Cut my life into pieces (8) ( Last resort, Papa Roach )
J'ai l'habitude d'écrire POV au lieu de point de vue, du à la version sais pas si j'arriverais à une fin.
J'pense qu'y'aura un rapport Aliens / Ethan. Mmh.


Salon de thé bondé, en cette soirée pluvieuse. Un peu en retrait, dans la légère obscurité, deux hommes. Un café crème pour le plus vieux, un chocolat chaud au caramel pour l'autre. Vraisemblablement, chacun attendait que l'autre commence. Le cœur de Jack battait à quinze mille, alors qu'il n'osait pas ouvrir la bouche pour s'expliquer. Ce qu'il avait promit de faire. Il lui avait promit, il devait le faire. Il le lui devait… Savoir que Ianto n'avait aucune connaissance de ce qui l'avait poussé à l'embrasser, puis à partir, le mettait au supplice. Il savait que le teaboy en souffrait. Lorsqu'il entrouvrit les lèvres pour parler, son ami le devança, les yeux fixé sur ses mains qui tenaient son bol de chocolat :

« Tu m'as toujours attiré. Même lorsque je gardais Lisa dans les sous-sols du Hub, dès lors que nous avons capturé le ptérodactyle. Je ne sais pas si c'est du à tes phéromones, mais c'est comme ça Jack. Enfin, tu le sais ça, on a couché ensemble, c'est pas pour rien. Sauf que. Ce baiser, ça à changer quelque chose dans ce que je pensais, ressentais. Et ton départ m'a brisé le cœur. Littéralement. »

Jack voyait les larmes envahirent les yeux aquarelles du garçon. Il se mordait les lèvres pour résister à l'envie de se lever et de l'enlacer, là, maintenant, pour le réconforter. Il savait pertinemment que cela mettrait Ianto très mal à l'aise. Il le sentait déjà tendu, d'être comme ça, devant lui, dans un café. Comme lors de rencards.

« J'ai complètement perdu pied. Je m'étais…accroché à toi, après Lisa. Comme à une bouée de sauvetage. Tu étais le seul à être là, sérieusement. A me secouer lorsqu'il le fallait, à m'empêcher de sombrer. Tu faisais partit de mon quotidien, et je n'aurais jamais pensé que cela changerait. Mais tu as tout saccagé, encore une fois. J'ai eu mal. Et ce martyre, j'ai réussi à la faire passer, parfois. »

Le blanc-bec étendit ses bras sur la table, entre lui et Jack, qui soudainement n'arriva plus à penser. Ianto avait fait ça parce que lui, Jack, était partit. Il recensait, comme ça, à vue de nez, une quinzaine de cicatrices, certaines qui remontait à son départ certainement, d'autres plus récentes. Ces marques montraient, Jack ne pu s'empêcher de le penser, la force et la hargne des sentiments de Ianto, dont ni l'un ni l'autre n'avait réellement idée. La gorge du capitaine se serra, et il se leva, pour venir au devant de Ianto, lui prendre la tête entre les mains et pour déposer un baiser sur ses lèvres. Réclamant l'accès que le jeune homme lui offrait, la langue du capitaine vint déloger sa jumelle, sa sœur, et des murmures s'élevèrent tout autour deux. Au bord des l'implosion sentimentale et des larmes, le plus jeune repoussa son ainé, amant, patron, et par la même occasion, sa peur. Il avait trop mal. Il avait trop peur.

« Non Jack ! Ca va recommencer. On va s'amuser, et tu vas repartir ! Je te connais, tu n'es pas fais pour rester dans un monde, comme nous ! Et je vais refaire des choses atroces ! Je ne veux plus souffrir, plus comme ma dernière fois. L'impression que tu éclates mon cœur en mille morceaux, et que moi, j'essaye de le réparer avec un couteau et du whisky. Non, Jack, tout ça… ces marques, Ethan, je ne veux plus commettre ces impairs. Tu vas me tuer Jack. »

Et il le laissa là, ce grand type en manteau militaire, pantelant et désemparé. Ce grand bonhomme qui s'agrippait à la table, qui vibrait sous le poids qu'il mettait dessus. Tout le poids de ses fautes et faiblesses. Il voulait le poursuivre, lui crier des choses insensées dans la rue, peut-être même le supplier. Il n'avait pas pu s'expliquer. Mais une question le cloua sur place. Ethan ?


POV OWEN :

« Owen, tu connais un Ethan ? »

Et merde ! Comment il connait ce type ? Bon. Dire la vérité ? Ouai, en fait, vu sa gueule il vaut mieux, il a l'air sacrément… pas Jack. Pourquoi il a les yeux rouges d'abord ? Ah. Non. Pas Jack enfin, lui pleurer ? C'est encore plus utopique que si je pleurais moi.

« Euh… ouai, j'vais t'expliquer. Assois-toi.
- Vite.
- Oui oui. Après ton départ, Ianto était souvent raide le soir, quand je repartais après Tosh et Gwen. Elles aussi l'ont raccompagné pas mal de fois. Toujours est-il que ce soir là, je l'avais emmené chez lui ; je l'ai laissé seul cinq minutes, et quand je lui amenais un truc pour le dégriser, il était sur le point de s'ouvrir le bras entièrement. T'as vu ses bras non ? Je l'ai calmé. Trois jours après, je l'ai invité à boire. Je voulais qu'il t'oublie. Je voulais qu'il s'amuse et ne pense plus au briseur de cœur que tu étais. Et ça, c'est le job d'Eth. »

Jack n'a pas l'air d'enregistrer. Ah. Si, là ça commence. Il se lève. Bordel je vais me manger un poing. Putain Jack, vire moi ses larmes, frappe moi s'il le faut. Ne pleure pas, pauvre con.

Fin du POV.

En effet, Jack fichu son poing dans la joue d'Owen, qui s'écroula lamentablement de sa chaise. Hors de lui, le capitaine l'encercla par ses genoux et le frappa de toutes ses forces, il aurait voulu le tuer. Il savait qu'il le pouvait, il ne maitrisait pas sa force. Il le frappa jusqu'à ce que Toshiko, alertée par les bruits de coups, l'assomme légèrement avec une bouteille de whisky vide. Au sol, Jack insultait un Owen sanguinolent qui repoussais les tentatives de l'asiatique pour le soigner.

« Pauvre con ! Un prostitué ! Tu lui a fais rencontrer un… Alors qu'il était raide ! Tu crois que ça l'a aidé ? Je ne veux pas qu'il m'oublie, moi !
- Bordel Jack ! Si tu tenais un tant soit peu à lui, tu ne serais pas parti ! On a tous cru qu'il allait crever d'amour pour toi, imbécile ! Pourquoi vous êtes si aveugles l'un comme l'autre ? Dégage ! Va essayer de le retrouver, offre les des vacances, un ours en peluches et des roses ! Lui il s'en fout que tu sois immortel, bon sang !
- Il va en souffrir tout au long de sa vie, de se voir vieillir alors que je resterais jeune ! »

Bon sang, Jack envisage possiblement sa vie avec le Teaboy ? pensa Owen.

« Il s'est tiré, de toute façon. »

Tosh s'était éclipsée, ayant horreur des cris des deux coqs de combat. Ils ne pouvaient pas s'expliquer sans se frapper ou s'hurler dessus. Elle profita du calme du centre pour pister le téléphone de leur jeune ami, jusqu'à ce qu'une alerte s'afficha sur son écran d'ordinateur. D'une voix tremblante, elle appela les deux qui continuaient à s'engueuler. Ils écoutèrent la nouvelle de Toshiko.

« Ianto est à l'hôpital. Visiblement il s'est prit des coups, et à été jeté à l'eau. Il a arraché des cheveux aux types. Adn inconnu. J'ai lu leur base de données. C'est des aliens qui ont fait le coup. On a un problème. »