Chapitre 7 : « Le bonheur retrouvé. »

Quand finalement,Grissom montra le bout de son nez au labo,il se fit réprimander par Catherine,qui le cherchait elle aussi partout.

-Mais enfin,où étiez-vous passé?lui demanda-t-elle sur le ton de la colère. Savez-vous qu'on vous cherche depuis des heures?Ecklie veut vous voir immédiatement dans son bureau,il menace de vous suspendre si vous refusez de le voir!

-Il peut bien le faire,je m'en fiche,j'n'ai plus rien à perdre de toute façon!

-Comment ça,plus rien à perdre?lui demanda-t-elle,incrédule. Dites,ce n'est pas vrai,vous n'allez tout de même pas tout laisser tomber parce que vous traversez une crise que vous n'arrivez pas à régler,quand même,Gil!Ca vous ressemble pas de réagir de la sorte!

-Ecoutez,vous perdez votre temps,Sara ne veut plus de moi dans sa vie,elle ne veut rien entendre,j'ai beau dire,beau faire,ça ne sert à rien!Je préfère laisser tout tomber et vivre mon nouveau bonheur avec ma fille,je n'ai plus qu'elle à présent!lui répondit-il tristement,les larmes aux yeux.

-C'est à ce point-là que vous l'aimez,Sara?Au point de fuir à la première crise conjugale?Alors là,vous êtes d'une redoutable lâcheté!Dire que je croyait bien vous connaître!cria-t-elle,vexée.

A ce moment-là,Ecklie,qui avait entendu les éclats de voix venant du couloir, arriva et sans se laisser démonter,il prit Grissom par le bras et l'entraîna de force dans son bureau. Ce dernier,furieux,voulut lui mettre son poing dans la figure mais Ecklie réussit in-extremis à l'éviter et à le menotter à un radiateur situé près de l'entrée de son bureau.

-Laissez-moi sortir,cria Grissom,furieux,laissez-moi partir!Je vous préviens,si vous ne me libérez pas tout de suite,je vous jure que....(Ecklie l'interrompit brutalement d'un geste de sa main)

-Grissom!GRISSOM!CA SUFFIT,CALMEZ-VOUS OU JE VOUS PLACE EN CELLULE!cria Ecklie pour le calmer. Grissom finit par se calmer,il s'était aperçu que c'était peine perdu.

-Pourquoi vous faîtes ça?lui demanda-t-il.

-Parce-que vous ne vous rendez pas compte à quel point vous allez trop loin,là!s'écria Ecklie,très contrarié. Si vous continuez comme ça,je vais devoir vous suspendre et en référer à notre direction!Par ailleurs,ça fait plusieurs semaines que je cherche à vous voir et vous m'évitez,cela doit impérativement cesser!Et j'ai vu votre femme ce matin,elle m'a tout expliqué de vos soucis et je lui ai demandé de faire un effort pour que notre labo ne coule pas avec vous!

-Comment ça,vous avez été importuner ma femme?s'écria Grissom,furieux. De quel droit vous mêlez-vous de mes affaires?

-Ecoutez,ça suffit maintenant!Je lui ai fait une mise au clair sur votre situation et elle a accepté un compromis. C'est à vous de voir : vous voulez vous en sortir ou non?Alors,cessez vos jérémiades et allez faire en sorte de régler ça une bonne fois,sinon je serai obligé de vous renvoyer,ok?Et le plus vite serait le mieux!(Il le détacha et Grissom lui décrocha une droite qui le fit vaciller et perdre l'équilibre. Puis,il quitta la pièce.)

Tout le monde avait arrêté ses occupations,les éclats de voix venant du bureau d'Ecklie ayant attiré leur attention. Grissom passa devant eux,il était furieux. Il entra dans son bureau et ressortit aussitôt,puis il passa aux vestiaires et quitta le labo à la hâte. D'un coup,il s'arrêta net,surpris de croiser un livreur les bras chargé de bouquets de roses rouges. Il alla à sa rencontre et lui demanda à qui étaient destinées les fleurs. Celui-ci lui répondit qu'elles étaient pour lui. Grissom lui remit un pourboire et prit place dans son véhicule. Il trouva une petite carte parmi les roses et la lut.

« Griss,je suis tellement désolée de t'avoir fait subir une telle épreuve,vraiment je regrette. Pardonnes-moi!Rentre vite,tu me manques. Sara. » Les larmes roulèrent sur ses joues,il n'en revenait pas,Sara venait de faire un pas vers une réconciliation!Il faut dire qu'elle ne lui a plus adressé la parole depuis le soir où elle a failli perdre leur enfant et qu'il n'y croyait plus!Sans perdre une seconde,il démarra et rentra chez lui,trop heureux de la retrouver enfin.

Il prit les roses et entra chez lui. Sa fille était gardée par la baby-sitter sourde et muette qu'il a dû trouver d'urgence car Sara n'a pas accepté qu'elle séjourne chez eux depuis le décès de sa mère. Une agréable odeur venant de la cuisine lui parvint à ses narines : son plat préféré était en train de mijoter. Et il n'était pas au bout de ses surprises : il y avait des bougies allumées dans toutes les pièces et des pétales de roses marquaient le chemin jusqu'à leur chambre. Là,il trouva Sara,allongée sur leur lit,dans un charmant déshabillé de mousseline noire. Ce magnifique spectacle qui s'offrait à ses yeux ne manqua pas de le faire réagir au quart de tour,ce qui n'échappa pas à Sara. Elle s'approcha de lui très doucement et l'embrassa langoureusement. Elle rompit ensuite le baiser pour reprendre son souffle et profita de ce moment pour lui parler. Elle s'asseya sur le lit et invita Grissom à faire de même.

-Griss,comment dire....commença-t-elle,l'air très ennuyé.

-Laisses,c'est pas grave,n'en parlons plus pour le moment,lui dit-il de sa voix douce.

Il s'approcha et lui prit le visage dans ses mains et l'embrassa à son tour,lui transmettant tout l'amour et le manque qu'il ressentait depuis deux mois sans bonheur conjugal. Puis,pris d'une fulgurante frénésie amoureuse,il attrapa Sara par la taille pour l'attirer contre lui et l'embrassa fougueusement jusqu'à plus soif. Puis ne prenant pas la peine de se déshabiller complètement,il défit son pantalon et son boxer,souleva le déshabillé de Sara,s'allongea sur elle et il entra en elle en une seule poussée et,comme cela lui avait tant manqué,il ne mit pas longtemps à atteindre le septième ciel,suivi de peu par Sara,à qui cela avait autant manqué. Ils venaient de se séparer quand ils sentirent une légère odeur de brûlé monter de la cuisine. « Oh mon Dieu,le dîner! »s'écria Sara,paniquée. Elle descendit aussitôt pour couper la cuisson. Grissom,qui s'est rhabillé entre temps,la rejoignit.

-Désolée,je voulait bien faire!lui dit-elle,déçue d'avoir laisser son dîner brûler.

-Tant pis,lui répondit Grissom,j'ai pas trop faim ce soir. J'ai plutôt envie de parler avec toi,si tu es d'accord,bien sûr!

-Je veux bien,oui,j'ai tellement honte de t'avoir fait tant souffrir!lui dit-elle,honteuse.

Ils s'installèrent au salon,sur le canapé. Leur discussion dura jusqu'à quatre heures du matin,puis ils firent l'amour le reste de la nuit,trop heureux d'avoir enfin retrouvé leur bonheur perdu.

De son côté,Grissom a expliqué à Sara les raisons qui ont fait qu'il ait découvert l'existence de sa fille si tardivement et pourquoi il a dû faire si vite sa connaissance avant le décès de sa mère. Sara,quant à elle,lui expliqua ce qui l'avait poussée à réagir si mal face à la situation et lui annonça qu'elle entamait une thérapie pour pouvoir s'en sortir une fois pour toutes. Elle lui demanda de patienter encore quelques temps afin que la venue de sa fille chez eux se déroule au mieux et que leur crise conjugale se termine bien. Il accepta et,quatre semaines plus tard,Sara fit la connaissance de Chloé et ils l'accueillirent enfin chez eux. Grissom,avec le consentement de son épouse,régla la situation en obtenant la garde officielle de Clhoé et il lui transmit son nom,lui conservant toutefois celui de sa mère défunte. Deux semaines plus tard,Sara accoucha d'une fille,qu'ils prénommèrent Maïté,Aurore,Marie Sidle-Grissom en hommage à l'amour fou qu'ils se vouaient depuis tant d'années.