Au treizième temple

Shion et Dohko étaient aux thermes. Shion commença à se déshabiller mais vit que Dohko ne bougeait pas :

« Shion : Dohko, si tu veux te laver, faudrait que tu te déshabilles. Allez.

Dohko (pleurant) : mais je sais pas le faire. »

Shion prit alors en charge de déshabiller Dohko et de l'amener dans l'eau. Il lui mit du shampoing dans la main :

« Shion : Allez, lave toi les cheveux (imite le geste)

Dohko (pleurant encore) : mais je sais pas le faire. »

Shion commençai à perdre patience. Il lui tardait de retrouver son lit et son Dohko dans son état normal. C'est pourquoi il le lava entièrement et quand il entreprit de se laver lui-même :

« Dohko : Shion, j'ai faim, je veux déjeuner. »

Shion cessa alors toute activité. Il mit un peignoir à lui et à Dohko et l'emmena à la cuisine. Il lui mit sous le nez du pain et de la confiture et lui dit de manger le temps qu'il se lave. Vingt-cinq minutes plus tard (c'est long je sais mais il faut bien la laver cette imposante chevelure), il retourna à la cuisine et vit Dohko qui pleurait et qui était encore occupé à tartiner son pain :

« Shion : Mais qu'est-ce que tu fais ?

Dohko (pleurant encore) : La confiture, elle rentre pas dans tous les trous. »

Shion inspira un grand coup. Calme, il n'est pas dans son état normal…Mais il paie rien pour attendre. Il prit la main de Dohko et l'emmena dans la chambre, l'allongea et le borda comme un enfant. Alors qu'il posait enfin sa tête sur l'oreiller :

« Dohko : Shion, un bisou. »

Shion sourit, attendri par la vision de Dohko lui tendant les bras pour avoir son petit bisou. En temps normal, la balance était très entreprenante et exigeait toujours son câlin avant de s'endormir, souvent aussi le matin et lui arrivait même de la réveiller au milieu de la nuit, prit d'une pulsion soudaine. Tout cela même si Shion n'en avait pas envie. C'est que c'était fatiguant le travail de Grand Pope. Mais ça la balance ne le comprenait pas. Alors il cédait toujours, ne voulant pas le blesser. Mais ce soir, il se contenta juste de poser un chaste baiser sur son front et de le prendre dans ses bras pour dormir, juste dormir à coté de celui qu'il aime. Il reconnaissait que le sexe, c'est important mais il n'y avait pas que ça dans la vie. Finalement, la cuite de la balance avait du bon.

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Au temple des Poissons

Aphro était en train de se prélasser dans un bon bain depuis au moins trente minutes, un verre de champagne dans une main, de la musique douce et un gentil et beau serveur à sa disposition, j'ai nommé Angelo. Le cancer obéissait à tous ses désirs. Il avait même accepté de quitter tous ses vêtements et de ne porter que le tablier rose avec ses inscriptions.

Le Cancer avait du oublier en cet instant qui il était vraiment. En temps normal, il détestait qu'on se serve de lui, il détestait le rose, il détestait la musique douce, il détestait se promener nu… Bref, il était tout le contraire de maintenant, ce qui peinait Aphro qui aimait toutes ces choses mais qui faisait des efforts pour lui.

Le poisson sortit du bain et Angelo lui passa un peignoir :

« Aphro : Prend ta douche, t'a cinq minute. Je t'attends dans la chambre. »

Et Angelo s'exécuta. Quand il sortit, il arriva propre dans la chambre où un magnifique spectacle l'attendait. Aphrodite était étendu nu sur le lit et semblai inviter le cancer à venir le rejoindre. Ce dernier hésita, intimidé par la nudité, certes parfaite, du poisson :

« Aphro : Angie, avant que tu ne redevienne normal, je t'en prie, fais moi l'amour avec toute la douceur et le romantisme dont tu peux faire preuve. »

Angelo ne comprit pas ce que voulait dire le poisson en disant « avant que tu ne redeviennes normal » mais peu lui importait pour le moment. En cette soirée, Aphrodite des poissons savoura l'unique tendresse dont pourrai faire preuve le cancer. Ce n'était pas qu'il n'aimait pas les étreintes brutales et rapides de d'habitude, mais ça faisait du bien de la douceur et de prendre son temps. Finalement, cette cuite avait du bon.

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Au temple du Verseau

« Camus : J'ai mis un an avant de pouvoir briser le mur de glace. Combien de fois je me suis fait saigner la main mais je ne pleurais jamais. Mon maître était si froid que j'avais peur qu'il me gronde. Mais je t'avoue que je me retenais. Non mais c'est vrai, ça fait mal de taper de toutes ses forces dans un mur de glace alors que t'est un gosse de sept ans… Hé Milo, tu m'écoutes ?

Milo (se réveille soudainement) : ZZZZ… Hein Camus ! Tu disais ?

Camus : Je te parlais de mon maître. Il était froid comme de la glace… (Continue sans s'arrêter)

Milo (marmonnant) : Et toi, tu t'es vu ?

Camus : Je crois que les seuls mots que j'ai entendus de lui sont bonjour, bonsoir, à table et parfois un c'est bien. Tu parles d'un discours. Même pas une phrase entière, un sujet, un verbe, un complément… (Continue) »

Milo se mit la tête sous l'oreiller. Camus n'avait pas arrêté de parler depuis leur départ du palais. Même quand le scorpion lui mettait le jet d'eau de la douche sur le visage pour le faire un peu taire, il parlait mais on ne distinguait plus que des glouglous. Et là, maintenant, Milo essayait de dormir mais il n'y arrivait pas avec le verseau à coté de lui.

Il sourit, Camus avait raison, c'est fatiguant d'entendre quelqu'un parler sans arrêt. Quand ils ne sont pas alccolisés, les rôles sont inversés, Milo parle et Camus le supplie de se taire. A l'avenir, il se promit de faire un effort. Il fut quand même content car il venait d'en apprendre plus sur le verseau en quelques heures qu'en plusieurs années. Sûr que Camus ne lui aurait jamais raconté tout ça en temps normal. Finalement, la cuite avait du bon.

Milo se redressa et embrassa Camus passionnément. ENFIN le verseau se taisait, il venait de trouver le bâillon idéal. Ils s'embrassèrent jusqu'à ce que les deux amants aient les paupières lourdes et s'endorment.

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Au temple de la Vierge

Shaka et Mü se jetèrent sur le lit dans la chambre ornée de statuettes de Bouddha du temple de la vierge. Après une étreinte dans les escaliers, dans le couloir et le jacuzzi, le couple était épuisé. Cependant, Mü ne comptait pas s'arrêter là, il avait promis de prendre des initiatives. Il se jeta sur le bel hindou et commença à lui embrasser le torse. Shaka eut une idée soudaine, il prit le drap de son lit et attacha Mü. Leur corps s'enflammèrent comme jamais auparavant. Shaka, toujours dans son comportement violent y allait avec une force, brutalité et donnait à Mü des surnoms du genre : ma catin, petit %=&#. Tellement différents des étreintes douces, romantique et des surnoms comme mon amour, mon cœur… Si on ne les voyait pas, on aurait pu croire qu'il s'agissait de Angelo et Aphro. Comme quoi tout arrive.

Mü appréciait. En réalité, il avait depuis longtemps rêvé de ça mais il n'avait jamais osé le demander à Shaka. Par timidité sans doute et aussi parce que c'était contraire à l'hindou. En temps normal, Shaka était des plus doux et des plus tendre avec le bel atlante. Il ne lui était jamais venu à l'idée de la brutaliser et même de prendre des tendances sado-masochisme comme ce soir. Alors il s'en passait mais cette nuit, son fantasme se réalisait et il profitait pleinement de l'instant présent. Finalement, la cuite avait du bon.

Une fois que ce fut fini, cette fois-ci, vraiment épuisé, Shaka s'effondra sur Mü et s'endormit presque instantanément, laissant le bélier attaché. Ce dernier n'y fit pas attention, il s'endormit rapidement aussi, bercé par la respiration encore saccadée de la vierge.

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Au temple des Gémeaux

Après avoir dégusté en bavant le spectacle de Saga et Kanon prenant leur douche, Aiolos se lava aussi, le temps que les jumeaux se sèchent et démêlent leurs longs cheveux (y a du boulot !). Ces derniers étaient tellement concentrés sur leur défi qu'ils ne firent pas vraiment attention au sagittaire, jusqu'à ce que ce dernier passa les bras autour du cou de Saga, déjà lavé et peigné :

« Aiolos : Mon chéri, allons nous coucher maintenant, rien que toi et m…

Kanon : Dégage le centaure, ce soir Saga il dort avec moi.

Aiolos : QUOI ? Tu plaisantes j'espère ?

Kanon : Du tout, n'oublie pas que nous sommes frères et nous avons souvent dormi ensemble. Et ce soir, je suis tout seul, Sorrente n'est pas là et ça fait un moment que j'ai pas dormi avec lui.

Saga : Euh…

Aiolos : Sans rire, est-ce que je dors avec Aiolia moi?

Kanon : Personne ne t'en empêche. Va le retrouver ton matou de frère.

Aiolos : C'est lui qui veut pas.

Kanon : Ca c'est ton problème, pas le mien.

Saga : Dites…

Kanon : Je l'ai connu bien avant toi, je te signale. J'étais là avant. Je le touchais déjà alors qu'on était même pas né.

Aiolos : Oui mais mes relations avec lui vont bien plus haut que des étreintes fraternelles.

Saga : Et si…

Aiolos : T'as passé l'âge de dormir avec ton frère, on fait plus ça à vingt-neuf ans

Kanon : Saga et moi sommes jumeaux. Tu ne pourras jamais comprendre. Nous ne sommes pas que des frères, nous sommes des jumeaux.

Aiolos : Des jumeaux c'est des frères gros bêta.

Saga : STOOOOOOP.

Kanon (coi) : …

Aiolos (coi) : …

Saga : Bien, reprenons les choses calmement. Aiolos, je te dis franchement qu'il m'arrive de dormir avec mon frère. Nous sommes très proche et ça ne me dérange pas. Mais toi, je t'aime. Alors comme je ne sais pas qui choisir. »

Saga prit la main des deux excités qui se jetaient des éclairs et les trois chevaliers s'allongèrent ensemble dans le lit de Saga, ce dernier au milieu :

« Saga : Et maintenant dodo.

Kanon : dégage ta main de là, stupide centaure.

Aiolos : C'est mon homme, je le touche où je veux, quand je veux. »

Saga se leva, sortit de la chambre et revint une minute après avec une ligne marquée sur son le long de son pyjama au marqueur indélébile :

« Saga : Voilà, chacun son coté et maintenant chut.

Aiolos : Chéri, il aura pas besoin de ça (touche le sexe de Saga qui frémit à ce contact), je peux le garder pour moi.

Kanon : Ote tes sales sabots de mon frère.

Saga : Pas ce soir Aiolos.

Aiolos (yeux du chien battu) : Mais pourquoi ?

Saga : Ce soir, c'est propriété interdite. Et ces yeux ne marcheront pas ce soir (éteint le chevet). Bonne nuit.

Kanon : Pousse toi, c'est mon coté.

Aiolos : Et toi, ton pied gauche a franchi la frontière.

Saga : Pfffff… »

Le gémeau n'est pas prêt de dormir. Il aurait mieux fait d'aller se coucher seul et peinard. Il était vraiment trop bon.

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Au temple du Taureau

Aiolia et Shura avait ramené Aldébaran encore tout confus. Il se laissait guider, ne disant mot, les yeux dans le vague. La demeure était propre et sentait bon. Aldé ne réagissait toujours pas. Ne voulant pas réveiller Scylia, les deux chevaliers entreprirent de déshabiller leur collègue et de la mettre au lit. Il n'avait pas besoin de douche puisque le tsunami venait de lui. Au moment où ils commencèrent à déboutonner la chemise du taureau, Scylia apparut souriante et en robe de chambre devant eux. Elle remercia les deux chevaliers, leur proposa à boire qu'ils refusèrent poliment avant de s'éclipser.

Scylia se chargea de déshabiller le taureau et de la coucher, ne tenant pas compte de son état. Toujours souriante, elle se glissa en nuisette à ses côtés et se blottit contre lui non sans avoir posé un chaste baiser sur ses lèvres. Aldé passa instinctivement son bras autour de sa taille et s'endormit paisiblement. Scylia était toujours adorable, quelque soit les circonstances. Quel veinard ce taureau !

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Au temple du Capricorne

Shura rentra chez lui fatigué par la cuite qu'il venait de prendre et dont il sentait encore les effets, par le fait qu'il soit tard et aussi parce qu'il venait de se taper presque tous les escaliers du sanctuaire après avoir eu la bonté de ramener Aldé. Il prit une douche rapide et se hâta d'aller se coucher. Il était heureux de retrouver enfin ses draps et sa femme… Mais quelque chose clochait. Là, dans son lit, une personne, aux cheveux court :

« Shura : UN HOMME. »

Shina se réveilla au cri et regarda ébahit son amant qui la regardait d'un drôle d'air. Pas contente du tout d'être réveillée au beau milieu de la nuit par un ivre, elle s'écria :

« Shina : Shura, c'est à cette heure-ci que tu rentres. Tu pus l'alcool et tu gueules comme un putois.

Shura : Où est ma femme, sale type.

Shina : Que ???

Shura : J'ai confiance en Shina, je sais qu'elle ne me trompera pas. Tu as du la droguer, un truc comme ça. Où est-elle ? Parle ou je vais te faire subir la colère du Saint du Capricorne avec mon Excalibur.

Shina : SHURA. T'es barjot. C'est moi Shina. T'es tellement bourré que tu ne reconnais pas ta femme ?

Shura : Pas possible, t'as les cheveux court, t'es forcément un mec.

Shina : On ne désigne pas le sexe d'une personne avec la longueur de ses cheveux. J'ai toujours eu les cheveux courts. Triple andouille.

Shura (commençant à réaliser) : Gné…

Shina : T'es pas responsable chevalier d'or du Capricorne. Soul au point de plus reconnaître sa femme et de confondre les sexes.

Shura : Shina… Ma chérie…

Shina : Pas de ma chérie. Mon petit gars, tu vas finir ta nuit sur le canapé et tu reviendras me voir et t'excuser quand tu auras décuvé. Ouste. »

Le Capricorne s'inclina et quitta la chambre, honteux de son comportement. Il ne fallait surtout pas parlementer quand Shina prenait ce ton. C'est pourquoi il s'allongea à regret sur le canapé mais convaincu qu'il n'avait que ce qu'il méritait. Il ne manquerait pas de s'excuser demain de faire tout pour se faire pardonner. C'est qu'il y tenait, à son terrible cobra.

Une fois endormit, Shina alla le voir. Elle adorait voir l'espagnol dormir. Elle sourit, le couvrit avec une couverture et déposa un léger baiser sur sa joue. Elle se recoucha et réfléchit un instant à comment le faire se pardonner de cet affront. Le Capricorne était si bon avec elle, si bien qu'elle n'osait rien lui demander. Elle allait pouvoir remédier à ça au moins pour une fois. Finalement, la cuite avait du bon.

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Au temple du Lion

Aiolia rentra chez lui avec dans pour promesse de se venger d'Aldé qui lui avait fait parcourir une bonne partie des escaliers du sanctuaire en pleine nuit alors qu'il était crevé et i n'a même pas daigné dire merci. Il se doucha et se prépara à rejoindre Marine endormit. Devant le lit, il ne put se retenir et poussa un rot du tonnerre qui réveilla l'aigle paisiblement endormit :

« Marine : Aiolia, c'est quoi ces manière ?

Aiolia (se sentant pas bien) : Marine, Je… (vomit au pied du lit)

Marine : Mais tu as bu, tu es ivre. Espèce de… Tu m'avais promit.

Aiolia : Mais c'est pas ma faute, c'est Aiolos qui…

Marine : Cherche pas des excuses, tu es un adultes donc tu te devais de résister à quelconque pression. Tu me déçois, chevalier d'or du Lion.

Aiolia : Laisse moi t'expli…

Marine : Il n'y a rien à expliquer, je ne veux pas entendre la plaidoirie d'un homme ivre. Nettoie le sol et vient te coucher, on en reparlera demain. »

Et sur ce, Marine rabattit les draps sur elle et tourna le dos au Lion. Aiolia se jura de se venger de son frère de la honte qu'il venait de subir face à la femme qu'il aime. Il nettoya le sol comme il put, passa une bombe désodorisante dans la chambre et se coucha à coté de sa bien-aimée qui lui tournait le dos. Croyant qu'elle dormait et ne voulant pas réveiller, il s'installa discrètement et s'endormit.

Marine se retourna et embrassa Aiolia sur le front. Elle aimait quand son puissant lion devenait un chaton inoffensif. Elle voyait là aussi l'opportunité de pouvoir se venger d'Aiolos qu'elle trouvait collant avec Aiolia. D'accord, c'était son petit frère adoré qu'il n'avait pas vu depuis longtemps et qu'il n'avait pas vu grandir. Mais quand même, Aiolia n'est plus ce gamin de 7 ans et ce dernier aspirait à plus de moment intime avec elle. Mais Aiolos ne le comprenait pas et continuait à envahir leur espace perso. Elle avait enfin trouvé une barrière au comportement trop mère-poule d'Aiolos et allait pouvoir l'éloigner un peu de sa vie de couple. Finalement, cette cuite avait du bon.

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Voilà, je voulais faire le réveil dans la foulée mais ça faisait trop long. Donc un troisième et même quatrième chapitre à venir. Quand je pense que je voulais à la base faire un one short. Laissez plein plein de coms please.