Chapitre 8 – Confrontation
De retour chez Bella, j'entrai sans bruit et m'installa à côté d'elle. Cinq minutes plus tard, ma bien aimée ouvrit les yeux comme l'avait prédit Alice. Il était sept heures, le ciel était recouvert de gros nuages gris foncé, ce qui annonçait qu'on allait encore avoir du mauvais temps, ce qui m'arrangeait beaucoup je dois l'avouer. Bella semblait beaucoup mieux que ces trois derniers jours et ca me faisait plaisir. Elle me scrutait avec un petit sourire.
« Bonjour princesse, » lui dit je avec toute la douceur que ma voix pouvait lui offrir, « as-tu bien dormie ? »
« Oui, très bien et toi ? »
« Pas mal, tu as l'air d'aller mieux aujourd'hui, ça me fait plaisir. »
« Oui, j'ai beaucoup réfléchie hier, et je me suis dit qu'il fallait que je me reprenne et que je profite du moment présent, car me morfondre ne ramènera pas ma grand-mère et je ne pense pas qu'elle aimerai me voir dans l'état de catatonie dont j'étais atteinte depuis ces trois derniers jours. »
« Ca me fait plaisir à entendre, te voir malheureuse me fait beaucoup de mal à moi aussi. » lui dis je sincèrement.
« Ne t'en fait pas ca ira mieux maintenant, » me rassura t'elle.
Point de vue Bella
Trois jours c'étais écoulé depuis cette mauvaise nouvelle, et j'avais décidée de reprendre ma vie en main. Bien sur j'avais toujours beaucoup de chagrin pour ma grand-mère, mais je ne devais pas m'arrêter de vivre pour autant. Edward était toujours près de moi, à mes petits soins et je ne savais comment le remercier.
Je regardai son visage parfait dans lequel je pouvais admirer tout l'amour et la tendresse qu'il me portait, c'était irréel, tout c'était passé si vite entre nous, mais ca c'était fait très naturellement, comme si nous étions destinés à nous rencontrer. Même si je me demandai pourquoi c'était tombé sur moi, nous étions comme deux aimants, je ne voyait plus ma vie sans lui, toute ma vie, mon cœur et mon corps lui appartenais, je n'étais rien sans lui, j'étais totalement et irrévocablement amoureuse de lui.
J'espérai au plus profond de moi que ca dure ainsi pour toujours, malgré tout, j'avais toujours cette impression étrange qu'il me cachait quelque chose mais je ne savais quoi. J'aurai aimée pouvoir lui en parler mais je suis certaine qu'il me prendrai pour une folle, je ne voulais pas tout gâcher entre nous. Après tout on avait tous nos petits secrets et si un jour il voudrait en parler, il le ferais surement, il ne fallait pas que je lui force la main.
Je décidai de mettre mes réflexions de côté et profitai d'être dans les bras froid de mon bien aimé.
Voilà encore une chose qui m'étonnais, il a toujours la peau extrêmement froide, beaucoup de détails insignifiant mais quand même bizarre apparaissait, comme le fait que ses yeux changeait de couleur suivant son humeur passant de l'or flamboyant au noir de jais, il y avait aussi le fait qu'il ne mangeait et ne buvait rien, à chaque fois que je lui proposé quelque chose il refusait poliment.
Bon je devrais arrêter de me faire des films parce que visiblement la, je m'égarai, profite de ce moment en compagnie d'Edward et ne pense à rien d'autre.
Cela faisait je ne sais combien de temps que j'étais dans ses bras que je commençai à être engourdie, et mon ventre ne cessait de me rappeler à quel point j'étais affamé. C'est Edward qui brisa le silence le premier.
« Nous devrions descendre, sinon tu risque de faire un malaise si tu ne t'alimente pas, j'entend ton ventre qui crie famine depuis une bonne vingtaine de minutes, » me dit il amusé.
« Oui, j'avoue j'ai un peu faim mais j'étais tellement bien dans tes bras que je ne voulais pas y penser. »
« Ne t'inquiète pas, tu les retrouveras bien assez vite. » Après un baiser rapide nous descendîmes à la cuisine.
« Que veux tu pour le petit déjeuner ? » le questionnai je, même si j'étais certaine qu'il n'allait rien prendre je préférai demander.
« Je ne déjeune jamais le matin, » m'annonça t'il en détournant le regard.
« C'est bizarre, je me rend compte que je ne t'ai jamais vu manger, tu ne serais pas anorexique par hasard, » lui demandai je, amusé.
« Est-ce que tu trouve que j'ai l'air malade ou anorexique ? » me répondit il, amusé par ma question.
« Hum… eh bien appart le fait que tu es blanc comme un linge mais avec un physique de dieu grec, je ne pense pas que tu sois anorexique, » dit je, soudain étonné de cet aveu que je venais de lui faire, le rouge me monta aux joues et j'eu soudain honte d'avoir dit tout haut ce que je pensai tout bas. Edward, lui semblait s'amuser de la situation.
« Dieu grec ? » répéta t-il avec un sourire malicieux.
« Oh, ne fait pas celui qui ignore l'effet que tu produit sur les filles, » renchéri je.
« Et puis je savoir quel effet, car je ne voit pas du tout de quoi tu parle, » m'annonça t'il, innocent comme l'agneau.
« Tu les éblouit, » ajoutai je.
« Est-ce que je t'éblouis, » me demanda t'il curieux et amusé à la fois.
« Pas maintenant, mais c'est déjà arrivé. »
Tout à coup, il s'approcha de moi et me scruta avec son regard de braise et plein de malice, il avait ce petit sourire en coin qui me faisait craquer, et me susurra mon prénom à l'oreille. Mon cœur s'emballa en un instant et ma respiration devint erratique. Mon regard ne voulait plus briser le sien. Non mais quel goujat, pensais je. Voilà que Monsieur s'amusait délibérément avec mes émotions, je ne savais plus qui j'étais, mon cœur battait à tout rompre dans ma poitrine et j'avais la tête qui tourner.
« Et la, je t'éblouis ? » me demanda t'il.
« Espèce de petit malin, tu t'amuses à me faire perdre la tête, » lui dis je, en essayant de paraître en colère. Malheureusement, j'étais une piètre menteuse et il le remarqua tout de suite, il me prit soudain les mains et me ramena à lui, puis m'embrassa tendrement, ce qui me fit oublier tout de suite mon énervement. Quelques minutes plus tard, il relâcha son étreinte et me rappela que je n'avais toujours pas déjeuner. Je sortit un bol, attrapa une boite de céréales et du lait, je me rendit compte de ma faim que lorsque je commençai à manger, après avoir engloutie deux bol de céréales, je fit la vaisselle, et laissa ensuite Edward pour aller faire ma toilette.
L'après midi, nous avions décidés de rester à la maison en raison du mauvais temps, il pleuvait, ce qui n'étais pas étonnant ici, à Forks. De toute manière, il n'y avait rien d'intéressant à faire dans cette petite ville, alors autant rester chez soi. Nous étions sur le canapé, Edward et moi parlions de choses et d'autres durant la moitié de l'après midi, et je remarquai qu'au fil des heures, Edward devenais tendu, et cela m'inquiéter.
« Quesque tu as, Edward, je te sens nerveux ? » le questionnai je.
« Nerveux ? non je ne suis pas nerveux, pourquoi dit tu ça ? »
« Eh bien, je ne sais pas, tu ne cesses de regarder l'heure toutes les cinq minutes, comme si tu attendais quelque chose. »
« Mais non, je n'attend rien enfin, tranquillise toi, tout va bien, » me rassura t'il.
« D'accord, si tu le dis alors je te crois, répondis je perplexe.
Malheureusement, je ne le croyais pas du tout, c'est la première fois que je le voyais comme ça, enfin non, quand j'y repense, il avait eu la même attitude la dernière fois quand il a rencontré Jacob. D'ailleurs, ce comportement m'avait beaucoup étonné de la part d'Edward, de Jacob aussi d'ailleurs, lui qui était toujours d'humeur joyeuse, enfin, de toute façon, la aussi, je devrais rester dans l'incompréhension, car je ne crois pas que ni l'un ni l'autre soit prêt à me donner une explication.
Quelques minutes plus tard, j'entendit le moteur d'une voiture qui se garait devant l'allée, la, je n'avais plus aucun doute qu'Edward m'avait menti, il savait que quelqu'un allais arrivé, je le scrutais, en colère, mais il n'avait pas l'air de s'en rendre compte, il était immobile, tel une statue, en pleine réflexion, je le vit froncé les sourcils quand on frappa à la porte. J'alla ouvrir et je ne fut pas surprise quand je vit Jacob, qui regardait par-dessus mon épaule, méfiant.
« Bonjour Jacob, » lui dit je en essayant de garder mon calme.
« Salut Bella, j'espère que je ne te dérange pas, » me demanda t'il toujours aussi méfiant.
« Non, va y entre. » Je me décala d'un pas pour laissai passé Jacob qui entra en regardant partout, comme si il y avait un monstre ou je ne sais quoi d'autre dans la maison. « Que me vaut l'honneur de ta visite ? »
« Rien, je voulais juste prendre de tes nouvelles et savoir comment tu allais depuis la dernière fois qu'on c'est vu. »
« Eh bien merci tout va très bien comme tu peux le voir. »
L'atmosphère pesante qui venait de s'installer dans la maison me mettais mal à l'aise et j'essayai de trouver un moyen de détourner l'attention d'Edward et Jacob qui se fixés méchamment. J'avais peur qu'ils finissent par se sauter dessus, bien que je n'en connaissent les raisons, je décidai qu'il valait mieux que j'intervienne.
« Est-ce que l'un de vous deux pouvez m'expliquer ce qui se passe à la fin ? »
« De quoi parle tu Bella ? » me demanda Jacob.
« Vous m'avez dit que vous ne vous connaissiez pas, mais à voir vos têtes j'ai l'impression que vous allez vous entretuez, j'aimerai bien savoir pourquoi, » m'emportai je. « Et ne me mentez surtout pas, je ne suis pas idiote ! »
« Ecoute Bella, je suis désolé mais je n'ai pas le droit de t'en parler, si tu veux, je passerai un autre jour, quand ce sale buv… quand tu seras seule, on pourra discuter plus calmement, » se rattrapa t'il.
« Je comptes partir nulle part, Jacob, alors si tu as quelque chose à dire à Bella, tu lui dis maintenant, » lui répondit Edward sur la défensive.
« Je n'ai aucun ordre à recevoir de toi, et je ne crois pas t'avoir donné l'autorisation de me parler, » s'énerva Jacob.
« Je ne crois pas qu'il me faille une autorisation spécial pour parler avec un clébard », riposta t'il.
« Edward ! Mais enfin qu'est ce qui vous prend à la fin à tout les deux. » Je me stoppai net car je voyais que Jacob commençai à perdre les pédales, il tremblai, et serrai les poings, le visage dur, je ne l'avais jamais connu comme sa, je ne comprenez plus rien.
« Bella, éloigne toi de Jacob tout de suite, » m'ordonna Edward.
Je reculai de quelques pas, quelques secondes plus tard on frappa à la porte, je me précipitai vers la celle ci et l'ouvrit. Une femme aux allures de lutin se tenait la devant moi.
« Excuse moi de te déranger, nous ne nous connaissons pas, je m'appelle Alice Cullen, et j'ai aperçu la voiture de Jacob devant l'allée, est il la ? Il faut absolument que je lui parle, » me demanda t'elle poliment.
« Euh oui, il est la, entre. » Quand elle entra, elle me scruta, regarda Edward pendant quelques minutes, j'avais cru voir un signe de tête de la part d'Edward qui fronça de nouveau les sourcils, puis elle se tourna vers Jacob. Celui-ci s'approcha d'Alice et l'attira vers la sortie.
« Que fait tu ici Alice ? » lui demanda t'il, étonné, en baissant d'un ton.
« Je suis venue avant que ca ne dégénère, j'ai vu Bella à l'hôpital, » en s'apercevant que j'avais entendu, Jacob paraissais très inquiet, il prit Alice par le bras et s'en alla.
« Je reviendrai une autre fois Bella », me lança Jacob. « A bientôt, et fait attention à toi. »
Je n'eus le temps de répondre qu'il était déjà parti, alors je me retourna vers Edward pour exiger des explications. Il s'approcha de moi pour me prendre dans ses bras, mais je recula d'un pas, avant qu'il me fasse son numéro de charme et que j'oublie une nouvelle fois mon énervement.
« Ca va tu n'as rien ? » me demanda t'il inquiet.
« Non, ça va je vais bien, ou du moins j'allais bien avant que tu commences à me mentir, tu m'avais dit que tu n'attendais personne alors que tu savais très bien que Jacob allait arrivé, puis vous commencez à vous disputez ou j'ai cru pendant un instant, allait se terminer par une bagarre, pour je ne sais quel raison que vous voulez me cacher tout les deux, ensuite Jacob s'en va l'air de rien avec cette fille qui m'as soit disant vu à l'hôpital, alors arrête de me prendre pour une imbécile à la fin, je veux des réponses et que tu arrêtes de me mentir sinon ca finira mal, maintenant si tu le permets, je monte dans ma chambre et je ne veux plus te voir jusqu'à que tu me trouves une bonne explication sur ce qui vient de se passer, et ne t'avise plus jamais de me mentir ! » C'est à ces mots que je me dirigeais comme une furie vers l'étage et claqua la porte.
