6. Journée sans soucis…
-Ne décroche pas… Edward posa sa main sur mon téléphone.
-Si je ne décroche pas, il viendra me chercher… Il tourna son regard et en soupirant, je décrochais. Allo ?
-Bella… Commença Warren d'un ton suppliant. Pardonne moi s'il te plait ?!
-Non, ça ne me plait pas ! Répondis-je cassante.
-Rentre à la maison, fais-moi plaisir…
-Parce que tu crois que tu me fais plaisir, toi ? Et puis, je rentrerais ce soir, aujourd'hui, j'avais prévu d'aller faire du shopping.
-Très bien, mais ne reste pas trop avec ce mec, celui de la soirée, je sais que tu es avec lui…
-Et alors ? Peu importe vu que je suis avec toi !
-C'est vrai, mais ne fais pas de bêtises… Me prévint-t il.
Sur ses derniers mots, je raccrochais. Je me levais et Edward fit de même. Il me proposa de rentrer un peu et j'acceptais. Il me fit visiter sa maison, passant par toutes les chambres et toutes les autres pièces. Sa maison était magnifique, beaucoup plus grande que celle de Warren...
-Edward ? Carlisle arriva derrière nous. Si tu me le permets, j'aimerais m'entretenir avec Bella... Je regardais Carlisle et répondis à la place d'Edward.
-Bien sûr monsieur.
-Appelle-moi Carlisle, « monsieur » me fait penser aux personnes âgées... Et ne sois pas timide ! Tu ne crains rien ici !
-D'accord Mon... Carlisle.
-Voila ! C'est mieux ! Carlisle m'entraîna dans un autre couloir et on passa devant une grande croix religieuse. Je la caressais du bout des doigts, souriant légèrement.
-Je m'étais toujours demandée si les croix et les pieux dans le cœur étaient des mythes ! J'ai au moins la réponse à une de mes questions !
-Crois-moi par expérience, le pieu dans le cœur aussi est un mythe ! Répondit-il souriant.
-Par expérience ? Vous voulez dire que...
-Oui, j'ai tenté des milliers de fois de me suicider, mais cela c'est produit seulement au début de ma vie de vampire, je n'ai pas accepté le fait d'être ce que je suis et j'ai essayé de mettre fin à mes jours, notamment en tentant de me mettre un pieu dans le cœur. Mais ce fût un échec... Ensuite, je me suis dit qu'il fallait que je fasse le bien, alors je suis devenu médecin... Longue histoire... J'étais fascinée par son histoire et j'en voulais plus. Mais étant trop timide, je gardais le silence. Entre je t'en prie !
J'entrai dans un bureau avec une immense bibliothèque. Je regardais partout autour de moi, ne sachant pas où poser mes yeux.
-Assis toi Bella ! Carlisle me désigna un fauteuil et il s'assit en face de moi. J'ai une vague idée de ce qu'il t'arrive. Je ne veux pas m'en mêler sans ton accord, mais sache que si tu as besoin de quelqu'un, ou d'une famille, je me tiens à ta disposition... Mais dis moi, que comptes-tu faire ?
-Merci... Et je n'en ai aucune idée. En même temps, je suis un peu prise au piège... Mais je ne veux pas que vous ayez des problèmes par ma faute, s'il vous arrivait quelque chose, à vous ou à quelqu'un de votre famille, je ne me le pardonnerais jamais...
-Comme je te l'ai dit, c'est toi qui décides, je n'interviendrais pas sans ton accord. Mais sache une chose, c'est que je ne pense pas qu'Edward pense comme moi. Depuis qu'il t'a rencontré, j'ai vu un réel changement... Je ne sais pas ce qu'il y a entre vous... Je baissais les yeux... Mais cela a rendu mon fils un peu plus heureux, donc je te dois une faveur.
-Vous ne devez rien du tout ! Je n'ai rien fait ! Et il n'y a rien entre lui et moi... Je baissais la voix sur la dernière phrase.
Carlisle me sourit, et je tournais une fois de plus mon regard, cachant avec difficulté mon sourire. Pourquoi ne les avais-je pas rencontrés avant Warren ? Pourquoi ma vie devait-elle être si compliquée ? Je perdis mon sourire et Carlisle reprit :
-Une autre chose, si quelque chose te tracasse, tu peux aussi m'en parler... N'ai pas peur de nous impliquer dans tes histoires ! Cela nous ferait plaisir à tous de vous aider, toi et ta sœur. Ma femme se réjouit déjà d'avoir deux nouvelles filles, et Rosalie se réjouit aussi de pouvoir faire du shopping avec ses nouvelles sœurs, plutôt qu'avec son mari ! Il rigola et je le suivis dans son rire.
Je me sentis bien. Il me parlait comme si je faisais partie de leur famille. Enfin Alice et moi, avions trouvé une vraie famille... Restait encore le problème de Warren, je culpabilisais quand même de compliquer un peu leur vie.
Je me retirais du bureau de Carlisle et ne savais pas vraiment où aller. Je ne savais plus par où j'étais arrivée... Je fronçais les sourcils, il fallait tenter quelque chose :
-Alice ? Edward ? Je chuchotais, me sentant ridicule de m'être perdue dans une maison.
-Te serais-tu perdue ? Demanda Edward arrivant derrière moi le sourire aux lèvres. Les escaliers sont par là ! Il rigola à présent. Je lui donnai une tape sur l'épaule.
-Ce n'est pas drôle !
Je rejoignis Alice et Rosalie au salon. Elles discutaient ensembles et je me joignis à leur conversation.
-On fait d'abord les boutiques de la 103éme, ensuite on ira sur Docker Street où il y a des robes magnifiques... Planifia Rosalie.
-Mais je ne sais pas si j'aurais assez d'argent et les boutiques dont tu me parles coûtent une fortune ! Continua Alice d'un air triste...
-Ne t'inquiète pas pour cela ! Je t'invite, alors je paie ! Et puis, maintenant, on ne peut pas dire que tu ne fais pas partie de la famille ! Rosalie lança un regard accusateur avec plein de malice vers Jasper. Celui-ci se retourna et fila vers la cuisine. Rosalie et Alice échangèrent un sourire complice. Je compris à mon tour qu'Alice avait réussi à charmer Jasper.
-Ce sera sans moi les filles ! Les regards se tournèrent vers moi, notamment celui d'Edward. Je suis contente qu'enfin Alice ait trouvé quelqu'un pour faire du shopping, parce que j'ai horreur de ça ! Mais profitez de votre journée...
-Bella, viens se sera bien ! Insista Alice.
-Non, vraiment, je peux m'en passer ! Mais si cela vous fait plaisir, achetez moi deux, trois robes... Je n'aimais pas faire du shopping mais j'aimais avoir de nouveaux vêtements.
Les deux filles échangèrent un regard encore plus complice que le premier et elles acquiescèrent toutes les deux, comme si elles parlaient par pensées. Edward s'esclaffa.
-Non, finalement, ne m'achetez rien... Me dérobais-je.
-Trop tard Bella ! Rosalie et Alice partirent aussi vite qu'un courant d'air...
-A quoi pensaient elles ? Demandais-je.
-A rien, à rien... Il me sourit et je détournais la tête. Une fois de plus, il me perturba avec son sourire charmeur. Il se retrouva devant moi, et me prit les mains. Il me leva doucement et m'intima de le suivre, ce que je fis.
En quittant la maison, je vis Esmé nous regardant avec un sourire, les mains jointes. Cette famille était à mes yeux parfaite. Il n'y régnait que amour et tendresse, il n'y avait ni hypocrisie, ni méchanceté.
On marcha en silence, ma curiosité prenait de l'ampleur à chaque pas que nous faisions. Mais je gardais le silence. Sa main était toujours dans la mienne et je ne voulais pas la lâcher... Apparemment lui non plus.
On entra dans un grand square. Il n'y avait encore personne à une heure aussi matinale. Il lâcha ma main et se retrouva la seconde d'après en haut d'un grand toboggan à vague. Je souris à cette vue. Il me fit signe de le rejoindre et je secouais ma tête, je n'avais plus cinq ans, et lui non plus...
-Bella, ne me force pas à venir te chercher ! Me prévint-il.
Je plissai le front et le rejoignis toujours en secouant ma tête. J'avançai lentement et il perdit patience, il souffla en fronçant les sourcils. Je montais sur le toboggan en passant par le parcours bizarre pour arriver jusqu'en haut.
Arrivée à destination, Edward était assit sur le métal et me fit signe de venir. Je m'approchais lentement et, arrivée à lui, il me fit basculer au dessus de lui, pour que je me retrouve devant, entre ses jambes.
-Edward, ce n'est pas drôle, je veux descendre !
-Mais tu vas descendre Bella ! Avec une de ses mains, il nous avançait pour que l'on glisse sur ce long tapis de métal à vague.
-Pas par la ! Criai-je.
Il rigola, et on glissa à toute vitesse sur la longue descente. Je m'agrippais fortement à ses jambes, lui, avait passé ses bras autour de moi, posant sa joue contre la mienne. Les vagues nous faisaient sauter de quelques centimètres pour ensuite continuer dans notre descente.
Arrivés en bas, on tituba de quelques pas pour enfin s'arrêter.
Je me retournais vers lui et le frappais légèrement au ventre. Il rigola. Je recommençais mon geste. Il rigola deux fois plus. Je retenais mon sourire, tortillant ma bouche pour ne pas qu'elle s'étire.
-Avoue que tu as apprécié ! Dit-il toujours en rigolant.
-Non je ne l'avoue pas...
Mensonge !
-Je sais que tu as apprécié ! Aller, un petit effort, avoue ! Insista-t-il. Je laissais échapper un râle et il repartit dans un petit fou rire. Je le savais !
Je me dirigeai vers les balançoires et m'assis sur l'une d'elle, regardant le sol. Il s'assit à cheval sur celle d'à côté pour être en face de moi.
-J'aimerais tellement savoir à quoi tu penses ! Commença-t-il.
-Et moi je suis vraiment contente que tu n'y arrives pas ! De toute façon, il n'y a rien d'intéressant à savoir.
-Moi je crois que si...
-Demande moi ce que tu veux savoir et je te répondrais !
-D'accord ! Mais répond moi franchement ! J'acquiesçais. Alors... Que penses tu de moi ?
-Question suivante !
Dans quoi m'étais-je mise encore ?
-Non ! Tu as dis que tu répondrais franchement !
-Très bien… Je pense que tu es idiot !
-Pourquoi ?
-Parce que tu es en ce moment même avec moi, alors que tu sais que tu pourrais avoir des problèmes…
-Bella, combien de fois dois-je te le dire ? Je ne crains rien et toi non plus !
-Mais tu n'es pas invincible… Ma voix était presque un chuchotis.
-Certes… Bon, répond correctement à ma question, s'il te plaît ? Il me regarda avec ce regard magnifique et charmeur… Comment résister ?
-Et bien… Tu es gentil… Tu me fais rire, tu es patient, enfin non pas trop… Je ris et il m'accompagna. Je continuais sans le regarder. Et je sais que si je t'avais rencontré dans d'autres conditions… Je t'aurais embrassé depuis longtemps… Mais cela n'a aucune importance…
Il se leva pour se placer devant moi. Il s'avança et je reculais en restant assise sur ma balançoire. Il souleva ma balançoire pour que je sois à sa hauteur et mes pieds étaient à quelques centimètres au dessus du sol.
-Moi je crois que ça en a de l'importance… Je ne dis rien. Il rapprocha son visage du mien, me regardant droit dans les yeux. Son nez frôla le mien, puis il colla son front contre le mien. Laisse toi aller Bella, fais ce dont tu as envie de faire et ne laisse personne te diriger…
Il colla sa joue contre la mienne. Je fermais les yeux de bien être. Depuis combien de temps ne m'étais-je pas sentis aussi bien ? Mon ventre papillonna, se nouant légèrement mais en laissant une sensation agréable… Etait-ce ça, le sentiment d'amour envers le sexe opposé ?
Son nez frôla mon cou et il y déposa un léger baiser. Je frissonnais. Il replongea ses yeux dans les miens et je me laissais aller. Je caressais sa joue et il rapprocha une nouvelle fois son visage du mien, s'arrêtant pour voir ma réaction. Je regardais, comme la première fois, pendant une fraction de seconde ses lèvres, ce qui le fit sourire.
Puis, il m'embrassa. Je ne reculais pas cette fois-ci. Je me laissais complètement aller. Je passais mes mains dans ses cheveux doucement, puis, peu à peu, plus sauvagement. Ses lèvres douces caressaient les miennes. Il passa ses mains derrière mon dos, me serrant légèrement.
C'était comme si mon cœur rebattait, comme si je renaissais. J'avais envie de pleurer. Ce sentiment nouveau m'était interdit, je savais que j'allais tout compliquer.
Il mit fin à notre baiser. Je gardais, quelques instants, mes yeux fermés puis je les ouvris sentant le visage d'Edward à quelques centimètres du mien. Il colla une nouvelle fois son front contre le mien. Ses yeux avaient changé de couleur, ils étaient plus foncés, mais redevenaient petit à petit couleur or.
-Tes yeux ont changé de couleur ! Déclarais-je.
-Exactement comme les tiens… Il me sourit et m'embrassa une nouvelle fois.
Cette fois-ci son baiser était comme désespéré, comme s'il me disait au revoir, ce qui me fit peur. Je me décalais de lui et le regardais avec la crainte dans les yeux.
-Ne rentre pas chez lui ce soir…
-Je n'ai pas le choix… Même si je pars à des kilomètres, même à l'autre bout du monde, il me retrouvera. Pas moi, parce qu'il ne peut pas me voir, mais toi, où Alice, il pourrait… Il a un don lui aussi, il sait où chaque personne se trouve, un vrai GPS…
-Dis-moi de le tuer… Il me dit cela avec un ton suppliant.
-Tu le sous-estimes…
-Et toi tu me sous-estimes !
-Non, seulement je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose… Je baissais le regard.
-Il ne m'arrivera rien et je ne le laisserais plus te faire du mal.
Il me prit dans ses bras et me serra doucement. Je me sentis moi-même, je n'avais pas besoin de me cacher devant lui ou de jouer un jeu. J'étais moi et j'aimais ça…
Le jour s'était levé et vers onze heures, les gens étaient de sortie. Nous avions passé toute la journée ensembles et il m'avait emmené prés d'un cours d'eau où nous avions marché sur la rive, s'arrêtant au bout d'un moment et on s'était assit dans l'herbe. C'était la fin de la journée et je ne l'avais pas vu passer.
Mes seules questions étaient sur sa vie, d'humain puis de vampire. A quoi occupait-il ses journées, quel était son plat favori…Il me demanda plusieurs choses sur moi, qui pour moi n'avaient pas de sens… Quelle était ma couleur préférée, mes musiques préférés et tout un tas de choses dans ce genre…Puis, il me posa des questions sur ma famille et je lui expliquais :
-Ma mère est encore vivante, elle est mariée avec un homme un peu plus jeune qu'elle, mais elle se porte bien. Mon père, je lui rends parfois visite, mais je reste cachée. Il me croit morte, mais je lui écris des lettres que je cache partout dans mon ancienne maison, il croit que je les ai faites avant de « mourir », je marque une ancienne date… Alice me prévient si les mots que je lui écris lui font mal ou plaisir. C'est ma façon de le soutenir, lui dire que je l'aime et que je suis encore présente…
-Tu tiens beaucoup à lui. Constata-t-il.
-Etant humaine, je n'étais pas vraiment présente pour lui et maintenant, je regrette de n'avoir pas passé plus de temps avec lui… Edward passa à une autre question, pour enlever l'ambiance triste qui régnait. La nuit tombait…
-Si tu n'avais qu'un seul et unique souhait, lequel serait-ce ?
-Si je n'avais qu'un seul souhait ? Ce serait que Warren ne soit plus sur cette terre…
-Ton vœu va être exaucé… Me dit-il très sérieux.
PDV WARREN
J'étais étendu sur un canapé dans l'entrepôt que Ludo avait agrandi.
-Que se passe-t-il Warren ? On dirait que ça ne va pas ! Demanda Sydney.
-Rien ça va, je réfléchis, c'est tout…
-Ne me dis pas que ta minette te donne du fil à retordre ? Intervint Ludo.
-Il y a un peu de ça… Mais ça va ! Petit moment de réflexion…
-Au fait, ça va bientôt faire un an que… Samy est mort, on n'a toujours pas retrouvé cette personne qui a assassiné notre frère ? Faudrait peut être faire un petit repas juteux en son honneur… Me rappela Ludo. Je grognais rageusement à l'idée que mon frère n'était plus de ce monde, me rappelant de la personne qui l'avait tué…Si j'avais un souhait, ce serait de retrouver cette personne, et de faire revenir mon frère… Continua-t-il.
-Ça fait deux souhaits Ludo ! Je souris car Ludo n'était pas vraiment doté d'une excellente intelligence. Si je n'avais qu'un souhait, ce serait que tout de suite, maintenant, deux personnes meurent… Chuchotais-je pour moi-même.
-Qui ça ? Demanda Sydney tout d'un coup excité. On peut s'en charger si tu veux…
-Patience… Maintenant, je sais que ce sera inévitable… Remarque, Bella est imprévisible, je voudrais d'abord voir ce qu'elle me réserve…
-Warren, tu n'as pas mangé, je sais que tu as faim, tes yeux ne trompent pas… Tu as passé toute la journée à chercher, à voir où ta minette était, mais maintenant, mange… Ludo me tendit une barre chauffée. La pointe du métal était rouge vif tellement il était chaud. Je la pris et me levais du canapé.
Derrière moi, se trouvait une jeune femme, elle était bâillonnée, étendue sur le sol, les mains et les pieds liés. J'avais demandé à Ludo de me la réserver, car à mes yeux elle ressemblait à Alice. Je me rapprochai d'elle, lentement. Ses yeux horrifiés me donnaient un sentiment de puissance…
Je me mis à cheval sur elle, regardant tout son corps pour chercher l'endroit par où je commencerais… Je soulevai son haut, reniflant son odeur. J'entendis Ludo grogner légèrement, signe qu'il était impatient.
Le jeu commençait maintenant et il commença par sa poitrine… Le fer chauffé glissa lentement entre ses seins.
Elle hurla même bâillonnée, elle se débattait et j'aimais sa souffrance…
Je m'imaginais ce que ressentirait Alice quand je lui ferais la même chose.
Voila pour ce chapitre, j'espère encore une fois que vous avez aimé ! rdv au prochain chap ^^ BISOUS
Naikyy...
