Auteur: Djehra Keurjani-Niwa

Genre: Mystère, Aventure, Action et évidemment, yaoi

Résumé: Bienvenue en Angleterre, sous la coupe du chef de clan des vampires, Harry. mais la guerre n'est pas finie. Et une autre commence. La guerre du sang, la richesse des hommes aux yeux des créature comme Harry, ou.... Voldemort?

Petit mot: Salut! Ceci est ma nouvelle fic HPLV, et je vous préviens dès maintenant: accrochez-vous, elle risque d'être longue! Mais n'ayez aucune crainte, je veille à ce que vous ne vous perdiez pas, et j'espère que vous l'aimerez autant que Pouvoir du Sang!

UN BONUS TOUTES LES 50 REVIEWS.
UN CHAPITRE TOUTES LES DEUX SEMAINES.
UNE FIC POUR VOUS FAIRE PLAISIR.

Merci de lire et de laisser une review.

Chapitre 4: About eggs, mystery and laws

Noah écoutait d'un air morne le cours du professeur Finnigan. Il n'en avait rien à faire, lui, de la huitième guerre menée par Karalzar, le chef des Gobelins du Sud, du clan de… de quel clan déjà ? Il n'aimait pas les gobelins, parce que leurs noms étaient trop bizarres, il n'aimait pas l'Histoire de la Magie parce que c'était barbant, et il n'aimait pas être ici parce qu'il entendait toutes les pensées des gens, sans le faire exprès, certes, mais c'était tout de même trop à son goût.

Une pensée amère à l'égard d'Harry lui vint. Il avait peur de cet homme qui respirait le pouvoir, mais était fasciné par sa nature. Il n'entendait rien quand il était près de lui, ou près du professeur Zabini, et même du professeur Malefoy. C'était pour cela qu'il restait : il avait le calme spirituel, alors que partout dans le monde, c'était chose impossible. Et Harry lui faisait confiance, ou en tout cas, assez confiance pour vouloir l'accepter, lui et sa petite sœur Lollia, au sein de son clan. Et le clan d'Harry était l'un des plus respectés, parce qu'il était le Survivant, et parce qu'il était géré par deux personnes, en qui tous avaient confiance et qui étaient respectées parmi les vampires. Alors lui, pauvre Mentis qui jusqu'ici fuyait de ville en ville, il avait cru qu'Harry était vraiment un Sauveur quand ce dernier lui proposa de le prendre sous son aile, avec sa petite sœur, s'il tenait sa période d'essai.

Mais c'était tellement dur ! Quand ce n'étaient pas des pensées idiotes – « regarde, le prof il a une chemise bleue ça lui va crô bien !!! »- ou ennuyeuse à mourir – « Un mouton, deux moutons, trois moutons, quatre moutons, cinq moutons, six moutons… »- il y avait celles volontairement dirigées contre lui. Racistes. Insultantes. Discriminatoires.

Le jeune garçon tourna la page de son livre d'Histoire de la Magie pour tomber sur une photo animée d'une petite fille, aux cheveux blonds en lourdes boucles anglaises, qui riait, tenant un nounours dans ses bras, et soupira. Elle avait les yeux transparents, elle aussi. Lollia, sa petite sœur chérie, six ans à peine et déjà elle utilisait ses pouvoirs à petite échelle. C'était surtout pour elle qu'il voulait tant intégrer le clan du Royaume-Uni, il ne voulait pas qu'elle grandisse et fuie comme lui le faisait. Depuis la mort de leurs deux parents, quand il avait onze ans, il ne cessait d'aller de ville en ville, à cause de sa particularité, et sa petite sœur de trois ans sur les bras. A quatorze ans, il était responsable de sa sœur, il devait faire son possible pour lui trouver une famille qui l'accepte et qui la protège.

Oh, bien sûr, il n'ignorait pas que si le directeur avait proposé de faire de lui un protégé de son clan, c'est qu'il devait trouver un intérêt politique à cette affaire, mais Noah s'en moquait. Il ferait n'importe quoi pour que ce petit ange blond ne craigne pas d'être seule au monde, et que sa petite sœur vive le mieux possible.

Oui.

N'importe quoi.

Le cours se termina alors que le professeur Finnigan concluait sur la victoire difficile de Karalzar, chef des Gobelins du Sud, du clan de Zethörn –c'était donc ça !- face aux armées de Razlarak, chef des Gobelins du Nord, du clan de Granür. Bien content de ne plus entendre parler de ces noms bizarres pour deux jours encore, Noah rangea hâtivement ses affaires dans son sac, manquant d'écraser une plume, et sortit avec la foule d'élèves. Avec les élèves de sa maison, il se dirigea vers la Grande Salle, croisant au passage leur directeur de maison et le professeur Malefoy en pleine discussion.

-Draco, toi et moi venons de deux familles, que dis-je, deux dynasties vampires. Rappelle moi combien de Malefoy connais-tu qui ne soient pas vampire ? Aucun. Ta famille et a fortiori la mienne sont des sang-pures, oui, mais surtout nous n'avons plus rien d'humain, pas même nos premières années, quand on avait pas encore reçu nos héritages.

-Je sais, mais quel rapport avec le fait que je veuille en savoir plus sur ce que tu comptes faire face à cette menace de sang ?

-Eh bien c'est simple : nos familles se sont toujours trouvées dans des camps différents, et ce n'est pas près de changer. Donc non, Draco, je ne te dirai rien.

-Mais Blaise, je te demande juste quelques idées, pas un plan détaillé !

-Non Draco ! Je ne peux pas ! Mon devoir est de servir mon clan et de protéger Harry, et le tien est de nous surveiller pour que Dumbledore puisse avoir sous sa coupe le troisième plus puissant clan vampire au monde. Tu sens pas la contradiction, là ?

-Certes, Blaise, certes, mais la solidarité entre Serpentards, mieux, entre vampires, devrait te rassurer ! Je ne laisserais jamais tomber mes frères de sang, c'est le cas de le dire, pour de l'argent !

-Ah ? Vraiment ? Et les Trois Lunes ?!

Blaise haussa un sourcil, sarcastique, et Draco préféra l'ignorer.

Oui, Draco n'avait pas combattu aux côtés d'Harry Potter, ni aux côtés de Lord Voldemort d'ailleurs. Il avait quitté la scène dès qu'il avait pu, juste après que le dôme apparaisse. Draco Malefoy, Prince des Serpentards, Vampire dynastique, avait tout simplement quitté le combat, s'était retiré, ou, plus cruellement dit, avait fui. Le clan des mercenaires avait un très bon dicton, qu'il suivait à la lettre : « vivere per divitias, sed non morior propter eas » (1). Vivre grâce aux richesses, mais ne pas mourir pour elles. Draco avait préféré sauver sa vie plutôt que de s'engager dans une guerre dont l'issue était par trop incertaine. Et même si tous les vampires connaissaient cette caractéristique des mercenaires, ils n'en demeuraient pas moins terrifiants. Les Malefoy étaient autant des assassins, que des espions, des agents que des soldats. Simplement, ils n'étaient pas fous ni kamikazes, et étaient bien souvent plus employés par des humains, sorciers bien sûr, qui ne savaient pas tout d'eux, ni des règles assez lourdes qui pesaient sur les vampires, comme les huit Lois de Merlin.

Ne pas tuer d'humains en les vidant de leur sang.

Ne pas violer la vie privée ni la demeure d'un humain.

Toujours agir humainement pour s'intégrer en apparence.

Toujours éviter les conflits directs liés à la race.

Être éternellement lié à son clan.

Être en harmonie avec la Nature et la Magie.

Vivre dans l'ombre pour ne pas être chassé.

Vivre selon son temps pour vivre plus longtemps.

Il y avait aussi quantités de traditions mais les sorciers ne les connaissaient pas. Rares étaient ceux qui connaissaient ne serais-ce que la moitié des Lois, alors les traditions c'était bien trop demander.

Le clan des mercenaires était ainsi depuis toujours, et ils gardaient en permanence une trace de leur mission, souvent le sceau de celui qui les employait, car quand ils le rendaient, ils confirmaient qu'ils considéraient n'avoir plus à travailler sur cette mission, qu'elle étain trop dangereuse pour eux ou tout simplement qu'elle était vraiment terminée.

Mais Draco était surtout le dernier vampire créé par son clan. Oh, bien sûr, Narcissa et Lucius continuaient d'agir, mais il n'y avait plus qu'eux trois, les autres, son grand père, Septimus, et sa grand-mère, Optima, gérant les contrats. Et lui, il hésitait vraiment entre se conduire comme un parfait Malefoy et trahir si besoin était et se racheter une conduite. Choix draconien. C'était le cas de le dire. La remarque de Blaise n'était pas dirigée contre lui, pourtant, et il le savait, mais contre l'ensemble de son clan. Une petite pique, en somme, c'est tout, et c'est pourquoi l'héritier à la chevelure platine l'ignora. Enfin, le plus possible, évidemment.

La discussion était close, et de toute façon, l'heure du déjeuner approchait. Normalement, ils mangeaient dans la Grande Salle avec les autres, mais pas aujourd'hui. Ils devaient réceptionner une nouvelle expérience du Ministère, bien qu'Harry ait déjà protesté, et celle-ci serait « différente des autres » si on en croyait les dires personnels du Ministre. Harry n'était pas convaincu mais avait demandé à Draco et Blaise de s'en occuper, car il semblerait cette fois qu'il ne s'agisse pas d'une plante pour Neville.

Etrange. Puisque jusqu'ici, la raison pour laquelle les expériences de Dumbledore échouaient ici était parce qu'elles requéraient le savoir-faire du célèbre Neville Londubat. Que voulait donc ce vieux fou, si ce n'était essayer encore une fois de se mêler de choses qui ne le regardaient pas ?

Sans se concerter les deux vampires hâtèrent le pas jusqu'à sortir de Poudlard et se dépêchèrent d'arriver à la limite de l'enceinte de l'école, terrain de Quidditch compris. Les employés envoyés par le Ministère devaient arriver sous peu, ne pouvant transplaner à l'intérieur de l'enceinte comme tout un chacun. Enfin… c'était vite dit. Il semblerait que la magie de Poudlard ait pris d'affection Harry et quelques autres comme Blaise ou Draco, leur accordant le droit de transplaner directement dans l'école s'ils le souhaitaient. Mais heureusement, les exceptions demeuraient rares, car la magie du vieux château était aussi vivace que s'il avait été construit la semaine précédente.

Les envoyés du Ministère transplanèrent à l'heure prévue et apparurent devant les professeurs. Deux hommes en robe de sorcier grise, uniforme probablement, aux airs quelconques. Ils étaient aussi insignifiants à leur boulot que dans leur vie privée, probablement, un peu passe-partout et sans histoires, du moins c'était ce qu'on pouvait penser en les voyant. Blaise et Draco ne firent pas exception, et d'un commun accord décidèrent de se dépêcher. Ils n'avaient pas que ça à faire de leur journée –on est professeur ou on ne l'est pas, et ils n'aimaient pas les représentants de Dumbledore. Peut-être pas pour les mêmes raisons, mais en tout cas, ils ne les aimaient pas.

-Messieurs Zabini et Malefoy ?

-En effet, vous devez être les représentants du Ministère, n'est-ce pas ?

-Oui, nous sommes venus vous apporter la nouvelle expérience.

-Bien de quoi s'agit-il ?

Les deux hommes se regardèrent et sortirent tous deux d'une poche de leur robe de sorcier grise un œuf, l'un était bleuté, l'autre rougeoyant, et les tendirent aux deux vampires.

-Des œufs ?

-Oui. Il faudrait simplement qu'ils arrivent à maturité et qu'ils grandissent un peu, et s'ils ne se montrent pas dangereux, alors nous viendrons les chercher.

Draco et Blaise ne se doutaient pas qu'ils avaient entre leurs mains les preuves d'un méfait bien plus abominable que la simple mutation des organismes.

Ils ne se doutaient pas qu'ils avaient de quoi ruiner Harry ou ruiner Dumbledore.

Non. Ils ne se doutaient de rien. Et ils amenèrent les œufs au Directeur, sans rien présager du pire, ou du meilleur.

-xoxoxoxoxoxoxoxoxoxox-

-Deux œufs. A surveiller ?

-Oui, c'est tout ce qu'ils nous ont dit Harry. Tu y trouveras peut-être un peu de compagnie ?

Harry lança à Blaise un regard noir, il avait la langue un peu trop pendue. Draco ne disait rien, et avait posé l'œuf bleu –il refusait catégoriquement d'approcher quoi que ce soit de rouge comme ces stupides gryffondors- sur le bureau, à côté de l'œuf de Blaise. Le regard émeraude se posa de nouveaux sur les deux expériences qui semblaient extrêmement inoffensives.

-Eh bien je suppose que nous n'avons qu'à faire comme si c'étaient n'importe quels animaux. Quelles que soient les choses qui en sortiront.

-Débarrasse-t'en.

La voix de l'ancien Prince des Serpentards avait claqué comme un fouet, et le chef de clan le regarda, curieux.

-Ah ? Et pour quel motif ?

-Ils ne sont pas… naturels.

-Et alors ? Nous non plus, à ce que je sache. Allons Draco, tu n'as quand même pas peur de deux coquilles d'œufs ?

Le blond le regarda fièrement mais ne répondit pas. Quelque chose, son instinct lui dictait de jeter ces choses dans le lac pour que le calamar géant les détruise de ses tentacules. Ou de les offrir en amuse-gueule à Aragog. Ou à un dragon. Bref, les détruire. Et tout le monde savait que l'instinct d'un Malefoy valait plus de cent avertissements, même pour les vampires. Après tout, une famille spécialisée dans le meurtre et l'espionnage, ça développe des qualités spéciales. Mais Harry préféra l'ignorer et posa une main sur chaque œuf. Pas une seule réaction.

-Dis moi, Blaise, on a quelque chose de prévu ce soir ?

-Non, rien de spécial, j'ai placé les McKenzie sous surveillance et les nouveaux transformés son sous haute surveillance eux aussi.

+ Ca te dirait une balade au clair de lune, Blaise ?+

+Encore un truc dangereux ?+

+Non. Besoin de simples éclaircissements.+

+Dangereux donc. Je viens.+

Draco ne pouvait pas entendre ces conversations, car il n'était pas du bon clan. Qu'importe, il n'était pas à ça près. Il salua brièvement les deux vampires et sortit du bureau. Il avait des élèves à terroriser. Ca le détendrait. Surtout que c'étaient des Gryffondor.

-xoxoxoxoxoxoxoxoxoxox-

C'était le soir, et encore une fois, Harry se transforma. Il était bien heureux d'abandonner ce corps qui n'était qu'illusion pour se retrouver dans son corps frêle, certes, mais magique, fluet, oui, mais qui renfermait plus de puissance qu'aucun autre au Royaume-Uni. Quand la transformation se fut achevée, il soupira et mit un pull a manches longues et à col roulé, ainsi qu'un pantalon en jean bleu foncé, des baskets et noua ses cheveux en catogan. D'un glamour, il fit disparaître sa cicatrice et sourit au reflet dans le miroir : celui d'un adolescent banal. Il prit même sa baguette qu'il mit dans sa poche arrière –et tant pis s'il perdait une fesse, que Maugrey aille au diable !- avant de sortir du bureau et de traverser en marchant le château jusqu'à retrouver Blaise aux portes du Hall. Ce dernier, dans sa version plus jeune, avait aussi estimé que l'anonymat était préférable, et avait simplement mis un baggy et une chemise blanche, ses cheveux courts accentuant l'éclat de ses yeux violets.

-Alors, Master, où va-t-on ce soir ?

-Nous allons poser quelques questions à un seigneur.

-Oui, mais ça ne me répond pas.

-Chut, tais-toi et suis-moi.

Harry lui prit la main et d'un éclair incandescent ils disparurent. Mieux que le transplanage. Merci les vampires.

Tous deux arrivèrent au pied d'un arbre. C'était un arbre gigantesque, au tronc de plus de cinq mètres de large, et d'environ quinze mètres de haut. Ses larges branches couvertes de feuilles d'un vert sombre même sous la lumière lunaire lui conféraient un aspect assez étrange, un peu effrayant même. Surtout lorsque l'on faisait un peu attention et que l'on discernait une espèce de brume pas très nette couvrant le sol, et que l'on se rendait compte qu'il n'y avait aucun bruit d'oiseau nocturne ou autre près du végétal. Mais Blaise voyait bien qu'Harry était sûr de lui, et comme c'était le chef, après tout, il décida de lui faire confiance.

Décision qu'il regretta d'ailleurs bien vite quand il le vit sortir sa baguette et lancer un sortilège en le hurlant à plein poumons, en direction de l'arbre si imposant.

- Ure ! (2)

Une flamme rougeoyante jaillit des ténèbres et se précipita vers l'arbre, qui tout entier sembla frémir, les branches bougèrent, les feuilles se mirent à se toucher, et même le sol se mit à trembler. Mais Harry ne bougeait pas, et le rôle de Blaise lui dictait de rester là. Quoique son chef de clan ait fait, il fallait qu'il le protège de… de ça.

La flamme se heurta à un bouclier de magie et soudain, l'arbre s'illumina avant qu'une voix basse, grondante et furieuse ne se fasse entendre.

- Qui es-tu et que veux-tu, avant de mourir ?!

XxXxXx T. B. C. xXxXxX

(1) "Vivre pour les richesse, mais ne pas mourir à cause d'elles" . Je tiens a préciser que si, scolairement, on met le verbe en fin de phrase, aucun grammairien latin de l'Antiquité n'a spécifié la place du verbe ou de quelque autre mot. Tout est une question d'accord des cas. Merci!

(2) "Brule"

Me revoici! Les choses se corsent, et j'avoue que je n'ai plus que deux chaps d'avance...

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Djehra