Et voilà, dernier jour, dernier chapitre. J'en profite pour remercier toutes les personnes qui ont laissé des commentaires, mis cette fic en alerte ou tout simplement suivi cette histoire.

Le chapitre posté juste après celui-ci est en fait le même, avec une petite modification apportée spécialement pour MuxSaga.

Merci !

31 janvier

Paradis perdu et retrouvé. Je me suis réveillé, Shaka était collé contre moi. Sa bouche juste au creux de mon cou et son torse qui se soulevait doucement, calmement, tendrement presque, contre le mien. Il dormait encore et j'avais l'impression qu'il souriait. Tellement beau. Bien sûr, toute la chambre sentait la ménagerie, on était un peu collant et j'avais des cheveux
longs et blonds un peu partout. Mais Paradis quand même. J'ai relevé la tête pour caresser ses lèvres du bout de ma langue. Il a ouvert les yeux et il m'a embrassé juste au coin de la bouche, à moitié sur la joue. Il a fait une adorable petite grimace et il est allé chercher la couette tout au bout du lit pour nous enfouir tous les deux dessous. C'est vrai qu'on avait oublié de la rabattre, hier soir, et la peau froide au réveil, c'est pas génial. Mais je savais que si on se réchauffait complètement, c'était mort pour sortir du lit. Shaka a essayé de me retenir avec des arguments difficilement parables. Je lui ai demandé s'il n'avait pas, lui aussi, des
apprentis à aller chercher. Il a éclaté de rire en s'étirant sensuellement et en repoussant juste assez les couvertures pour me tenter.
"Ils viennent tout seul. T'imagines si je devais aller les chercher un par un? J'en aurais pour la matinée."
Il m'a attrapé par le bras et m'a fait retomber sur le lit. Il est passé au dessus de moi et a dit:
"Mais puisque tu veux te lever..."

avant d'enfiler d'autorité mon peignoir et de disparaître dans la cuisine.
Je suis resté allongé quelques instants jusqu'à ce qu'une chaude odeur vienne me chercher. Une odeur puissante et douce à la fois. Une odeur qui me manquait. J'ai farfouillé dans le tiroir pour trouver un caleçon. Ce n'est pas que je n'aime pas me balader à poil, mais il arrive que des gens débarquent sans prévenir. Des Bronzes notamment. Ca s'est déjà vu. Et par l'odeur alléchée, je suis arrivé dans la cuisine. Elle était là. Noire, élégante, un peu brillante, avec son petit chant caractéristique. J'ai tourné autour comme un gamin le jour de Noel. Shaka m'a regardé faire.
"Ta machines à Capuccino était en panne, alors je t'en ai racheté une."

Et dire que je ne l'ai même pas remarqué hier! Faut dire que je n'ai pas passé beaucoup de temps dans la cuisine. Putain, qu'elle était belle. Shaka a extrait les deux tasses crémeuses et parfumées et m'a tendu la mienne. J'ai regardé le sucre s'enfoncer religieusement dans l'écume brun clair. J'ai tourné la mini cuillère tout doucement pour dessiner les arabesques plus foncées. Et la première gorgée, c'est un retour au pays. J'adore le café qui se faufile sous la mousse pour toucher la langue quand les lèvres sont encore protégées. Shaka avait le sourire moqueur. Alors, je l'ai attrapé par la ceinture de son peignoir, qui, bien sûr, s'est défaite, pour le rapprocher de moi. J'ai glissé ma main dans son dos. J'aime beaucoup ça, passer ma main
sous les pulls, les vestes, les chemises, mais sous le peignoir de Shaka c'est encore mieux. Il y a sa peau douce, ses belles fesses rondes, ses reins, son dos...Je l'ai embrassé, c'était un peu amer, il ne sucre jamais ses boissons. Je me suis perdu sur son cou, derrière l'oreille. Lui, il a
fini tranquillement sa tasse et l'a posée sur la table. Puis il a glissé ses deux mains sous mon short et m'a roulé le patin de ma vie. J'ai perdu le contrôle de la situation. J'aurais adoré le coucher sur la table, il aurait été délicieux entre la confiture de fraise et le morceau de Panetone. Mais il m'a réclamé une douche et je n'ai pas pu lui dire non. On a bien passé
dix minutes dans la boîte de tictac qui me sert de cabine de douche (plastic full, un centimètre sur deux) avant de penser à faire couler de l'eau. Tiens, d'ailleurs, c'est une idée, je ferais installer des parois transparentes.
Sa bouche m'a offert un orgasme qui m'a fait tomber à genoux. Il est trop sexy quand il se lèche les lèvres comme un petit chat, après. De toute façon, j'étais déjà en retard. Je lui ai fait l'amour, il ne me faut pas longtemps pour revenir au beau fixe sous ses caresses. Quand il a compris ce que je voulais, ses yeux se sont mis à briller et il m'a excité à mort en se frottant moi, en s'offrant complètement. Il s'est laissé préparer avec des petits cris qui auraient pu suffire à me faire jouir. Et c'est lui qui m'a prit dans sa main pour me guider. Heureusement, parce que j'y voyais plus rien avec l'eau, le désir et la masse de cheveux mouillés dans son dos. Il était étroit, moins que ce que j'imaginais, mais étroit. Je me demande si Saga l'a déjà...sûrement. Pendant qu'on bougeait ensemble sa main s'était accrochée à la mienne mais je connais déjà ses points sensibles et elle n'a fait que m'accompagner. Il aime bien garder la direction des événements, même si c'est une illusion. Il a explosé dans ma main, justement, et j'ai suivi à la seconde près. Il s'est dégagé, moi, je ne pouvais plus rien faire. Il s'est mis face à moi, j'ai cru qu'il allait dire...je ne sais pas..."Merci" ou bien "Alors, heureuse?" mais il a juste
dit "Mon Bébé..." avant de se pelotonner dans mes bras. Je l'ai lavé tout partout mais je l'ai laissé se débrouiller avec ses cheveux.

Midi
J'ai eu un mal de chien à expliquer à Shaina pourquoi j'étais en retard.
Elle avait eu vent de la scène d'hier mais elle ma laissé m'enfoncer dans mes explications fantaisistes et vaseuses. Ce n'est qu'a la fin qu'elle m'a dit
"Puisque Shaka et toi vous êtes réconciliés, tu lui passeras le bonjour de ma part."
J'ai dis "Ouais, c'est ça." et je suis remonté avec la Petite. J'avais décidé de la faire travailler dans la Maison. Après tout, c'est ça qu'elle devra défendre, autant qu'elle la connaisse. Et puis la Maison, comme l'armure, peut l'aider à concentrer son cosmos et à améliorer sa maîtrise. Elle a tiré la langue à un masque sous prétexte qu'il lui faisait les gros yeux. On s'est entraîné un moment, elle fait de bons progrès et puis une espèce de petit sonic roux à déboulé à toute allure et à interrompu le cours. Mu est apparu juste après et a rappelé son disciple
"Enfin, Kiki, ce ne sont pas des manières"
Parce qu'il y connait quoi, en savoir-vivre, l'Atlante?
Ensuite il m'a salué et a juste dit
"Kiki voulait voir Blanche."
On a laissé les enfants s'amuser ensemble, de toute façon la Petite avait bien mérité une pause. J'ai invité Mu à boire un capuccino, vu que je n'avais pas fini celui du petit dej. On a discuté un moment, c'est sympa de parler avec Mu sans arrières pensées. Même si je savais que si Shaka le sentait ici, j'étais bon pour une engueulade. Il m'a demandé si j'avais félicité Aphro
pour sa prestation quasi théâtrale. Je lui ai demandé comment Saga allait, il m'a répondu qu'il n'en savait rien. Qu'il voyait assez peu Saga, en fait. Ce qui m'a intrigué, c'est qu'il n'arrêtait pas de regarder par la fenêtre de la cuisine. Des coups d'oeils furtifs, comme s'il ne pouvait pas s'en empêcher. J'ai fini par regarder moi aussi par cette fenêtre et je ne voyais rien. Rien qu'un escalier de marbre éblouissant, trois colonnes branlantes, quelques buissons et, tout en haut, la Maison du Lion avec Aiola qui faisait sa muscu sur le pas de sa porte. Il utilise les éléments de déco de son Temple comme barres de traction. J'ai regardé Mu, pas de doute, c'était ça. Il a fait un petit sourire faussement timide en tournicotant une mèche mauve
entre ses doigts.
"Tu sais s'il a quelqu'un qui vient le voir?"
"Il n'avait pas une petite rouquine? Remarque, ça fait un bail que j'l'ai pas vu. Faudrait que tu demandes à Aphro ou à Misty."

Il a acquiescé, sans répondre, mais je voyais presque ses crocs s'allonger et la salive affluer.
"C'est nouveau, cette passion pour les lionceaux?"
"Il est venu me voir un soir, pour son armure. Il y a eu comme de l'électricité dans l'air. Il est tellement mignon."
Ou plus exactement, il voulait étoffer son tableau de chasse avec une opération safari. Aiola avait intérêt à faire gaffe à ses fesses, le Bélier était dans ses grands jours. A presque regretter de ne plus en être la proie.
Il est reparti un peu avant midi, pour l'entraînement, c'était loupé.

Soir

On est allé manger "chez Shura et Aphro" comme dit la Petite. A l'Aquarium, quoi. La dixième maison va bientôt devenir un no man's land, à ce rythme-là. J'ai raconté à Aphro la discussion que j'avais eu au milieu de la nuit avec Shak'. J'avais encore des questions, des trucs pas clairs dans ma tête et je savais que si je ne les posais pas, j'allais me faire un film. Je voulais savoir pourquoi il m'avait menti à propos de lui et Saga et surtout pourquoi il avait dit autant de choses à Camus. Il m'a répondu qu'il avait voulu me flatter en me disant que j'étais le premier et qu'il avait parlé Camus parce qu'il lui posait des questions. Ca lui plaisait de parler de moi, en quelque sorte. Ca l'excitait, aussi. Ca me semblait plutôt bizarre, mais après tout, pourquoi pas.
Shura m'a fait une surprise en préparant un plat de chez moi. J'essayais d'éduquer ces ignares en leur expliquant que les spaghetti, même bolognaise, ça ne se coupe pas et qu'il suffit d'être doué pour ne pas projeter de la sauce partout quand Shaka est entré.
"Le Conseil a une mission, pour vous deux"
Il a désigné Shura et moi. Avant même de savoir ce que c'était, Aphrodite a voulut venir. Demande rejetée. On doit partir demain matin pour les grandes plaines du Canada. Pourquoi on ne m'envoie jamais en mission dans les îles?
Mais ce soir...
Shaka m'a transmit par télépathie
"Tu ne veux pas aller au cinéma?"
"Voir quoi?"
"Un film très ennuyeux. Dans une salle très confortable et très obscure. J'ai toujours rêvé d'avoir un rencard au cinéma."
Shura m'a demandé ce que j'avais à sourire bêtement devant le plateau à fromage.

L'après-midi a été presque calme. Au cours de l'entraînement, Blanche a fait un truc nouveau: elle a divisé la décharge d'énergie qu'elle a projetée en deux ou trois faisceaux distincts. Je me demande si c'est un hasard ou si elle va développer une attaque modulant différent flux d'énergie. Il faut que j'en parle à Shaka.
Ca l'avait un peu fatiguée alors je l'ai ramenée au camp. Maintenant, j'hésite sur la tenue de ce soir. Un jean à boutons, c'est mieux, et un pull léger et souple. Sans débardeur. Facile à enlever dans le noir. Faire honneur à mon homme.