Bonjour à vous!

Voilà je mets ce chapitre en avance pour faire une réponse commune aux reviews que j'ai reçu (autrement je vais devoir répéter la même chose lol), elles m'ont ravit, elles sont très intelligentes et j'ai vraiment apprécié à leur lecture, c'est très agréable de lire des commentaires sensés.

Alors je voudrais préciser que j'adore l'Histoire, ça me passionne lol mais si j'ai prit une base bien réelle (je pense que c'est important de ne pas dire d'âneries même pour une simple fic...... la preuve, vous le remarqueriez lol) j'ai aussi prit des libertés par rapport à mon histoire.

Pour le déroulement de ma fic j'ai en quelque sorte accéléré l'Histoire, par exemple en anticipant la chasse aux aristocrates, qui c'est en effet passée bcp plus tard réellement.

En effet aussi la plupart des nations voisine savaient ce qui se préparaient (et l'ont même financé), mais au niveau des gouvernements, pas des peuples, eux ignoraient tout et j'ai écrit en pensant plutôt à eux.

Enfin voilà, ne m'en voulez pas pour mes arrangements lol, et je vous remercie beaucoup parce que j'ai prit énormément de plaisir à vous lire, ça m'oblige presque à regarder ma propre fic différemment lol, bien que ça soit avant tout une histoire d'amour.

Merci et bisous à vous toutes!

-

Chapitre 3

-

Ils continuèrent ainsi d'avancer à l'abri des arbres jusqu'aux premières lueurs de l'aube, à ce moment-là ils aperçurent une vieille cabane en planche et décidèrent de s'y arrêter pour une pause.

Ils étaient courbattus et tous épuisés, chevaux comprit, sauf Neville qui dormait comme un bienheureux et ne se réveilla qu'après que Severus l'ai secoué fortement pour mettre pieds à terre.

A l'intérieur de la cabane qui devait être abandonnée depuis longtemps vu son état, il n'y avait rien, et chacun s'installa comme il le pu sur le sol de terre battue.

Harry partagea les quelques provisions qu'ils avaient et ils mangèrent rapidement en silence, ils étaient trop fatigués pour engager une conversation quelconque.

Leur maigre repas achevé tous le monde s'allongea pour dormir, à part Neville qui sortit pour se dégourdir les jambes.

Harry, de son côté, mit un moment avant de se laisser aller au sommeil, mains croisées derrière la nuque il songeait au chemin qui leur restait à parcourir pour atteindre le Havre, ce qui faisait environ trois jours de cheval.

Severus avait dit que la situation allait rapidement empirer et Harry espérait qu'ils auraient le temps d'atteindre leur but avant que ce ne soit le cas.

Une guerre civile était ce qu'il y avait de pire, dans ce genre de conflit n'importe qui pouvait devenir un ennemi et il ne désirait vraiment pas se retrouver prit au milieu.

-

Neville se promenait tranquillement en chantonnant doucement, il avait très bien dormi entre les bras de Severus et il se sentait de bonne humeur.

Lentement il s'éloigna de la cabane.

Il erra un moment au hasard puis quand il en eut assez il prit le chemin du retour.

Il y était presque quand il aperçut deux hommes, armés de faucilles à l'air parfaitement affûtées, qui regardaient à l'intérieur à travers les planches disjointes.

Intrigué Neville se cacha derrière un fourré et les observa avec inquiétude.

Il les vit échanger quelques mots à voix basse que de là où il était il ne pu entendre, mais à la façon sournoise dont ils s'avancèrent vers la porte il comprit que ses amis étaient en danger, ils devaient tous être plongés dans un profond sommeil vu leur état de fatigue, et ils n'allaient pas avoir le temps de réagir.

Ils allaient être égorgés dans leur sommeil.

Le cœur affolé il les vit ouvrir la porte avec beaucoup de précaution et là il n'hésita pas plus longtemps, il devait tenter d'alerter ses amis.

Il bondit de derrière le fourré en poussant de véritable hurlements et se précipita vers eux.

Les deux hommes surprit par les cris s'arrêtèrent net et se retournèrent, lui faisant face alors qu'il arrivait presque sur eux, hurlant toujours.

Heureusement, entre-temps le premier cri avait suffit pour réveiller les autres.

Severus, le premier, fut sur ses pieds d'un bond, épée au poing, suivit d'Harry, Ron et Blaise, Draco bien réveillé lui aussi mais étant incapable de se lever aussi vite resta assit, les yeux emplis d'incompréhension.

Ils se précipitèrent vers la porte et les intrus comprenant que ça tournait mal pour eux prirent la fuite à toutes jambes, tentant quand même au passage de blesser Neville qui esquiva adroitement et ne s'arrêta que près de ses amis qui étaient sortis.

« Heureusement que tu ne dormais pas ! lui dit Harry après avoir comprit ce qui avait faillit se passer et en lui tapant sur l'épaule…… merci parce que sans toi je crois qu'on était tous mort.

Neville sourit, un peu gêné, et croisa les yeux noirs d'encre de Severus qui rengaina son épée.

« C'était plutôt courageux de votre part ! le félicita ce dernier de ce ton froid qui lui semblait habituel……surtout que vous n'êtes même pas armé.

« Sur le moment je n'y ai pas pensé ! répondit Neville dont le sourire s'agrandit, sa timidité le paralysait souvent mais là c'est vrai qu'il n'avait songé qu'à ses amis et il était content que quelqu'un comme lui, qui semblait n'avoir jamais peur de rien, le juge courageux, c'était valorisant.

« Neville le sauveur ! plaisanta Ron en lui entourant affectueusement les épaules d'un bras pour le serrer contre lui.....merci!

« Ils vont sûrement donner l'alerte ! fit Severus sombrement……il faut partir d'ici au plus vite et éviter tous les endroits habités, les Malfoy sont très connu dans la région et Draco ainsi que Blaise sont trop facilement reconnaissable….

« C'est le problème d'avoir quelque chose qui sort de l'ordinaire, on vous remarque trop et on vous oublie plus! le coupa nonchalemment Blaise qui rajouta d'un air faussement innocent……et oui, comme une peau noire……ou bien une couleur de cheveux un peu trop…..bizarre !

Cela pouvait très bien s'appliquer à Draco qui était d'un blond presque blanc plutôt rare, mais le rouquin se sentit clairement visé, il fronça les sourcils et lui envoya un regard peu amène, qui ne perturba pas le noir, tout en ouvrant la bouche pour rétorquer mais Severus le devança en reprenant.

« Pour tous les révolutionnaires du coin ce sont des hommes à abattre, les aristocrates responsables de leur oppression, même si c'est faux.

« Et pas vous ? s'enquit Harry avec curiosité……vous viviez pourtant au château et donc vous êtes aussi un aristocrate Français non ?

« Non, je vis en Angleterre et ne vient en France que rarement, mais en effet je serais jugé comme eux! daigna expliquer Severus qui se tu et fixa Ron, Harry et Neville à tour de rôle d'un air sérieux avant de continuer.

« Vous devez comprendre que toute cette populace ne réfléchit plus et n'est plus capable de juger, sans sans douter elle-même se laisse mener par ceux qui souhaitent l'anarchie pour prendre le pouvoir à leur tour, les gens sont des moutons contents de l'être, ils suivent ceux qui savent les manipuler et orienter leur colère dans le sens qu'ils désirent, et sans tout savoir le peuple hurlent bêtement avec le plus fort du moment, c'est comme ça et on n'y changera rien.......mais cela nous mets tous en danger, vous aussi, si ces excités nous tombent dessus ils ne chercheront pas à comprendre qui est qui, même vos uniformes ne vous protégeront pas de leur folie sanguinaire, pour eux si vous êtes pris avec nous vous serez des complices de ceux qu'ils haïssent et vous subirez le même sort.

Les trois amis s'entre regardèrent.

« Vous pouvez nous laisser, nous nous débrouillerons très bien tout seuls ! intervint Draco qui surprit leurs regards en sortant de la cabane.

Harry se tourna vers lui et détailla le beau visage aux traits tirés mais où les yeux gris brillaient farouches et déterminés, malgré son air si vulnérable que le brun sentit son cœur fondre de tendresse et il se dit que jamais il ne pourrait s'en aller en le laissant à la merci de tous ces sauvages, rien que l'idée qu'ils puissent poser leurs sales pattes sur lui le fit frémir d'indignation.

« A pied et avec ta cheville blessée vous n'irez pas bien loin ! dit-il doucement avant de lui sourire……de toute façon nous allons au même endroit et il n'est pas question de vous abandonner ! rajouta t-il d'un ton sans réplique……aux chevaux !

-

Un instant plus tard ils partaient au galop, sortant du bois pour traverser un grand champ de blé tout prêt à être moissonné mais abandonné par les paysans qui avaient préféré aller tuer et piller dans les maisons nobles, laissant éclater une fureur et un ressentiment qui couvait depuis trop longtemps.

Ils délaissèrent une fois de plus la grand-route qu'ils ne firent que traverser pour regagner les bois mais ils la longèrent tout en restant à l'abri.

-

En fin d'après-midi ils parvinrent en vue d'une grosse bourgade et ils s'arrêtèrent indécis.

Devait-ils y entrer ou pas ? dans quel état d'esprit était la population ?

Après une courte discussion ils choisirent de ne pas prendre de risque et de la contourner.

Mais ils avaient besoin de provisions et aussi de repos, ils n'avaient pu dormir qu'une heure et la fatigue se transformait en épuisement.

Même les chevaux, qui portaient double charge, semblaient avoir du mal à avancer et les cavaliers les sentaient trembler.

Il fut donc décidé qu'ils allaient trouver un endroit où s'installer pour la nuit et que l'un d'entre eux irait faire les achats.

Ils s'enfoncèrent un peu plus dans les bois pour plus de sûreté et ayant trouvé l'endroit adéquat près d'un large ruisseau assez profond, ils s'y arrêtèrent.

Ceci fait Harry se désigna d'office pour se rendre en ville et après avoir aidé Draco à descendre il allait remonter sur son cheval quand ce dernier l'arrêta en le saisissant par le poignet.

Surprit le brun tourna son regard vers lui, plongeant dans les yeux gris où étrangement il y lut comme de la gêne mêlée à de l'inquiétude.

« Fais comme si tu ne comprenais pas le français ! fit le blond……ils ne se méfieront pas, par ici c'est courant les étrangers qui se rendent à Paris et je pense que pour un temps encore ça te protégera.

Harry fit oui de la tête sans le quitter des yeux et ils restèrent là un instant à se fixer, sans un mot, sans un geste.

Puis Draco le lâcha lentement et recula.

Le brun qui sentait encore la chaleur de sa main sur son poignet et dont le cœur battait fort enfourcha son cheval et partit au galop.

Immobile le blond le suivit des yeux autant qu'il pu et quand il eut disparut il baissa la tête.

Ce jeune marin anglais lui faisait un drôle d'effet, près de lui il se sentait bien, ses bras étaient rassurants et son contact allégeait la peine qu'il ressentait pour son père.

Et aussi il ne pouvait se cacher qu'il avait été très heureux et soulagé quand Harry avait refusé de les abandonner, avec lui à ses côtés il lui semblait que tout serait plus facile.

Il soupira et en boitillant il alla s'asseoir au pied d'un grand arbre, toujours perdu dans ses réflexions.

Ce n'était pas la première fois qu'il se sentait attiré par un homme, mais il avait toujours lutté contre ça et n'avait eut des rapports qu'avec des filles……..enfin, une seule pour être honnête. Cela c'était passé lors d'une fête donnée par des amis de son père chez qui ils étaient invités, la fille de la maison qui était pourtant mariée lui avait tourné autour toute la soirée, le provoquant sans cesse, et au beau milieu de la nuit elle était venu le trouver dans sa chambre.

Elle lui avait littéralement sauté dessus et Draco n'avait pu faire autrement qu'obéir à ses désirs.

Etre à la hauteur était presque un devoir, mais il n'y avait prit qu'un maigre plaisir et par la suite il n'avait pas été tenté de recommencer l'expérience, avec elle ou avec une autre.

Blaise qui lui n'avait eut aucune difficulté pour s'accepter en tant qu'homosexuel, se moquait souvent de lui.

« Il faudra bien qu'un jour tu regardes la vérité en face ! lui disait-il souvent.

En général Draco haussait les épaules et ne répondait pas.

Il soupira une nouvelle fois, tout était si compliqué, et ce n'était pas qu'il refusait d'admettre ce qu'il était, c'est simplement qu'il n'en avait pas le droit, c'était totalement différent.

-

Ron s'était allongé dans l'herbe, appuyé contre la selle de son cheval.

Du coin de l'oeil il épiait Blaise qui était assit assit non loin de là et mâchonnait un brin d'herbe pensivement sans lui prêter attention.

A le regarder et sans savoir pourquoi le rouquin sentit brusquement l'énervement le gagner et une envie quasi irrésistible de le provoquer le saisit.

Il savait que c'était complètement idiot mais ce fut plus fort que lui.

« OH! Le héla t-il d'un ton rogue......vas cherchez du bois pour faire un feu.

Blaise se crispa instantanément et tourna lentement la tête vers lui, ses yeux sombres luisants de colère le fusillèrent et pendant un instant il sembla tout prêt à lui bondir dessus.

Puis brusquement il sembla se raviser.

Il prit une longue inspiration, se leva calmement et passa près de Ron d'un pas fier et hautain en lui jetant un regard froid et dédaigneux qui disait clairement:

« Je ne m'abaisserais même pas à répondre! avant de s'éloigner.

Le rouquin se redressa pour le suivre des yeux et subitement il se sentit honteux et complètement stupide d'avoir agit de la sorte.

Ce n'était pas du tout dans son caractère de se comporter ainsi, surtout qu'il devait reconnaître que leur antagonisme avait commencé pour des raisons plus que futiles.

Une couleur de cheveux et de peau.......c'était d'un ridicule!

Et à vrai dire il n'avait absolument rien contre le fait qu'il soit noir, il le trouvait même plutôt magnifique et si Blaise ne l'avait pas immédiatement attaqué sur la couleur de ses cheveux il ne lui aurait jamais fait de remarque sur sa peau.

Cette réflexion l'amena à se poser une question qui ne lui était pas encore venue jusqu'à présent.

Blaise l'avait-il vraiment attaqué en parlant de ses cheveux?

En y réfléchissant bien qu'avait-il dit de si répréhensible?

Il se remémora longuement ses paroles et finalement en tira une seule conclusion.

Rien!

Et là il se sentit encore plus bête.

-

A bientôt!