Bonjour à tous :)

Bon, désolée pour le retard (encore je sais) mais là c'est parce que mon ordi a rendu l'âme emportant dans sa tombe tout mes dossiers j'ai du donc tout réécrire... Bref. Voilà le nouveau chapitre que je trouve nul.

Je n'ai pas réussit à rendre l'émotion je suis déçue mais bon tant pis on peut pas toujours réussir.

Bonne lecture quand même !


Chapitre 8

Il faisait beau, le ciel était d'un bleu des plus purs et les rayons du soleil réchauffaient le village encore endormi de Konoha. La douce brise de ce début de matinée balayait le visage encore pâle d'Ino. Elle respira avec bonheur l'air frais tout en quittant l'enceinte de l'hôpital. Heureuse de s'éloigner de sa chambre. Cette pièce blanche qui inexorablement lui rappelait le rejet de Kiba. Elle essayait depuis de l'oublier, tout en sachant qu'elle mettrait certainement longtemps avant de ne plus penser à son sourire. Ses pleurs s'étaient taris tout comme sa douleur, il ne restait en elle plus qu'une languissante tristesse qui la rendait quelque peu mélancolique. Malgré cela, elle ressentait une certaine fierté, elle avait fait le premier pas, quoi que douloureux, et s'était extirpée de son deuil d'Asuma. Et elle souriait. Un mince et petit sourire, mais un sourire quand même. De sorte que ses amies ne s'étaient pas alarmer. Il n'y avait que Sakura qui savait. Qui savait combien elle avait pleuré, combien elle s'était sentie malheureuse, combien elle avait regretté de s'être déclarée. D'un accord muet, elles avaient décidé de ne plus en parler pour laisser la blessure se refermer, ne voulant pas la rouvrir par de cruels souvenirs. Ino savait pourtant qu'ignorer ce rejet n'était pas la meilleure solution, qu'elle ferait mieux de l'accepter plutôt que de faire comme s'il ne s'était rien passer. Mais elle n'était pas encore prête à affronter la réalité. Dans ce domaine en tout cas. Dans la catégorie romance de sa vie, elle savait trop bien que ce qu'elle y verrait la démoraliserait, lui ferait de la peine et finalement ruinerait tout ses efforts pour avancer. Se rendre compte qu'elle n'était pas capable de se faire aimer, de se rendre désirable et de plaire à un homme… Non. Elle ne pouvait pas supporter l'idée de vivre en sachant cela. Alors, elle se voilait la face. C'était certes lâche, c'était certes une marque de faiblesse mais c'était le seul moyen qu'elle avait de se protéger d'autres blessures. Mieux valait déjà encaisser le refus de Kiba avant d'affronter de nouveaux problèmes.

Alors, elle s'était promise de faire comme si de rien n'était, avec le maître-chien, de lui montrer qu'elle ne lui en voulait pas et qu'il ne l'avait pas blessé. Même si affronter de nouveaux ses yeux noirs qui la faisaient vibrer, tout en souriant serait pour elle une douloureuse épreuve qu'elle savait pourtant inévitable.

Dans la rue, où seuls les commerçants vaquaient à leurs occupations, une silhouette familière se dessina au coin d'une rue. Et deux grands yeux émeraude croisèrent son regard azur.

« Sakuraaaa ! s'écria-t-elle en apercevant la chevelure rose de son amie.

- Inooooo ! lui répondit celle-ci en courrant dans sa direction. »

La fleuriste pouffa de rire devant le spectacle de la konoichi essayant tant bien que mal de courir vers elle, tout en tentant de ne pas faire tomber la pile de documents qu'elle portait. Ce fut peine perdue, Sakura finit par s'étaler de tout son long sous le rire de sonore de la blonde. L'élève de Tsunade grogna d'énervement et de colère face au plaisir que prenait son amie à se moquer d'elle. Au lieu de ramasser les feuilles volantes, elle s'élança dans la direction d'Ino prête à l'étrangler. Cette brusque réaction eut pour effet de rendre encore plus hilare la fleuriste, au lieu de lui faire peur comme le souhaiter la rose. En effet, le spectacle d'une Sakura décoiffée, les joues rouges de honte, de la terre sur la figure courrant comme une furie, prête à en découdre, lui procura un immense plaisir. Ce n'était pas souvent, que Sakura Haruno se couvrait de ridicule ! Son hilarité fut de courte durée, son amie venait de lui sauter à la gorge, souhaitent faire s'arrêter le rire d'Ino. Mais, bien qu'elle soit énervée, Sakura était aussi contente. Il y avait bien longtemps qu'elle n'avait pas vu Ino sourire, et rire. Surtout depuis l'épisode « Kiba ».

Tout en étripant une Ino qui ne pouvait se défendre tant elle était pliée de rire (sans savoir réellement pourquoi elle n'arrivait plus à s'arrêter), Sakura repensa à Kiba. Ce dernier était venu la voir quelques heures après qu'il ait jeté Ino. Il avait déclaré vouloir parler à la fleuriste. Bien entendu, Sakura n'avait rien voulut savoir et surtout pas entendre parler d'une quelconque entrevue entre lui et Ino. Pour lui faire clairement comprendre qu'il ne servait à rien de la harceler pour le laisser entrer, elle lui avait balancé son poing dans le ventre. (Non sans un réel plaisir de frapper celui qui était à l'origine des larmes de son amie.) Le jeune homme en avait eu le souffle coupé, et sous la menace d'en recevoir un deuxième, il était parti. Sakura n'avait pas voulut en parler à Ino. Depuis leur réconciliation et devant l'état de détresse dans lequel la fleuriste était, la jeune fille s'était fermement promis de la protéger des éventuels chagrins que pourraient lui affliger les autres. Et donc de lui parler de Kiba. En fait, leurs rôles s'étaient inversés. Elle était devenue la protectrice d'Ino alors que c'était celle-ci qui l'avait toujours défendue quand elles étaient enfants. Comme la vie était étrange… Elle changeait les gens, les affaiblissait, les transformaient en leur faisait subir de douloureux chagrins… A cette pensée, l'image de Sasuke s'imposa à son esprit entraînant avec elle cette tristesse que la jeune fille ne connaissait que trop bien. Une foule de questions l'assaillie.

Son cœur se serra.

« Ino ! »

A l'entente de cette voix, la blonde déglutit difficilement et ses doigts se crispèrent sur les vêtements de Sakura. Cette dernière se détacha d'un bloc de son amie.

« Va-t-en ! lui hurla-t-elle avec un regard noir. »

Kiba ne bougea pas d'un pouce. L'élève de Tsunade céda à ses pulsions et s'élança vers le jeune homme qui semblait prêt à encaisser le coup imminent. Ses yeux noirs n'étaient pas posés sur le poing de Sakura qui s'approchait à grande vitesse de lui, ni sur les yeux emplis de colère de la rose, il se fichait totalement de cette furie qui fonçait sur lui. Toute son attention était fixée sur la silhouette d'Ino, son regard cherchait les yeux bleus de la jeune fille et il s'avança vers la fleuriste au grand désespoir de celle-ci. La jeune fille dû se retenir de ne pas s'enfuir en courant. Elle essayait de calmer les tremblements de ses membres, tentant de faire bonne figure.

« Sakura, l'apostropha-t-elle. Arrête ! »

Son amie stoppa net, la voix de la konoichi la tirant hors de sa colère, lui rappelant qu'elles devaient faire comme si rien ne s'était passé, comme s'il n'y avait eu aucune déclaration, aucun refus, aucun pleur. Grâce à l'intervention d'Ino, Kiba échappa certes à un coup de Sakura mais pas à un regard noir de celle-ci qui sous-entendait clairement sa pensée « Ne la fais pas pleurer ! Sinon je te tue ». La rose s'écarta de son passage, lançant un regard interrogateur à son amie, celle-ci tenta de la rassurer d'un sourire. Mais l'élève de Tsunade n'était pas dupe, elle voyait bien à l'allure bancale de son amie qu'elle était apeurée. Pourtant, elle ne s'interposa pas, et commença à ramasser les feuilles éparses qui jonchaient le sol. Les fixant avec attention. Prête à intervenir.

« Merci, sourit le jeune homme, Sakura n'en a pas l'air mais elle frappe fort !

- Oui c'est vrai, tenta de répondre, naturellement Ino. »

Mais tout son être était en agitation. Ses pensées s'entrechoquaient entre elles, ses yeux cherchaient une échappatoire à cette conversation, son cœur battait la chamade. Elle n'était pas prête ! Pas encore ! Elle n'arriverait pas à soutenir son regard, à parler comme d'ordinaire, à faire comme si de rien n'était. Bien malgré elle, ses yeux rencontrèrent les siens et elle sut à cet instant que tout espoir de l'oublier lui, la déclaration et sa réponse, d'oublier tout ce qu'il s'était passé entre eux, lui serrait impossible. Elle ne pouvait ignorer l'effet qu'il lui faisait, ni le fait qu'il sache pertinemment quels étaient ses sentiments à son égard. Son esprit lui ordonnait de s'enfuir et par un effort de volonté, elle resta impassible et naturelle au possible. Ne trahissant pas le chaos qui régnait en elle.

Kiba quant à lui, la dévorait des yeux. Savourant du regard chacune de ses courbes, se noyant dans le bleu de son regard, résistant à la tentation de ses lèvres, s'imprégnant de son odeur lilas… Il puisa dans son image qu'il aimait tant, le courage de lui dire. Il planta alors ses yeux dans ceux affolés de la jeune fille.

« Il faut que l'on parle, j'ai quelque chose à te dire, commença-t-il. Je…

- S'il te plait… Arrête. »

Ino ne pouvait pas en supporter d'avantage, elle n'était pas encore prête ! Sa fragile apparente tranquillité se brisa. Sans attendre son reste, elle tourna les talons et s'éloigna le plus rapidement possible du maître-chien. Kiba resta éberlué et planté sur place, tel un clou qui vient de se prendre un puissant coup de marteau. Tout s'effondrer dans son esprit, et sa joie de tout lui avouer s'évanouie. Elle lui en voulait. Jamais elle ne lui pardonnerait, elle ne voulait plus le voir… Mais il se reprit soudain. Pas question ! Il ne la laisserait pas s'échapper !

Ino entendit les pas qui se lançaient à sa poursuite. Elle aurait bien voulut accélérer le rythme, se mettre à courir, sprinter jusqu'à chez elle, mais elle ne s'en sentait pas capable, encore un peu faible de sa perte de chakra. Elle maudit sa lenteur qui l'empêchait d'arriver chez elle le plus vite possible. Et bientôt, elle sentit sa main chaude se posait sur son bras, électrisant tout son corps. Ce contact lui fit l'effet d'un électrochoc. Elle se retourna d'un bloc et parla avec fermeté.

« Laisse-moi ! Je ne veux pas te voir ! Laisse-moi tranquille !»

Ce n'était pas ça qu'elle aurait voulut lui dire, ce n'était pas ça. En tout cas pas avec ce ton ! Elle voulait lui dire qu'il lui fallait du temps, plus de temps… Mais la colère et la frustration avaient pris le dessus sur tout autre sentiment, empêchant toute autre réaction que la violence. Quant à Kiba, il reçut sa phrase comme une gifle et retira sa main vivement, comme s'il s'était brûlé. Il la regarda s'éloigner vivement comme on regarde s'échapper un oiseau de sa cage. On en regrette la présence mais on ne peut l'empêcher de fuir sa prison. Jamais. Jamais elle ne serait à lui. Ses yeux s'assombrirent à ce constat mais il n'oublia pas les paroles d'Hinata. Il lui devait la vérité.

« C'était un mensonge ! »

La jeune fille s'arrêta sans pour autant se retourner. Son corps se tendit comme un arc.

« De quoi tu parles ? lança-t-elle interloquée. Tu n'as pas mentit que je sache. Tu as dit ce que tu pensais, on est amis. C'est tout. Moi…moi ça me va ! »

Elle retenait à grand peine ses sanglots, sa respiration était saccadée, elle ne savait pas de quoi il parlait, elle voulait juste qu'il la laisse en paix. Sa présence était trop douloureuse, elle avait peur de la souffrance qu'il pouvait encore lui infligeait. Elle voulait retrouver sa fermeté, son assurance redevenir ce qu'elle était et quitter cette fille geignarde et triste qui lui collait depuis trop longtemps à la peau.

« Je…Faisons comme si rien ne s'était passé Kiba.

- Non ! Pas question !

- S'il te plait ! implora-t-elle sans pour autant se retourner. S'il te plait… »

Sa voix sonna comme une prière, comme une supplique qui glaça le jeune homme. Elle reprit sa marche, cherchant à mettre le plus d'écart possible entre eux.

« Je ne me suis pas interposé parce que tu es juste mon amie ! »

Elle s'arrêta net, un frémissement la parcourut. Comme si l'espoir la caressait du bout du doigt, l'effleurant comme un songe trop beau qui s'échappe dès qu'on l'attrape. Perplexe, elle se retourna lentement. Mais ne dit rien. Attendant la suite, aussi tendue qu'un fil. Kiba se crispa, il ne pouvait plus reculer.

« Je l'ai fait parce que, je te considère comme plus qu'une amie, il détourna son visage incapable de la regarder droit dans les yeux. Tu es la fille avec qui j'ai envie d'être. J'ai attendu trop longtemps pour te le dire mais moi aussi... Moi aussi je… Je t'aime. »

C'était un murmure que le vent porta aux attentives oreilles d'Ino. Kiba bien qu'en agitation, savoura ces mots qu'il disait pour la toute première fois à une fille. Il n'avait plus qu'à attendre. Dieu que cette attente fut longue...

« Mais…, commença-t-elle interloquée après une longue minute, pourquoi ? Pourquoi ?

J'avais peur voilà, il tenta de jouer la carte de la nonchalance espérant qu'elle y serait dupe, j'ai eu peur parce que… »

Les mots se bousculaient sous sa langue, il n'arrivait pas à expliquer cette peur, il se sentit soudain idiot d'avoir agit ainsi. Il avait été ridicule et finalement il comprit qu'Hinata avait raison il avait eu peur de souffrir et de la faire souffrir et c'était ridicule. C'était bête mais justifié, selon l'Hyûga. Enfin, il comprenait qu'elle avait raison. Les paroles de son amie résonnèrent dans son esprit comme une évidence. Mais avouer ça à Ino…

« Je…je ne voulait pas que tu souffres comme les autres,...j'avais peur de souffrir aussi. »

Voilà. C'était dit. Si vite et si bas qu'il n'était pas sûr qu'elle l'ait bien entendu. En tout cas, l'avoir enfin avoué à voix haute lui procura un immense soulagement, comme s'il venait d'avouer sa faute, d'admettre la vérité sur lui-même. Il n'osa pas lever son regard vers elle, anxieux et pourtant soulagé. Il l'avait dit, mais il craignait sa réaction. Pour une fois Kiba Inuzuka était intimidé. Et intimidé par une fille qui plus est.

Soudain, il sentit deux bras qui l'encerclèrent. Deux bras fins et blanc qui embaumaient le lilas. Un frisson de bonheur le parcouru de part en part. Sans plus attendre, il enfouit son visage dans sa chevelure d'or, inspirant au maximum son odeur, lui rendant son étreinte en poussant un gémissement d'apaisement. Ino frémit au contact de ses mains dans son dos, un vague de plaisir la submergea mais avant d'y céder elle devait dire quelque chose au maître-chien.

« Kiba… Tu es un idiot. Avec toi je prendrais tous les risques tu sais. Je n'ai pas peur de souffrir pour une part de bonheur !

- Je suis désolé, souffla-t-il en croisant son regard bleu. J'ai été…

- Stupide ! Un imbécile ! Un crétin ! le coupa-t-elle.

- Bon ça va ! se vexa faussement le jeune homme. C'est comme ça que tu m'aimes, non ? »

Ino rie, son âme débordant d'une foule d'émotion. Soulagement, bonheur, amour, excitation, joie... Trop de choses l'avaient bouleversée en trop peu de temps. Elle était perdue dans ses sensations, ses souvenirs et ses anciennes douleurs. Tout s'entremêlait dans son esprit, mais elle s'en fichait. Rien d'autre n'exister à part Kiba et ses bras autour de ses hanches. Ce dernier lui releva le menton et la fixa quelques secondes, s'abreuvant de son image. Puis, incapable de se contenir, il l'embrassa sauvagement. Avec toute sa passion, sa frustration accumulée depuis des années, lui faisant part de son amour et de son bonheur enivrant. La jeune fille répondit avec autant ardeur à son baiser, libérant son désir qui rugit comme une tempête dans son être. Elle plongea ses mains dans ses cheveux bruns, comme pour le retenir, lui interdire de s'échapper. Lui, se colla un peu plus à son corps. Ses bras étaient autour d'elle, tels une prison. Une prison dont elle ne voulait pas s'enfuir. Ses membres brûlaient de passion, elle voulait que cet instant dure pour toujours. A bout de souffle, ils se séparèrent pour reprendre de l'air, leurs regards brûlants se croisèrent et ils cédèrent à nouveaux au besoin de goûter les lèvres de l'autre. Encore et encore.

Plus loin en amont, Sakura qui venait de ramasser toutes ses feuilles, les lâcha tout d'un coup. Les laissant danser au grès du vent, elles valsaient entre elles, célébrant le spectacle qui se déroulait sous leurs yeux. Akamaru aboyait comme pour féliciter son maître tandis que des yeux émeraudes restaient écarquillés, et des lèvres entrouvertes laissèrent s'échapper un murmure de surprise. Sakura ne comprenait pas.

Comme bien des commerçants qui venait d'assister à la scène.


Bon votre avis ? Même s'il fait pas plaisir c'est toujours de bien d'avoir un commentaire pour voir le problème. Donc voilà...