Coucou tout le monde.

Je suis vraiment vraiment désolée pour cet enorme retard, mais c'était ma rentrée et j'étais débordée, donc j'ai pas pu venir sur le site, gomen, j'esper que vous m'en voulez pas trop :/.

Normalement maintenant je devrai pouvoir venir poster un chapitre tous les week-end ;)

Bonne lecture!


Tallin était enfin sortie de sa longue convalescence après plusieurs semaines passées dans la quatrième division. Au cours de ce séjour elle avait noué de profonds liens avec le capitaine de cette division qui relevaient plus d'une relation mère enfant que d'une relation amicale. Retsu l'avait prise sous son aile et était très protectrice avec Tallin.

Retsu et Tallin se dirigeaient vers la 6e division, division dans laquelle cette dernière s'était vu affectée par Yamamoto. Il en avait été décidé ainsi car le capitaine Kuchiki avait insisté pour prendre en charge l'enseignement des techniques de combat à Tallin, qu'il avait en l'occurrence qualifié de médiocres. Ses raisons? Tout le monde les ignorait mais supposait que c'était pour enseigner les techniques de combat à la nouvelle pour lui éviter une nouvelle blessure.

Pourquoi je dois aller dans cette division, demanda Tallin déçue, j'aurai largement préféré entrer dans la votre, capitaine, en plus la médecine c'est ma passion.

- Je sais, répondit Unohana désolée, mais il en a été décidé ainsi, les ordres sont les ordres. Malgré que tu n'aimes pas devoir suivre les ordres Tallin, tu vas devoir commencer à t'y habituer, ajouta-t-elle en souriant, surtout avec le capitaine Kuchiki qui est très à cheval sur le respect des lois.

Tallin lui sourit.

- Je pourrai passer vous voir à votre division?

- Bien sûr, je n'en attends pas moins de ta part ma petite Tallin, répondit Retsu en posant sa main sur l'épaule de celle-ci.

Elles arrivèrent devant le bureau de Byakuya. Unohana frappa à la porte et annonça l'arrivée de sa petite protégée. Byakuya la remercia puis elle se retira.

- Pour ce qui est de notre affaire avec Jyuushiro, je vais essayer de convaincre Yamamoto, assura Unohana en s'éloignant de Tallin. Dès qu'il y a du nouveau je t'en ferai part. Bonne chance, ajouta-t-elle en lui faisant au revoir de la main.

- Merci capitaine, répondit Tallin avec un large sourire.

Tallin resta un instant debout à regarder s'éloigner Retsu, elle soupira puis se décida enfin à pénétrer dans le bureau de son nouveau supérieur.

- Bonjour, fit-elle avec réserve restant au pas de la porte.

- Entre, répondit Byakuya avec sa légendaire froideur. Ceci sera ton bureau durant l'absence de mon lieutenant, fit-il en pointant du doigt l'objet sans même daigner lever les yeux du document sur lequel il était plongé.

Tallin enleva ses tennis et les posa à l'entrée, puis se dirigea alors vers le bureau sur lequel était posé une grosse pile de dossier.

- Ces dossiers sont les rapports des différentes divisions... Il lui expliqua alors ce qu'elle devait faire en tant que lieutenant, enfin secrétaire serait plus approprié.

- D'accord, répondit-elle simplement debout à côté de la table. Et mes zanpakutôs, je peux les récupérer, demanda-t-elle radieuse et pleine d'espoir.

- Non.

- Hum?? fit-elle les sourcils levés. Mais... mais il était dit qu'une fois arrivée ici je les récupérerai, que vous alliez me les rendre, rouspéta Tallin déçue.

- Je refuse.

- ...

Tallin qui attendait ce jour avec impatience espérant enfin retrouver ses zanpakutôs, se sentit bouillir de l'intérieur mais tenta de garder son calme.

- C'est pas vous qui décidez, c'est le chef. Et il a dit que vous deviez me les rendre.

Tallin était visiblement en train, malgré elle, de s'énerver.

- ...

- Vous refusez de me les rendre alors?! s'offusqua Tallin

- Exact.

- Je vois. Dans ce cas, comptez pas sur moi pour remplir votre paperasse à la noix. C'est le travail des Shinigamis, sans zanpakutôs je n'en suis pas une, alors "je refuse", dit-elle en insistant sur ce mot employé par Byakuya, de faire mon travail puisque vous ne faites pas le votre.

Byakuya leva enfin les yeux de son document pour les poser sur Tallin avec froideur. Ce qui n'annonçait rein qui vaille pour Tallin. Mais elle dans son insouciance n'était absolument pas effrayée et soutint alors de ses yeux verts ceux de Byakuya, déterminée à ne pas lâcher l'affaire.

- Si tu tiens à poursuivre ton séjour parmi nous, je te déconseille vivement de me désobéir, gamine. Et en revanche je te conseille d'éviter d'être insolente.

Tallin s'appuya contre le rebord du bureau en soupirant en se grattant la nuque:

" Mais pourquoi tout le monde me traite de gamine, je suis bientôt majeure..."

Un papillon de la mort fit son apparition mettant ainsi fin à cet échange qui se serait probablement terminé à coup de Senbonsakura.

Ce papillon de l'enfer venait d'annoncer qu'une réunion d'urgence se tiendrait dans cinq minutes dans la première division. Byakuya se leva aussi sec puis se dirigea vers la porte.

- Remplis ces dossiers, ordonna-t-il, si c'est correctement fait on verra pour tes zanpakutôs, continua Byakuya sur un ton qui se voyait particulièrement polaire.

Tallin lui sourit et, lorsque son supérieur s'en alla, se mit sur le champ au travail. Elle prit les rapports et le nécessaire d'écriture puis s'allongea au sol pour se mettre au travail.

" Il va voir, ce sera fait tellement parfaitement et rapidement qu'il n'en croira pas ses yeux, ses yeux magnifiques, finit-elle en souriant toute seule."

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Byakuya après sa réunion revint dans son bureau. Lorsqu'il entra il fut surpris de voir une pile de document sur son bureau et Tallin assise parterre contre le bureau de Renji, plongée dans un livre.

- Qu'est-ce que tu fais par terre? Et c'est quoi ça, demanda Byakuya restant impassible.

- Ah! fit Tallin en sursautant, euh... c'est un livre sur les zanpakutôs que je me suis permise de prendre dans votre bibliothèque, continua-t-elle hésitante craignant une crise de son capitaine.

- Je te parle de cette pile de papier sur mon bureau.

- Les rapports que vous m'aviez demandé de remplir, répondit-elle intérieurement fière.

Byakuya s'approcha enfin de son bureau pour faire son inspecteur des travaux finis. Il ne put masquer sa surprise lorsqu'il constata que tout était parfait.

- Bien. Je vois que tu tiens vraiment à récupérer tes zanpakutôs.

- Ouais, fit Tallin excitée.

- Mais avant tu dois t'occuper du ménage.

- Quoi??!! s 'offusqua-t-elle en bondissant sur ses pieds. C'est une blague, si c'est le cas c'est vraiment pas drôle, continua-t-elle calmement en s'approchant du bureau de Byakuya.

Constatant l'air on ne peut plus sérieux de son supérieur, elle soupira pour tenter d'évacuer sa colère.

- C'est quoi le jeu là? Je croyais que vous m'aviez fait venir dans votre division pour m'entraîner parce que j'étais médiocre. Vous voulez quoi, vous venger de ce que je vous ai fait? Pff c'est nul... me faire faire la boniche... c'est petit...

- Ne soies pas arrogante avec moi, gamine. Et ne me manque pas non plus de respect. Je suis ton capitaine.

Tallin ne répondit pas, et se contenta de fixer le sol semblant réfléchir, puis un discret sourire taquin naquit sur ses lèvres.

- Tu peux disposer, l'interrompit Byakuya, les chiffons et les sceaux sont dans la dernière pièce au fond à gauche.

- Apparemment vous ne connaissez rien des relations Shinigami-zanpakutôs, fit Tallin en s'éloignant vers la porte.

- Pardon, l'interpella Byakuya offusqué mais masquant son sentiment.

- Si vous connaissiez bien les relations que l'on entretient avec les zanpakutôs, vous auriez pu comprendre qu'être séparé de son zanpakutô depuis plusieurs semaines est insupportable...

- Daigne me regarder quand tu t'adresses à moi, gamine.

Elle fit coulisser la porte doucement sans faire mine de son capitaine, puis s'en alla un sourire taquin aux lèvres.

Ce qui fit enrager Byakuya mais il parvint à retenir sa colère. Il reconnut intérieurement qu'elle avait raison mais que s'il agissait ainsi c'est qu'il avait ses raisons. Il rangea le livre qu'avait laissé dehors Tallin puis repensa à la réunion.

Yamamoto venait de leur annoncer que l'équipe du capitaine Ukitake venait de découvrir le vrai but d'Aizen, s'emparer de la clé du roi.

Byakuya continua alors d'éplucher les rapports, qu'il avait garder à son compte, tout l'après midi. Il sortit de sa concentration quand il vit par la fenêtre s'éloigner sa nouvelle recrue.

Il usa du Shunpo pour lui barrer la route.

- J'ai fini ton ménage, informa calmement Tallin.

- Je crois avoir mal saisit, répondit-il d'un ton aussi calme que son interlocutrice.

- J'ai fini.

- Je ne faisais pas allusion à cela, mais au tutoiement.

- Ah... Je ne vouvoie que les personnes que je respecte, dit-elle simplement en reprenant sa marche.

Byakuya l'attrapa violemment par l'épaule.

- Cesse ce petit jeu, tu arrives mille ans trop tard pour te permettre de me manquer de respect. Je ne peux laisser passer un tel affront venant d'une salle gosse comme toi. Excuse-toi immédiatement.

- Ah là là, les interrompit une voix qui fut de suite reconnue par les deux protagonistes. A peine arrivée et déjà des problèmes.

- Capitaine Ukitake, se réjouit Tallin, vous êtes sorti, je m'apprêtais justement à vous rendre visite.

- Je viens de sortir, répondit-il tout sourire. Capitaine Kuchiki, salua Ukitake, cette enfant vous cause des ennuis?

- Elle me manque de respect, expliqua Byakuya. Il faudrait refaire son éducation, ou non, plutôt faire son éducation, dit-il dédaigneux.

Jyuushiro se tourna vers Tallin inquisiteur, celle-ci s'étant braquée par le reproche sur son éducation, lui rappelant alors le fait qu'elle était orpheline.

- Le capitaine ne veut pas me rendre mes zanpakutôs, se plaint-elle chagrinée.

" J'ai l'impression de faire le juge dans une dispute entre deux enfants" pensa Ukitake amusé.

- Oh, je vois. Peut être que le capitaine Kuchiki a ses raisons.

- C'est pas ce que le chef avait dit pourtant, répondit Tallin déçue.

- Le capitaine sait ce qu'il fait, Tallin.

- Mais je veux récupérer mes zanpakutôs, ce sont mes amis... je ne supporte plus d'être séparée d'eux. Vous aimeriez, vous, qu'on vous prive de vos zanpakutôs tant de temps, demanda-t-elle calmement avec sa petite voix d'enfant.

Tandis que Byakuya restait impassible à cet échange, Ukitake semblait s'apitoyer. Il regarda Byakuya d'une manière très expressive, de manière à ce qu'il comprenne ce qu'il pensait de cette affaire, puis se retourna vers Tallin.

- Je comprends ce que tu ressens Tallin, mais ce n'est pas une raison pour manquer de respect à ton supérieur. Allez, présente lui tes excuses maintenant, continua Ukitake avec sa voix douce.

Tallin fixa Ukitake, incompréhensive, quant à lui il la regardait avec ses yeux doux mais tout de même assez sévère pour lui faire comprendre qu'elle n'avait pas le choix.

Elle hésita un instant à se défendre en racontant ce que lui avait fait faire Byakuya, mais elle ne voulait pas le faire perdre la face devant un autre capitaine, car elle l'appréciait même si ce n'était visiblement pas du tout réciproque.

Elle baissa ses épaules comme signe de renoncement puis se tourna vers Byakuya.

- Désolée. Capitaine Kuchiki.

Byakuya ferma simplement les yeux en guise d'acceptation.

- Bien, fit Ukitake amusé, voilà c'est réglé. Je peux te l'emprunter Byakuya, continua-t-il en posant une main sur l'épaule de Tallin.

- Allez-y. J'en ai finit avec elle. Il faudrait tout de même qu'elle soit de retour en fin d'après-midi.

Sur ce, Byakuya rentra dans son bureau agacé par cette affaire, tandis que Ukitake et Tallin se dirigèrent vers la quatrième division.

- Pourquoi il est si froid Byakuya, demanda Tallin intriguée mais sans rancune envers son capitaine.

- Je ne sais pas, répondit Ukitake amusé par cette question. Quand il était plus jeune il ne l'était pas autant, c'est en grandissant qu'il est devenu ainsi, il est capitaine maintenant, c'est normal, il ne faut pas se montrer trop amical avec ses subordonnés.

- Ah bon, s'étonna-t-elle. Mais vous, vous êtes gentil pourtant.

- C'est parce que je n'ai pas besoin d'user de la froideur pour me faire respecter, ma maladie s'en charge toute seule, continua-t-il en souriant.

"Mouai..." pensa Tallin perplexe.

- C'est bizarre quand même, à le voir comme ça, on dirait un ange, mais quand il nous parle cette image s'efface instantanément. Ca m'intrigue, continua-t-elle songeuse.

Jyuushiro ne put s'empêcher de rigoler.

- Byakuya te plaît?

- Non, répondit simplement Tallin, c'est vrai qu'il est magnifique mais il ne me plaît pas. Elle sourit en regardant Ukitake puis continua, et vous? Le capitaine Unohana elle vous plaît, hein?

Il lui répondit avec un large sourire.

- Pourquoi, qu'est ce qui te fait croire ça?

- Bah je sais pas trop en fait, mais c'est flagrant que vous vous plaisez mutuellement.

- Je crois que cette altercation t'as quelque peu perturbée ma grande, rétorqua Ukitake amusé.

Ils arrivèrent enfin dans la quatrième division, puis se dirigèrent vers le bureau d'Unohana dans lequel elle les attendait. Elle leur sourit pour les accueillir.

- J'ai des mauvaises nouvelles, annonça-t-elle. J'ai parlé de notre affaire au commandant après la réunion de toute à l'heure Tallin, mais il a refusé. Il a dit qu'il était trop tôt pour pouvoir te faire confiance, et il craint qu'une fois sur terre tu ne t'échappes.

- Mais il est bête! Euh... désolée, se reprit-elle gênée en posant une main sur sa bouche, ça m'a échappé.

Cette réaction amusa les deux capitaines.

- Il peut me faire accompagner si ça peut le rassurer, non?

- Il veut que tout le monde reste à la Soul Society, surtout maintenant qu'il connaît la vraie intention d'Aizen, expliqua Unohana calmement. Ce n'est pas grave on trouvera une autre solution.

- Mais c'est grave, c'est de la santé d'un de ses capitaines qu'il s'agit, continua Tallin déçue.

- J'ai survécu jusqu'à maintenant Tallin, ce n'est pas une urgence, ça peut attendre encore un peu, la réconforta Ukitake.

Tallin soupira déçue.

- Bien, ajouta-t-il en s'approchant de Tallin pour poser une main sur chacune de ses omoplates pour la faire avancer vers le bureau d'Unohana, raconte plutôt ta première journée avec le capitaine Kuchiki au capitaine Unohana, dit-il amusé.

Celle-ci voyant l'air amusé d'Ukitake et le sourire timide de Tallin s'attendait au pire étant donné qu'elle avait pu constater que Tallin n'était pas très "apprivoisée" et connaissant l'autorité de Byakuya.

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En fin d'après-midi Tallin retourna dans sa division. Ayant déjà fait le trajet elle sut retrouver facilement son chemin. Elle frappa alors à la porte un peu sur ses gardes. Lorsqu'elle entendit la réponse de Byakuya elle entra.

- Bonsoir, lança poliment Tallin en enlevant à nouveau ses tennis noires qu'elle laissa à l'entrée sous les yeux étonnés de Byakuya.

Tu es rentrée toute seule, demanda-t-il alors, surpris.

- Euh, bah ouais, pourquoi?

- On ne dit pas "ouais", mais oui. Pourquoi tu ne t'es pas faite accompagnée par le capitaine Ukitake, s'énerva Byakuya.

Le fait de voir son capitaine s'énerver si vite surprit Tallin, elle imaginait avoir au moins cinq minutes de répit pour s'installer.

- Pas besoin de s'énerver, dit-elle calmement et un peu apeurée, il avait une consultation. Et je suis grande je peux retrouver mon chemin toute seule, s'offusqua Tallin.

- Tu ne sors pas sans être accompagnée, continua-t-il fermement.

- C'est bon, je ne vais pas m'échapper parce que j'ai dû faire du ménage, le rassura-t-elle en s'appuyant contre son bureau. Qu'est ce que je dois faire maintenant?

Byakuya détourna son regard vers une pile de dossier qui venait de lui être amenée. Tallin se leva alors prendre le paquet entier puis se dirigea vers son bureau prendre sa plume et l'encre et s'installa allongée par terre.

Le capitaine fut surpris de voir qu'elle avait tout pris sans rien lui laisser et sans râler, ça le changeait de Renji qui passait son temps à se plaindre, mais qui lui au moins le respectait. Il fut également horripilé de voir sa subordonnée s'installer au sol pour travailler.

- Tu as un bureau je te signale!

- Ouais j'ai vu mais...

- On dit oui, pas ouais! Et il n'y a pas de mais qui tienne, tu t'installes au bureau, point à la ligne. On n'est pas dans la jungle ici.

- Mais l'important c'est que je fasse mon travail, non? demanda-t-elle timidement et innocemment, ne comprenant visiblement pas la réaction de son supérieur.

Byakuya soupira en remuant la tête exaspéré en se demandant d'où sortait cette malade. Il ne dit finalement plus rien exténué par sa première journée de collaboration, mais se jura de se charger de ce problème plus tard.

Ils restèrent chacun dans leur coin, silencieux, chacun vacant à leurs occupations.

Après une bonne heure Tallin lui rendit la paperasse remplie, sans la moindre parole, puis ramassa ses affaires au sol pour les ranger sur le bureau, sur lequel elle s'assit.

- Merci, lança Byakuya après avoir fait une rapide inspection du travail. Tu as une belle écriture, ça change de mon lieutenant.

- Merci, dit-elle ravie que Byakuya lui dise enfin quelque chose de gentil. Quand est-ce qu'on va s'entraîner alors?

- Toi tu ne t'entraînes pas.

- Pourquoi, on m'a dit que j'étais venue ici parce que j'étais médiocre et que tu voulais te charger de mon entraînement.

- Je ne sais pas ce que l'on t'as dit, répondit Byakuya calmement, mais en ce qui me concerne il me semble t'avoir dit de ne pas me tutoyer, continua-t-il en posant son regard de glace sur son interlocutrice.

Tallin fit monter ses jambes contre son buste qu'elle attrapa entre ses bras pour ne laisser appuyé sur le bord du bureau que ses talons, puis détourna son regard vers la petite bibliothèque en calant sa tête sur ses genoux.

- C'est bon, je m'excuse pour l'attaque de l'autre jour, ce n'était pas mon intention, lança-t-elle soudain. Je croyais que c'était un hollow. Je ne pensais pas que quelqu'un serait venu me chercher, donc je n'ai même pas imaginé une seule seconde que la personne qui se trouvait derrière moi à cet instant était un Shinigami.

- Je l'avais bien compris quand j'ai vu que tu as eu l'ineptie de tourner le dos à ton adversaire pour tenter de me soigner.

Tallin lui lança un regard glacial qui égalait largement ceux de son interlocuteur.

- Bon, dans ce cas je te remercie d'avoir tuer le hollow qui m'a planté, ça va comme ça?!

- Pourquoi toutes ces allusions à l'incident du Hueco Mundo?

- Pour réparer mes erreurs qui peuvent justifier un tel mépris de votre part.

- Je vois."Elle vient de me vouvoyer en plus cette salle gosse. Et puis c'est quoi cette tenue, s'asseoir sur un bureau, mais elle se croit où?!!"

Puis un long silence s'installa dans la pièce, Byakuya jeta de nouveau un coup d'oeil sur les rapports tandis que Tallin fixait toujours la bibliothèque avec curiosité.

Elle bondit soudain par terre, ce qui fit sursauter Byakuya qui soupira bruyamment d'agacement, pour atterrir juste devant la bibliothèque.

- Inutile, la coupa Byakuya, on s'en va.

- Hein?

- Inutile, on s'en va. Et on ne dit pas "hein" mais comment ou pardon, continua-t-il toujours sur le même ton calme.

- Où allons nous, demanda Tallin le plus poliment possible.

- Il fait nuit, la journée est terminée. On rentre. Durant ton séjour à la Soul Society tu seras hébergée chez moi.

" Il se paie ma tête là, ce n'est pas possible!"

- Comment?

- Tu devrais faire soigner tes oreilles si tu as du mal à entendre, répondit Byakuya en se dirigeant vers la porte.

Tallin ferma les yeux dans un soupir, exaspérée, elle ramassa ses chaussures à l'entrée puis le suivit.

- Pourquoi je ne continue pas d'être logée dans la quatrième division?

- Tu n'es plus blessée. Cet hébergement te pose problème peut-être?

- Oui, répondit-elle en toute franchise. Ma mère m'a dit que je ne devais pas aller chez des inconnus, répondit Tallin un peu gênée.

- Ta mère a parfaitement raison, rétorqua Byakuya en continuant de marcher vers son manoir.

Ils marchèrent silencieux un moment, Byakuya à quelques pas devant Tallin.

- Tu me suis toujours, demanda-t-il faussement étonné quelques minutes plus tard.

- Euh, je n'ai pas trop le choix en fait, répondit-elle tête baissée, ma mère m'a aussi dit de ne pas traîner dans les rues la nuit toute seule.

Ces paroles eurent le mérite de faire sourire Byakuya, intérieurement évidemment.

- Et quand on regarde bien, tu n'es pas tout à fait un inconnu... Aïe, lança-t-elle quand elle percuta Byakuya qui s'était arrêté.

- Je ne te le répéterai plus. Cesse de me tutoyer.

- Aussi dur que Kisuke, bougonna Tallin en se tenant le front endolori.

- Et regarde où tu marches, au lieu de te traîner comme un chien errant, tête baissée. Et mets tes chaussures au lieu de marcher pieds nus, on n'est pas dans la jungle là! C'est quoi ces manières!

Tallin sourit mais n'enfila pas pour autant ses chaussures.

Ils arrivèrent enfin au manoir des Kuchikis. Mis à part les employés il était désert.

- Bonsoir , bonsoir mademoiselle, fit une servante aimablement.

- Bonsoir madame.

- Bonsoir Mira, c'est la personne dont je t'ai parlé.

- D'accord, répondit-elle en souriant à Tallin.

Byakuya s'éloigna dans la maison.

- Je te la confie Mira. Essaie de faire de cette chose, dit-il en insistant sur ce dernier mot avec dédain, une personne qui soit un minimum présentable pour le dîner, même si je doute que cela ne soit possible.

Tallin resta bouche bée, mortifiée et vexée, face à ce qu'elle venait d'entendre. Puis elle sourit à la servante qui se trouvait à côté d'elle en se grattant la nuque nerveusement.

Celle-ci lui répondit par un sourire radieux, bien qu'elle se trouvait embarrassée par la réplique, pour tenter de mieux faire passer la bombe que venait de lancer Byakuya.

Elles se dirigèrent alors vers la chambre qui avait été préparée pour recevoir Tallin pour lui faire visiter même si elle n'était pas de taille à se faire visiter. Mira la dirigea ensuite vers une des nombreuses salle d'eau où étaient déposées des serviettes et un nécessaire pour la toilette. Tallin regardait avec émerveillement l'intérieur de la maison qui était resplendissant, elle se dit que finalement son séjour ne serai pas si nul.

- Je vais vous chercher des habits. Je vous les déposerai sur cette étagère et récupérerai votre tenue pour la laver, expliqua Mira.

- D'accord. Je vous remercie Mira. Et vous pouvez me tutoyer, je ne suis pas de la même classe que Byakuya, ajouta-t-elle en souriant. Je ne suis qu'une chose qui s'appelle Tallin, bougonna-t-elle tête baissée visiblement très vexée.

La servante lui sourit puis s'éloigna en refermant la porte derrière elle.

Tallin se dirigea alors vers la baignoire, puis la scruta un instant en se demandant comment fonctionner cette «piscine olympique», l'avait-elle qualifiée au vue de sa grandeur.

Elle se déshabilla puis rentra dans le profond bassin vide. Elle s'y s'agenouilla puis examina curieusement la robinetterie.

Elle n'avait pas l'habitude de ce genre de fonctionnement, chez elle, elle chauffait l'eau qu'elle allait chercher dans le puis dans une marmite, ou alors elle se lavait à l'eau froide quand elle n'avait pas le temps.

Elle tourna un premier bouton métallique. Elle poussa un petit cri de surprise quand de l'eau glacée sortit du robinet et coula sur sa peau. Elle referma aussi sec le robinet puis en ouvrit un autre. Et ce fut maintenant de l'eau bouillante qui sortit, ce qui valut un nouveau gémissement.

- Tout va bien? s'inquiéta, bien que visiblement amusée, la servante derrière la porte.

- Oui oui, affirma Tallin avec sa petite voix enfantine qui fit sourire Mira.

Tallin comprit finalement qu'il fallait ouvrir les deux robinets pour obtenir de l'eau à une température correcte.

A côté de ce robinet, elle en vit un second mais avec un seul bouton cette fois-ci.

Intriguée elle l'ouvrit. Elle fut surprise en voyant que du savon coulait de celui-ci, elle passa alors sa main en dessous pour en récolter au creux de celle-ci. Elle le sentit et un large sourire apparut sur son visage en constatant qu'il était à la même arôme que le sien.

Pendant ce temps une grosse quantité de savon s'était accumulé dans le fond de la baignoire encore vide. Elle ferma alors le robinet puis laissa couler l'eau un moment pour remplir la baignoire. Elle regarda amusée l'eau et la mousse, qui gonflait de plus en plus, recouvrir petit à petit son corps.

Tallin resta un long moment dans le bain pour profiter un maximum de cette solitude et cet instant de tranquillité.

Elle fut ravie de constater la largeur et la profondeur du bassin qui lui permettait largement de s'amuser dans l'eau comme elle en avait l'habitude dans sa rivière.

Elle resta deux bonnes heures dans l'eau sans s'apercevoir du temps en s'amusant comme une petite folle dans le bain et surtout avec la mousse, mais regrettait qu'il n'y ait pas ses zanpakutôs avec elle pour profiter de la baignade .

- Mademoiselle, le dîner est bientôt servi, l'avertit la servante.

- D'accord, acquiesça-t-elle semblant de bonne humeur et apparemment elle avait oublié l'incident avec Byakuya à son arrivée dans le manoir.

Tallin sortit alors de la baignoire. Elle se sécha puis enfila les habits que lui avait préparé la servante. Il s'agissait d'un kimono vert anis, orné de bambou et libellules.

Tallin sourit en voyant les couleurs du kimono, en plus il était pile à sa taille. Elle brossa rapidement ses cheveux mouillés puis se les enroula dans une serviette pour qu'ils sèchent.

Elle sortit alors de la salle d'eau pour rejoindre sa chambre. Elle se dirigea directement vers la fenêtre pour observer le ciel étoilé, ça la passionnait.

Elle sourit en se rappelant la fois où elle avait admirait ce ciel en compagnie de Kisuke. Cette soirée l'avait ravie, ça faisait longtemps qu'elle n'avait pas regardé le coucher de soleil en compagnie de quelqu'un, la dernière fois remontait avant la mort de sa famille, c'est à dire à longtemps.

- Tallin le dîner est servi, Monsieur Kuchiki vous attend, l'interrompit Mira qui fut ravie de voir le sourire rayonnant aux lèvres de celle-ci qui avait toujours le regard braqué sur le ciel. Ce kimono vous va à ravir mademoiselle, continua-t-elle surprise lorsque Tallin se retourna.

Tallin la remercia très touchée par le compliment. Elle n'avait pas l'habitude de recevoir de compliments étant donné qu'elle vivait seule. Elle fronça ensuite les sourcils en imaginant le dîner avec Byakuya.

- Vous mangez avec nous Mira?

- Non, le personnel ne mange pas avec le capitaine.

Tallin fit la moue.

- Je n'ai pas très faim, continua Tallin en tentant d'être la plus crédible possible.

- Vous ne souhaitez pas d'un tête à tête avec votre capitaine, ajouta la servante faussement étonnée car elle se doutait bien qu'elle réagirait de la sorte. Bon. Je vais le prévenir que vous n'avez pas d'appétit ce soir.

- Je vous remercie Mira, lui répondit Tallin reconnaissante.

La servante disposa puis partit informer Byakuya de l'absence de sa locataire. Mais celui-ci ne semblait pas voir les choses du même oeil, il se leva alors puis se dirigea vers la chambre de Tallin pour la chercher lui-même.

Lorsqu'il fit coulisser la porte de la chambre il la trouva vide, la fenêtre ouverte.

"Salle gosse" pensa-t-il en regardant la fenêtre. "Demain elle m'entendra"

Il dirigea vers celle-ci pour la refermer, mais resta immobile un instant.

- Que fais-tu, demanda Byakuya avec un ton polaire.

- Je contemple le ciel, répondit Tallin qui était installée au pied d'un cerisier adossée contre celui-ci. C'est la pleine lune, c'est magnifique, continua-t-elle les yeux émerveillés et pétillants dans la nuit.

Byakuya resta silencieux un moment à observer Tallin pensif.

- Tu continueras ton observation plus tard, viens manger pour le moment, dit-il d'un ton étonnement calme qui contrastait avec son ton habituel.

- Je n'ai pas faim.

- Peu m'importe. On m'a dit que je devais veiller à ce que tu manges à tous les repas, alors viens de suite, je ne souhaite pas faillir à ma mission par la faute d'une petite peste.

- Oh... on t'as également dit de me rendre mes zanpakutôs et tu ne l'as pas fait, on dirait que t'as déjà failli à ta mission, tu n'es plus à ça prêt maintenant, répondit Tallin de sa belle voix douce sans mauvaises intentions envers Byakuya, toujours les yeux rivés sur le ciel étoilé.

En un instant Byakuya se trouva aux côtés de Tallin. Il saisit violemment son bras pour la faire se lever et la plaqua brutalement contre l'arbre pour l'incendier.

- Aïe, fit Tallin doucement en fronçant les sourcils.

Alors qu'il s'apprêtait à la réprimander il s'interrompit en croisant les magnifiques yeux verts de celle-ci. Il resta silencieux un instant en fixant les yeux de Tallin, qui elle était pétrifiée par la violence de cet acte et par la vive douleur qui s'était réveillée dans ses côtes anciennement brisées.

Byakuya était tellement préoccupé qu'il ne s'aperçut même pas que sa colocataire semblait souffrir.

Ils restèrent bien une minute dans cette position, Tallin n'osant pas bouger d'un millimètre de peur de se faire trucider.

«Ce regard si envoûtant... songea Byakuya fasciné par les yeux de sa subordonnée. Ces yeux magnifiques, je les... il s'interrompit profondément troublé. Je les déteste!! Reprit-il soudain enragé.»

- Le manger va refroidir, non? tenta Tallin pour rompre ce silence insupportable et pour faire bouger Byakuya qui n'avait pas détourné le regard de Tallin ce qui la mettait particulièrement mal à l'aise.

- Rentrons, ajouta Byakuya en traînant Tallin par le bras derrière lui.

Tallin, la main sur son flanc droit, fronça les sourcils car le capitaine lui faisait mal, mais ne semblait pas lui en vouloir, c'est plutôt à elle qu'elle en voulait d'être la cause de l'énervement de Byakuya. Le mettre dans un tel état de rogne n'était pas du tout son intention, elle désirait juste admirait le ciel, chose qu'elle n'avait pu faire depuis environ trois semaines et qui lui avait particulièrement manqué. Elle a sûrement dû dire quelque chose d'irritant sans s'en rendre compte, songea-t-elle consciente désormais grâce à son entraîneur que parfois par son innocence elle pouvait dire des choses perturbantes.

Ils entèrent par la porte d'entrée puis Byakuya tira la "chose" jusque dans le salon pour qu'elle vienne manger. Ils s'installèrent alors silencieusement.

Byakuya scruta un instant Tallin puis s'aperçut de son teint pâli. Il vit ensuite qu'elle avait la main gauche posée sur son flanc opposé endolori. Il fronça les sourcils, s'en voulant d'avoir fait du mal à sa subordonnée, mais refusa de s'excuser de cet acte, par fierté.

- Je vais te rendre tes zanpakutôs.

- C'est vrai?! Oh merci Byakuya, continua Tallin toute excitée au point d'oublier sa douleur.

Celui-ci la regarda en levant un sourcil.

- C'est capitaine Kuchiki pour toi.

- C'est plus joli Byakuya, répondit-elle dans son enthousiasme.

Il la fixa en se demandant s'il devait lui faire goûter à Senbonsakura ou bien lui donner un calmant et l'envoyer dormir. Mais il se contenta de demander à Mira de lui porter les zanpakutôs de Tallin.

Celle-ci les récupéra avec amour.

- Tu les a déjà vu dans leur forme matérialisée?

- Oui.

- C'est un tigre celui-là?

- Oui. Comment tu le sais?

- Ca semble évident, ton attaque de l'autre jour et sa lame tigrée.

Le zanpakutô Tity avait la poignée verte émeraude, la lame aussi blanche que le zanpakutô Satine mais avec de fins traits du même vert que la garde qui la tigrait. Sa garde était dorée et ornée tout comme l'autre zanpakutô de pierre, mais uniquement de l'émeraude contrairement à l'autre qui était orné de toute sorte de pierres précieuses.

- Je les matérialise, demanda Tallin toujours aussi excitée.

- Non, répondit-il instinctivement. De plus, je te défends de t'approcher de la 11e division armée. De sortir dans les rues non accompagnée, ajouta-t-il, ce sont les deux conditions à respecter si tu veux garder tes zanpakutôs, finit Byakuya d'un ton ferme laissant comprendre que cette condition n'était pas négociable.