...Chapitre 6 : Jours où tout se mélange...

Il s'était écoulé un mois, un mois que je n'avais pas vu Edward, un mois qu'Alice avait emménagée chez les Cullen, un mois qu'elle venait me voir en cachette...

Je trouvais le temps long, Warren m'avait imposé des nouvelles conditions, et encore une fois je n'avais pas vraiment le choix... Je les suivais. Il me faisait du chantage, mais sachant qu'il mettrait ses menaces à exécution si je ne l'écoutais pas, je faisais ce qu'il désirait.

Sa première condition était de rester à la maison, même si je sortais de temps en temps pour chasser où rejoindre Alice à des endroits toujours différents. Elle me racontait sa vie, je ne lui racontais pas la mienne.

Elle vivait pleinement sa vie amoureuse avec Jasper, ce qui me donnait un peu de joie. Elle avait tellement de projets, des projets que je n'aurais et ne ferais jamais...

Mais elle s'en voulait encore, Rosalie l'avait mise au courant et les remords l'envahissaient. Je préférais largement être dans ma situation actuelle qu'envisager une autre situation sans Alice. Au moins, elle pouvait vivre pleinement sa vie.

Deuxième condition, coucher avec lui. Ce qui était une vraie torture, je m'efforçais toujours de ne pas sangloter, de ne pas le repousser... J'aurais tellement aimée pouvoir dormir, car avec un vampire qui ne dort jamais, c'était vraiment difficile d'avoir des moments de répit...

Je n'aurais jamais imaginée faire ma première fois avec quelqu'un qui me dégoûtais et pour qui de jours en jours, ma haine envers lui augmentait.

Troisième conditions, ne plus jamais revoir Edward. Il avait découvert, je ne sais pas comment, que j'avais une relation avec lui et depuis ce jour, il me surveille de très prés... Heureusement pour moi, il ne peut pas me voir avec son don...

Je voyais aussi rarement Rosalie, je libérais mes émotions, ma peine en sa présence. Je lui parlais de tous ce qu'il m'arrivait, des conditions de Warren, ce qu'il voulait de moi. Rosalie était devenue ma confidente, je lui racontait mes malheurs et elle me parlait d'Edward.

Il était devenu malheureux depuis qu'il avait reçu ma lettre que j'avais donner à Rosalie, lui disant que j'avais fait une erreur et que je ne voulais plus le revoir. Même si ce n'était pas du tout ce que je voulais, ce n'était que pour le bien de tout le monde...

Cela avait été difficile, mais je n'avais pas le choix. Rupture brutale pour une relation qui débutait seulement, auquel j'avais eu plein d'espoir, qui c'était effondré brutalement. C'était soit ça, soit Alice et lui mourrait...

Je ne préférais pas essayer l'impossible, car Warren m'avait emmenée voir « sa famille », une bande de vampire répugnant, sans remords et sans pitié... Warren m'avais clairement prévenu que si je tentais quoi que ce soit, ses frères ce chargeraient de ceux que j'aime...

Après ce jour, j'avais perdue espoir de pouvoir vivre normalement et d'être heureuse. J'avais pleuré longuement dans les bras de Rosalie, elle, ne comprenait pas comment quelqu'un comme lui pouvait existé, elle s'énervait aussi souvent...

Voilà le résumer de ma piètre vie depuis un mois... Peine, pleures et souffrance...

Edward me manquait et encore maintenant je cachais à Alice ma vie... Etant donner qu'elle avait du mal à me voir dans ses visions, j'espérais qu'en ce moment elle ne me voyait pas du tout. Même si elle se doutait de quelque chose, je ne voulais pas qu'elle ait encore plus de remords qu'elle n'en avait déjà... Rosalie m'avait dit aussi qu'Edward ce doutait, elle avait laisser échapper certaines pensées en sa présence, mais qu'il était tellement renfermer sur lui-même qu'il n'y avait prêter attention que sur le moment.

Cela aussi me faisait mal... Je ne voulais pas qu'il souffre, mais je produisais tout le contraire.

Aujourd'hui, comme chaque jours, j'étais allongée sur l'ancien lit d'Alice, pensant à ce qu'elle pouvait faire, à qui elle voyait, elle le voyait lui...

Je chassais cette pensée de ma tête, et me levais du lit. Il fallait que je sorte... Je pris une veste et me dirigeais vers l'entrée. C'était décidé, j'irais en ville.

Sur le chemin, les gens posaient des regards insistant sur moi. Je devais être le plus horrible vampire qui existait. Ces personnes passaient le plus loin possible de moi, me détournant où changeant parfois carrément de trottoir. Ce que je comprenais, vue mon état...

Je m'arrêtais et regardais à l'intérieur d'une boutique que j'avais fait avec Alice. Au bout d'un moment, dans la vitrine qui reflétait mon image, je voyais au loin derrière moi une personne debout et immobile, me dévisageant.

Je me retournai vivement en reconnaissant cette personne. Elle traversa, pour se retrouver à quelques mètres de moi. Je ne bougeais pas.

Edward s'avança vers moi, tandis que je commençais à trembler. J'avais pensée si souvent à lui et à notre journée, que j'avais l'impression que je rêvais éveiller.

Il se tenait plus qu'à quelques centimètres de moi. Il caressa ma joue et je fermais les yeux, prise tout d'un coup d'un sentiment de bien être. Je frissonnais à son contact, si réconfortant, si tendre.

-Bella... Pourquoi ne m'as-tu pas donnée de nouvelle ? Demandait-il. Qu'allais-je pouvoir trouver comme excuse à lui dire ?

-Je ne sais pas... Excuse ridicule, cela n'en était même pas une... Il me prit dans ses bras et je ravalais les sanglots qui étaient sur le point de jaillir.

-Tu m'as manqué ! Ce n'est pas parce que tu ne veux pas de moi qu'il faut que tu disparaisse de ma vie ! Il s'écarta de moi et repassait sa main sur mon visage. Je voulais lui crier que ce n'est pas ce que je voulais, que je le voulais, lui ! Mais rien ne sortait et c'était mieux ainsi.

-Je suis beaucoup occupée, je suis désolée, je ne savais pas si tu voudrais encore me revoir... Mieux valait continuer à lui faire croire que je ne le désirais plus...

-Tu es folle... Bien sur que je veux te voir ! Il s'arrêta de parler, de bouger et me regarda comme si il venait de découvrir quelque chose. Es-tu heureuse comme ça Bella ?

-Oui... Il me coupa.

-Ne me ment pas s'il te plaît. Tu n'as pas besoin de te cacher devant moi, toute façon, ton visage parle pour toi, il ne trompe pas... Cette fois c'est moi qui le coupai.

-Justement si, j'y suis obligée, j'ai peur de la suite, je veux dire du futur...

-Je ne ferais rien qui te contrarie, je pensais que tu le saurais... Il avait l'air déçu et triste.

-Mais lui, le fera... Je me détournais, sachant que j'en avais trop dit... Il me rattrapa par le poignet et me détourna pour que je sois face à lui. Il était en colère, je recommençais à trembler, ce qu'il dû remarqué.

-Bella, ce qui m'énerve, c'est que tu es sous son contrôle, je comprends pourquoi Rosalie me cachait ses pensées. Et les pensées d'Alice s'avèrent exacte...

-Ne lui dit rien... Il me coupa une nouvelle fois.

-Tu comptes lui mentir pendant combien de temps encore ? Bella, ce n'est pas une vie que tu as. C'est une torture...

Il avait raison et je le savais. Mais même si je voulais me révoltée, où même si j'étais aider par sa famille, comment rivalisé contre une vingtaine de vampires déchaîner ?

-Je dois rentrer... Dis-je au bout d'un moment de réflexion. Il ne me lâcha pas, pourtant j'essayais d'enlever mon poignet toujours enfermer dans son poing.

-Promets moi une chose !? Je le regardais et il poursuivit. Fais attention à toi et donne moi de tes nouvelles ! J'acquiesçais. Il me reprit dans ses bras si confortable...

Il déposa ses lèvres sur ma joue, et me libéra. Avec un dernier regard, je m'éloignais de lui à contrecoeur.

Je faisais le chemin en sens inverse, pour rentrer chez Warren, espérant qu'il ne soit pas encore rentrer. Au pire, je pourrais dire que j'étais allée chasser, cette excuse marchait toujours...

Une fois a la maison, après avoir pris une bonne douche bien chaude, je montais à l'étage, pour me retrouver une nouvelle fois dans la chambre d'Alice. Warren n'était pas rentrer, ce qui m'enleva la tâche de lui faire un rapport détaillé d'où j'étais aller...

Je m'asseyais dans un coin de la pièce, mes genoux ramener contre ma poitrine, mes mains recouvrant celle-ci, ma tête dans mes bras, je repensais à lui... A celui qui m'avais manquée, celui que j'avais espérée oublier rapidement, mais qui ne voulait pas sortir de mes pensées.

Il était évident pour moi que c'était lui qui m'était destiné. Ce sentiment étrange que je n'avais jamais ressentiment me le démontrait. C'est lui ou personne d'autre !

Pendant cette courte entrevue, j'avais retrouvée une part de moi-même, malgré que l'on était pas en très bonne entente, ce que je comprenais, j'avais quand même ressentie sa tendresse et son amour. J'étais toujours autant égarée, Edward avait perturbé ma vie. Il était mon espoir inaccessible, un rêve impossible... Sauf si je devenais égoïste.

Il fallait que j'éclaircisse mon histoire avec Warren. Peut importe ce qu'il arrivera, je ne resterais pas avec lui...

J'étais égoïste, mais je savais que si je restais encore la, j'allais devenir folle. Il fallait que je m'éloigne, que je vive ma propre vie...

Une main se posa sur ma tête, et caressa mes cheveux. Une nouvelle fois, je ne l'avais pas entendue revenir et je sursautais à son contact.

Je relevais la tête pour croiser son regard, il commença :

-C'était bien ta journée ?

-Oui, mentis-je. Et la tienne ?

Jen'avais jamais vu cette expression sur son visage, une expression de tristesse, et sereine en même temps. Il allait me dire quelque chose, je le sentais...

-Distrayante !

-J'ai besoin de te parler Warren, de te dire certaine chose... Continuai-je décidée de parler et d'en finir...

Il s'approcha et s'asseyait à coter de moi. Je sentais un grand malaise m'envahir, la distance qui nous séparait m'étouffait.

-Ecoute Bella, ne dis rien. Laisse moi commencer, et tu me diras ce que tu voudras ensuite. Mais moi aussi je dois t'avouer certaine chose...J'ai beaucoup réfléchi aujourd'hui, et je dois te parler de quelque chose... De sérieux...

Je le savais... Mon malaise augmentait de plus en plus. Je ne savais pas encore ce qu'il voulait me dire, mais je le sentais mal. D'habitude quand il me disait cela, il imposait une nouvelle condition...

Mais ce qu'il me dévoila me surpris, encore pire, me choqua... Ma respiration ce coupa...