Voilà un troisième OS. Ca faisait vraiment longtemps que je n'avais pas autant écrit dans une journée (j'en ai encore d'avance, et je continue).

Concernant l'Os n°2, c'est vrai que, comme vous l'avez remarqué, Scam et Jes, c'est vrai que je laisse complètement l'histoire dans le vague. C'était le risque à courir pour coller à la musique et ne pas tomber dans du récit. Après, effectivement, je comprends que ça déplaise car c'est vraiment un exercice de style particulier que d'écrire presque automatiquement. Mais j'ai pas l'intention d'être aussi peu précise à chaque fois, promis.

Je sais que c'est pas du goût de tout le monde, mais vraiment, les OS sont plutôt faits pour être lu avec la musique les accompagnant.

A propos du rating, en revanche, je ne changerai pas. Je suis ici depuis assez longtemps pour savoir que M ne concerne pas que le côté ''chaud'' des fics mais aussi le langage utilisé et les descriptions violentes voire gores. Et comme le nombre de caractères est limité dans le résumé, je ne peux pas me permettre de préciser à chaque fois que je change de rating et pourquoi. J'ai appliqué le même principe pour ''A little less conversation'', donc par sécurité je continue comme ça.

Cependant je vais pas jouer aux hypocrites : c'est vrai que j'envisageais depuis le début de poster des lemons ici. Devant ton coup de gueule (t'inquiètes, c'est pas méchant), Jes, j'ai donc décidé de poster le premier ce soir (je voulais un peu attendre, mais après tout, pourquoi pas. Ca donne le ton comme ça). Donc LEMON SUR CE CHAPITRE, ainsi que PRESENCE DE OOC !

En espérant que vous ne serez pas déçu(e)s.


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Angel

(Massive Attack)

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Il y a ''faire l'amour'', et puis il y a ''aimer''.
Entre les deux il existe un gouffre de plusieurs milliers d'années-lumières.

J'ai peur. Bien sûr ce n'est pas ma première fois, mais c'est ma première fois avec lui. Lui qui est plus beau, lui qui est plus doué, lui qui est tellement plus expérimenté. Lui que j'aime. Je voudrais être parfait quand je sais que la perfection n'existe absolument pas.
Enfin, ça c'était il y a trente secondes.

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« Harry ? Ca va ?
Je sors de la salle de bain et le contemple couché dans son lit de chef préfet. Je dois être aussi pâle que lui car lorsque je vais pour me glisser sous les draps, il murmure:
- On n'est pas obligé.
C'est con à dire, mais si. On est obligé parce qu'on en a envie, parce qu'on a attendu aussi longtemps que nos corps pouvaient le supporter.
- Je veux vraiment le faire, Draco. Je veux y arriver.
Oui, je veux réussir à passer par-dessus toutes ces fois où j'ai fait l'amour sans aimer. Je veux oublier que je n'ai jamais aimé le sexe pour tenter de le découvrir à nouveau, comme s'il ne s'était rien passé avant cette nuit. Il le sait, je le lui ai dit. Et son sourire n'est pas celui d'un vainqueur.
- Tu sais, j'ai la trouille moi aussi.
- Toi ? Pourquoi ?
- Parce je suis comme toi, idiot. Je t'aime, ça fait une sacrée différence. »
Voilà. Ca, c'était il y a trente seconde.

Maintenant je tente toujours de calmer mon coeur, mais tu ne fais rien pour m'aider. Déjà nu contre moi, tu viens m'embrasser doucement, comme si j'étais un oiseau à ne pas effaroucher. Ta langue vient caresser la mienne et je t'attire encore plus près de moi. Je découvre tes cheveux sans gel et glisse sur tes épaules. Ta peau est comme je l'ai toujours rêvée : ni trop douce, ni trop rugueuse, et je la parcours sans cesse jusqu'à t'arracher des frissons. Tu me regardes en souriant avant de reprendre tes baisers. Puis une main vient explorer mon torse et mon ventre. Tout mon corps se tend. J'ai à la fois envie et peur que tu ailles plus en bas. Car tu n'ignores rien de mon désir, couché ainsi sur moi, ondulant contre le tissu noir qui ceint encore mes hanches.

Mais non. Tes mains remontent et ton visage descend dans une synchronisation merveilleuse. J'oublie que tu as quitté ma bouche tant il est si bon de te sentir effleurer le reste de mon corps. Soudain je gémis. Tes lèvres sont sur moi, qui aspirent et sucent le lobe de mon oreille avec gourmandise. Ton souffle chaud et rapide m'excite encore plus, et j'écarte instinctivement les jambes afin que tu puisse t'installer tout contre moi. Il m'en faut davantage. J'implore des caresses plus audacieuses. Est-ce que tu le sens ? J'ai envie de toi. Alors je renverse ton corps et la situation. Me voilà qui pars à ta découverte. Ma langue trace son chemin sur ton cou puis ta poitrine pour venir cajoler ces boutons de chair qui se dressent déjà. Je t'entends murmurer des encouragements. C'est fou comme tu sais lire en moi. Toi qui es si peu démonstratif... J'ai besoin de t'entendre et tu fais cet effort pour moi. Je continue alors. Pas un centimètre carré de ta peau ne m'échappera. Déjà ton ventre et moi nous nous rencontrons. J'aime le sentir se soulever tandis que ma bouche l'embrasse. Mais soudain tu changes d'avis et me ramène vers toi avant de m'allonger à nouveau. Tes mains agrippent mon dernier vêtement avant de l'enlever avec précaution. Voilà, et j'ai de nouveau peur de ne pas être assez bien pour toi. Mais tes yeux ne quittent pas les miens, et je vois un sourire heureux éclairer ton visage. A quoi peux-tu être en train de penser ?

J'ai à peine le temps de me poser cette question que mon souffle se coupe pour se transformer en gémissements. C'est toi que je sens sur mon sexe. Oh mon... Oh oui ! Je n'ai jamais connu ça avant toi. C'est perturbant, c'est délicieux. Ta langue s'enroule autour de moi et je vois des étoiles. Puis se sont tes lèvres qui descendent encore et encore, jusqu'à ma garde. Je bute au fond de ta gorge. L'excitation m'étouffe tant elle est puissante. Et tu reprends ce mouvement, encore et encore, plus vite puis plus lentement. J'essaye de ne pas pousser des cris, mais tu sembles vouloir me les arracher. Tu joues avec moi, léchant et aspirant.
« Draco, je... Je... Arrête ! Je vais... »
Mais tu restes, et cette seule idée entraîne ma jouissance. Je me tends, me tords et m'abandonne. Une vague de plaisir remonte de mon bas-ventre jusqu'à ma tête et je coupe tout contact. Je suis perdu, je me découvre, et c'est merveilleux.
« Tu es merveilleux.
Ca m'a échappé, mais tu n'as pas l'air gêné par mon accès de romantisme, au contraire.
- Je sais : je suis un dieu, fais-tu avec un sourire ravageur.
- C'est pas la modestie qui t'étouffe dis-moi.
- Plains-toi. » Te moques-tu en m'embrassant.
Seule une once de salé dans le goût de ta bouche me rappelle que tu as tout gardé de moi. Joueur, tu fais maintenant à ma langue ce que tu faisais à mon sexe quelques minutes auparavant. Malgré le désir intense que je lis dans tes prunelles assombries, tu ne sembles te préoccuper que de mon plaisir. Jamais personne n'a fait ça avant toi.
Je veux t'emmener au septième ciel avec moi.
Je veux être l'homme qui te verra jouir et succomber.
D'un mouvement de hanches je retrouve ma place au-dessus de toi. J'hésite un peu tout à coup, mais tes caresses me rassurent.
« Fais tout ce que tu veux ».
Je ne veux pas te décevoir, je veux te donner une nouvelle raison de rester avec moi.

Mes yeux ne te quittent pas tandis que ma main s'égare derrière moi. C'est peut-être terrible de dire ça, mais ma meilleure motivation en magie sans baguette, ç'a été toi. Tu n'entends même pas les paroles que je murmure pour faire apparaître le lubrifiant sur mes doigts. Tu ne vois que moi, moi qui me prépare devant toi, et ton regard s'agrandit. Je suis heureux, j'ai réussi à te stupéfaire. Et tandis que mes doigts se glissent là où le dos perd son nom, je viens flatter ton membre roide qui pulse contre le mien. Tes yeux se ferment et tu soupires. Je profite de ta cécité pour venir embrasser ta mâchoire, me soulevant pour mieux revenir tout contre toi...
Et soudain je t'insinue en moi. Tu rouvres violemment les paupières avant de gémir comme jamais. Plus je descend sur toi, et plus ton regard se voile. Je sens ta présence, les battements de ton coeur, la pulsation de ton sang. Je m'habitue à la douleur et bouge lentement, cherchant à découvrir qui tu es pendant l'amour. Tu m'as fait tant de bien, maintenant c'est à ton tour.
« Harry ? Fais-tu en te redressant pour m'embrasser. Hummm... Harry...
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- Je me trompe ou tu n'as jamais eu d'orgasme de cette façon-là ? »
Je me crispe tout à coup. Merde, comment a-t-il su ? Non, je n'ai jamais rien ressenti en faisant ça. Pour moi ce n'est plus qu'un mythe. Draco me regarde en souriant avant de me renverser sur le dos...
« Hmmm, Drake ! »
C'est un véritable cri ! Je ne peux plus, je ne veux plus... Oh mon dieu ! Continue ! J'exulte, j'étouffe... Chacun de tes coups de rien m'arrache une nouvelle clameur. C'est si bon, si bon, si boooooon ! Mes hanches se soulèvent pour mieux venir à ta rencontre. Tu les saisis avec empressement pour mieux pénétrer mon corps et le faire tien. Je n'en peux plus, mais aussitôt que ma jouissance semble culminer, ton sexe m'expédie encore plus loin dans le plaisir. Une goutte d'eau s'échappe doucement de sous ma paupière, et je rouvre les yeux pour te voir à travers le brouillard de mes larmes. Tu gémis, et ton visage semble partagé entre le bonheur et la souffrance. Ta mort approche, tout comme la mienne. Tu le sens, et tes doigts agiles se posent doucement sur mon érection pour mieux la masser.
C'est trop !
Je hurle et me répands dans ta main sans pouvoir lutter. Mes muscles se tendent et te prennent au piège, provoquant ta venue en moi dans un cri rauque. Hébété, je sens mes hanches répondre à tes derniers assauts pour mieux profiter des ultimes vagues de l'orgasme. Je passe mes phalanges dans tes cheveux tandis que tu reprends ton souffle. Je ne suis pas capable d'autre chose ; je n'arrive même plus à penser.

« Draco ? Fais-je tandis qu'il essaye de s'allonger sans m'écraser.
- Oui ?
- C'est la première fois.
Il me regarde sans comprendre. Apparemment il est aussi déboussolé que moi.
- Mais tu ne m'avais pas dit que...?
- Non, tu ne comprends pas.
Il me regarde, l'air incertain.
- J'ai déjà couché, oui. Mais je n'ai jamais aimé comme ça avant toi. »
Oui, Draco, jamais. Tu as été et tu resteras toujours mon premier amour.


J'y peux rien, je trouve que cette musique est un véritable appel à la luxure... o_° Alors forcément j'ai pas pu m'en empêcher.

Kissoux.