Bien sûr qu'ils vont s'en sortir. Un jour sûrment, quand j'aurais décidé d'arrêté de les faire passer pour des crétins notoires. Ouch, ça risque d'être long alors.

Enjoy!


- Ichigo ! Revient ici !

- Ah ! C'est pas possible ! J'abandonne…

A peine le repas terminé que Kenpachi s'était mit en tête d'accorder une revanche au rouquin pour sa cuisante défaite de la fois passée. Évidement , Ichigo ne voyait pas les choses de la même façon et s'était évertué à filer entre les pattes du capitaine à chaque fois qu'il tentait de le faire dégainer.

Fuite évidement vaine puisqu'il devait se contenter de faire le tour de la masure pour l'éviter, les autres lui ayant interdit de slalomer entre les bâtiments qu'ils avaient enfin commencé à reconstruire.

Trop dangereux avaient-ils décrétés. En même temps, au vu de l'attaque de Kenpachi qui avait fait trembler la masure il y avait peu, Ichigo comprenait. Et puis, vu le sourire démentiel qu'il arborait, à coup sûr, il aurait effectivement tout détruit sur son passage, lui comprit dans le lot.

Il parti donc un peu plus loin pour accorder son combat au capitaine de la onzième division sous le regard scrutateur des autres shinigami qui trouvaient ce spectacle passionnant, lâchant encore une fois leur travail assidu, celui qui consistait à assembler trois parpaings et quatre briques ensemble, sans oublier le ciment, ayant récemment appris que c'était très utile pour faire tenir le tout, avant de s'applaudir mutuellement et de parfois partir dans une petite séance beuverie ou jeu de go pour les plus sérieux.

Ils n'avançait donc pas beaucoup et le plus souvent, deux constructions en avant finissaient par trois en arrière, agrandissant la zone du désastre.

Yamamoto n'en pâtissait pas encore, car cloué au lit par une fièvre de cheval. Le pauvre vieux avait attrapé froid à la dernière visite qu'il leur avait rendue. Suite à un glissement de terrain, il était tombé dans une flaque. Pas de chance donc.

Les coups s'étaient échangés sans trop de casse, pour la simple raison qu'Ichigo avait entrainé le nouvellement surnommé par l'équipe de base «bulldozer» à l'autre bout du terrain où absolument rien n'était construit.

Si ce n'est qu'un petit malin avait fait le fier en y plaçant une sculpture de nounours faite avec le plâtre pour les travaux. En voyant la tête d'Ishida quand elle vola en petit morceaux, on ne se posa plus la question de savoir comment les trois sacs de plâtre avaient disparût.

La thèse de Ranjiku comme quoi ce serait l'œuvre d'un vers spirituel aveugle géant particulièrement tenace voulant la peau de Renji et s'étend trompé de cible tomba à l'eau.

Au moins, le lieutenant Abarai pourrait enfin mettre un pied devant l'autre sans craindre de se faire dévorer et hurler en détalant à chaque fois qu'un cailloux bougeait quand il frappait par inadvertance dedans.

A la fin de l'affrontement, le shinigami remplaçant se félicita d'être toujours vivant, et entier, de surcroît. Il fit signe à la petite équipe qui s'affairait, la main en visière pour mieux observer les petits points au loin. Ceux-ci ne s'agitant plus, ils étaient retournés à leur tâche, déçus. Hitsugaya s'attendait au moins à un perte de dix pourcents effective sur cet imbécile de rouquin.

Terrassé par la fatigue après sa petite séance de survie, Ichigo regagna avec peine la petite masure, pour se reposer. De toute façon, il ne ferait rien de bon. Et Zaraki semblait assez motivé par leur petit échange pour abattre le travail de deux, si ce n'était trois personnes.

A peine rentra-il se coucher qu'Inoue lui sauta dessus, inquiète.

- Kurosaki-kun ! Tu es couvert de sang !

Ichigo baissa son regard sur son ventre et se rendit enfin compte qu'une estafilade plutôt profonde saignait abondamment. Maintenant, il comprenait pourquoi le soleil tapait aussi fort.

- Ah… ouais…je crois que je me sens pas très bien.

Et le rouquin s'effondra.

- Kurosaki-kun !

- Imbécile ! Tu as perdu trop de sang !

Ichigo ouvrit un œil et tomba sur l'air furibond de Rukia. Elle n'avait pu résister à l'envie de retrouver son frère adoré, quelques jours sans lui étant la limite acceptable qu'elle ne pouvait dépasser. Et d'ailleurs, elle avait une dérogation spéciale de la part de Yamamoto, afin de lui rapporter l'avancement des travaux. Ou pas, s'était-elle dit en voyant l'état des lieux et la préparation du pique-nique pour la pause de midi. Mais elle était certaine que le petit bout de mur qui dépassait des gravas devait son existence à son cher nii-sama.

- Merci de t'inquiéter pour moi.

- … Espèce de crétin !!!

- Kushiki-san, n'étrangle pas Kurosaki-kun s'il te plait. Il va vraiment finir par mourir !

Renji, Matsumoto et Izuru durent s'y mettre à trois pour calmer Rukia qui consentit à le lâcher à la seule condition de faire une partie de petits chevaux avec son frère. De toute façon, ce n'était pas avec la pause qu'ils s'étaient prévu que quoique ce soit allait avancer. Et puis, elle avait toujours voulu essayer.

« C'est qu'ils sont si mignons. Pas autant que chapi, mais presque. »

Ichigo se dit qu'il apprécierait fort l'atmosphère paisible du bouclier protecteur d'Inoue quand Hitsugaya avait fait l'excellente remarque qu'était :

- Au moins, ça fera un gêneur de supprimé.

- T'es dur Toshiro…

- C'est Hitsugaya-taicho pour toi ! Je vais abréger tes souffrances !

Le petit capitaine dégaina son zampakuto et le tendit devant lui, visant bien la base du cou de l'insolent. Il tiqua, sa concentration et ses envies de meurtres venant d'être perturbées par un doute immense.

Ranjiku là-bas derrière, elle ne venait pas d'avancer son pion de cinq cases ? Quel chiffre avait-il vu sur le dés ?…

Toshiro se précipita vers les joueurs, furibond, en sautant au dessus du, admettons-le, presque mort.

- Matsumoto !


Maintenant, on sait comment ils occupent leur journée. M'étonne plus qu'ils soient aussi lent. XD