Chapitre 6. Retrouvailles.

POINT DE VUE BELLA.

-Edward. Ma voix n'était qu'un chuchotis. C'était lui. C'était vraiment lui. L'espace d'un instant, il donna l'impression d'être déchiré, désespéré. Mais il se reprit, affichant un masque neutre. Je devais rêver. Ou pire, j'étais devenue folle. J'étais tellement obsédée par Edward Cullen, que j'en avais perdu l'esprit.

-Edward, repris-je mal assurée. C'est toi ?

-Bien sûr, Bella. Dit-il d'une voix pleine de tendresse. Aussitôt, une multitude de papillons s'agitèrent dans mon bas-ventre.

-Je…Tu… bégayais-je lamentablement, éblouie. Tu as eu mon message ?

-Un message, quel message ? Demanda-t-il, perplexe.

-Ce…celui que je t'ai laissé sur ton téléphone… Peut-être m'étais-je trompée ? Soudain, la panique s'empara de moi.

-Euh, non, je n'y ai pas pensé, je… Que disait-il ? Oh non ! Comment allais-je lui expliquer ? Hésitante, je me lançais, me faisant l'effet d'une idiote :

-Euh, eh bien, en fait… Je ne sais pas comment l'expliquer… Bon, voilà. Il y a près de 5 mois, je me suis réveillée à l'hôpital. Et il s'est avéré que j'avais plus ou moins perdu la mémoire. Enfin, me repris-je, pas plus ou moins, j'avais perdu la mémoire tout court… Et il se trouve que ça ne s'est pas amélioré… Et c'est par accident que j'ai trouvé ton numéro et ton nom. Et ce n'est que ce soir que j'ai découvert ces photos.

C'est comme ça que je t'ai reconnu, ajoutais-je après une pause.

Durant plusieurs minutes, je l'observais, silencieux et perplexe, son corps marmoréen magnifiquement figé. Puis, après ce qui me sembla une éternité, il me fit de nouveau entendre son magnifique ténor :

-Tu veux dire que tu ne te souviens vraiment de rien depuis ton réveil ?

POINT DE VUE EDWARD.

-Tu veux dire que tu ne te souviens vraiment de rien depuis ton réveil ? Une partie de moi continuait d'espérer qu'elle me dise le contraire, qu'elle se souvienne de tout, de nous. C'est en la voyant secouer la tête en signe de dénégation que je compris quelle erreur j'avais commise en la laissant, puis en revenant. En partant, je l'avais abandonnée, j'avais brisées toutes les promesses que je lui avais faites, la laissant à la merci de Victoria.

Et après tout cela, je revenais, espérant qu'elle m'attendait, qu'elle ne m'ait pas oublié… Je savais qu'au fond de moi je lui en voulais de m'avoir remplacé. J'étais un monstre. Sa voix me tira de mes pensées :

-Euh… Non. Elle semblait hésitante, désolée, comme si elle voulait s'excuser. Je n'en revenais pas. Elle me demandait pardon ??? Elle s'excusait ??? Mais, comme elle venait de le dire, elle ne se souvenait de rien. Elle ne savait pas que je l'avais abandonnée, que je ne méritais que son mépris, sa haine. Mais moi je le savais. Je savais que je lui avais dit l'aimer, que je lui avais promis de rester à ses côtés, ne jamais la laisser, la protéger…avant de l'abandonner.

Soudain, une question me vint :

-Comment est-ce arrivé ?

-De quoi ?

-Quand et comment as-tu perdu la mémoire ?

-Oh ! Elle semblait chercher ses mots. Hum. C'était vers la mi-septembre. J'étais apparemment allée me balader dans le bo… Elle s'arrêta, soudain concentrée, avant que son visage ne s'éclaire et qu'elle s'exclame :

-Mais oui ! Mais bien sûr ! Tu le sais ! Tu y étais, n'est-ce pas ?

J'y étais ? Je ne comprenais pas. Puis la connexion se fit : Mi septembre, balade, Edward, sentier. «Suis partie en balade sur le sentier avec Edward. N'en ai pas pour longtemps. B. » Tels étaient les mots que j'avais laissés à Charlie avant de la quitter. Soudain, le doute envahit les traits de ma douce. :

-Tu…Dis-moi… Tu étais avec moi… Je veux dire, en Septembre… le bois…

Que devais-je lui dire ? Après ce que j'avais fait, je lui devais la vérité. D'un autre côté, si je lui annonçais de but en blanc être un vampire, il y avait fort à parier qu'elle s'enfuirait en hurlant comme une perdue… A moins qu'elle ne me rie au nez…

Après tout, pourquoi ne pas lui avouer une partie de la vérité ?

-Oui. J'étais avec toi… Ma famille et moi déménagions, et c'est là que je t'en ai parlé… Après, nous sommes retournés chez toi, je t'ai laissée sous le porche, et je me suis rendu directement à l'aéroport...

POINT DE VUE BELLA.

- Oui. J'étais avec toi… Ma famille et moi déménagions, et c'est là que je t'en ai parlé… Après, nous sommes retournés chez toi, je t'ai laissée sous le porche, et je me suis rendu directement à l'aéroport...

Apparemment, nous étions amis... Mais, dans ce cas, pourquoi personne ne m'avait parlé de lui ? Et pourquoi Jake évitait en permanence ce sujet, malgré mes efforts ?

-Edward… J'étais incapable de continuer. Je m'éclaircis pitoyablement la gorge avant de poursuivre. Je…Je ne comprends pas. Pourquoi n'as-tu pas appelé, ou envoyé un mail ?

-Mais j'ai appelé ! Protesta-t-il. Les deux premières semaines, j'ai appelé presque tous les jours, mais comme je n'ai pas eu de réponse, j'ai pensé que j'étais désormais persona non grata.

-C'est normal ! J'étais un peu dans le COMA ! J'avais répondu plus fort que je ne le voulais, surprise par le ton accusateur qui perçait derrière sa voix. Il n'avait pas le droit de m'accuser d'être tombée dans le coma, d'avoir perdu la mémoire. C'était injuste !

-Et puis, je te signale que je t'ai appelé, et que je t'ai laissé un message ! Que tu n'as pas pris la peine de l'écouter, encore moins d'y répondre ! Ouah ! Là, ça devenait mesquin ! Baissant la tête, et si bas que je crus avoir rêvé, il chuchota :

-Je suis désolé ; alors qu'il disait cela, une nouvelle vague de colère monta en moi. Soudain, je me rappelai le cliché où Charlie figurait au côté de l'adolescent qui se tenait face à moi. Je me dirigeai vers le placard, sous son regard interrogateur. Fébrile, j'attrapai l'image et la brandissais sous son nez.

-Et ça ! C'est quoi ? J'ai l'impression de devenir FOLLE ! Pourquoi tout le monde me cache ton existence depuis mon réveil ?! J'en ai assez ! J'en ai MARRE qu'on me prenne pour une IDIOTE ! D'abord, mon PROPRE PERE, puis JAKE ! Mon MEILLEUR AMI ! Maintenant, j'EXIGE la vérité ! Je ne savais pas pourquoi je passais mes nerfs sur lui. Après tout, il n'était pas celui qui m'avait le plus menti. Il ne méritait pas mes foudres. C'était juste le seul moyen que j'avais trouvé pour évacuer ma frustration et mon incompréhension. Des larmes brûlantes de rage affluèrent ; je ne tentais même pas de les retenir. Moins d'une seconde plus tard, deux bras froids m'enlaçaient. Me blottissant contre l'adonis, je laissai libre cours à ma rage, ma frustration, ma tristesse, ma douleur.

Le lendemain, j'eus du mal à me lever, persuadée que les évènements de la veille n'étaient que le fruit de mon imagination. Je pris une douche, l'eau fraîche finissant de me réveiller. J'avalai mon petit déjeuner en silence avant de sortir. Alors que je me dirigeais vers ma camionnette, je vis une voiture argentée garée sur la place du chef Swan, contre la portière de laquelle se tenait un Edward Cullen plus beau encore que la veille, un grand sourire étalé sur son magnifique visage.

POINT DE VUE EDWARD.

-Je suis désolé. C'est tout ce que j'arrivais à articuler. Soudain, sans que je sache pourquoi, elle se dirigea vivement vers son placard, se baissa et revint vers moi, brandissant un cliché de son père et moi dans sa cuisine.

-Et ça ! C'est quoi ? J'ai l'impression de devenir FOLLE ! Pourquoi tout le monde me cache ton existence depuis mon réveil ?! J'en ai assez ! J'en ai MARRE qu'on me prenne pour une IDIOTE ! D'abord, mon PROPRE PERE, puis JAKE ! Mon MEILLEUR AMI ! Maintenant, j'EXIGE la vérité ! Elle resta figée quelques secondes, le souffle court, avant qu'apparaissent des larmes. Un flot de larmes jaillit alors de ses grands yeux chocolat. Ce fut plus fort que moi, je courus la prendre dans mes bras. Si elle sembla d'abord surprise, elle se blottit contre moi, laissant libre cours à ses larmes.

Après une quinzaine de minutes, elle finit par se calmer et s'endormit dans mes bras, comme si nous n'avions pas été séparés, comme si elle se souvenait de moi, de nous. C'était comme au début, quand je restai la contempler la nuit. Je repris ma place, dans le rocking-chair, après l'avoir soigneusement déposée dans son lit. J'attendais avec impatience le moment où elle parlerait. Après des mois loin d'elle, j'avais besoin de connaître ses pensées. Enfin, elle grommela :

-Edward… Elle poussa un soupir avant de prononcer de nouveau mon prénom, comme lors de la première nuit que j'avais passée ici. Elle était d'une beauté époustouflante, plus encore que dans mes souvenirs. Eclairée par un rayon de lune, elle semblait presque aussi pâle que moi, son visage paisible, sa poitrine se soulevant et s'abaissant lentement et régulièrement au rythme de sa respiration mesurée. Je restais ainsi jusqu'à l'aube, savourant nos retrouvailles. Puis vint l'heure de partir, mais j'avais la ferme intention de ne pas abandonner, de ne pas la laisser m'échapper une nouvelle fois. J'en étais arrivé à la conclusion qu'elle m'était indispensable, et j'étais bien trop égoïste pour abandonner ainsi. Certes je respecterais son choix quel qu'il fût, mais je battrais avant… C'est avec la certitude de la retrouver quelques heures plus tard que je la quittais, en profitant pour aller chasser, ce que je n'avais pas fait depuis plus de deux semaines…

P.S : Je suis VRAIMENT désolée pour le retard que j'ai pris, mais j'ai eu une petite panne d'inspiration et peu de temps à consacrer à ma fic… Je m'essaie à écrire des chapitres un peu plus longs… J'espère que celui-ci vous plaît, perso, c'est, pour l'instant, mon préféré… En espérant qu'il en va de même pour vous…

Petit rappel : Jake n'est pas loup-garou, pour l'instant, du moins… Alice peut donc le voir…Vu qu'il est humain…Enfin, c'est comme ça que je le vois…^^ Wala, laissez des reviews pour me faire partager vos questions et/ou avis… Merci et bisous !!!