Hi ;)

Toujours un grand merci à tous les lecteurs qui lisent cette fic, y en a de plus en plus ça me fait trop plaisir, et merci à tous les reviewers ;)

Et je suis désolée de ne pas vous répondre mais avec les cours j'ai pas trop le temps, c'est limite si je peux poster un chapitre chaque semaine, donc voilà je m'en excuse.

Bon là c'est un chapitre assez court centré uniquement sur Byakuya et son passé.

J'espère que ça vous plaira, et j'espère aussi que vous me laisserez vos impressions :D

Bonne lecture ;)


Le lendemain matin, Tallin étant partit vers 5h00 pour s'entraîner, Byakuya ne la vit qu'à 8h, l'heure à laquelle commençait la journée des shinigamis.

Tallin frappa à la porte puis entra quand Byakuya accusa réception.

- Bonjour, fit Tallin sur la réserve car elle savait que c'était aujourd'hui qu'ils allaient reparler de l'incident de la veille.

- Bonjour, répondit-il à peu de chose près sur le même ton que sa lieutenante remplaçante.

Elle lui sourit timidement puis après avoir ôté ses chaussures, alla s'installer au bureau de Renji. La pièce fut alors plongée dans un silence d'enterrement. Puis quelques instants plus tard chacun tenta une prise de parole simultanée, mais s'interrompirent aussitôt quand chacun vit que l'autre allait parler. Nouveau silence.

- Je suis désolée, commença Tallin en fixant ses zanpakutôs posés sur le bureau, hier j'ai été nulle, vous m'aviez vexée mais ce n'était pas une raison pour être agressive et méchante. Je vous présente mes sincères excuses Byakuya.

Celui-ci la regardait surpris, il n'avait pas rêvé hier soir, elle le vouvoyez. Puis il afficha un très discret sourire.

- Tu as renoncé à vouloir me tutoyer.

- Ouais, euh oui. C'est fatiguant à la longue de toujours faire gaffe à vous tutoyer pour vous énerver, c'est trop d'efforts inutiles, en plus ça me fait mal au crâne de trop réfléchir à comment me venger de votre mépris. Même si je pense que vous ne méritez pas d'être respecté vu que vous ne me respectez pas non plus.

Byakuya secoua la tête devant ses révélations.

- Viens, fit Byakuya assis à son bureau.

Tallin obéit mais avança à pas hésitants vers le bureau, ce qui amusa intérieurement le capitaine. Elle s'appuya alors contre le bord de la table faisant ainsi face à Byakuya. Celui-ci se leva alors de son fauteuil pour s'approcher de Tallin.

- Je te présente mes excuses pour mon comportement avec toi depuis ton arrivée, en particulier hier soir. Je n'étais pas au courant pour ta situation délicate avant que Mira ne m'en informe et je suis vraiment désolé pour ta famille, ajouta-t-il très sincèrement, et je comprends tout à fait ta réaction d'autant plus que tu venais juste de l'apprendre. J'avoue que j'ai été vraiment maladroit, et je m'en excuse sincèrement.

Il fut interrompu par quelqu'un qui frappait à la porte. C'était le capitaine Ukitake. Il ouvrit la porte et constatant la proximité entre Byakuya et Tallin il préféra s'éclipser pour repasser plus tard. Tout se passa si vite que Tallin n'eut même pas le temps de se retourner vers la porte pour voir qui c'était.

- Le capitaine Ukitake, dit simplement Byakuya.

Tallin sourit rien qu'à entendre le nom mais resta immobile ne souhaitant pas interrompre la discussion. Byakuya se reconcentra pour continuer ses excuses.

- Pour en revenir à ce que tu m'as dit hier soir, en ce qui concerne ton hypothèse sur mon attitude, tu avais vu juste, avoua Byakuya. Et à vrai dire je dois reconnaître que ça m'a fait réfléchir, et ça m'a également touché qu'enfin une personne ait su lire à travers le capitaine polaire que je m'efforce d'être, la vraie personne que je suis réellement.

- Vous fuyez vos sentiments, s'étonna Tallin.

- Oui, en quelque sorte. J'en ai jamais parlé à personne, mais étant donné que tu es la première personne qui a su m'analyser et que je te dois des excuses, je vais tout te raconter, en ésperant que tu saches garder un secret. Quand j'étais plus jeune, en réalité je n'étais pas comme je suis aujourd'hui. C'est au fil des années que j'ai décidé d'agir de la sorte.

- Mais pourquoi, demanda Tallin avec une voix relativement douce et compatissante.

- Il y a de ça environ un siècle j'étais amoureux de l'ex-capitaine de la deuxième division. Bien que je ne voulais l'admettre j'étais fou d'elle. Alors que moi j'étais fou d'elle, elle, son jeu préféré était de me rendre fou de rage. Ca m'énervait. Le fait d'être aussi faible face à elle à cause des sentiments que je ressentais était pour moi une vraie humiliation. J'ai donc décidé de nier cet amour pour être à la hauteur de rivaliser avec sa provocation. Mais contrairement à ce que j'imaginais ce n'était pas si simple d'effacer des sentiments aussi profonds et puissants, je souffrais beaucoup de cet amour caché.

Un jour j'ai décidé d'en parler à ma mère et elle m'a expliqué qu'il ne fallait jamais rejeter ses sentiments sinon ce sont ces sentiments qui finiront par te rejeter, et surtout qu'il ne fallait pas hésiter à écouter son coeur. J'avais alors décidé de suivre ses conseils et le lendemain je voulut avouer ce que je ressentais à cette fille, mais il était déjà trop tard. Elle s'est enfuie de la Soul Society avec son ami et une bande de capitaines et lieutenants qui allaient être exécutés. Mes sentiments avaient apparemment déjà commencé à me rejeter.

Après ça je refusais de croire ce que ma mère m'avais dit, je pensais que ce n'était que foutaises. Mais ça ne l'était apparemment pas.

Au fil des années, toutes les personnes pour lesquelles j'éprouvais le moindre sentiment, que ce soit de l'amour, de l'amitié, de l'admiration... sont décédées. Ca a commencé par ma mère, puis la femme avec laquelle je m'étais marié, mon grand père, et ca a failli arriver à ma soeur.

A mesure que ces pertes s'additionnaient, j'ai finis par comprendre que ce que ma mère m'avais dit était bel un bien réel et j'ai réalisé qu'une véritable malédiction frappait toutes les personnes auxquelles je m'attachais.

J'ai alors décidé de verrouiller mon coeur à jamais en me persuadant que "cette chose que l'on appelle coeur est une preuve que l'existence des autres est superflue", et qu'il fallait se suffire à soi même. C'est pour cette raison que j'essaie de mettre de la distance avec toutes les personnes qui m'entourent et d'être aussi désagréable avec les personnes qui arrivent à franchir, malgré moi, cette barrière qui cloître mon coeur.

Je ne dois laisser aucune personne s'attacher à moi pour ne pas que je m'attache à elle non plus, je dois les protéger de cette malédiction à tout prix même si ça doit les blesser profondément. Les blessures sont réversibles mais pas la mort.

Je suis un véritable fléau, c'est pour cette raison que les gens doivent me craindre et me fuir comme la peste.

Mais malgré toute la volonté du monde les sentiments les plus puissant persistent dans ton coeur, comme s'ils y étaient encrés à jamais, et finissent toujours par refaire surface. Je me suis rendu compte de cela lorsque j'ai revu, il y a environ un mois, le capitaine que j'ai aimé... et qu'apparemment j'aime toujours.

Cela fut un véritable cauchemar de la revoir. Tous ces efforts pour parvenir à emprisonner mon coeur sont tombés à l'eau instantanément lorsque j'ai croisé son regard. Ce regard qui me plaisait tant...

Tu as exactement le même regard. Malgré la couleur qui diffère légèrement, quand je vois tes yeux j'ai l'impression de revoir cette fille. C'est vraiment douloureux...

Tallin se leva et alla poser une main réconfortante sur l'épaule de Byakuya en évitant que leurs yeux se croisent.

- Je suis vraiment désolée... Ca doit être horrible cette situation...

- J'en ignore la raison mais je ressens la nécessité de te protéger. De te protéger d'une part de moi-même, mais aussi de la mort. J'ai l'impression que je dois à tout prix veiller sur toi comme si c'était un dû et comme si tu étais quelqu'un d'une grande importance...

" Voilà pourquoi Senbonsakura ne lui a fait aucun mal..."

- C'est pour cette raison que je ne veux pas que tu te balades dans les rues du Seireitei en particulier vers la 11e division, c'est aussi pour ça que je t'interdis de t'entraîner. Parce que j'ai bien vu que tu étais quelqu'un d'extrêmement puissant malgré ton manque de technique, et je ne veux pas que tu ne le deviennes d'avantage, parce que je crains que cette puissance ne devienne ta perte, surtout avec la guerre à venir.

Voilà pourquoi j'ai insisté auprès du commandant pour te faire entrer dans ma division en prétextant que je me chargerai personnellement de ton entraînement, et c'est aussi pourquoi je t'héberge chez moi. Ca me permet de garder un oeil sur toi, même si c'est une véritable torture, et pour toi parce que je suis désagréable, et pour moi parce que tu me renvoies sans cesse l'image de cette fille...

- Euh, je ne sais pas quoi vous dire, fit Tallin confuse par ces aveux.

- Je sais. Je ne sais pas pourquoi je t'ai raconté tout ça... J'en n'avais jamais parlé à personne auparavant.

" Sa délicatesse, la douceur de sa voix et de son regard inspire confiance et réconfort..." songea Byakuya.

- Je suis flattée, répondit Tallin. Il faudrait essayer de trouver une solution pour que vous ne soyez plus autant torturé, fit Tallin songeuse toujours la main sur l'épaule de son capitaine.

- J'ai déjà cherché. Je crains qu'il n'y en ait pas.

- La fille que vous aimez, son ami ne serait pas Kisuke par hasard?

- Oui.

" C'est donc avec lui que l'amie de Kisuke formait un couple très prometteur, et si Kisuke dit ça c'est qu'elle devait elle aussi aimait Byakuya... "

- Puisque vous l'aimez toujours pourquoi ne pas lui avouer?

- Je t'ai dit que je ne pouvais éprouver de sentiment envers quiconque.

Ils restèrent silencieux un instant.

- Et supposons qu'il s'agisse d'une véritable malédiction, l'élément déclencheur était le fait que vous ayez nié vos sentiments envers cette fille, alors peut être qu'en lui avouant enfin votre amour ça mettrait un terme à cette malédiction. Le décès de ces personnes était peut être un moyen de vous punir pour avoir nié vos sentiments et que tant que vous ne les accepterez pas elle continuera de frapper votre entourage.

Tallin fronça les sourcils puis continua.

- Et puis cette histoire de malédiction c'est n'importe quoi, ça n'existe pas ce genre de choses... En y réfléchissant bien, et que vous le vouliez ou non, vous aimez cette fille, vous l'avez toujours aimé, et l'aimerez toujours. Inutile de le nier, ajouta-t-elle en pointant un doigt accusateur vers Byakuya.

Et ça c'est une preuve que vous pouvez avoir des sentiments sans qu'il n'arrive malheur à la personne concernée puisque cette fille est, tout comme vos sentiments, toujours vivante. Ce qui veut dire que toutes les pertes que vous avez subit n'ont rien à voir avec vous, mais qu'il ne s'agissait que d'un pur et malheureux hasard. Parfois les concours de circonstances peuvent faire croire des choses invraisemblables... pensa-t-elle à haute voix.

Byakuya sembla pensif et surtout étonné de la maturité de Tallin.

- Mais oui! s'exclama Tallin toute contente ce qui fit sursauter Byakuya. Voilà c'est ca la solution à votre problème, j'en suis sûre, vous devez déclarer votre flamme à cette fille! En plus à ce que j'ai cru comprendre elle n'est pas indifférente à votre charme, se réjouit-elle.

- Qu'est ce que tu en sais, s'étonna Byakuya.

- Ah ah, je peux juste vous dire que j'ai des sources fiables, lui sourit Tallin.

Puis en attendant que vous vous décidiez de passer à l'acte, pour vous éviter de croiser mes yeux, je peux mettre des lunettes de soleil si vous voulez. J'ai entendu dire que votre lieutenant en ramenait plein lors de ses séjours sur terre, ajouta-t-elle en souriant.

Byakuya secoua la tête en se remémorant la fois où Renji lui avait ramené des lunettes en forme de coeur.

- Moi ce que j'aimerai c'est que tu cesses de te comporter comme une sauvage et que tu daignes enfin porter le kimono des shinigamis.

- Si ça peut vous redonner la pêche, je le porterai votre kimono... Par contre pour mes entraînements je garde ma tenue.

- Tu ne t'entraîneras plus, j'ai dit.

Et c'est repartit pour un tour.

- Ca je suis désolée mais ce ne sera pas possible. J'ai besoin de m'entraîner pour être à la hauteur contre Aizen. Je sais maintenant que vous vous inquiétez mais j'ai une dette à régler.

- Pardon, s'étonna Byakuya.

- Il faut que je sois au top pour mettre une raclée à Aizen. C'est ma volonté, donc s'il m'arrive quelque chose ce ne sera pas parce que vous ne m'aurez pas protégé mais parce que j'aurai perdu en faisant mon devoir.

- Parce que tu penses pouvoir être un jour à la hauteur pour rivaliser avec Aizen.

- Je ferai tout pour. Il doit payer pour ce qu'il a fait à...

Elle fut interrompue par un nouveau visiteur qui frappait à la porte. Il s'agissait encore du capitaine Ukitake. Il fut amusé de voir que les deux étaient encore plus proche que lors de sa première visite, mais prit tout de même la parole.

- Re-bonjour vous deux, fit-il avec un sourire ahuri, désolé du dérangement mais le capitaine Yamamoto souhaite vous voir immédiatement.

Les deux furent surpris.

- Une mission qui devrait te faire retrouver ta bonne humeur Tallin, expliqua Ukitake.

- Il a accepté de m'envoyer sur terre??!

Jyuushiro lui lança un large sourire en guise de réponse, elle bondit aussitôt dans ses bras, enchantée. Les réflexes du tigre refont surface.

- C'est génial!! Vous allez enfin pouvoir guérir, se réjouit-elle devant les yeux amusés de sa "proie" et les yeux médusés de son capitaine.

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Bureau de Yamamoto

- Capitaine Kuchiki, capitaine Kenpachi, capitaine Ukitake, Kyara Tallin, salua Yamamoto. Je dois vous faire part d'une tragique nouvelle. L'humaine Orihime Inoue a disparu dans le Senkai qu'elle a emprunté hier. Selon les deux gardes qui l'ont accompagné un Arrancar a pénétré le portail. Celui-ci les a attaqués et paraîtrait-il que l'humaine ait soit été enlevée, soit été tuée. Il semblerait que les choses s'accélèrent c'est pourquoi nous devons organiser au plus vite notre défense et faire rentrer l'équipe du capitaine Hitsugaya.

Capitaine Kuchiki, capitaine Kenpachi je fais appel à vous pour aller chercher ce groupe sur terre parce que je crains une rébellion de leur part. Je vous demande alors de les ramener, de gré ou de force.

En ce qui vous concerne capitaine Ukitake j'établirai une connexion sur terre pour que vous annonciez cette nouvelle aux Shinigamis et Ichigo en attendant que je me charge d'ouvrir un Senkai pour les deux capitaines.

Lorsque ceci sera fait j'ouvrirai un nouveau Senkai pour que vous et Tallin vous rendiez sur terre pour qu'elle aille accomplir sa mission. Je vous demande de la surveiller de près, craignant tout de même une évasion de sa part.

- Mais si cette gosse est une humaine il va falloir lui stabiliser un portail comme nous l'avons fait pour l'humaine rousse, intervint Kenpachi.

- Ce ne sera pas nécessaire, puisque ce n'est pas une humaine, rétorqua Byakuya. Si cela avait été le cas elle n'aurait pas pu pénétrer le Hueco Mundo aussi facilement.

" Mais ce n'est pas non plus une Shinigami... Je ne sais pas qui elle est, mais probablement quelqu'un d'une grande importance" songea Byakuya.


Voilà, c'est tout pour le moment ^^

Alors ça vous a plu?

Prochain chapitre retour au bercail pour Tallin chargée d'accomplir une petite mission planifiée avec Unohana et Ukitake.

A la semaine prochaine, Bye ;)