De retour à la sixième division, Tallin fut surprise de ne pas y trouver son capitaine et de voir poser sur son bureau une effrayante pile de rapports à remplir. Sans protester elle s'y plongea aussitôt, en compagnie de son chat et son tigre. Elle ne vit même pas passer l'heure, il faisait déjà bien nuit, et se fut le retour de Byakuya qui la ramena à la réalité.
- Tu comptes rentrer à quelle heure, il est déjà minuit passé, dit Byakuya sur un ton un peu moins froid qu'à l'habitude.
- Je... J'ai pas vu passer l'heure avec tous ces papiers, désolée.
- Tu n'es pas obligée de tout faire en un seul jour. Ce sont tous les bilans annuels de fin d'année, ça prend du temps. Mais à ce que je vois tu as bientôt terminé, continua-t-il particulièrement surpris.
- J'aimerai finir ce soir, comme ça demain j'aurai un peu de temps libre pour m'entraîner.
- Je t'ai déjà dit que je ne t'entraînais pas.
- Je sais, mais ce n'est pas avec toi que je compte m'entraîner.
- Je vois. Tu n'as apparemment pas pris ma menace pour argent comptant, dit-il en sortant son zanpakutô. Chire, Senbonsakura.
Sa lame se dématérialisa alors pour laisser place à des milliers de pétales de fleurs de cerisiers.
Tallin grimpa aussitôt sur son bureau pour s'y mettre debout, devant les yeux effarés de Byakuya, pour attraper des pétales qui flottaient dans les airs .
- Ouah!! s'exclama-t-elle ébahie. C'est magnifique, des pétales fleurs de cerisiers... Mais c'est magnifique!!!!! Comment ça se fait que vous ayez une attaque pareille, dit-elle en attrapant plusieurs pétales. J'adore les cerisiers, je veux une attaque comme ça moi aussi, contiuna-t-elle en s'accroupissant sur le bureau pour s'adresser à ses animaux, j'adore les cerisiers.
A la grande surprise de Byakuya elle n'eut même pas la moindre égratignure lorsqu'elle prit des pétales dans ses mains.
- Ca fait quoi comme attaque, se demanda Tallin, une si belle attaque...
- Ces pétales sont en réalité des lames qui tranchent tout ce qu'elles touchent.
- Oh, fit Tallin en caressant l'un des pétales qu'elle avait dans la pomme de sa main. Le parc magnifique avec plein de cerisiers, le savon, l'attaque, apparemment tu adores les cerisiers. Ca nous fait un point en commun, dit Tallin innocemment avec son magnifique sourire.
" Vous avez un tas de point en commun avec cette petite, je suis étonnée que vous ne l'appréciez pas" se remémora Byakuya des paroles que lui avait dites sa servante.
" Mais il a voulu m'attaquer ce malade" réalisa Tallin intérieurement effrayée.
Bon, euh je vais finir ces rapports, continua Tallin en déposant doucement au bord de la table les pétales pour en faire un petit tas, puis se remit en position debout sur le bureau et sauta sur son fauteuil.
"Mais c'est quoi cette sauvage, pesta Byakuya intérieurement. Et pourquoi elle n'a rien subit cette salle gamine."
- C'est ça, fit Byakuya masquant sa rage en repartant vers la porte.
Il repartit vers ses appartements plongé dans ses pensées, ne comprenant pas pourquoi son attaque avait faillit, pourquoi cette gamine le préoccupait et l'énervait autant avec ces attitudes de sauvage... Il se maudissait d'avoir désiré l'héberger chez lui. Quelle idée?!
Tallin rejoignit le manoir pas moins d'une demi-heure plus tard. Elle fut surprise de voir que Byakuya était encore assis dans le salon, toujours aussi songeur. Elle tenta de se faufiler en silence dans les couloirs pour échapper à son « agresseur ».
- Viens manger, l'interpella Byakuya qui l'avait remarqué.
- Oui, répondit Tallin calmement.
- Tu as mangé quoi ce midi?
- Euh bah...
- Rien, dit-il d'un ton ferme, de même qu'hier soir. Il me semblait t'avoir dit que tu devais manger à tous les repas. Le capitaine Unohana m'a chargé de veiller à ce que tu manges correctement à tous les repas parce que tu n'as jamais faim. Alors tâches de ne plus en sauter.
- Oui, répondit Tallin docilement semblant avoir retenu la leçon avec Senbonsakura.
- Bien, fit Byakuya en fermant les yeux. C'est qui Chiru?
- Hein, euh, comment, rectifia Tallin les joues rosies.
" Elle obéit quand elle veut" pensa Byakuya.
- Chiru, je t'ai entendu crier ce nom hier dans la nuit. Le capitaine Unohana m'a également expliqué que tu faisais des cauchemars lors de ton séjour à l'hôpital. Tu en fais toujours apparemment.
- Oh, euh, désolée, continua Tallin rouge comme une tomate.
- Ce sont sûrement tes cauchemars qui te coupent l'appétit, songea Byakuya. Alors c'est qui Chiru?
- Je ne sais pas.
Un long silence s'installa dans la pièce, pendant lequel Byakuya tentait de comprendre son interlocutrice.
- Elle ne devait pas rentrer Rukia, demanda Tallin timidement pour changer de conversation. Le capitaine Ukitake m'a dit qu'elle serait là maintenant qu'elle est revenue de son séjour sur terre.
- Elle a du repartir aussitôt suite à l'attaque des espadas.
- Oh... fit Tallin déçue ce qui n'échappa pas à son interlocuteur qui ne préféra rien dire.
Il se contenta de boire un thé. Byakuya s'interrompit en voyant que Tallin regardait son bol curieusement mais n'avait toujours pas mangé.
- Qu'est-ce qu'il y a?
- Rien, répondit-elle intimidée.
- Bien. Mange alors.
- Euh... Je n'ai...
- Peut m'importe que tu n'aies pas faim, tu manges.
- Est-ce que je peux...
Tallin s'interrompit en voyant le regard polaire de Byakuya se poser sur elle.
- ...Avoir une cuillère, demanda-t-elle avec réserve et embarras.
Byakuya ferma les yeux pour tenter de masquer son amusement, puis les rouvrit et fixa un instant Tallin, mais cette fois-ci son regard s'était adouci.
- Tu ne sais pas te servir de baguettes, c'est ça?
Tallin hocha la tête honteuse.
"Je ne sais pas d'où sors cette fille, mais elle est vraiment incivilisée. Ne pas savoir se servir de baguettes alors qu'elle vit au japon... On dirait qu'elle a grandit seule dans une forêt...d'où l'un de ses zanpakutôs serait un tigre."
- Je vais t'apprendre à te servir de baguettes, dit finalement Byakuya, mais pas ce soir, il est déjà tard. Mira, appela-t-il. Tu peux donner une cuillère à Tallin, s'il te plaît, demanda Byakuya délicatement.
- Bien sûr, répondit la servante tout sourire.
La servante revint rapidement puis tendit chaleureusement la cuillère à Tallin qui la remercia par un sourire tout aussi chaleureux.
Le repas se finit ainsi, en silence.
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Le lendemain au petit déjeuner chez Byakuya.
- Bonjour, fit amicalement Byakuya qui était déjà installé à la table basse, je suis étonné de te voir ce matin.
- Bonjour, répondit Tallin aimablement en s'installant. J'ai préférai dormir, lui expliqua-t-elle.
En réalité elle ne s'était pas levée pour s'entraîner car aujourd'hui elle commençait à s'entraîner avec Hisagi.
- Bien dormi, demanda-t-elle alors.
- Oui.
Cette réponse sembla réjouir Tallin.
- Toi aussi, constata Byakuya. Je ne t'ai pas entendu crier cette nuit, ajouta-t-il pensif en fixant son interlocutrice. Mais à voir ta mine je dirai plutôt que tu n'as pas dormi du tout, n'est-ce pas?
- Euh oui, répondit simplement Tallin en buvant une gorgée de thé.
- Tu ne voulais pas me réveiller, c'est ça?
- Euh oui, avoua Tallin embarrassée. Je me suis dit que si vous dormiez correctement vous seriez moins désagréable aujourd'hui, continua-t-elle le plus naturellement du monde.
" Oh elle s'est enfin décidée à me vouvoyer, il y a du mieux. En tout cas s'il y a bien quelque chose que je ne peux lui reprocher c'est sa franchise. Je me demande même si elle se rend compte de ce qu'elle dit parfois" songea Byakuya en repensant à la réunion des capitaines à laquelle avait assisté Tallin.
La matinée se passa sans encombres.
A midi Tallin mangea à la sixième division sous l'oeil attentif de son capitaine qui lui avait donné une cuillère le matin pour qu'elle puisse manger à la division. Puis Byakuya la libéra trois heures pour qu'elle aille rendre visite aux capitaines Unohana et Ukitake, connaissant bien les relations qu'elle entretenait avec ces deux, sous la surveillance de deux membres de sa division.
Tallin profita alors de ce temps libre pour, contrairement à ce qu'avait imaginé Byakuya, se rendre à la neuvième division. Elle passa alors tout son temps en compagnie d'Hisagi.
Celui-ci avait, comme promis, commencer à lui enseigner l'art du combat, après qu'elle l'ait aidé dans sa paperasse.
Le don de Tallin pour expédier les rapports étonna le lieutenant de la neuvième qui s'était dit qu'elle devait sacrément avoir envie de s'entraîner pour bosser aussi rapidement.
Pendant ces trois heures il lui avait enseigner le maniement du sabre, pour lequel il était particulièrement doué, puis discutèrent pendant une bonne heure des différentes attaques que les zanpakutôs pouvaient avoir et de comment les obtenir.
La période de liberté de Tallin lui sembla passer incroyablement vite, et elle devait déjà retourner dans sa division à son grand désespoir. Elle aurait apparemment préféré rester en compagnie de son nouveau camarade avec lequel elle s'était directement sentie à l'aise et qu'elle appréciait beaucoup, sentiment qui semblait particulièrement réciproque.
Elle rentra alors dans sa division toujours accompagnée de ses surveillants, ce qui ne paraissait pas la déranger outre mesure, ils lui servaient par la même occasion de guide parce qu'elle était vraiment paumée dans ces rues qui semblaient toutes identiques.
En entrant dans le bureau, comme la veille elle trouva les lieux déserts et une pile beaucoup moins importante de rapports. Elle s'y mit aussitôt pour en finir le plus rapidement et ainsi continuer son instruction théorique avec les livres de la bibliothèque de Byakuya.
Lorsqu'elle eut balayé la paperasse, elle prit le même livre qu'elle avait hier à propos des Hollows et en prit un sur les zanpakutôs pour compléter la leçon d'Hisagi.
Elle passa tout l'après midi, allongée à plat ventre par terre les jambes repliées à 90°, à feuilleter le bouquin sur les zanpakutôs.
Elle enchaîna alors avec le bouquin sur les Hollows qu'elle aimait tant.
Une heure après, elle lut quelque chose qui semblait l'avoir pétrifiée. Elle relut pour être sûre de ne pas avoir rêvé, puis pétrifiée, elle laissa tomber lourdement ses jambes au sol sur lequel elle était allongée.
- Non... murmura-t-elle. Non... répéta-t-elle paralysée les larmes commençant à envahir ses yeux émeraudes. Non!! finit-elle par crier en se redressant violemment sur ses pieds en éclatant en sanglot. Non!! répéta-t-elle en courant vers la porte pour fuir le bureau dans lequel elle avait laissé les livres au sol.
Byakuya, en entrant dans son bureau quelques instants plus tard fut surpris de constater l'absence de sa collaboratrice. Il n'aperçut que la pile de rapport rempli sur son bureau et les deux bouquins posés au sol. Il secoua la tête en constatant qu'apparemment sa lieutenante ne s'installait au bureau qu'en sa présence. Mais il se dit que c'était déjà mieux que rien, il semblerait qu'elle fasse un peu d'efforts pour se civiliser.
"Incapable de ranger se livres cette gamine" pensa finalement Byakuya en les remettant à leur place.
Pendant ce temps, Tallin dévalait les rues à toute vitesse en pleure, suivie de Tity qui portait sur son dos Satine qui tentait tant bien que mal de ne pas perdre de vue leur maîtresse qui usait du Shunpo.
Elle courut ainsi un long trajet puis atterrit alors à la quatrième division, chemin qu'elle commençait à bien connaître, puis traversa l'hôpital sans changer son allure, ce qui laissa derrière elle une sacré pagaille avec les Shinigami qui tentaient de la faire ralentir ou de rattraper le tigre.
Elle arriva alors devant la porte du capitaine Unohana essoufflée et frappa à la porte. Celle-ci fut ouverte par le capitaine Ukitake à côté duquel se tenait debout Unohana. Ils furent surpris de voir Tallin dans un tel état. Tallin se jeta dans les bras d'Unohana en pleurs.
Les deux capitaines restèrent muets, profondément émus par cette scène, tandis que Unohana tentait avec difficulté de calmer Tallin qui ne cessait de pleurer à chaudes larmes dans ses bras. Jyuushiro attendait patiemment, désemparé. Ils restèrent ainsi bien une demi- heure en attendant que l'émoi de Tallin ne prenne fin.
- Qu'est ce qu'il se passe Tallin, demanda Ukitake avec une voix qui se voyait plus que rassurante en posant une main réconfortante sur son omoplate.
Il fixa alors Unohana, qui lui faisait face serrant toujours Tallin dans ses bras, semblant aussi perdus et bouleversés l'un que l'autre.
- Ma famille, dit-elle hoquetant, elle n'est même pas à la Soul Society, continua-t-elle en pleurant de plus belle.
Les deux capitaines froncèrent les sourcils incompréhensifs.
- Je pensais que je les retrouverai à la Soul Society mais... continua-t-elle la voix tremblante, mais ils y sont pas. Ils ont disparu...
Retsu et Jyuushiro commençait à saisir le problème ce qui les alarma d'avantage. Tallin sortit sa tête de sa cachette pour faire face aux deux capitaines.
- Ils ont été mangé par un hollow... Tallin expliqua alors avec difficulté, car l'envie de pleurer lui revenait à chaque fin de phrases, le drame de sa famille.
Les deux capitaines la serrèrent alors dans leurs bras pour la réconforter.
- Depuis, j'ai continué à vivre dans l'espoir de les retrouver un jour au paradis, comme le disent les livres, puis Kisuke m'a parlé de la Soul Society où les âmes étaient envoyées et m'a dit que je pourrai les retrouver quand mon tour serait venu d'y aller, donc là mes espoirs de les revoir un jour étaient encore plus forts... mais il m'a menti. Il ne m'avait pas dit que les personnes qui s'étaient faites dévorer par des Hollows disparaissaient totalement. C'est dégueulasse, s'alarma Tallin. Je les déteste ces Hollows... Ils m'ont volé ma famille... je les reverrai plus jamais, finit-elle à nouveau en larmes.
Les deux zanpakutôs étaient restés en retrait dans le bureau et semblaient vraiment troublés et tracassés par la peine de leur maîtresse. Ils voulaient à tout prix intervenir, mais quelque chose semblait les retenir à chaque tentative de prise de paroles.
- Oh, ma petite Tallin, fit Unohana en essuyant les larmes de ses joues puis en la prenant de nouveau dans ses bras, tandis que Ukitake avait une main posée sur l'épaule de Unohana qui semblait bouleversée et son autre main qui frottait le dos de Tallin pour la réconforter.
Une vraie petite famille.
C'est en entendant ce récit que les deux capitaines comprirent que Tallin était bel et bien une humaine, contrairement à ce que tout le monde s'entêtait à croire. Ils décidèrent donc de ne rien dire à propos de leur découverte et de continuer à faire semblant de croire que c'est une Shinigami pour ne pas lui attirer d'ennuis.
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Tallin avait passé toute la soirée en compagnie des deux capitaines. Ils avaient réussi à lui remonter le morale en lui disant qu'elle pourrait malgré tout retrouver sa soeur, qui elle était obligatoirement à la Soul Society, et en lui assurant que même s'ils n'étaient pas de sa famille elle pourrait compter sur eux en tant que tel. Ils lui promirent que dès que cette guerre serait fini qu'ils l'aideraient dans ses recherches pour retrouver sa soeur.
Tallin marchait désormais dans les rues sombres du Seireitei pour retourner dans sa division mais quand elle y trouva le bureau fermé elle se dirigea alors vers le manoir Kuchiki. Elle déambulait pensive, et malgré les paroles réconfortantes des deux capitaines, son coeur n'était pas guérit, loin de là, elle le sentait comme déchirer en mille morceaux. Elle était profondément et horriblement peinée. Elle avait l'impression de revivre les douloureux premiers jours après l'accident de sa famille. Son coeur semblait peser des tonnes dans sa poitrine.
Elle profita longuement de sa sortie nocturne en marchant à pas ralenti. La légère brise lui rafraîchissait l'esprit.
La vision du ciel étoilé la peina, ce ciel qu'elle avait prit l'habitude de contempler tous les soirs dans l'espoir d'y retrouver un jour sa chère famille, ce ciel là lui semblait désormais rien de plus qu'un trou noir infini, rien de plus que les ténèbres.
Cette pensée l'angoissa, elle se sentit soudain comme étouffée, ce ciel sombre qui par l'obscurité de la nuit semblait l'avoir totalement engouffrée dans les profondeurs ténébreuses l'effraya.
Elle se mit alors à courir pour échapper à cette vision d'horreur que lui renvoyait désormais le ciel et atteindre au plus vite la maison du capitaine.
Une fois arrivée devant la maison elle y entra comme une trombe puis s'adossa à la porte en fermant les yeux, toute essoufflée et tremblante, pour tenter de reprendre ses esprits pour faire face à Byakuya. Mais elle n'eut le temps de se préparer à cet affrontement qu'elle devait déjà à faire face au capitaine.
- Qu'est ce qu'il se passe, s'inquiéta Byakuya en voyant Tallin dans cet état.
Elle sursauta en poussant un petit cri de surprise, puis expira un bon coup pour évacuer sa peur. Byakuya incompréhensif se contentait d'observer la scène qui s'offrait à lui.
Mira prit alors le relais. Elle alla attraper Tallin délicatement qui n'avait pas changer de position depuis son arrivée, puis l'accompagna doucement jusqu'à la salle d'eau où l'attendait ses affaires.
Tallin resta plus de deux heures immobile dans la baignoire pour se détendre, ce qui semblait particulièrement efficace. Elle décida néanmoins de sortir lorsque l'eau était devenue froide et qu'elle commençait à grelotter. Elle se sécha puis se vêtit du kimono que lui avait préparé Mira. Il s'agissait cette fois-ci d'un kimono gris avec des colombes dans le bas du vêtement, encore une fois assortie à ses yeux qui avaient pris une teinte grise sous l'effet de la tristesse et de l'angoisse, à croire qu'elle l'avait prédit. Elle laissa ses cheveux détachés pour les faire sécher plus rapidement, puis gagna sa chambre.
- Tallin, fit Mira en entrant doucement dans la chambre, monsieur Kuchiki souhaiterait vous voir dans le salon.
- J'ai déjà mangé, mentit doucement Tallin assise par terre les jambes repliées sur son buste le front appuyé sur ses genoux.
- Il souhaiterait vous parler également.
Elle soupira puis se leva pour suivre Mira. Elle s'installa sur son coussin habituel, en face du capitaine semblant toujours aussi indifférent, mais pas tant que ça car il avait percuté le changement de couleur des yeux de Tallin.
- Où étais-tu?
- A la quatrième division.
- Je t'avais pourtant donner trois heures pour rendre visite au capitaine Unohana ou au capitaine Ukitake après le déjeuner.
- J'étais à la neuvième division.
- Je sais. Et je peux savoir ce que tu faisais là-bas?
- Non, répondit-elle simplement ne souhaitant pas rentrer dans les détails car ils seraient sujets à une prise de tête.
- Ce n'étais pas une question, rétorqua Byakuya toujours aussi calme, mais un reproche. Et cesse ton arrogance.
Tallin n'ouvrit pas la bouche attendant avec impatience que Byakuya lui lâche la grappe même si pour une fois il ne lui parlait pas sur un ton polaire et dédaigneux.
- Pourquoi tu es rentrée si affolée si tu n'étais qu'à la quatrième division.
- Je n'étais pas affolée, j'avais simplement froid, mentit Tallin en se braquant.
- Tu mens mal.
- Je sais. Je peux aller dormir, demanda poliment Tallin qui s'était déjà relevée et qui se tenait à quelques pas du capitaine.
- Pas avant que tu m'aies raconté ce qui t'as mis dans un tel état d'affolement.
Tallin resta scotchée quand elle vit que Byakuya n'était pas si impassible devant les gens que ce qu'il en avait l'air.
- Je n'étais pas affolée.
- Arrête de mentir. Et puis je croyais que ta mère t'avais interdit de sortir dans les rues la nuit.
Lorsqu'elle l'entendit faire allusion à sa mère elle sentit comme un foudroiement à l'intérieur de sa poitrine, ce qu'il la ramena brutalement à la dure réalité.
- Et alors?! demanda Tallin à la fois inquisitrice et agressive les larmes refaisant leur apparition.
- Il semblerait que tu oublies vite les sages paroles de ta mère.
Cette réflexion fit enragée Tallin qui mourrait d'envie de lui faire ravaler sa langue, mais le fait qu'il dise qu'elle oublie les paroles de sa mère la blessa et la fit pleurer pour de bon.
- Et si elle voyait comme tu es mal élevée elle serait vraiment déçue d'avoir une fille comme toi.
- La ferme!!!!!! s'écria instinctivement Tallin en plaquant violemment Byakuya au sol en lui tenant le cou. Je t'interdis de parler de ma mère, continua Tallin les larmes et le cheveux dégoulinant sur sa proie sur laquelle elle se trouvait à califourchon.
Elle lâcha alors prise après quelque secondes d'immobilisme.
- Je ne voulais pas te décevoir maman, dit-elle dans un murmure les larmes coulant à grosses gouttes en se redressant en position assise sur le torse de Byakuya.
Ces paroles bien qu'elles n'étaient pas destinées à être entendues, avaient été perçues par Byakuya qui se sentit vraiment mal à l'aise en comprenant que la mère de sa subordonnée était décédée.
Elle resta un instant silencieuse assise sur Byakuya, tête baissée, songeuse. Puis finalement s'essuya les yeux et se redressa, elle même choquée par son agressivité.
- Tu viens de dépasser les bornes, fit enfin Byakuya qui attendait patiemment et silencieusement que Tallin se relève pour lui même se redresser, je ne peux tolérer de tels gestes à mon égard, et qui plus est sous mon propre toit.
Inutile de me chasser, je comptais m'en aller toute seule, dit-elle toujours en pleurs.
Vous aussi vous avez dépassé les bornes.
J'en ai marre de supporter votre mépris à longueur de journée.
Quand je vois dans quel état vous vous mettez quand on manque simplement de respect pour votre grade de capitaine, je me demande dans quel état on devrait se mettre nous quand vous nous manquez de respect, mais en tant qu'être humain.
Tout le monde avait raison, vous êtes quelqu'un de vraiment horrible, quand je pense que je me tuais à prendre votre défense... Je me suis vraiment plantée sur toute la ligne.
Je pensais que votre méchanceté était un simple masque pour vous protéger des sentiments ou de je ne sais quoi, mais qu'au fond vous étiez quelqu'un de gentil et d'attentionné, bah non en réalité vous n'êtes qu'un abruti!
Je vous aimais bien au début... mais maintenant je vous déteste plus que tout au monde...
Sur ces mots Tallin sortit en claquant la porte pour laisser éclater sa rage qu'elle avait réussi à contenir en parlant. Byakuya resta immobile, saisi par ce qu'il venait d'entendre, puis sortit de ses pensées quand Mira, qui avait tout entendu, s'approcha de lui avec une serviette pour qu'il essuie son visage.
Quant à Tallin, elle, resta paralysée par le froid perçant de l'hiver et devant l'obscurité de dehors qui l'effraya, et resta plantée devant la porte en sanglotant et en tentant de sécher ses joues qui se remouillaient à chaque séchage.
Quelques minutes plus tard la porte s'ouvrit. Tallin, effrayée, reculait à petits pas devant l'obscurité de dehors, comme attirée par un aimant par la chaleur qui provenait de l'intérieur de la maison, sans se retourner pour voir qui avait ouvert la porte.
Tout ce qu'elle souhaitait c'était courir se réfugier sous sa couette pour échapper à cette obscurité ténébreuse et à ce froid polaire.
Elle se retourna alors vivement pour rentrer plus vite. Elle stoppa net son élan en voyant alors Byakuya planté devant elle, un air triste sur le visage.
Ils restèrent immobiles et silencieux un moment à se contempler mutuellement, puis instinctivement Tallin plongea alors se réfugier dans les bras de Byakuya, tremblante de son effroi.
Il posa une main hésitante dans le dos de Tallin, n'étant pas habitué à ce genre de situation.
- Je suis vraiment désolée Byakuya, je ne pensais pas tout dans ce que je vous ai dit, avoua Tallin les yeux trempés plongés dans ce de Byakuya qui arrivait pile à hauteur des siens.
Byakuya la plaqua doucement contre son torse avec son bras qui entourait celle-ci.
Ca va, fit Byakuya tentant de calmer Tallin qui tremblait toujours. C'est moi qui te dois des excuses...
Ils restèrent ainsi bien une minute avant que Byakuya ne reprenne la parole.
Tu devrais aller dormir, on en reparlera demain. Mira.
La servante vint chercher Tallin pour l'accompagner jusque dans sa chambre et la consoler parce que Byakuya n'était pas doué pour ce genre de choses. Elle resta un moment en sa compagnie pour la calmer.
- J'ai vraiment été horrible avec Byakuya, expliqua Tallin qui s'était emmitouflée sous sa couette, je ne sais pas ce qu'il m'a pris...
- Votre mère, demanda prudemment Mira, elle...
- Oui, ainsi que toute ma famille.
Les deux filles passèrent un long moment à discuter du problème de Tallin.
Pendant ce temps Byakuya était sorti dans son parc pour se rafraîchir l'esprit. Il alla s'installer au bord d'une rivière adossé au tronc d'un cerisier. Au même endroit qu'il avait l'habitude de se retrouver avec ces deux amis autrefois. Puis il resta un long moment à admirer le ciel, pensif en songeant aux belles vérités que lui avaient lancées Tallin, ainsi qu'à l'état de celle-ci qui l'avait visiblement troublé.
Un peu plus tard Mira vint lui parler de la discussion qu'elle venait d'avoir avec Tallin et lui expliquer sa situation familiale. Byakuya la remercia des renseignements puis elle rejoint le manoir.
Byakuya soupira. Il commençait à se douter que sa colocataire n'avait visiblement pas était élevée par quelqu'un, mais il était loin d'imaginer qu'elle avait vécu un pareil drame, et encore moins que depuis l'âge de neuf ans elle était totalement livrée à elle-même. Il soupira à nouveau, s'en voulant d'avoir était si sévère, méprisant et maladroit avec cette enfant, qui selon les dire de Mira, l'appréciait vraiment alors qu'il n'était même pas sympathique avec elle.
Il soupira visiblement très agacé. Il reconnaissait que bien qu'elle était un peu irrespectueuse, cette enfant était assez attachante et tout particulièrement par ces attitudes primitives, mais quelque chose au fond de lui repoussait et haïssait irrévocablement cette fille et son regard, ce qui le poussait à agir de la sorte, alors qu'en réalité il l'appréciait, car comme lui avait dit Mira ils avaient un certain nombre de point en commun, l'amour de la nature, des ciels étoilés, ils étaient bûcheurs, tous les deux étaient réservés, calme, solitaire...
Un nouveau soupire se fit entendre. Byakuya se leva alors pour rentrer dans ses appartements.
Il fut étonné, en entrant, de croiser Tallin dans le couloir. Elle sortait visiblement de la salle de bain, elle avait séché ses cheveux puis les avait rattaché. Elle fit un mince sourire embarrassé à Byakuya avant de se diriger dans sa chambre.
- Tallin, l'interpella alors Byakuya.
- Oui, dit elle avec une voix encore plus douce que d'habitude par toutes ces émotions en revenant craintive sur ses pas.
- Mira m'a dit que tu lui avait dit que tu avais déjà mangé mais elle m'a aussi dit qu'elle avait vu que tu mentais. Tu n'as pas faim?
- Un petit peu, répondit-elle timidement.
- Viens manger alors.
Tallin le rejoint alors à contre-coeur, mais ne souhaitant pas aggraver sa situation elle obéit.
Elle s'installa dans le salon, tandis que Byakuya alla frapper à la porte des appartements de Mira.
- , s'étonna-t-elle en ouvrant la porte.
- Désolé de te déranger, fit Byakuya un peu embarrassé, mais la petite a faim finalement.
- Oh, d'accord. Je savais qu'elle avait menti, dit-elle tout sourire, je vais lui chercher à manger de suite, vous voulez un thé?
- Oui, je veux bien, merci. Et désolé.
- Ce n'est rien, le rassura-t-elle tout sourire en se dirigeant vers les cuisines.
Derrière ses apparences de nobles de haut rang, Byakuya n'aimait pas trop le fait que des personnes soient ainsi à son service perpétuellement, mais très jeune son père l'avait forcé à intégrer cette coutume qu'il s'efforçait de rejeter. C'est pour cette raison qu'aujourd'hui il avait quand même des servants, mais était très respectueux avec eux, et particulièrement Mira avec qui il était très proche, c'était d'ailleurs pour cette raison qu'il l'avait nommé gouvernante et responsable de tous les servants du manoir, et qu'elle était la seule à avoir ses appartements privés au sein même du manoir.
Byakuya rejoint alors Tallin dans le salon. Elle était assise sur son coussin, les genoux repliés contre son buste et la tête posée sur ses genoux, semblant pensive.
Elle sortit de ses pensées en entendant arriver Byakuya.
- Byakuya, je suis désolée pour...
- Ca va, on en parlera demain je t'ai dit, l'interrompit-il en venant s'asseoir en face d'elle.
Ils restèrent silencieux, Byakuya fixait Tallin en essayant de s'imaginer la souffrance qu'elle avait dû endurer toutes ces années et la douleur qu'elle devait en ce moment ressentir dans son coeur, tandis que celle-ci fixait ses mains n'osant pas faire face à son capitaine, honteuse de l'incident, et d'autant plus qu'elle sentait parfaitement son regard braqué sur elle.
Ce mutisme pesant fut brisé par l'arrivée de Mira qui vint déposer le plateau sur la table, et allait s'apprêter à servir mais fut interrompue par Byakuya qui lui dit qu'il s'en chargerai et qu'elle pouvait retourner à ses appartements si elle le désirait, puis il la remercia et s'excusa à nouveau.
- Je suis désolée si j'avais su je n'aurai pas mangé, dit Tallin embarrassée d'avoir fait sortir Mira de ses appartements tout ça pour la servir.
- Ce n'est pas grave, lui affirma-t-elle en posant une main chaleureuse sur la tête de Tallin. Bonne soirée, leur dit-elle aimablement puis elle se retira.
- Tu n'aurais pas mangé? Je croyais t'avoir interdit de sauter des repas.
- Oui mais Mira n'est pas à ma disposition, je n'avais qu'à rentrer à l'heure. Je trouve ça gênant d'être servi comme ça alors que je pourrai...
- Oui ça va, l'interrompit Byakuya voyant très bien à quoi elle voulait en venir.
"Elle qui a dû tout faire chez elle depuis déjà des années, pensa Byakuya, doit savoir ce que c'est pénible les tâches ménagères et ne tolère pas que Mira soit contrainte de faire tout ça pour des personnes qui ont tout comme elle des mains pour se le faire eux-mêmes."
Je sais que tu trouves ça injuste, mais saches que ce métier permet de sortir des personnes de la misère au Rukongai, alors dis-toi qu'elles sont ravies de le faire et qu'elles en sont même honorées.
Bon, fit Byakuya en se levant pour venir s'asseoir près de Tallin qui le regardait s'approcher avec crainte. Ca va, je ne vais pas te tuer, dit-il intérieurement amusé en voyant la peur de Tallin, je t'apprends à te servir des baguettes, comme ça tu n'auras plus d'excuses pour sauter des repas.
Tallin sourit enfin en entendant cela.
Byakuya commença alors à lui expliquer comment maintenir les baguettes en lui faisant une démonstration. Lorsque son élève enregistra le positionnement des doigts, il lui donna les deux bouts de bois. Tallin s'exécuta alors, puis au moment de mimer le mouvement pour attraper, elle laissa tomber une baguette, ce qui la fit rire d'embarras.
Byakuya attrapa la baguette au vol, grâce à ses réflexes sur-développés, puis la lui redonna. Tallin se relança dans une nouvelle tentative qui échoua à nouveau.
- Pff, c'est bon je suis trop nulle.
- Tu abandonnes si vite face à la difficulté toi, s'étonna Byakuya, moi qui croyait que tu étais une combattante.
- Je suis une combattante, demanda-t-elle étonnée alors qu'elle replaça ses baguettes pour un nouvel essai.
- C'est ce qu'il m'avait semblé au Hueco Mundo, dit-il en prenant doucement la main de Tallin qui tenait les baguettes dans la sienne, pour corriger le positionnement de ses doigts qui l'empêchait d'effectuer le mouvement correctement.
Quand tu es repartie combattre après t'être faite transpercée par la griffe d'un hollow. Ceux sont les vrais combattants qui continuent leur lutte tant qu'ils en ont la possibilité, continua Byakuya en accompagnant les doigts de Tallin pour la faire mimer le mouvement de rabattement d'une baguette sur l'autre. Et c'est ce que tu as fait, tu pouvais encore tenir sur tes jambes alors tu es repartie combattre.
Et c'est ce que tu vas faire maintenant avec les baguettes, ajouta-t-il avec sa voix délicate.
Tallin lui sourit.
- C'est un combat d'apprendre à manier les baguettes?
- Oui. Toute difficulté est un combat à remporter pour reprendre le dessus. Dis-moi Tallin, selon toi c'est quoi le but de la vie?
- Bah je sais pas trop, je ne me suis jamais posé la question en fait, réalisa-t-elle confuse.
- Tu devrais. Quand tu as un but à atteindre ça t'aide à mieux avancer, car ça t'oriente vers une voix à suivre et t'empêches de subir ton existence et te perdre en chemin.
La majeure partie des gens pense que le but de la vie est d'atteindre le bonheur ou mener une existence heureuse, et pour cela on doit réussir à surmonter les difficultés qui tentent de nous empêcher d'atteindre notre but.
La vie est donc un combat perpétuel puisqu'elle n'est faite que d'obstacles. Et seuls les meilleurs combattants parviennent à surmonter les plus gros obstacles pour parvenir à leur fin. Voilà, dit-il en relâchant la main de Tallin qu'il guidait dans ses mouvements, à toi maintenant.
Tallin sourit à nouveau puis se lança dans l'exercice, en solitaire cette fois-ci.
- Vous êtes un bon combattant, demanda timidement Tallin tout en s'appliquant avec son instrument.
- Oui je pense, répondit Byakuya en constatant que son élève avait enfin réussi son exercice. J'arrive à manier les baguettes en tout cas, continua-t-il intérieurement souriant ce qui fit rire Tallin.
Et toi tu es une bonne combattante?
Tallin s'arrêta pour réfléchir à la question.
- Bof... je crois que non, fit-elle songeuse.
Byakuya l'observa un instant étonné par la réponse.
- Moi je crois que si, dit-il en se relevant pour regagner sa place. Regarde tu peux manger avec des baguettes désormais.
- Oui, lui répondit-elle avec un sourire un peu triste.
- Et puis si tu es ici aujourd'hui c'est que tu as surmonté un nombre de difficulté incalculable, donc tu es une combattante d'un niveau hors-paire.
Tallin comprit alors que Byakuya était au courant de sa situation, et que c'était à cela qu'il faisait allusion.
- Et c'est pour cette raison que tu vas parvenir à surmonter le nouvel obstacle qui vient de s'immiscer en travers de ton existence et de ton bonheur.
Tandis que Byakuya commença à boire son thé, Tallin elle commença sa soupe avec ses baguettes. Elle eut un peu de mal au début puis finit par prendre la main.
- Et mon bonheur c'est quoi alors, demanda Tallin perdue.
Je ne sais pas, chacun a sa définition du bonheur, c'est à toi de chercher la tienne.
Trouver la définition de son bonheur permet de nous ouvrir la voie qui nous permettras de nous y mener, ensuite les combats que l'on mène permet de parcourir le chemin restant. Et à mesure que l'on remporte de combats, on se rapproche du bonheur. Pour certaine personne le chemin est plus long que pour d'autre, mais tout dépend de tes qualités de combattant.
Vous croyez que le bonheur est à la portée de tout le monde?
Byakuya comprit que Tallin ne semblait pas croire au bonheur et semblait avoir renoncé à être heureuse un jour.
- Je pense, seulement pour certains il semblerait que le sort s'acharne. Et ce sont ces personnes qui doivent faire preuve d'une grande résistance à la douleur, dans toutes ses formes, ainsi que d'une grande persévérance, pour arriver à leur fin.
- Donc ca veut dire que tout le monde finit toujours par connaître un jour le bonheur, se réjouit Tallin. "Ca veut dire qu'un jour Kisuke va être heureux, cool."
- Oui à condition de savoir ce que l'on cherche exactement et de se donner les moyens de le trouver.
Tallin sourit en entendant cela ce qui réjouit Byakuya qui ne voulait pas laisser aller dormir Tallin déprimée pour ne pas qu'elle broie du noir toute la nuit.
Lorsque chacun finit de se rassasier ils allèrent se coucher après que Tallin, ayant lourdement insisté pour, soit allée dans la cuisine pour débarrasser et laver le bol et la tasse, pour ne rien laisser à Mira. Et après qu'elle ait également noyé Byakuya d'excuses pour lui avoir enseigné le maniement des baguettes et pour lui avoir parler de tout ce dont il avait discuté.
Voilà :)
Désolée j'ai posté à la va vite, donc j'ai pas eu le temps de relire, désolée pour les fautes. J'espère tout de même que ce chapitre vous aura plus. Après la tempête, l'éclaircit entre Byakuya et Tallin lol. Et Byakuya qui donne une leçon de baguette, quand j'ai écris cette partie rien qu'en imaginant la scène je rigolais toute seule devant l'ordi -_-' lol
Bonne semaine à tous!
