Ah ah… voici le premier chapitre de cette fabuleuse fic !! Elle est enfin finie et fait 12 chapitres… mais je mets quand même pas mal de temps pour traduire, donc ça prendra plus de temps pour la suite XD

J'espère que ma traduction vous plaira et vous satisfera XD… Bonne lecture !!


Chapitre 1 - Look into my eyes

- Qui êtes-vous ? répéta Caspian à l'étrangère dans sa chambre.

Susan se glaça sur place alors qu'elle cherchait désespérément dans sa tête une réponse qui l'empêcherait de renverser son destin, à cet instant. Tandis qu'elle fouillait dans son esprit, elle réalisa qu'il n'y avait aucun indice de reconnaissance dans ses yeux, seulement de l'étonnement devant sa présence.

- Helen. Je m'appelle Helen, déclara Susan dans une voix beaucoup plus douce que la sienne.

Elle avait choisi le nom de sa mère parmi une grande quantité d'options sans raison particulière. Elle risquait beaucoup, elle pouvait le dire, en utilisant un nom si proche d'elle mais ce n'était pas un gros risque. Dans les yeux de Caspian ne se reflétaient que l'interrogation.

- Helen, puis-je m'enquérir de ce que vous faites dans mes appartements privés ?

Elle déglutit tandis qu'elle essayait de penser à une bonne excuse mais elle fut sauvée par l'interruption d'une femme replète, d'âge moyen, qui fit précipitamment une révérence devant le roi.

- Pardonnez-moi, votre Majesté. Elle doit être la nouvelle domestique. Je ne l'ai pas encore informé que ce secteur doit être nettoyé seulement après que vous soyez parti, le matin. Je suis vraiment désolé pour l'intrusion, expliqua respectueusement la femme.

- Ne vous en faites pas Alberta. Il n'y a pas de problèmes. Je vous suggère d'aller lui faire visiter le château avant de lui donner ses instructions. Cela peut être légèrement confus durant les quelques premiers jours et son travail en sera facilité, proposa gentiment Caspian en souriant à Susann, maintenant que les choses avaient été éclaircies.

Susan se sentit soulagée tandis qu'elle s'approcha de la femme nommée Alberta. Elle était domestique dans le palais du roi. Comment, dans ce monde, pourrait-elle lui faire réaliser qui elle était vraiment si leurs seuls rapports étaient qu'elle devrait faire le lit dans lequel il dormait.

« Quand Aslan a dit que ce ne serait pas facile, je me suis dit que ça prendrait peut être quelques semaines. Mais là, ça va prendre des mois ou même des années ! » Pensa-t-elle en faisant une rapide révérence devant Caspian avant de quitter la chambre.

- Venez mon enfant. Nous avons beaucoup de choses à faire et moins de temps pour, si nous trainons, dit Alberta en marchant à vive allure.

- Ou allons-nous, si je puis me permettre, s'enquit Susan tandis qu'elles marchaient encore plus vite.

- Et bien, d'abord à vos quartiers où vous pourrez vous installer. Je dois vérifier si quelqu'un a bien apporté vos affaires. Et ensuite, peut être une petite visite avant de vous donner vos taches quotidiennes et vos responsabilités par ici. Comment vous appelez-vous mon enfant ? lui demanda Alberta en se tournant pour la première fois vers elle depuis qu'elles avaient quitté Caspian.

- Oh, Helen, répondit-elle, toujours incertaine qu'utiliser ce nom n'éveillerait aucuns soupçons.

- Parfait, Helen, nous y sommes. Oh, regardez, vos affaires sont là. Bien, je vous laisse déballer vos effets et je reviens dans un moment. Ne vous inquiétez pas ma chère, le roi n'a pas vraiment fait attention. Il sait que vous n'avez pas fait exprès d'errer dans ses quartiers. Ce jeune homme est un peu nerveux si vous voulez mon avis, comme s'il attendait que quelqu'un lui rende visite depuis qu'ils sont tous partis, dit Alberta babillarde.

- Qui est parti ? demanda-t-elle en ouvrant son petit bagage qui révéla quelques vêtements.

- Et bien, je pense que nous pouvons bavarder pendant que vous déballez vos affaires, nous gagnerons du temps, dit Alberta et s'asseyant sur le petit lit et observant Susan sortir ses effets. Je parle des Rois et Reine de l'Ancien Temps, bien sur. Je suppose que vous deviez vivre très loin d'ici si vous n'avez jamais eu vent de tout cela. Enfin, il semble que notre roi se soit épris de l'une d'entre eux – l'ainée des filles. Elle lui a donné un baiser devant Aslan et tous les Narniens, vous vous rendez compte. J'imagine que ce doit être pour cela qu'il espère qu'ils vont revenir mais j'ai entendu de quelqu'un qui se tenait non loin d'eux que la reine Susan a dit qu'ils ne reviendraient pas, exceptés les deux plus jeunes. Ce n'est pas la chose la plus triste ? Fini avant même que cela ne commence, termina Alberta avec mélancolie sans remarquer que la jeune femme devant elle s'était à nouveau immobilisée.

- Cela fait combien de temps ? murmura doucement Susan.

- Oh, à peu près un mois. Je pense que le roi sera remis d'ici un ou deux mois. Il est déjà bien assez occupé à tout faire pour que les Telmarins et les Narniens ne se battent pas. Oh, mais quelle idiote, nous sommes tous des Narniens désormais. Pour être honnête, je les trouve très sympathiques. Gentils et vraiment intéressants si vous voulez mon avis. Il y en a juste certains qui les prennent toujours pour des créatures de contes de fées. Mais ils n'en feront pas de grande affaire, quoi que le roi l'ait fait pour eux, comméra Alberta.

- Mais assez de bavardages. Pourquoi ne me parlez-vous pas de vous mon enfant ? Quels genres de taches ménagères pouvez-vous faire ? demanda finalement la vieille dame en se tournant vers Susan.

- Heu… et bien, je sais cuisiner, nettoyer et coudre. J'ai l'habitude de prendre soin des gens donc je peux m'occuper de plusieurs sortes de choses, dit-elle en se rappelant sa famille et comment elle avait l'habitude de s'occuper d'eux. Une vague de nostalgie la frappa et sa famille commença à lui manquer. Il ne lui était jamais venu à l'esprit qu'elle avait fait un énorme sacrifice juste pour une chance, une chance qui pourrait être la seule.

Alberte inclina la tête et l'interrogea à nouveau :

- Mais, ils m'ont dit que vous viviez seule ? De qui vous occupiez-vous ? Vous avez une famille ?

- J'en avais une. Ils sont tous mort maintenant. Je suis venue ici pour échapper aux souvenirs de la maison, mentit-elle en se détournant de la femme de peur qu'elle ne voit à travers son histoire rapiécée. Dans un sens, c'était vrai, elle s'était échappée mais elle courrait après les souvenirs au lieu de les fuir. Elle poursuivait ce que ces souvenirs pouvaient lui apporter.

Alberta plaça gentiment une main sur son épaule :

- Et bien, je ne m'attendais pas à ça. Je suis désolée d'avoir été si insensible. Ce n'est pas facile d'être seule dans ce monde, je devrais le savoir. Mon mari est mort il y a quelques années d'une maladie inconnue. Nous n'avons jamais eu d'enfants donc je suis un peu comme vous : seule, sans famille… Mais ça ne signifie pas que le monde s'arrête de tourner. Regardez le roi Caspian, orphelin et maintenant abandonné par ses amis, mais il travaille toujours dur pour son royaume, dit Alberta avec plus d'enthousiasme que nécessaire.

Susan sourit légèrement et constata qu'elle commençait à bien aimer cette femme qui semblait avoir un léger faible pour le roi. Finalement, elle termina de ranger ses affaires, enfin, ce qui semblait être à elle, se leva et lissa son tablier.

- Madame Alberta, où allons-nous maintenant ? demanda-t-elle en souriant gentiment à sa nouvelles amie.

- Oh, ne faites pas tant d'histoires mon enfant, appelez-moi Alberta. Maintenant… laissez-moi réfléchir…ah, la salle du trône et les chambres seraient un bon commencement. Nous pouvons laisser la cuisine pour plus tard puisque vous allez y passer plus de temps dans les prochains jours, dit-elle en se dépêchant à nouveau dans les couloirs du château.

Susan s'étonna de son environnement. La première fois qu'elle était venu dans ce château, tout était sombre et lugubre. Elle s'était concentrée uniquement sur ce qu'ils avaient à faire et rester en vie. Leur retour de la bataille était encore moins mémorable comme elle passait de l'euphorie au désespoir une fois qu'Aslan leur avait dit qu'ils devraient retourner dans leur monde.

- Et nous voila dans la salle du trône. Naturellement, il y a le trône, mais les derniers ajouts sont ces peintures. Il semble que Sa Majesté souhaite rappeler que ce château n'est plus un château Telmarin mais un château Narnien, il a donc fait mettre des portraits des rois et des reines de l'Ancien Temps et d'Aslan, bien sur. Ils ont été faits assez rapidement et, si vous voulez mon avis, ils auraient pu les faire mieux, excepté pour celui de la reine Susan. Il est parfait à ce que l'on dit. Le roi lui-même l'a peint de mémoire et ce jeune homme a un œil pour les détails, dit Alberta en observant la peinture.

C'était un peu déconcertant de regarder un portrait en taille réelle de soi-même en sachant que l'on n'a jamais posé pour. Susan était impressionnée par la précision des broderies de la robe qu'elle portait – c'était exactement la même que celle qu'elle portait le jour où elle avait traversé le portail.

- Les plus beaux yeux bleus que je n'ai jamais vu. Maintenant que j'y pense, mon enfant, vous avez les mêmes yeux. Pas étonnant que le roi ait été surpris tout à l'heure ? Oh, dommage que vous ayez les cheveux blonds, vous passeriez pour notre reine Susan. Bien… peut être pas, c'est un peu exagéré d'espérer ça mais ça ne lui ferait pas de mal de regarder une autre femme, même une domestique, dit Alberta déjà à mis chemin hors de la pièce.

- Pourquoi ? demanda Susan curieuse de ce qu'Alberta voulait dire.

- Le roi n'a aucun parent et pas d'héritier ! S'il n'en a pas, qui sait quelles mauvaises ambitions certains pourraient avoir pour essayer de combattre et d'obtenir le trône. Ce n'est pas qu'ils soient mauvais… mais c'est ce qu'ils ont toujours vu. Ils ont grandi en voyant les seigneurs telmarins se battre pour n'importe quelle petite goutte de pouvoir. De plus, il devrait commencer à surmonter sa peine s'il a l'intention de se maintenir au niveau, ce qu'il doit faire le reste de sa vie d'ailleurs. Il ne peut pas continuer à se laisser dépérir de l'intérieur, ça le tuera, dit Alberta tandis qu'elle tournait dans un autre coin vers un vestibule menant à un vaste appartement.

- Et c'est ici qu'étaient les chambres royales. Le roi Caspian a déplacé la sienne à l'opposée de cette aile, si vous vous souvenez. Beaucoup de mauvais souvenirs je présume, dit-elle en ouvrant une des chambres.

Susan haleta de surprise en reconnaissant la chambre dans laquelle elle entrait. Même dans la lumière du jour, il n'y avait pas d'erreurs possibles. C'était la chambre de l'oncle de Caspian. Elle toucha la chaise sur laquelle était tombé Caspian quand le carreau de l'arbalète l'avait touché, de petites gouttes de sang souillaient toujours le tissu du fauteuil. Même maintenant, elle regrettait de ne pas avoir tiré sur sa tante, juste pour lui éviter d'être blessé.

Alberta remarqua ses doigts sur le tissu et alla se placer à ses cotés, parlant doucement pour la première fois :

- C'est le sang du roi Caspian. Sa propre tante lui a tiré dessus pour l'empêcher de blesser Miraz, lorsqu'il a découvert que son père avait été assassiné. Cela a du être un tel choc qu'il n'est jamais retourné dans cette chambre. Enfin, venez, nous avons d'autres pièces à visiter.

Elles sortirent et visitèrent plusieurs autres chambres que Susan oublia bien vite. Tout ce dont elle se souvenait était le visage de Caspian cette nuit là. Si le jeune prince avait été réservé et soumis auparavant, il avait laissé éclater sa colère lorsqu'il avait apprit la profonde malveillance de son oncle. C'était comme si toute la confiance et l'espoir qu'il avait en cet oncle, qu'il avait tant admiré dans son enfance, s'était envolé. Susan avait eu envi de le prendre dans ses bras et de le laisser hurler sa souffrance jusqu'à ce qu'il n'en puisse plus. Mais la seule chose qu'elle avait put lui offrir fut une flèche tirée par sa tante, prête à sauver la vie de son mari dans un moment d'inattention.

Sans s'en rendre compte, elles étaient de retour dans la cuisine où beaucoup de personnes s'affairaient déjà aux préparatifs du dîner.

- Et bien, nous y voila Helen, dit Alberta à Susan qui sursauta légèrement à l'entente du son nom. Elle devrait s'y être habituée depuis lors…

- Que dois-je faire ? demanda-t-elle en examinant s'il y avait une quelconque tache pour elle tandis que tout le monde s'affairait en les ignorant.

- Hmm, et bien, il semble que chacun ait quelque chose à faire. Vous pourriez vous occuper d'aller acheter des provisions pendant ce temps. Je pense que nettoyer sera votre priorité, je vous ferais un calendrier pour demain. Pour ce soir, vous aiderez juste à la préparation des tables et à leur nettoyage après le dîner. Je vais vous présenter, dit Alberta en se raclant la gorge. Votre attention, voici Helen, elle fait partie du personnel. J'attends de vous que vous l'accueilliez et l'aidiez à s'habituer au palais.

Tous ceux présents dans la pièce la regardèrent curieusement, se demandant pourquoi une telle jeune femme était une domestique alors qu'elle se comportait comme une reine. Ils ne pouvaient pas mettre le doigt dessus mais rien que la manière dont elle se tenait et la façon dont elle levait la tête ne leur semblait pas digne d'une jeune fille ordinaire. Seule Alberta semblait l'ignorer et commença à présenter les personnes présentes en donnant leurs noms.

Susan inclinait doucement la tête pour chaque personne, souriant constamment. Elle examina la situation et estima que tous ses compagnons paraissaient gentils, bien que certains semblaient réservés quant à l'arrivée d'une nouvelle personne dans leur groupe.

- Pourquoi ne m'aideriez-vous pas à porter les plats dans la salle à manger ? proposa timidement une petite fille nommée Emelia.

Susan prit quelques plateaux et suivit Emelia, à la satisfaction d'Alberta. Comme si le charme avait été rompu, la cuisine redevint pleine d'animation une fois que les deux filles quittèrent la pièce. La seule trace de leur passage était le bourdonnement des conversations autour de cette nouvelle.

Emelia guida Susan à travers plusieurs pièces depuis la cuisine jusqu'à une salle magnifiquement décorée au milieu de laquelle trônait une grande table. Susan avait à peine finit de poser un couvert qu'elle remarqua qu'Emelia hésitait avant de finalement prendre la décision de lui poser la question qui lui trottait dans la tête.

- Je ne veux pas paraître grossière ou quoi que ce soit mais, pourquoi travaillez-vous comme domestique ? Je veux dire, si j'étais aussi belle que vous, je voudrais le rester et les travaux manuels ne sont pas vraiment une bonne méthode… dit Emelia en essayant d'oublier sa peur d'avoir dit quelque chose d'offensant.

- Merci pour le compliment, Emelia, commença Susan, mais j'ai peur de ne pas avoir le luxe de pouvoir faire autre chose. Je dois accepter d'avoir été menée par le destin et faire juste le mieux possible. C'est un travail honnête que nous faisons. Il n'y a aucun besoin de se cacher quand nous pouvons faire quelque chose d'utile. Quoique certains considèrent que notre travail est simple, il y a de l'honneur si nous faisons de notre mieux.

Emelia observa Susan. Elle n'était pas une femme ordinaire. Si son regard ne donnait aucuns indices sur son attitude, son discours confirmait définitivement qu'elle n'avait pas vécu ce que tous vivaient. Elle n'était pas simple s'esprit, pour sur. Et il semblait qu'elle voulait dire bien plus que ce qu'elle avait prononcé. Mais ce qui la rendit perplexe fut que cette Helen semblait savoir exactement comment disposer les plats et l'argenterie. Se pourrait-il que, dans son pays, on apprenne un tel protocole.

Elles travaillèrent tranquillement pendant les quelques minutes suivantes et, une fois qu'elles eurent finies, Emelia parla à nouveau :

- Ils avaient raison.

Susan regarda la jeune fille curieusement et demanda :

- A propos de quoi ?

- Vous n'êtes pas une telmarine. Vous êtes une fille d'Eve mais on dirait que vous êtes Narnienne. Vous êtes exempt de toute la corruption qui a peuplé Telmar depuis si longtemps, dit calmement Emelia comme si elle admirait ouvertement Susan. Il y avait quelque chose dans cette Helen qui faisait que, au plus vous restiez avec elle, au plus vous vouliez être aussi honnête et gentille qu'elle.

- Nous sommes tous Narniens maintenant, comme cela aurait toujours du être. Venez, retournons aux cuisines, ils doivent nous attendre, dit simplement Susan en quittant rapidement la salle pour éviter d'autres questions auxquelles elle ne pourrait répondre. Si seulement Caspian pouvait démêler la vérité aussi rapidement qu'eux, dénouant les fils de l'histoire compliquée qu'elle vivait maintenant.

Dans sa hâte, elle faillit renverser un nain au regard sérieux et une souris exubérante.

- Oh, je suis désolé monsieur, s'excusa Susan envers le nain qui était maintenant assis sur le sol et la souris qui avait dégainé on épée.

- Jeune fille ! Vous croyez vraiment que bousculer un chevalier de Narnia et lui marcher sur les pieds peut apparaître comme un accident ? Je ne souhaite pas faire de mal à une femme mais de telles mauvaises intentions pourraient me faire prendre une autre décision, s'indigna Reepicheep.

Susan se mit presque à rire à la vue des deux Narniens mais elle s'en empêcha brusquement lorsqu'elle aperçut l'expression du nain sur le sol, dont la bouche restait grande ouverte. Elle se tourna vers lui et s'excusa à nouveau en lui tendant la main pour l'aider à se relever.

Trompillon observa la jeune femme qui le regardait. Il était évident qu'elle était nouvelle dans le palais mais il y avait quelque chose en elle qu'il trouva familier. Oh, il était sur de ne l'avoir jamais rencontré auparavant mais une partie de lui-même disait le contraire. Il rencontra les yeux de l'étrangère et il se rendit compte que c'était cette particularité qui lui donnait l'impression d'avoir déjà rencontré la jeune femme.

Sans rompre le contact visuel, Trompillon accepta sa main pour se lever et parla à la souris impatiente.

- Gardez votre lame, seigneur souris. Il n'y a aucune raison de rappeler à quel point vous êtes courageux, nous le savons tous.

Susan observa Trompillon et elle pouvait voir les rouages de son cerveau fonctionner. Ce nain était plus intelligent que quiconque mais qu'il lui fasse confiance si rapidement n'était pas quelque chose qu'elle avait perdu. Peu importait à quel point elle voulait confirmer les soupçons inscrits sur son visage, elle resta silencieuse et fit une courte révérence en signe de respect.

- Que se passe-t-il, ici ? Appela une voix.

Susan se retourna doucement en reconnaissant la voix avant même d'avoir vu l'homme à qui elle appartenait.

En quelques pas, Caspian arriva près d'eux, fixant ses deux conseillers avec un sourire en coin en les voyants étonnés par quelque chose.

Ce fut, peut être, le désir dans ses yeux lorsqu'elle l'aperçut ou la pointe de déception qui passa sur son visage quand il passa près d'elle avec un simple signe de tête quand elle s'inclina légèrement qui trahit Susan aux yeux observateurs du nain.

Les yeux de Trompillon bougèrent rapidement du jeune roi à Susan et se laissa presque tombé sur les genoux lorsqu'il réalisa que cette domestique n'était ni plus ni moins qu'une reine de l'Ancien Temps.

- Oh, monsieur, je dois vous avoir blessé plus que je ne le pensais. Laissez-moi vous aider à vous relever, dit Susan en se baissant rapidement pour murmurer quelque chose à l'oreille du nain. Je vous en prie mon cher petit ami, ne dites rien. Je vous expliquerai tout bientôt mais pas maintenant. Jouez le jeu…pour moi.

- Bien, heu, je vais bien maintenant, mademoiselle. Vous pouvez y aller et heu… aller cuisiner ou peut être faire le ménage. Pas de mal, jeune fille, dit Trompillon hésitant sur ce qu'il devait faire maintenant que Susan s'était relevée.

Susan fit à nouveau une révérence et regarda rapidement Trompillon avec gratitude avec de se hâter vers les cuisines.

- Wow, elle est un peu étrange, vous ne trouvez pas ? dit Caspian en suivant Susan du regard.

- Vous l'avez déjà rencontré ? demanda Trompillon.

- Oui. Qu'est-ce que c'était Trompillon ? Je pourrais jurer qu'elle vous a chuchoté quelque chose, répondit Caspian en le fixant.

- C'est ce que je voudrais savoir moi-même, murmura Trompillon pour lui-même tandis qu'il reprenait son chemin.

- Pardon, je n'ai pas bien entendu, dit Caspian, rattrapant ses deux compagnons.

- Rien, elle n'a rien dit. Bien, et à propos des plans dont vous nous avez parlé hier, dit Trompillon en coupant court à la conversation.

Cachée derrière l'un des piliers, Susan soupira de soulagement. Elle considéra un moment ce qu'Aslan lui avait dit et se souvint que, même si elle ne pouvait en parler ouvertement à quelqu'un, il n'empêchait pas qu'une personne puisse le découvrir par elle-même. Susan remercia silencieusement Aslan pour son cadeau en marchant vers les cuisines. S'il y avait une personne en qui elle pouvait avoir confiance, c'était bien son CPA et elle commençait à comprendre qu'elle aurait besoin d'un allié si elle voulait réussir. Il y avait seulement un nuage qui freinait sa réalisation, ce qui l'avait presque fait s'effondrer sur le sol et perdre tout espoir.

Pourquoi fut-ce le nain, qui n'avait jamais était confiant auparavant, qui vit à travers le masque qu'elle portait et pas le roi qui avait souhaité passer plus de temps avec elle ?


En espérant que ça vous a plu… la suite peut être en rentrant de mes vacances XD !

Bisoux, Hell.