baigner par sa tenue et surtout par ses cheveux trempés.
« Elle passe sa vie dans l'eau cette fille, constata-t-il... »
Kisuke sourit attendri en la regardant dormir. Il avait l'impression de regarder dormir un bébé au vue de sa position négligée ainsi que de l'innocence et la douceur de son visage.
Il mit finalement un terme à sa contemplation en constatant le frisson qu'avait parcouru le corps frêle de son élève lorsqu'une légère brise souffla.
Il ôta son manteau, s'agenouilla puis recouvrit délicatement Tallin avec en tentant de ne pas la réveiller.
«La pauvre, songea-t-il profondément triste et compatissant avec son élève et sa tragique situation. Une telle souffrance ne devrai pas exister, pas à son âge en tout cas... Un tel acharnement du sort ne devrait pas non plus frapper des personnes si fragiles et innocentes. Je ne comprendrai jamais pourquoi la vie ne sourit pas aux plus méritants et s'acharne sur les plus démunis...»
Il soupira troublé puis finalement se leva pour aller s'asseoir sur l'herbe à côté puis plongea dans le bouquin de son élève pour patienter silencieusement jusqu'à son réveil.
3 heures plus tard
Tallin qui dormait toujours changea de position, puis s'emmitoufla dans sa couverture.
Elle fut justement interpellée par le fait d'avoir remonté sa couverture.
- Kisuke... fit Tallin à bas voix, à peine réveillée.
Puis elle se réveilla pour de bon.
- Kisuke?! s'étonna-t-elle, en reprenant ses esprits.
- Oui c'est bien mon nom, répondit-il en se moquant d'elle comme il sait si bien faire. Tu as enfin senti mon reiatsu, remarqua-t-il, tu devais dormir profondément pour avoir mis tant de temps à remarquer ma présence.
- Euh ouais, c'est plutôt votre bonne odeur incrustée dans votre manteau que j'ai senti en réalité, dit-elle en regardant l'objet qui lui faisait office de couverture. Merci, fit-elle gênée.
- Pas de quoi, tu aurais fini par t'enrhumer avec ta tenue et tes cheveux trempés, répondit-t-il.
Elle était habillée avec un cycliste court et une brassière noirs.
- Tu aurais pu te couvrir quand même.. et puis on est bientôt en hiver Tallin arrête de te baigner comme s'il faisait chaud, tu vas tomber malade si ça continue.
Elle afficha un sourire à la fois amusée et touchée, elle n'avait pas l'habitude que quelqu'un se soucie de sa santé, puisqu'à vrai dire personne ne s'intéressait à elle étant donné qu'elle était un peu retirée de la société, la seule chose la tenant encore en contact avec celle-ci étant le fait qu'elle suive des études à la fac.
- Tallin? Tu nous fait un beug là ou quoi, se moqua-t-il en voyant que son élève était restée figée suite à ses paroles.
- Vous vous souciez de ma santé, demanda-t-elle alors toujours immobile.
Kisuke sourit par la question de son élève, comprenant alors le pourquoi de cette réaction, si quelqu'un se soucier d'elle c'est qu'elle avait de l'importance aux yeux de ce quelqu'un. On en revient encore au même point, elle est en manque d'attention et a besoin de se sentir importante, ou même sans aller si loin, se sentir existante aux yeux de quelqu'un.
- C'est normal, qui je vais torturer à l'entraînement si tu tombes malade.
Telle fut la réponse du blond, ce qui traduisait dans son langage un oui, mais il ne fallait tout de même pas rêver, obtenir un simple et sincère « oui », et puis quoi encore, cela n'aurait pas était assez nargueur à son goût.
Cette réponse sembla tout de même réjouir l'adolescente qui afficha un magnifique sourire rayonnant.
- Je ne tombe jamais malade, lui expliqua-t-elle alors.
- Mais bien sûr, se moqua-t-il.
- Mais c'est vrai, protesta-t-elle avec sa douce voix enfantine, je n'ai jamais été malade.
Il sourit mais ne rajouta rien.
- Tu n'aimes pas être habillée apparemment, enchaîna-t-il.
Elle lui sourit en guise de réponse affirmative.
- On a fait un biathlon avec Tity , natation et course, c'est pour ça la tenue, expliqua-t-elle en souriant.
- Oui elles m'ont expliqué, fit Urahara, elles m'ont aussi dit que tu avais perdu, ajouta-il en souriant, mais que tu avais tout de même gagné la partie nage.
- C'est un bon début, répondit-elle amusée.
- Intéressant ton livre, fit-il en lui tendant, tu vas être médecin alors?
- Y'a le temps encore, je suis qu'en deuxième année et c'est minimum 10 ans pour être médecin, fit-elle dans un soupir.
" Et puis je ne serai probablement plus de ce monde d'ici là..."
- C'est étonnant que tu veuilles faire ce métier toi qui n'aimes pas être confrontée aux regards des autres. Le bien-être d'autrui doit te tenir sacrément à coeur alors, remarqua Kisuke pensif tout en examinant son élève comme s'il essayait de lire en elle.
- Ca fait longtemps que vous êtes là, demanda-t-elle pour le sortir de sa réflexion.
- Plusieurs heures. Je pense qu'il serait raisonnable que tu fasses un break pour cette nuit, tu es épuisée.
- Mais je peux pas faire de break, fit-elle en se levant d'un bond et en rendant l'habit à Urahara.
- Ah bon et pourquoi ça madame, demanda Urahara ironiquement.
- Je vous ai déjà dit pourquoi l'autre soir, se braqua Tallin, ils font pas de break eux. S'ils n'attaquent pas moi, les Hollows s'en prendront à des innocents. J'en suis sûre qu'hier c'est ce qu'il s'est passé!
- Parce que tu n'es pas innocente toi peut être? Rétorqua Urahara.
Tallin ouvrit la bouche pour répondre mais aucun mot n'en sortit.
- Je ne vois pas pourquoi tu te considères moins innocente que les autres. Et puis ce n'est pas un drame si tu ne combats pas les Hollows un jour. Ce n'est pas ton boulot ça Tallin, c'est celui des Shinigamis envoyés en mission pour éliminer les Hollows et protéger les habitants des villes.
- Si leur boulot était d'empêcher que les habitants ne se fassent attaquer, alors pourquoi aucun de vos Shinigamis n'étaient là le jour où ma famille s'est faite anéantir par l'une de ces ordures, hein?? répliqua-t-elle incompréhensive.
N'insistant pas d'avantage car sur ce coup là c'est elle qui marquait un point, Urahara emboîta le pas de Tallin qui se dirigeait pensive vers sa maison.
- Je vais me doucher, lança Tallin, je vous laisse vous occuper de votre thé, vous avez l'habitude maintenant, continua-t-elle amusée.
Environ un quart d'heure plus tard Tallin regagna le salon où Urahara et ses zanpakutôs étaient en train de discuter. Elle était habillée avec un bas noir en lin et un sweet vert amande, les mains dans les poches de son haut, un air décontracté.
- Oh tu as changé ta tenue de combat, fit Urahara semblant d'être surpris.
- Ouais c'est ça, ne faites pas style vous n'avez pas compris, fit-elle en fermant les yeux et en secouant la tête amusée par l'hypocrisie de son professeur. J'ai bien compris qu'il était inutile de vous tenir tête, continua-t-elle en sautant sur un coussin au sol pour atterrir à genou geste qui déconcerta mais amusa tout de même son entraîneur, je sais déjà ce que vous auriez eu l'intention de faire.
- Ah bon?
- Vous auriez attaqué à ma place, n'est ce pas?
- Ah ah, fit-il en secouant son éventail, y en a dans ta petite tête. Mais c'est ce que nous allons quand même faire, comme ça tu n'auras plus à te soucier si les Hollows que tu n'auras pas éliminés n'attaquent pas d'autre personne à ta place.
- Merci, lui dit-elle avec un sourire débordant de reconnaissance. Bon allons-y maintenant alors, au moins c'est fait, j'aimerai vous poser des questions après si vous voulez bien.
- Bien sûr, dit-il en se levant, semblant ravit de devoir entrer en action.
Ils sortirent dehors, s'éloignant dans le parc, puis Tallin libéra son reiatsu, ce qui attira comme prévu une horde de Hollows, mais moins importantes que ces derniers jours.
- Réveilles-toi, Benihime.
Il attaqua de la même façon que la dernière fois pour ne pas perdre de temps, puis extermina ces Hollows avant même qu'ils n'atteignent le sol, en un rien de temps.
- Voilà, fit-il, en redonnant forme à sa canne.
Elle lui sourit en guise de remerciement, puis ils retrouvèrent leur place dans le salon.
- Tu aimes bien le vert à ce que je vois, remarqua Urahara. Tes hauts sont souvent verts et quand tu libères ton reiatsu il dégage une lumière verte amande.
- Oui, c'est ma couleur préférée, avec le orange aussi. Vous aussi vous semblez apprécier cette couleur, vous portez toujours le même modèle de kimono vert, et votre bob aussi, vous êtes fétichiste?
- Non, enfin si peut être, dit-il souriant.
- Et l'amande aussi vous aimez bien on dirait, c'est votre odeur, dit-elle en souriant.
- Bon odorat, fit-il amusé.
- Ca sent bon, j'adore votre odeur. D'ailleurs pourquoi vous portez toujours ce bob?
- Pour passer inaperçu.
- Ce bob vous rend plus repérable qu'autre chose, répondit-elle moqueuse. Et puis pourquoi vouloir passer inaperçu, si vous avez été banni de la Soul Society pourquoi chercherait-on à vous retrouver?
- Je n'ai pas dit que c'était de la Soul Society que je me cachais. Si j'enlève mon bob, ça va révéler mon charme au grand jour et j'aurai un tas de filles à mes trousses, s'amusa Urahara.
Tallin sourit par la vantardise de son entraîneur.
- Qu'est ce qu'il s'est passé là-bas au juste? J'ai du mal à imaginer que vous ayez pu commettre une faute grave au point de vous faire bannir.
Un rictus apparut sur le visage de Kisuke.
- Pas la peine d'imaginer, tu n'as juste à l'accepter.
- Accepter quelque chose d'insensé?
- Tu ne sais rien de ce qu'il s'est passé Tallin, donc ne dit pas des choses pareilles, dit Urahara ayant perdu son sourire.
- Vous avez raison je ne sais pas ce qu'il s'est passé, mais pas besoin de connaître le passé de quelqu'un pour le juger, dit-elle en lui resservant ce qu'il lui avait dit la veille. Et il y a une chose dont je suis certaine c'est que vous n'êtes pas le genre de personne qui peut se faire bannir, vous n'avez rien d'un brigand et encore moins d'un meurtrier.
Vous êtes quelqu'un de bien... bon juste un peu fou-fou, mais c'est tout, dit-elle moqueuse.
- Tu me sur-estimes Tallin, crois-moi. Et ça m'embête beaucoup que tu trouves que je sois quelqu'un de bien, alors que je me sers de toi pour régler des affaires personnelles, avoua-t-il.
Tallin le fixa incompréhensive, le sourcil droit relevé.
- Est-ce que tu sais pourquoi j'ai accepté de t'entraîner?
- Pour vous divertir, répondit Tallin timidement, vous n'avez pas l'air de vous éclater dans votre magasin paumé.
- Paumé, remarqua Urahara avec un léger sourire amusé encore une fois du franc parler de son élève. Et bien non, continua-t-il, cette raison serait encore acceptable, mais c'est bien pire. Je me sers de tes capacités hors-norme pour régler mes comptes, plutôt égoïste, hein?
- Je vois, répondit simplement Tallin déçue.
"Je pensais qu'il était mon ami, il était si gentil... Pourquoi, s'interrogea-t-elle déconcertée, ce n'est pas possible, il n'est pas comme ça..."
Elle secoua la tête, refusant d'accepter le fait que son entraîneur puisse faire des choses pareilles.
- Bah alors, dans ce cas on est quitte, chacun se sert de l'autre pour régler ses propres comptes, on est à égalité, fit-elle tentant de dédramatiser.
- Drôle d'égalité alors, quand l'un reste tranquillement en retrait alors que l'autre risque sa vie sans arrêt.
Tallin ne sut quoi répondre, et se contenta de regarder ses mains posées sur ses jambes. Elle songea que heureusement ses zanpakutôs étaient endormis sinon ils auraient déjà étripé son professeur.
- Quels comptes devez-vous régler, ceux qui vous ont valut votre bannissement, demanda-t-elle sans lâcher du regard ses mains qui semblaient la chose la plus passionnante à cet instant.
- C'est une question assez indiscrète, remarqua Urahara amusé quand il vit qu'elle l'avait démasqué.
- Ca m'est égal, je veux savoir.
Cette réplique eut le mérite de stoppé l'amusement d'Urahara, qui ne s'attendait pas à cette réaction de la part de son élève, enfin le terme pion étant plus adéquate.
- Je veux savoir ce qui vous pousse à agir de manière contraire à vos valeurs, continua-t-elle troublée. Je ne comprends pas, ce n'est pas vous ça, dit-elle en secouant la tête, c'est...
- Je vois. Tu n'es pas décidée à lâcher le morceau et à m'accepter en tant que méchant.
- Non! Alors dites-moi, les comptes que vous avez à régler c'est les causes de votre bannissement ou pas? Répondez au moins à cette question... s'il vous plaît, je vous laisse tranquille après, dit-elle en levant les yeux vers sa "cible".
Il ne voulait pas répondre, mais les yeux verts de son interlocutrice qui se voyaient particulièrement troublant mais réconfortant semblaient l'en dissuader. Il soupira puis lui affirma qu'elle avait raison.
Tallin lui sourit pour le remercier d'avoir répondu à sa question, bien que son sourire avait perdu tout son éclat, ce qui n'échappa pas à Urahara.
Il baissa les yeux tristement puis se concentra un instant.
- Je me suis fait piégé, avoua-t-il.
Tallin le fixa silencieusement, étonnée par cet aveu.
- A cause de ma débilité enfantine je me suis magistralement fait avoir, continua-t-il en fixant ses genoux. Comme je te l'ai déjà dit, j'étais capitaine de la 12e division et d'un institut de recherche que j'avais fondé. J'étais assez talentueux, mais par mon caractère et mon je-m'en-foutisme des lois du Seireitei je n'ai jamais reçu la distinction digne d'un capitaine. Pas même de mon propre lieutenant...
A cette époque, le calme régnait à la Soul Society, et personne ne se doutait de ce qui se préparait derrière leur dos.
Puis un jour, des disparitions étranges ont commencé a frapper les habitants du Rukongai, et finirent ensuite par frapper les membres du Gotei 13, un capitaine et des membres de sa division subirent le même sort.
Mais avant que je sache que ses disparitions touchaient désormais le Gotei13, j'avais décidé d'envoyer ma lieutenante pour enquêter au Rukongai pour lui faire plaisir, mais ça ne se passa malheureusement pas comme prévu. Apparemment c'était déjà une de mes habitudes à cette époque d'envoyer les gens à ma place faire le sale boulot.
Lorsqu'on fut avertit de la disparition de l'équipe du capitaine, tout le monde était paniqué, le commandant décida d'envoyer certains de ses capitaines pour enquêter sur le terrain pendant que d'autres monteraient la garde au Seireitei, et moi j'étais chargé de faire des recherches sur ces mystérieuses disparitions.
Mais j'avais protesté, car je voulais partir à la recherche de ma lieutenante, mais je fus directement remis à ma place.
Bien décidé à vouloir secourir ma subordonnée, je partit quand même sur le terrain, aidé par Tessai, celui qui vit au magasin, précisa-t-il.
Lorsqu'on arriva sur le terrain on eut la surprise de découvrir ma lieutenante et les capitaine et lieutenants qui étaient chargés de l'enquête au sol en train de se transformer en Hollows.
Et à leur côtés trois Shinigami en parfaite santé, Tousen, Ichimaru Gin qui n'était qu'un enfant à peine sortit de l'académie, et Sosuke Aizen.
Je compris de suite ce qu'il se passait quand je fis le rapprochement de plusieurs éléments qui me permirent de comprendre que c'était Aizen qui était à l'origine de tout ce carnage.
Mais celui-ci avait parfaitement préparé son coup, au courant de tout ce qu'il se passait dans le Gotei 13, il avait tous les éléments lui permettant de mettre à bien son projet sur la Hollowfication.
Derrière ses apparences d'ange qui bernaient tout le monde, en réalité c'était un véritable monstre.
Quoiqu'il en soit c'est lui qui m'a piégé, il avait tout manigancé pour me faire porter le chapeau.
Et moi comme un idiot je suis tombé dans le panneau tête la première. J'avais fait une invention, le Hogyoku, qui pouvait permettre, bien que les chances étaient minimes, d'inverser le phénomène d'Hollowfication, et évidemment cela a échoué. Le lendemain, alors que je me réveillait à peine, après la nuit que j'avais passé à tenter de sauver les victimes dans mon laboratoire, je fut arrêté et accusé d'être responsable de ce crime.
Et évidemment toutes les preuves étaient là, le corps des capitaines et lieutenants dans le labo, le Hogyoku...
Tessai et moi furent jugés et condamnés à tort. Mais grâce à l'intervention d'une amie on put se réfugier sur terre en menant avec nous les victimes qui se transformaient en Hollows car si elles restaient là-bas elles auraient été tuées de le même façon que l'on tuait les Hollows, comme il en avait été décidé.
Voilà pourquoi on s'était planqués dans ce maudit magasin, pour échapper au Seireitei.
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En racontant cette histoire, Urahara en avait les larmes aux yeux ce qui bouleversa son interlocutrice qui malgré le bob avait pu percevoir ses yeux. Lui qui avait l'air toujours heureux, en réalité souffrait en permanence de cette manigance, elle avait vu juste la première fois qu'elle l'avait aperçu, bien qu'elle aurait préféré s'être trompée.
Elle se leva pour s'approcher d'Urahara puis lui posa une main timide et hésitante sur l'épaule pour le réconforter.
- Je suis vraiment désolée, j'étais loin d'imaginer que c'était aussi grave que ça, fit-elle dépitée.
Elle poursuivit en s'agenouillant à côté de lui.
- Vous ne devriez pas vous en vouloir autant, vous n'y êtes pour rien, c'est cette ordure d'Aizen le coupable.
- Si j'y suis pour quelque chose, si j'étais moins niais je ne me serai pas fait piégé, et je n'aurai pas eu besoin d'envoyer ma lieutenante sur le terrain pour tenter de me racheter de ma stupidité, tout ce qui lui est arrivé est de ma faute, et c'est impardonnable. Je m'en voudrais toute ma vie. Et puis si je n'avais pas fabriqué ce foutu Hogyoku, jamais rien de ce qui ne se passe en ce moment ne serait arrivé. Cette invention fut la pire erreur de ma vie, et cette erreur implique beaucoup trop de monde, c'est moi et uniquement moi qui aurait dû en subir les conséquences... et non tout ce monde. Bien qu'au fond de moi j'en veuille aux Shinigamis de ne pas avoir su juger coupable la bonne personne, je trouve que je mérite amplement la sanction de l'exil, car je suis l'auteur de l'objet de toute cette terreur... ajouta-t-il d'une voix étranglée par la profonde culpabilité qu'il ressentait et surtout du mépris qu'il éprouvait à son égard. Je ne suis qu'un sombre abruti... susurra-t-il en calant son front dans la paume de sa main alors qu'une larme déferla sur sa joue.
Tallin se raidit en entendant ces derniers mots et surtout de voir la lame qui coulait sur la joue pâlie par le dégoût, probablement, que ressentait Kisuke.
Instinctivement elle porta sa main sur la joue de son entraîneur pour capturer l'unique larme qui traçait un chemin sur la peau remarquablement douce, comme en put constater Tallin au contact de celle-ci, de son entraîneur.
Kisuke, surpris par ce geste, sortit alors sa tête cachée dans sa main, pour poser ses yeux gris sur son élève qui semblait dépassée et bouleversée par son chagrin.
Elle le regardait avec des yeux compatissants, anormalement compatissants, comme si elle pouvait lire en lui cette tristesse et cette culpabilité qui le rongeaient. Comme si elle connaissait ces sentiments qui le hantaient. Comme si elle avait déjà eu à les endurer, ou même si elle les endurer à ce moment même...
Ils se fixèrent quelques courtes secondes qui semblaient être de longues minutes aux yeux de Kisuke.
Il semblait s'être noyé dans les yeux émeraudes scintillantes incroyablement réconfortants de son élève, il avait l'impression que ces deux iris, par il ne sait quel miracle, le guérissaient instantanément de tous ces maux qui le faisaient souffrir depuis un siècle. Il avait l'impression que ces yeux étaient comme un remède à tous ses soucis.
Constatant le trouble apparent de son entraîneur, Tallin décida alors de prendre la parole, pour l'en sortir.
- Vous n'êtes pas un abruti Kisuke, dit-elle de sa douce voix. Vous êtes la personne la plus intelligente que je connaisse, ajouta-t-elle en retirant doucement le bob de la tête de celui-ci.
Il afficha un discret sourire, cette fille était la première personne qui osait lui ôter son bob, et sans même son autorisation. Quel aplomb, ou quelle innocence plutôt.
- Tu ne connais pas grand monde pour pouvoir faire des comparaisons Tallin, lui fit-il remarquer lorsqu'elle eut fini de retirer son chapeau.
- C'est vrai oui, mais je côtoie pas mal de malade à l'hôpital. Et je peux vous dire que, des personnes que j'ai vu, vous êtes la personne qui semble le plus souffrir intérieurement Kisuke, dit-elle en scrutant l'expression sur le visage de son entraîneur. Et pour ne pas qu'on s'en aperçoive vous utilisez ce masque de la personne joyeuse à qui tout est source d'amusement car je crois que ça vous permet d'étouffer temporairement cette souffrance enfouit au fond de vous qui ressasse sans cesse vos dites erreurs du passé qui vous répugnent visiblement tant. Ca doit vous soulager... songea-t-elle. Et puis, ajouta-t-elle avec un mince sourire en tournant son regard sur le bob qu'elle tenait en main, ce bob aussi, il vous permet de masquer vos yeux, car ce sont les yeux qui trahissent toujours nos émotions, n'est-ce pas?
Il resta bouche bée, pris au dépourvu par cette analyse qui s'avérait être juste, il ne sut quoi répondre, il était estomaqué par cette fille et son talent de lire en lui comme dans un livre ouvert. Comment pouvait-elle l'analyser si bien alors qu'elle semblait incapable d'analyser sa propre souffrance à elle...
- Tu es vraiment surprenante Tallin, on te l'a déjà dit ça?
- Je ne connais pas grand monde, rétorqua-t-elle alors avec un triste sourire.
Il lui répondit par un même sourire, puis ils restèrent silencieux un long moment. Tallin semblait vraiment chamboulée par l'état de son entraîneur, ce qui n'échappa pas à celui-ci. Il s'en voulais un peu de lui avoir raconté tout ça, il avait oublié qu'elle était très sensible à la souffrance des gens.
« Pas étonnant, elle est la mieux placée pour savoir ce qu'est la douleur morale, sûrement elle doit vouloir que le moins de personne n'ait à connaître cette douleur insupportable, et le fait de s'imaginer que des personnes aient à subir cette souffrance qu'elle ne connaît que trop bien la peine... songea Kisuke. »
Tallin semblait penser à autre chose car elle finit par demander timidement, craignant la réponse, ce qu'il était advenu de la lieutenante et des autres capitaines transformés en Hollows.
- On a finalement réussi à interrompre le phénomène, désormais ils sont mi-Shinigami,mi- Hollow. Ce sont des Vizards, une nouvelle race qui est née par cet accident. Ils sont très puissants.
- Ah, fit Tallin dans un soulagement. Et votre amie qui vous a aidé, elle est devenue quoi?
- Elle a fuit la Soul Society.
- Oh...
- Ne t'en fais pas, fit Urahara en souriant pour rassurer Tallin. Il y a peu de temps je pensais encore qu'elle avait fuit pour ne pas m'abandonner, je m'en voulais beaucoup d'ailleurs, je me sentais responsable de la rupture d'une amitié très prometteuse entre elle et un ami qu'on avait en commun, Kuchiki Byakuya. Mais elle m'a avoué qu'elle était venue sur terre pour faire des recherches.
- Ah d'accord. Bon, alors vous m'utilisez pour vous venger d'Aizen?
- Non, j'ai abandonné l'idée de t'utiliser pour être honnête.
- Bien, tant mieux, je ne suis pas un pion. Je peux vous poser une dernière question, fit-elle en levant l'index un peu hésitante.
- Je t'en prie, fit-il dans un soupir, on n'en est plus à une près maintenant.
- Généralement les niais, comme vous dites, sont tellement niais qu'ils ne se rendent pas compte qu'il le sont puisqu'ils sont niais, enfin... euh vous me comprenez, dit-elle amusée par son raisonnement farfelu. Ou alors quand ils s'en aperçoivent, ils font un effort pour ne plus l'être. Bon en bref, vous, vous saviez pertinemment que vous l'étiez puisque vous le dites vous-même, donc cela signifie que vous le faisiez exprès. Dédoublement de personnalité, ajouta-t-elle en le pointant d'un doigt accusateur. Pourquoi, finit-elle par demander timidement.
- Ah là là, fit-il en agitant son éventail pour s'aérer, Tallin, tu es vraiment une salle gosse tu sais, continua-t-il en retrouvant son sourire.
- Hey, je suis pas une gosse d'abord, cet hiver je suis majeur je vous signale.
- Bon alors, pourquoi, n'essayez pas d'esquiver ma question, c'est inutile cette technique avec moi puisque je l'utilise aussi, continua-t-elle avec amusement, on ne se fait pas prendre à son propre jeu.
- Je vois, ça confirme bien le fait que tu es une salle gosse.
- Si vous voulez, mais vous n'avez toujours pas répondu à ma question.
- Personne ne m'oblige à le faire non plus, rétorqua Urahara.
- Mouais pas faux, bon tant pis j'aurai essayé au moins. Vous voulez boire quelque chose?
- Il commence à se faire tard, tu devrais aller dormir. Et puis les enfants ont besoin de sommeil pour être en forme, fit-il moqueur ravi d'avoir trouver un nouveau sujet de moquerie.
- Ah... C'est pour ça que vous voulez dormir, demanda Tallin amusée.
- Non. Et quand je disais enfant il s'agissait de toi, idiote, dit-il amusé par l'espièglerie de son élève.
- Bah moi non plus, j'ai fait la sieste cet après-midi, comme une enfant, le nargua-t-elle, alors vous voulez boire quelque chose, s'entêta-t-elle en partant vers la cuisine, puis elle revint sur ses pas, oh euh désolée, fit-elle embarrassée, j'avais pas compris que vous vouliez rejoindre votre famille, allez-y, j'arrête de vous séquestrer, continua-t-elle en souriant.
- Ma famille?
- Votre mari et vos enfants.
Kisuke éclata de rire au point d'en avoir les larmes aux yeux. Tallin le regarda avec de grands yeux incompréhensifs.
- Tessai, mon mari, elle était bonne celle-là, fit-il toujours en rigolant. C'est juste mon partenaire d'exil, et les deux enfants ce sont des créations, pas de vrais humains.
- Hum mouais, j'ai perdu l'occasion de me taire alors, répondit Tallin incrédule en posant un doigt sur le menton.
- Oh c'est pas grave, ce sont les enfants ça, ils ont la langue bien pendue, continua-t-il dans sa moquerie.
- Ah ah, mais j'y pense je devrai peut être profiter d'être une ENFANT pour vous étriper, comme ça ma peine serait moins lourde, hein? lança-t-elle en brandissant son poing en l'air d'un air qui s'essayait menaçant.
Kisuke saisit son poignet dans sa main, qui en faisait d'ailleurs largement tout le tour.
- Arrêtes tu me fais peur en parlant comme ça, dit-il sérieusement puis rigola aussitôt, tu crois vraiment m'effrayer avec ta petite voix délicate et tes petits bras ridicules, se moqua-t-il. Regardes avec une main je peux briser ton petit poignet, t'es une maigrichonne d'ailleurs je me demande comment tu fais pour ne pas te briser les tibias en donnant des coups de pieds aux Hollows.
Et puis si tu m'étripais tu n'aurais jamais la réponse à ta question de toute à l'heure, ce serait dommage, la nargua-t-il.
- Comme si vous comptiez me répondre un jour, dit-elle en s'éloignant de nouveau vers la cuisine.
- Je vais te répondre. Comme reconnaissance pour ne pas m'avoir étriper, comme tu dis, en apprenant que j'avais l'intention de me servir de toi.
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Assis dans le salon autour d'un thé, pour changer, ils discutèrent un instant puis Urahara se décida de répondre à la question de Tallin qui se résumait ainsi: "Pourquoi faites vous le débile alors que vous ne l'êtes pas? "
- Bon par où commençait, fit-il en plaquant son éventail sur son menton, puis commença son explication. J'ai décidé de jouer le rôle du niais quand je suis arrivé à la Soul Society après qu'un Shinigami m'y ait envoyé après ma mort. Déjà tu dois savoir que lorsque l'on est envoyé à la Soul Society la majeure partie des personnes oublie l'existence de leur séjour sur terre, mais d'autres la gardent en mémoire. Moi je m'en suis souvenu, et c'est quand je me suis remémoré les causes de ma mort que j'ai décidé de jouer ce petit rôle.
- Purée, s'exclama Tallin choquée en portant une main sur sa bouche, c'est vrai que vous êtes mort, continua-t-elle peinée, oh non, je...
- Je suis vivant maintenant, la coupa Urahara voyant qu'elle était perturbée, puisque tu me parles. Bon je t'explique comment j'ai «mourru», continua-t-il en rigolant pour détendre son élève.
Elle lui sourit.
- Bon comment vous avez «mourru» alors?
- Attention c'est violent, la prévint-il attendant une réaction de sa part pour qu'il puisse continuer, puis lorsqu'elle lui affirma qu'elle n'était pas une mauviette, terme qui le fit rire, il continua. J'ai été battu à mort par mes frères et mon père.
Tallin devint aussi blanche qu'un cachet d'aspirine, et sentit son sang se glacer.
- Mais...c'est... c'est abjecte, fit-elle choquée. C'est horrible, je déteste les gens qui battent les autres, c'est affreux, continua-t-elle horripilée et chamboulée. Ce sont des ordures ce qui font ça! Je...
- Tu connais une personne qui battait quelqu'un, s'enquit Urahara en voyant la réaction de son élève.
Celle-ci blêmit d'avantage et se figea en entendant la question, puis y répondit par un mouvement vif de la tête en guise de « non ».
Kisuke n'était pas dupe, il vit parfaitement qu'elle mentait, mais ne s'étendit pas trop sur le sujet qui semblait déplaire à son élève.
- Bon inutile de te raconter les détails, reprit Urahara en lui souriant. Maintenant je vais plutôt t'expliquer la cause de cet acte, c'est moins violent pour les âmes sensibles, dit-il dans un sourire. Depuis mon plus jeune âge j'ai toujours été au dessus de la norme au niveau intelligence ce qui faisait la fierté de ma mère.
Elle plaça alors tous ses espoirs en moi pour sortir notre famille de la misère, mon père et mes frères n'étant pas très futés se contentaient de travailler dans les mines. Mais cette idée leur déplut, et ils passaient leur temps à rappeler à ma mère que même si j'étais un génie c'était grâce à eux qu'on réussissait à survivre. Et que ma petite intelligence était alimenté à la sueur de leur front. Ils n'avaient pas tort d'ailleurs.
C'est comme ça que je devint leur bouc-émissaire, mais à cette époque ils ne me violentaient pas encore.
Puis cinq ans plus tard ma mère décéda de la tuberculose, et là les choses ont commencé à se corser. Pendant que moi j'étudiais , eux travaillaient d'arrache pied pour entretenir la famille. Cette situation ne leur convenait pas alors mon père décida d'arrêter de me nourrir. C'est alors que je quitta la maison. Je fus recueillit chez l'un de mes professeurs qui m'éleva comme l'un de ses propres enfants, je lui en serait d'ailleurs toujours reconnaissant.
C'est ainsi que j'ai pu continuer d'étudier. Lorsque j'ai obtenu mon diplôme de chercheur j'ai reçut une bourse assez importante pour avoir été le meilleur élève du pays, et le plus jeune diplômé.
Puis je me suis empressé de retourner chez mon père pour leur donner la globalité de l'argent. Mais mes frères et mon père considérèrent ça comme un affront. Le fait que je leur ramène de l'argent les vexa parce qu'ils prirent ce geste pour de la pitié et se sentirent humiliés. Puis pris d'un excès de rage mon père commença à me frapper.
J'essayais de lui expliquer que ce geste c'était pour respecter la volonté de notre mère, mais en guise de le calmer ça envenima sa rage, puis il continua alors de défouler sa colère en me battant. Je ne me suis pas défendu parce qu'on ne doit pas lever la main sur ses parents...
Puis il invita par dessus ça mes deux frères à en faire de même. Inutile de te raconter la suite, fit-il en souriant à Tallin qui faisait une mine déconfite.
Lorsque je suis arrivé à la Soul Society, dans les vieux bidonvilles du Rukongai ça me rappela de suite l'endroit où je vivais et ma situation familiale, ainsi que ma fin, et c'est là que j'ai décidé de jouer les débiles, pour masquer mon intelligence. Je ne voulais pas subir le même sort...
Puis je suis rentré à l'académie qui forme les Shinigami, ensuite je suis devenu Shinigami, puis capitaine et pour ne pas passer pour l'intello de service j'ai continué à jouer ce rôle de niais.
Et c'est à cause de ce rôle stupide que je me retrouve ici, coincé dans le monde des vivants à jamais.
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Sur ces mots un long silence gagna la pièce, Tallin était profondément troublée et Urahara la regardait à la fois amusé par la réaction de son interlocutrice qui se disait ne pas être une mauviette et peiné par son histoire. Puis il rompit le silence.
- Tu fais des minutes de silence pour me rendre hommage, tenta Urahara pour détendre l'atmosphère.
- Vous arrivez encore à plaisanter, s'étonna Tallin.
- Mieux vaut rire que pleurer, c'est du passé tout ça.
- Je vous admire... vraiment. Réussir à rester aussi calme et de bonne humeur avec tout ce qui vous est arrivé. Je devrais peut être en prendre de la graine.
- Tu es encore une enfant, c'est normal que l'on n'aborde pas les problèmes du même pied, dit-il en plaisantant bien qu'il ne le pensait pas du tout car elle était visiblement anormalement mature.
Elle le regarda en souriant puis lui lança un coussin à la figure.
- Ah ça fait du bien, fit Tallin amusée.
Ils passèrent ainsi encore un moment à discuter, puis se quittèrent quand Urahara constata que son élève n'arrêtait pas de bailler à s'en décrocher la mâchoire.
Voilà c'est tout pour ce chapitre.
C'est ainsi que je vois le perso d'Urahara, j'en suis sûre que c'est un rôle qu'il joue ;) et puis j'en suis sûre aussi que l'incident de la Soul Society l'a rendu triste comme on peut le voir, je trouve, dans les premiers épisodes de bleach quand il essaie de passer la main dans le Senkai qu'il a ouvert à Ichigo pour rejoindre la Soul Society et qu'il s'aperçoit que l'accés lui est toujours interdit.
Dites moi ce que vous en pensez, j'aimerai bien avoir vos avis ;)
Au prochain chapitre, commence l'action^^ avec un rapide aperçu des capacités des zanpakutôs de Tallin contre un adversaire qui va beaucoup la perturber et réveiller en elle des souvenirs douloureux, et retour d'Ichigo et son groupe sur Terre.
Bonne semaine à tous!
