Auteur: Djehra Keurjani-Niwa
Genre: Mystère, Aventure, Action et évidemment, yaoi
Résumé: Bienvenue en Angleterre, sous la coupe du chef de clan des vampires, Harry. mais la guerre n'est pas finie. Et une autre commence. La guerre du sang, la richesse des hommes aux yeux des créature comme Harry, ou.... Voldemort?
Petit mot: Salut! Ceci est ma nouvelle fic HPLV, et je vous préviens dès maintenant: accrochez-vous, elle risque d'être longue! Mais n'ayez aucune crainte, je veille à ce que vous ne vous perdiez pas, et j'espère que vous l'aimerez autant que Pouvoir du Sang!
UN BONUS TOUTES LES 50 REVIEWS.
UN CHAPITRE TOUTES LES DEUX SEMAINES.
UNE FIC POUR VOUS FAIRE PLAISIR.
Merci de lire et de laisser une review.
Chapitre 1: Newbies at Harry's home
Un nouvel hibou s'envola par la fenêtre. C'était le huitième depuis le lever du soleil. Et un autre entra dans le bureau directorial, agaçant Harry qui espérait à chaque nouveau hibou qu'il soit le dernier. Il détacha l'enveloppe et l'ouvrit. Il s'agissait non pas d'une demande d'interview d'un quelconque tabloïd sorcier, ni une lettre « importante » du Ministère de la Magie. Il s'agissait d'une coupure de presse de « La Gazeta del Brujo », la Gazette du Sorcier espagnole, et une autre du « Monde hors des Soleils Levants », l'équivalant chinois de ce même journal.
Le directeur le plus jeune de Poudlard parcourut l'extrait espagnol en fronçant les sourcils et usa d'un sortilège de traduction instantanée pour l'autre. Ce qu'il lut ne lui plut pas du tout.
« L'Occident couleur de sang »
Chang Zedong, en place au Royaume-Uni, est l'interlocuteur privilégié de notre Etat face à cet Occident magique.
Sa fille, Chang Cho, qui travaille au Département Magique des Enquêtes Mystiques de leur ministère magique, nous a rapporté la nouvelle des meurtres des Highlands, qui n'ont toujours pas été élucidés, visant toujours des moldus immigrants en Angleterre.
Est-ce une manière des Occidentaux de refuser l'hospitalité magique ou non magique ? Un avertissement aux communautés des autres pays ?
(voir suite en page 4)
Harry froissa le papier. Il avait horreur de ces soi-disant journalistes d'investigation qui fouinaient. D'autant que le ton de l'extrait était minutieusement choisi pour aviver cette tension Orient-Occident. Après tout, si les pays n'étaient plus en guerre pour les moldus, ce n'était plus le cas chez les sorciers : une dissension entre Chang Zedong, ambassadeur sorcier chinois, avec la politique de actuelle de Dumbledore avait déclenché une 'guerre sourde' : piques, faits divers, tout était sujet à des attaques politiques entre Britanniques et Chinois. D'autant que l'école de sorcellerie chinoise se vantait de n'être constituée que de Chinois.
L'article espagnol était plus vague, et traitait surtout du fait que les meurtres étaient bizarres, même pour la magie, et faisaient écho à des évènements similaires en Espagne. Quoi qu'il en soit, Harry hésitait entre être furieux ou juste étonné. Qui pouvait bien lui avoir envoyé cela ? Dans quel but ? Il était bien évident que le but n'était pas simplement de lui faire savoir que les autres communautés sorcières s'intéressaient à ces meurtres – comme tout bon directeur se devait de le faire, Harry recevait la Gazette du Sorcier en plusieurs langues, Français, Espagnol, Américain, Allemand et Latin (pour l'école spécifique d'Autriche, celle des surdoués magiques). Mais là, il ne voyait pas trop quelle raison pourrait se trouver derrière ces deux coupures de presse. Harry leva les yeux vers l'endroit où Fumseck se perchait avant et soupira. Il faudrait qu'il se trouve aussi un familier, car Fumseck, qui était un Phoenix de Feu, ne pouvait supporter la proximité avec une créature de la nuit. De fait, depuis sa transformation, Harry et lui s'étaient évités et l'oiseau avait suivi son sorcier fournisseur en bonbons au citron (les phœnix n'ont pas de maître, vu qu'ils sont magiques et éternels, ils n'ont que des compagnons temporaires). Cependant, il informait Harry des décisions du Ministre par les réseaux magiques de communications spécifiques aux créatures. En effet, Harry n'avait pas totalement confiance en Albus avec cette histoire d'organismes magiquement modifiés, et Fumseck non plus. Quelle était cette expression moldue déjà ? « Garde tes amis près de toi et tes ennemis plus près encore. » ? Ou l'inverse ? Bref Harry ne savait pas vraiment comment traiter Dumbledore, et oscillait entre 'ami' et 'ennemi'.
Une petite mélodie le sortit de ses pensées, et aussitôt après la porte du bureau s'ouvrit sur une petit rouquine aux yeux noisette, en robe de sorcier aux insignes de Serdaigle.
-Que puis-je faire pour vous, miss Weasley ?
-Monsieur le directeur il… il y a un problème.
Harry garda pour lui son soupir et se dit que décidément on ne venait jamais le voir pour lui annoncer de bonnes nouvelles.
-De quoi s'agit-il ?
La jeune fille hésitait, les yeux baissés, se tordait les mains. Et pourtant, elle devrait être plus à l'aise, elle connaissait Harry très bien.
-C'est… c'est Noah. ..
Pas besoin d'en dire plus, Harry s'était déjà levé et il traversa rapidement le château pour voir les nouveaux problèmes causés par Noah. Noah Finnley, en quatrième année à Serpentard, et qui était à lui seul plus bagarreur qu'une bande de gryffondors remontés contre Severus Snape. D'ailleurs, cet élève semblait aimer se retrouver en punition, vu qu'il n'avait de cesse de provoquer des conflits avec les élèves de sa propre maison. La petite Coralie Weasley l'amena jusqu'à un attroupement, devant la salle des potions. Noah était retenu par Blaise e Seamus, qui enseignait l'Histoire de la Magie, retenait Adelyne Parkinson. Les deux se lançaient des regards furieux.
-Que se passe-t-il ?
-Ah ! Monsieur le directeur ! Mr Finnley a encore fait des siennes !
-Vraiment ? Voyons ça… Que s'est-il passé miss Parkinson ?
-En fait, on faisait une potion Tue-Loup avec le professeur Zabini et nous avons eu un léger… différent.
-Espèce de harpie ! Tu vas voir qui a besoin d'une potion pour ne pas ressembler à un bouledogue comme sa mère !
Harry se retint de rire, la réplique du jeune homme était aussi stupide que véridique.
-Eh bien, puisque ce n'est qu'un simple « léger différent », je ne vais que vous ôter « légèrement » 50 points à Serpentard et vous infliger une « légère » punition avec le professeur Zabini ! Quant à vous miss Parkinson, tâchez d'être plus inventive la prochaine fois !
Le Golden Boy lança un regard appuyé à Blaise qui hocha la tête. Il savait déjà comment punir ces deux là, après tout, il n'avait pas la partialité de Snape.
-Monsieur Finnley, veuillez me suivre dans mon bureau.
Sans un regard pour le jeune homme, Harry tourna les talons et se dirigea vers son bureau, et, quand il fut arrivé devant la gargouille, il murmura le mot de passe. Très vite le Serpentard le suivit et Harry l'invita à s'asseoir tandis que lui-même s'installait.
-Noah. C'est la cinquième fois.
-…
-Noah. Regarde-moi. Maintenant.
L'élève releva les yeux et exposa ses yeux transparents face au regard plus que perçant du directeur.
-Deux mois, et je sais que c'est dur. Mais tu es un Mentis, donc tu DOIS te contrôler.
-J'entend tout professeur ! Chaque pensée ! Sauf les vôtres et celles du professeur Zabini.
-C'est normal. Mais si jamais tu recommences, Noah, je bloquerai toutes tes capacités, car c'est à moi de décider si tu es apte à entrer dans la communauté vampirique.
Les yeux de Noah s'écarquillèrent et il déglutit. Il ne pouvait pas renoncer à sa nature magique, d'autant que les Mentis étaient assez rares et peu aimés par les autres sorciers. C'étaient un peu les Juifs de la magie, des sans-communautés obligés d'en intégrer une autre pour être à l'abri des simples sorciers. Harry ne pouvait pas lire ses pensées, mais il savait très bien de quoi il en retournait. Il attendit donc patiemment que Noah réponde à son ordre.
-Oui… oui master.
-Bien. Deux mois d'essai encore. Et je te surveillerai.
Noah lui lança un regard courroucé et se leva, sortant sans un mot. Harry sourit quand il fut parti. Il risquait beaucoup en intégrant un Mentis et sa famille dans son clan, mais il avait besoin de ce genre de personnes pour gérer le Royaume-Uni, ses entrées et ses sorties.
Son visage se ferma et il soupira en voyant que pendant don absence, rien n'avait changé : il était toujours seul dans son bureau. Un hibou hulula et s'engouffra par la fenêtre. Et c'est reparti…
-xoxoxoxoxoxoxoxoxox-
-C'est de la première qualité, mis au frais hier, sans oxydants ni conservateurs, au naturel.
-Du Nord. Pur produit du Nord.
-Pas de transit ? Ni de gel ?
-Non, tout est arrivé en direct.
-50 Gallions, ça ira ?
-Tout juste. Voici vos six litres.
Le client prit son achat et repartit, la bourse bien plus légère qu'en entrant. Le vendeur sourit et ferma la boutique derrière lui. La journée avait été fructueuse, surtout qu'il avait le monopole dans la région. Enfilant une veste, il sortit par derrière. Trois gaillards l'attendaient et d'un même mouvement ils partirent à travers le dédale des rues.
+ Combien aujourd'hui ? +
+De quoi ? Clients ou Gallions ? +
+ Douze clients, 600 Gallions. Une bonne journée. +
+ Oui. Tu as la moitié pour les Fonds ?+
+ Bien sûr. Allons à la banque. +
Les quatre n'avaient jamais échangé de parole mais tous se dirigèrent d'un même pas vers la rue principale pour y déposer 300 Gallions.
-xoxoxoxoxoxoxoxoxoxo-
+Potter ! Debout ! La nuit est tombée ! +
+ Ta gueule Zabini , tu me saoules dès le réveil… !+
Harry ouvrit difficilement les yeux et réalisa qu'il s'était endormi sans avoir terminé de lire et répondre au courrier de Poudlard. Ce devait faire six heures qu'il dormait. S'étirant, le fier et beau Harry Potter de vingt-deux ans, dont le corps d'athlète viril faisait presque constamment la une de Sorcière Hebdo, se changea en son frêle corps de ses dix-sept ans, bien moins musclé mais beaucoup plus ambigu. Ses vêtements devinrent une chemise blanche et un pantalon noir, chaussures adéquates, et sa grande cape. Sautant par la fenêtre, il atterrit aux côtés de Blaise qui l'attendait avec un sourire moqueur.
-Oh c'est bon Blaise, la ferme !
-J'y crois pas, le grand Nocti Master du Royaume Uni, incapable de se lever à l'heure !
-Blaise… !
-Allez, réveille-toi bien Master ! On a du boulot ce soir.
-Shit ! C'est vrai ! Combien à vérifier ?
-Douze. C'est beaucoup pour une nuit, mais ils se sont changés totalement hier, donc il faut les mettre sous contrôle du clan.
Harry soupira. Il avait oublié ça. Fatigué encore par son sommeil prolongé, il claqua des doigts et un attelage fantomatique apparut. C'était un fiacre de deux siècles, presque réel mais pas en totalité, et il y grimpa. Les chevaux, des pégases noirs, savaient où aller.
-Alors Zabini, tu viens faire le tour du Royaume ?
-En si bonne compagnie, master ? Sans hésiter !
-xoxoxoxoxoxoxoxoxoxo-
-Quel âge avais-tu, petite ?
Elle leva vers lui ses grands yeux bleus, impressionnée par l'aura du Master.
-Dix ans, Master. Je devais en avoir onze le lendemain mais…
La voix tremblante était plus parlante que les mots : trop jeune, elle n'avait pas choisi, et subissait avec peu d'espoir. Pas besoin de lire dans son esprit pour en savoir plus.
-Zabini, occupez-vous d'elle.
Blaise eut un regard désolé, et souleva la petite fille dans ses bras. Il n'aimait pas faire ça, mais c'était son travail de bras droit. Un regard tendre de sa part, hypnotisant pour la mettre en confiance, et il posa ses lèvres glacées sur celles encore tièdes de la petite fille qui, surprise, ouvrit la bouche, et le vampire aspira son âme. Il n'y eut aucun cri, aucun bruit, la petite pâlit, puis ses veines devinrent plus bleues que jamais, et sa tête partit en arrière, ressemblant à une poupée de chiffon. En quelques secondes, c'était fini, elle gisait dans ses bras, sans vie naturelle ou magique pour l'animer, et le jeune homme déposa le corps glacé et trop léger sur le lit. Puis lui-même ouvrit la bouche et l'âme de la petite en sortit filaments argentés. Harry fit un signe de croix et l'âme s'envola, disparaissant en un scintillement.
-Je suis désolé, mais c'est trop jeune. On doit avoir le choix.
C'était la huitième semi-créature dont l'âme s'envolait, et il ne lui restait plus qu'une personne à voir.
Les deux vampires laissèrent les parents éplorés et se dirigèrent en fiacre vers une ville au nord, Aberdeen, où les attendait le dernier 'candidat vampire'. Assis tous les deux dans le petit fiacre, Harry avait posé la tête sur les genoux de Blaise pour se reposer. C'était Blaise qui s'occupait de libérer les âmes, mais c'était surtout lui qui utilisait le plus de pouvoir pour apposer la marque et brider les pouvoirs. Pouvoirs qui venaient ensuite enrichir les siens, certes, mais il n'aimait pas trop faire ça, et il l'avait déjà fait trois fois ce soir.
Blaise sourit et passa une main dans les cheveux en bataille du Golden Boy éternellement jeune.
-Harry, ne t'endors pas.
-Mmh…
-Sérieusement, Master. Nous y seront dans cinq minutes, j'ai pas le temps de te réveiller.
-Fait chier…
-Quel langage fleuri pour un Maître ! J'en suis ébloui !
Le survivant mort-vivant ne répondit pas, se contentant de mordiller la cuisse de Blaise pour l'embâter. Harry avait beau avoir un poste haut placé, illusionner le monde avec une apparence qui aurait du être la sienne et gérer deux 'mondes', il n'en demeurait pas moins un gamin de 17 ans.
Un des pégases hennit et Harry se releva, redressa le col de sa chemise et tous deux sortirent du fiacre devant une belle maison à la moldue, avec ses décorations de Noël oubliées autour. Seule une brume noire entourant le lieu indiquait qu'il s'y passait quelque chose qui n'était pas naturel. Les deux vampires frappèrent à la porte et une jeune femme leur ouvrit.
-Vous… Vous êtes là pour Loan ?
-En effet. Pouvons-nous entrer ? Ce ne sera pas long.
-Bien sûr ! Venez-lui en aide, je vous en prie !
La femme les conduisit à une chambre d'adolescent où un jeune homme était assis dans un coin, pâle et mince.
-Loan ? Ils sont là pour toi.
Harry approcha le garçon et posa la main sur son épaule, le forçant à le regarder avec ses yeux verts foncés ternes.
-Dis-moi Loan, quel âge as-tu ?
-15 ans, monsieur, 15 ans.
-Et tu as choisi ce qui t'es arrivé ?
-Oui. Je voyais des choses, ça me rendait fou. Comme de la magie. Et Monsieur Alucard m'a tout expliqué.
-Bien. Veux-tu devenir définitivement un vampire, ne plus être un être faible mais craindre le feu et la foi ?
-Oui. Oui. Mille fois oui.
Harry sourit et se coupa le poignet avec ses canines, sous les yeux horrifiés de la mère de Loan, et il le présenta à Loan, qui se jeta dessus pour s'y abreuver. Cependant Harry ne le laissa pas faire trop longtemps, ça le vidait de son énergie, et il le mordit à la clavicule. Un sceau apparut à cet endroit, une couronne sur un croissant de lune, comme un tatouage vivant, palpitant sous l'air de la nuit.
Loan haletait, mais se sentait enfin complet, la tête lui tourna un peu mais presque pas.
-Loan ? + Regarde-moi. +
-Oui… ?
-Alucard t'apprendra pendant deux semaines tout ce que tu dois savoir. + Je suis ton maître à partir de maintenant. Tu dois m'obéir. +
-Oui Master.
Harry sourit et se releva. Blaise avait déjà commencé à parler aux parents moldus du garçon.
Quand ils revinrent au château, Harry s'effondra dans les bras de Blaise qui le porta jusqu'à sa chambre : le Master avait perdu 4 litres de sang sur 6, et sa faiblesse était tout à fait normale. Il lui faudrait du sang au réveil, et c'est ce que Blaise demanda à l'elfe de maison au courant de la condition d'Harry.
Sur le bureau, il restait une lettre du Ministère, avec la mention « URGENT », que le directeur n'avait pas eu le temps de lire.
XxXxXx T. B. C. xXxXxX
Desolee de mon silence et de mon absence de reponse aux reviews, je suis en voyage scolaire a Paris...
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Djehra
