Bonjour à tous !
Voilà, la suite ! Je tiens à remercier ceux qui m'ont aimablement laissé un commentaire. C'est agréable et encourageant sans ça je ne pense pas que j'aurais continué :)
Merci et bonne lecture,
Chapitre 4
Ino se retourna vivement dans le noir. Une faible lueur brillait au plus profond de l'obscurité, caressant doucement son visage bouffi. Son cœur battit plus vite. Il apparut enfin, apportant avec lui sa caractéristique odeur de tabac. Il la regardait d'un œil sévère, n'affichant pas son éternelle mine renfrognée. Il n'avait pas changé, exactement comme dans ses souvenirs qui se ternissaient dans un coin de sa mémoire. Son nom lui brûlait les lèvres.
Asuma-senseï…
Elle était donc passée dans l'autre monde, vers le repos éternel. Ino eut envie de courir vers cette lumière et de découvrir ce que les pauvres mortels appelaient le paradis, courir dans les prés, sentir l'odeur de chaque fleur, revoir le sourire de Kiba… Une phrase claqua dans l'air mettant fin à sa rêverie.
« Arrête Ino ! Tu es bien bête.
- Sen…senseï ?
- Ino, il se pencha vers elle plantant son regard dans ses yeux bleus, ne te laisse pas mourir. Ton heure n'est pas venue, tu encore de grandes choses à accomplir.
- Vous savez bien que je ne suis bonne à rien, s'étouffa Ino en tremblant de lassitude, je n'ai pas réussi à vous sauver…
- Ino…, pourquoi n'arrive-tu pas à comprendre ? Mon destin était de mourir, tu ne pouvais rien y faire, personne n'aurait pu me sauver. Personne et tu le sais. Alors pourquoi es-tu aussi dure envers toi-même ? Pourquoi te tortures-tu ? »
La jeune fille n'arrivait plus à articuler le moindre son, ses larmes continuaient de couler silencieusement tandis qu'elle fixait Asuma avec intensité. Ce dernier s'assit à côté d'elle, et malgré leur proximité la konoichi ne senti pas de chaleur caractéristique d'un corps humain. Il était bel est bien mort. Ino se mordillait la lèvre inférieure, fuyant son regard tout comme ses remarques qui la chamboulaient.
« Parce que… Parce que…Vous n'êtes plus là. Vous nous manquez. Kurénaï et votre fils, ils… Je ne peux pas m'empêcher de penser que j'aurais pu éviter ce malheur. J'ai…j'ai…, elle commença à sangloter bruyamment, j'ai eu peur que vous ne m'en vouliez !
Ino…, souffla-t-il en posant une main sur son épaule. »
Ino frissonna à ce contact aussi glacial que la neige. La main avait perdu sa chaleur réconfortante.
« Sans vous, l'équipe se disloque ! Sans vous, Shikamaru dépérit, sans vous Chôji a perdu son humour. Sans vous rien n'est plus pareil ! Quand un membre de mon équipe est blessé, c'est mon devoir de le soigner, de le sauver ! Mon devoir ! Alors pourquoi ? Pourquoi j'en suis incapable ! A…à cause de moi, de mon incapacité…vous…
- Tu n'aurais pas pu me sauver Ino. Mes blessures étaient trop graves, il souri, certes sans un maître, l'équipe n'est plus complète mais vous n'êtes plus des enfants, vous êtes autonomes ! Même si je ne suis pas là physiquement je suis toujours en vous. Tout comme je suis en Kurenai et en mon fils. Ino…Tu as toujours été le maillon sensible du groupe, c'est toi qui consolides l'équipe, qui apporte la touche féminine nécessaire à l'harmonie de cette équipe. Tu te demandes pourquoi rien ne va plus ? Parce que tu n'ais pas là, pas avec tes camarades. Si tu n'arrives pas à aller de l'avant à te pardonner alors l'équipe sombrera. »
Ino ne retenait plus rien. Tout chavirait, le masque qu'elle s'était construit pour ne pas avoir à sombrer, ce masque qui la cachait, se fendilla.
« Je suis désolée…Oh si vous saviez… Je suis tellement désolée, bafouilla-t-elle.
- De quoi ? il tira une bouffée de sa cigarette, Tu n'as rien à te faire pardonner Ino. Je ne t'en veux pas, personne ne t'en veut. Ce n'est pas ta faute. Tu n'es pas une incapable !
- Si ! Si ! Si ! hoqueta-t-elle, Kiba… »
Sa voix se noya dans ses larmes. Kiba. Kiba. Kiba. Le prénom résonnait dans chaque parcelle de son être, la secouant. Elle réussit à articuler une question, une phrase dont elle redoutait la réponse.
« Kiba…Il est…il est là bas aussi ? »
Ino n'arrivait pas à dire ce mot à voie haute. Paradis. Impossible d'associer Kiba à la mort. Il était inconcevable qu'un être aussi gentil, aussi attentionné, aussi vif, spontané et souriant, qu'un être qui la faisait vibrer plus que personne, que…Il était impossible qu'il soit mort. Il était la vie. Il la maintenait en vie. S'il était mort…Alors plus rien n'avait d'importance. Si elle n'avait pas réussit à le sauver et qu'il était tombé par sa faute alors…
« Je ne sais pas, Asuma se releva, je ne suis qu'un souvenir Ino. Je ne sais que ce que tu sais. Et tu ne sais pas s'il est mort, alors je n'en sais rien non plus. Je fais parti de ta mémoire. Mais n'oublie pas, tu ne dois pas abandonner, tu es quelqu'un de bien qui mérite le bonheur. Ne dépérit pas pour une faute que tu n'as pas commise. Tu as fait de ton mieux, tout le monde le sait et personne ne t'en veut Ino. Personne, à part toi.
- Senseï…, murmura-t-elle essuyant ses joues humides et froides. »
Mais lorsqu'elle tourna la tête dans sa direction, il n'y avait plus rien. Juste des ténèbres qui se refermèrent sur elle. Mais ces ombres si menaçantes il avait quelques minutes, étaient devenues insignifiantes aux yeux d'Ino. Tout semblait changer de couleur. Asuma l'avait fait faire la paix avec sa conscience. Elle se sentait mieux et le poids sur ses épaules s'allégea. Il n'en restait pas moins une question, lourde et étouffante. Ce qu'il était advenu de Kiba. Pour le savoir, la jeune fille savait qu'elle allait devoir se battre. Se battre pour vivre et savoir. Affronter la réalité. Son cœur s'enflammait, elle devait croire en ses capacités, elle devait espérer qu'il soit sain et sauf. Vivant. Elle devait lui dire, lui avouer cet amour passionné qu'elle lui portait. Tenter sa chance, tenter d'effleurer le bonheur. L'obscurité se fit moins sombre et le noir tira vers le blanc. Les battements de son cœur résonnaient de plus en plus fort, reprenant un rythme régulier. Elle croyait en les propos d'Asuma, parce qu'elle n'avait pas le droit d'abandonner ses amis, ni ses rêves et ses espoirs…
Merci Senseï…
Elle allait vivre. Tandis qu'elle concentrait ses forces pour se réveiller, elle n'envisagea pas un seul instant que Kiba fut dans l'autre monde. Elle voulait ses bras autour d'elle, elle voulait son odeur, elle voulait son sourire, ses yeux, son humour et sa spontanéité. Elle le voulait, elle l'espérait comme la fleur espère le soleil. Elle avait besoin qu'il soit vivant, près d'elle, comme la vie a besoin d'eau, comme l'oiseau a besoin de ses ailes, comme l'hiver a besoin de l'été.
« Elle revient à elle, s'écria une voix qui ne sortait pas de son imagination. Appelez Tsunade ! Ino ? Ça va ? »
Ino ouvrit lentement ses paupières qui lui semblaient si lourdes, pour aussitôt les refermer. Il y avait tant de lumière dehors… La konoichi ne distinguait pas clairement la personne au dessus d'elle, seule une forme floue tanguait. Une forme qui prit peu à peu les traits d'un être cher. Ino tenta de lui sourire, en vain. Mais elle était revenue à la vie. Puis, épuisée, elle s'endormit, et pour la première fois depuis des mois, elle ne rêva pas de malheur, de douleur et d'horreur. Elle s'enferma dans un sommeil réparateur qui lui avait manqué depuis la mort d'Asuma.
Réconciliée avec elle-même.
Vos impressions ? Une petite review pleeeeeeeassseeee, au fait que pensez-vous de ce chapitre ? Du couple Ino-Kiba ?
