Auteur: Djehra Keurjani-Niwa
Genre: Mystère, Aventure, Action et évidemment, yaoi
Résumé: Bienvenue en, Angleterre, sous la coupe du chef de clan des vampires, Harry. mais la guerre n'est pas finie. Et une autre commence. La guerre du sang, la richesse des hommes aux yeux des créature comme Harry, ou.... Voldemort?
Petit mot: Salut! Ceci est ma nouvelle fic HPLV, et je vous préviens dès maintenant: accrochez-vous, elle risque d'être longue! Mais n'ayez aucune crainte, je veille à ce que vous ne vous perdiez pas, et j'espère que vous l'aimerez autant que Pouvoir du Sang!
UN BONUS TOUTES LES 50 REVIEWS.
UN CHAPITRE TOUTES LES DEUX SEMAINES.
UNE FIC POUR VOUS FAIRE PLAISIR.
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Chapitre 1: Welcome in the new United Kingdom
-40 gallions, ni plus, ni moins.
-QUOI ? 40 GALLIONS ?!
-Ecoutes, soit tu payes cash, soit tu pars. Auquel cas, je peux déjà deviner ton avenir : tu vas avoir soif, avoir faim, des hallucinations, des tremblements, des envies incontrôlables, des pulsions et…
-Ok. Ok. 40 gallions.
Il sortit les pièces d'or qu'il posa rageusement sur la table. Le vendeur eut un sourire étincelant, et les pièces disparurent en un clin d'œil, alors qu'il tendait au jeune comme un flacon teinté de bleu. Sans un mot, le client prit le flacon, le fourra dans sa poche, et sortit de la pièce, peu content d'avoir payé si cher. Le vendeur, lui, s'inclina dans le vide.
-Ravi d'avoir fait affaire avec vous monsieur, au plaisir de vous revoir.
-xoxoxoxoxoxoxox-
-Monsieur Potter ! Monsieur Potter ! Attendez !!
La jeune fille rattrapa l'homme brun, le si célèbre Harry Potter, le Golden Boy, qui s'était arrêté pour l'attendre. Essoufflée, elle leva la tête vers lui, et le regarda avec ses grands yeux verts.
-Oui miss Thomas, qu'y-a-t-il ?
-Je… Le professeur Longdubat vous demande de l'aider, il a quelques ennuis avec une Fleur de Chimère, elle a éclos et dévaste les serres, et…
Le Survivant la regardait, son débit de parole l'impressionnerait toujours. Plus de huit mots à la seconde, il se demandait bien comment c'était possible. Cependant, il hocha la tête et tourna les talons, s'éloignant en un mouvement de cape gracieux malgré le fait qu'il soit en train de courir. Il traversa rapidement le château, et le parc, trouvant rapidement les serres, où un hurlement familier lui vrilla les tympans. Sortant sa fidèle baguette, il entra dans la serre numéro 4 et vit le désastre. La Fleur de Chimère, après avoir brisé les parois vitrifiées des serres, s'en prenait au professeur de botanique, ses longues feuilles enserrant le corps de l'homme qui se débattait, sa baguette gisant au sol, parmi la terre, les plantes écrasées et les bris de verre.
-Bordel Neville !
Harry se précipita sur la plante monstrueuse et lança un sortilège de découpe entre la base des sépales et la tige. C'était, évidemment, la pire chose à faire. Surtout lorsqu'il vit la fleur se recroqueviller et changer de forme. Neville tomba au sol en un cri, mais se débarrassa bien vite des feuilles géantes pour se relever et contempler l'espèce de créature. Au moins maintenant, ils étaient fixés sur cette plante ! La Fleur de Chimère était un spécimen arrivé deux mis auparavant à Poudlard, venu du Ministère de la Magie, avec une requête spéciale au savait Longdubat, prix international du Progrès Magique Naturel, lui demandant de l'étudier. Durant ces deux mois, la ravissante pousse de dix centimètres s'était développée jusqu'à donner un végétal de trois mètres de haut, aux pétales bleus nuit, aux sépales blanches et au cœur rouge, le pistil pourpre, avec des feuilles de plus d'un mètre d'envergure et à la tige de douze centimètres de diamètre. Spécimen qui, sous les yeux médusés des deux sorciers, rassemblait ses pétales et sépales, formant une espèce d'entité compacte que le pollen rouge renforçait, liant le tout. En deux secondes qui parurent être deux longues minutes, une gigantesque boule bleue et blanche, aux zébrures rouges, élevée dans l'air, apparut. Et dont la seule volonté, apparemment, était de détruire tout, y compris eux, quand une liane pourpre se précipita sur eux.
Neville et Harry eurent deux réactions très différentes. Le Golden Boy lança un sort un peu compliqué d'emprisonnement par filet, alors que Neville, lui, jetait un sortilège spécifique à la botanique, un sortilège d'anti-filtration de l'air, ce qui immobilisa immédiatement la Fleur de Chimère, et la fit se dessécher instantanément. Il fallut bien dix minutes pour que la créature soit totalement hors d'état de nuire ou même de faire quoi que ce soit à quiconque.
-Bon sang Neville ! Pourquoi tu ne l'as pas mise à part ?!
-Je ne savais pas si elle avait un développement eucaryote ou procaryote, alors j'ai préféré la laisser ici pour l'observer ! Au moins, voilà une plante de plus à renvoyer au Département de Création Magique !
-Eux et leurs foutues expériences ! Reparo !
Le verre reprit sa place, les pots détruits et éparpillés aussi. Avec un soupir de soulagement, Harry enleva la terre qui était sur son jean et sourit à Neville, qui avait les cheveux épars, parsemés de branchettes, de feuilles et de terre.
-Bon, décrasses toi un peu, ou les élèves vont prendre peur, encore une fois ! Déjà, le bruit a du faire courir de formidables rumeurs et la jeune miss Thomas, qui m'a prévenu, n'aura pas manqué d'en parler autour d'elle. Tu t'en occupes ?
Il désigna le vague tas bleu, pourpre et blanc desséché au sol, et le botaniste hocha la tête. Le célèbre porteur de cicatrice sourit un peu plus et sortit des serres. Il fallait qu'il parle à Albus de ses idées dangereuses, cela devenait urgent, surtout depuis que Poudlard recevait des spécimens expérimentaux du Ministère.
-xoxoxoxoxoxox-
-Albus ! C'est la cinquième ! Après les Bois de Sylve, les Plants d'Ectho, les Baies d'Astreinte et les Lianes de Spica, la Fleur de Chimère ! Mais à quoi pensiez-vous en les envoyant ici ?! Ces maudits Organismes Magiquement Modifiés (O.M.M.) ont failli tuer Neville et certains élèves !
-Harry, où faudrait-ils qu'ils aillent, si ce n'est à Poudlard ?
-J'en sais rien, autre part ! Il y a bien assez d'endroits dans le monde magique qui ont besoin de cataclysmes dus au progrès de la recherche magique !
-Harry, mon garçon, tu sais bien que c'est impossible.
-N'empêche, c'est sur mon dos que tout retombe, alors que vous et le Ministère êtes bien à l'abri dans vos bureaux de Londres !
Dumbledore le regarda, ses yeux bleus pétillants toujours cachés derrière ses lunettes en demi-lune, l'air plus directorial que jamais alors que le décor avait changé. Voyant qu'il ne lui répondrait pas, Harry serra les poings et partit, utilisant pour cela la cheminée du Ministre de la Magie.
Albus, avec tout mon respect, je me demande si vous ne vous êtes pas fourvoyé en vous lançant dans ce projet.
Revenu à Poudlard, dans son bureau, Harry ne jeta pas un regard aux papiers qui s'amoncelaient et s'affala dans son fauteuil. Pour lui, pas de chant de phœnix accueillant, ni de joyeuse interruption, juste la chaleur du feu ronronnant dans l'âtre, et des papiers administratifs. Ah, on était loin du bureau directorial de Dumbledore ! Maintenant que Harry était le directeur de Poudlard, les objets étranges avaient disparu, laissant place à un seul objet qualifiable d'insolite, un beau coffret en bois bleu –ou rendu bleu par son contenu- qui était sur une petite estrade derrière le bureau ; les livres aussi avaient changé, mais peu de gens s'y intéressaient.
+ Potter, arrête de déprimer ! On entend tes pensées à un kilomètre ! +
+ La ferme Zabini ! Occupe-toi de tes cours !+
+Arrête de penser aussi fort ! Bon sang, on sait que t'es à cran en ce moment, mais épargne nous !+
Harry grommela mais ferma son esprit pour ne plus entendre la pensée moqueuse de Zabini. Il se leva et s'attela à la lecture de toute cette paperasse. Maintenant ou plus tard, c'était pareil, il n'avait que ça à faire.
Trois heures passèrent, avant que le nouveau directeur de Poudlard n'émerge de ses papiers. Des questions de subventions, de manifestations, idées plus ou moins farfelues, rappels de notifications magiques quant aux responsabilités diverses de la fonction de directeur de l'une des plus anciennes et des plus prestigieuses écoles de sorcellerie du Royaume-Uni, des lettres diverses du Ministère… Heureusement pour lui, Harry gérait facilement ce genre de choses.
Car il avait beaucoup de préoccupations plus importantes que l'organisation ou non d'un bal pour la Saint Nicolas -ce qui n'était pas près d'arriver !- ou bien la liste des dépenses en salaires des elfes de maison. Dans la solitude presque nue de son bureau, Harry gérait non pas une simple école, mais deux mondes.
Celui des sorciers, naturellement. Du moins à l'intérieur des murs.
Et celui des vampires. Toujours à l'intérieur des murs, même si son autorité en la matière s'étendait sur tout le pays.
Car oui, Harry Potter était un vampire, et pas n'importe lequel : il était un des cinq Nocti Master du monde des vampires. Et malheureusement, les cinq ne s'entendaient pas tous. Surtout celui d'Europe de l'Est, qui avait comme un problème particulièrement dur à oublier avec lui, le Master de ce bastion imprenable, tant côté moldu que côté sorcier, alors qu'il ne le connaissait pas plus que par son titre. Et gérer la communauté vampirique était bien plus difficile que de gérer celle du Poudlard sorcier. Et surtout, cela pouvait avoir des conséquences bien plus graves que ce que pouvaient imaginer ces incapables du Département des Races Magiques – en même temps, avec Percy Weasley comme directeur de département, la situation avait du mal à avancer de ce côté.
Repoussant les papiers restants, Harry Potter se leva et ouvrit la fenêtre, qui donnait sur la nuit profonde et sur la forêt interdite, avant de marmonner quelque chose.
-Mihi est nocta. (1)
Les cheveux d'Harry s'allongèrent, battant ses épaules, sa carrure de joueur de Quidditch s'affina, sa peau hâlée pâlit et sa robe de sorcier disparut au profit d'une tunique noire et moulante et d'une cape aux attaches d'argent de la couleur même de la nuit. Harry ne semblait plus avoir vingt-deux ans, mais dix-sept, car c'était son âge quand il avait été vampirisé, de sa propre volonté, pour obtenir ce qu'il croyait être un avantage dans la guerre qui ne s'était d'ailleurs toujours pas terminée, même si les combats ne faisaient plus rage et qu'il n'y avait plus aucun signe de vie du mage noir. D'un claquement de doigts, Harry alluma des bougies dans son bureau puis sauta par-dessus le rebord de la fenêtre pour atterrir souplement en bas. Il fut rejoint assez vite par un autre jeune homme de dix-sept ans, au teint tout aussi pâle que lui, malgré son type méridional, aux yeux violets et à la voix grave et sensuelle.
-Où va-t-on ce soir, Master ?
-Dans les Highlands, Blaise. Plus précisément dans le territoire des McKenzie.
-Il nous faut d'autres vampires, ou nous y allons seuls ?
-Simple visite de courtoisie, nous n'avons qu'à y aller tous les deux.
-Ok ! Allons-y !
Les deux vampires sourirent et leurs capes se changèrent en de vastes ailes noires.
Dans la nuit, personne ne pouvait les distinguer, surtout lorsqu'il s'agissait, comme aujourd'hui, d'une nuit sans lune.
-xoxoxoxoxoxox-
La demeure d'Everard McKenzie, quatrième du nom, était plus sinistre qu'attirante et somptueuse. En fait, elle avait même tout d'une maison hantée de film moldu, avec son portail noir en fer forgé, son allée en pavés de pierre grise, sans fleurs ni verdure, et la bâtisse elle-même inspirait plus la peur qu'autre chose. Bâtie pour résister aux intempéries et aux âpres conditions météorologiques des Highlands, elle était tout en pierre taillée, avec deux niveaux aux petites fenêtres, avec une cheminée condamnée et une absence totale de décorations, qu'elles quelles soient. Pour entrer, il fallait frapper à la lourde porte de bois avec les anneaux de bronze prévus à cet effet.
Harry et Blaise n'eurent pas à le faire : la porte s'ouvrit d'elle-même, et ils furent conduits à travers la maison jusqu'au bureau de Lord McKenzie, même s'ils n'étaient pas attendus. On ne fait jamais attendre un vampire, ni le célèbre Harry Potter, alors forcément, si les deux étaient réunis, tout devait aller très vite ! Everard McKenzie se leva pour les accueillir, s'inclinant.
C'était une scène un peu étrange que de voir un homme d'un mètre quatre-vingt-dix, à la carrure de rugbymen, s'incliner devant deux frêles élèves de dix-sept ans qui auraient été bien en mal, du moins en apparence, de lui faire quoi que ce soit.
-Master. Que puis-je faire pour vous ?
-Everard. J'ai entendu parler d'une sale affaire, peut-être pourriez-vous m'aider à la résoudre.
McKenzie fronça les sourcils alors que Blaise avançait subrepticement, sur l'espace entre le Master et le Lord.
-En quoi pourrais-je vous aider, Master ?
Les yeux émeraude surnaturels d'Harry se plissèrent, et les bougies de la pièce vacillèrent.
-Il y a eu six meurtres sur tes terres, Everard. Six morts « douteuses ». Des corps exsangues. J'ose espérer que vous n'avez pas enfreint les Lois, cela m'éviterait d'avoir à vous donner la mort.
Une voix mielleuse, doucereuse, douce mais plus tranchante que le fil d'une lame, et Harry n'avait plus rien à voir avec un frêle adolescent fragile. L'homme blêmit.
-Je n'ai pas enfreint la Quatrième Loi, Master ! Jamais !
-Bien ! Alors as-tu une explication à me fournir ? Et de quoi boire, par la même occasion !
Everard appela un elfe et demanda des boissons, avant d'inviter Harry à s'asseoir dans un fauteuil, lui-même s'asseyant en face. Blaise, lui, préféra rester debout derrière Harry et réceptionna les boissons à son intention et à celle du Survivant, qu'il fit tourner un instant, l'inspectant magiquement, avant de la tendre à Harry, se voyant remercié d'un sourire. Cela ne dura pas plus d'une seconde.
Il ne fallait pas croire que Blaise Zabini, lord, et même riche lord, s'abaissait à jouer les serviteurs. La famille de Blaise était une famille vampire, ce qui était rare, et avait une place spéciale dans la hiérarchie vampirique. Les Zabini étaient la garde personnelle du Nocti master du Royaume-Uni, ainsi que des membres actifs du réseau d'espions de ce clan. Si Harry avait besoin d'un bras droit, le brun vampire était tout désigné pour cette tâche, tout comme pour celle de garde du corps. Et Everard le savait.
Leur hôte déglutit. Un lord ne doit pas perdre la face, devant personne, jamais, mais les mains de Lord McKenzie tremblaient.
-Deux des corps ont été retrouvés, abandonnés au cimetière, supposément morts de froid. Deux autres ont été déposés sur mes terres. Et les deux derniers flottaient à la surface de la mare voisine. Mais les marques de morsure ne sont pas les nôtres : elles ne sont pas au bon endroit, ni de la bonne couleur.
-C'est-à-dire ?
-La peau a verdi autour des incisions. Et le sang entier a été vidé, il n'y a pas une goutte de liquide dans ces corps. De plus, il y a eu une sélection particulière, ils étaient tous du même groupe sanguin.
-C'est tout ce que tu as comme informations ?
-Non… tous les six étaient des immigrés moldus d'origine slave.
Un regard lourd de sens accompagnait ces quelques mots, surtout les derniers. Harry eut un sourire, discutant par la pensée avec Blaise sans permettre à Everard de l'entendre.
+ Blaise. +
+ Je sais. Je vais m'y mettre dès notre retour. +
+ Il ne faut pas qu'un autre Master ne joue sur le Royaume. J'ai déjà assez à faire !! +
+ Pas d'inquiétude Harry, je suis sur le coup ! +
Master Harry inspira et se leva, n'ayant pas touché au verre de vin chaud qui lui avait été servi. Blaise non plus, et il se rapprocha du Seigneur vampirique.
-Soit. Everard, inutile de vous dire que les moldus ne doivent rien soupçonner. Néanmoins un Chasseur sera sur vos terres jusqu'à ce que je puisse établir de manière certaine que vous n'y êtes pour rien. Au revoir, Everard.
-Au revoir, Master.
Harry et Blaise rentrèrent vite au château. La journée avait été pénible et la nuit, contrariante. Mais dans la vie d'Harry Potter, rien n'était parfaitement simple, ni parfaitement bien. C'était même souvent le contraire.
Et en allant se coucher, Harry, sous sa forme adulte, avec ses cheveux courts, sa carrure d'athlète et sa peau basanée ou presque, Harry donc, maudit une fois de plus ce satané Voldemort qui avait détraqué sa vie depuis ses un an.
Qui l'avait poussé aux pires extrémités. Et qui, par son absence, lui pourrissait toujours la vie.
XxXxXx T. B. C. xXxXxX
1 : La nuit est mienne.
