Chapitre 12. Préparation.
POINT DE VUE EDWARD.
Elle allait voir Jacob Black. Elle allait voir un Quileute. Elle allait voir un sale cabot qui risquait de tout lui révéler. Il fallait que je voie Alice. Le plus vite possible. Où étaient-ils ? J'aurais déjà du percevoir leurs pensées.
Edward ! C'était Alice ! Enfin ! Elle était seule, apparemment. J'ai vu que tu m'attendais. C'était brouillé… D'après ce que j'ai compris, il lui a simplement dit de se méfier, mais tu la connais… Elle n'y fera pas attention… ne t'inquiète pas. Une vague de soulagement m'envahit. Mais, reprit-elle, Edward, je crois que ça va recommencer… Pour les Quileutes, je veux dire… C'est brouillé, comme la dernière fois…
-Tu en as parlé à Carlisle ?
-Oui.
-Il en pense quoi ?
-D'après lui, cela ne change rien, la Trêve n'a aucune limite, que ce soit au niveau du temps ou de l'espace.
-Et…Pour Bella ? Si Black mute…
-Ne t'inquiète pas, pour l'instant, il est toujours humain, je peux toujours le voir…
-Pour l'instant…
POINT DE VUE BELLA.
Depuis mon réveil, je n'avais vu Port Angeles que trois fois. J'adorais cette ville, qui me paraissait si grande comparée à Forks. J'avais d'ailleurs provoqué l'hilarité de mon père en m'émerveillant de sa taille (il faut dire que c'était moins d'une semaine après mon réveil, et avant de découvrir Seattle). Il m'avait alors révélé que j'avais vécu des années dans une ville qui faisait au moins vingt fois Port Angeles. Mais je n'avais jamais pu aller à Phoenix, étant donné que c'était toujours ma mère qui venait.
Nous étions arrivées. Angela trouva son bonheur dès la deuxième boutique, une magnifique petite chose bleue qui mettait en valeur son corps fin, arrivant juste au dessus du genou. Pour Jessica, ce fut plus…compliqué, mais elle finit par arrêter son choix sur une robe d'un rouge éclatant, qui arrivait mi-mollet. Dans cette même boutique, elles trouvèrent des chaussures assorties. Trouver la mienne fut un véritable casse-tête. Je ne sais pas si j'aimais faire les boutiques avant, toujours est-il que ce fut une véritable torture…jusqu'à ce que nous passions devant la vitrine, où se trouvait la robe. Du plus doux des rose et du plus beau des mauve, elle tombait jusqu'aux chevilles. Les bretelles étaient d'un rose plus soutenu, mais tout aussi magnifique, qui descendait jusqu'à la taille avant de se séparer au-dessus d'un jupon mauve. Nous nous sommes arrêtées toutes les trois au même moment, avant de courir dans la boutique. Je l'essayais, et l'adorais tout de suite. Je trouvais une paire de chaussure du même mauve que la robe, avec des lanières de ce rose si spécial. Seul ombre au tableau, elles étaient pourvues de talons. Aiguilles. Mais le jeu en valait la chandelle. Je m'entraînerai à marcher avec… Après les avoir payés (tout mon argent de poche y été passé), nous sortîmes du magasin pour aller manger. Les filles choisirent un restaurant italien, la Bella Italia. Je n'aurais su dire pourquoi il m'était tellement familier…
Une fois à la maison, je pris une longue douche relaxante. En sortant, je m'enroulais dans une serviette épaisse et chaude. Dégoulinante, je me dirigeais vers mon lit où gisait mon pyjama, lorsqu'un bruit retint mon attention. En resserrant la serviette, je regardais dehors, sans rien voir. J'ouvris la fenêtre et me penchais. Toujours rien. J'avais dû rêver… Après avoir enfilé un pyjama propre et lu quelques chapitres supplémentaires de Bobby Pendragon, je me laissais sombrer dans un sommeil profond et réparateur.
POINT DE VUE EDWARD.
Regarder Bella dormir était sans nul doute mon activité préférée. Elle était si belle ! Mon ange… Elle se retourna en marmonnant des paroles sans queue ni tête. Je souris, et cette même envie irrésistible, celle de la prendre dans mes bras, de la serrer fort contre moi pour ne plus jamais la laisser repartir, me prit. Je m'approchais prudemment d'elle, m'agenouillais, écartais une mèche de cheveux, effleurais sa joue, et, le plus doucement possible, posais mes lèvres glacées sur son doux front. Ce contact, bien que trop bref, ranima en moi le souvenir des sensations éprouvées à son toucher. Ces contacts étaient si délicieux… Comment pourrais-je jamais m'en passer ? Bella se retourna et murmura mon nom, si doux sur ses lèvres alors qu'un immense sourire s'épanouissait sur les miennes.
Une fois de retour à la maison, j'entendis les pensées furieuses d'Alice. Elle était en colère. Contre moi. Espèce d'idiot ! Tu attends quoi pour lui dire ? Le déluge ???
-Alice, soupirais-je, ce n'est pas aussi…
-Aussi quoi ?, explosa-t-elle. Aussi simple ? Au contraire, Edward ! Elle l'a déjà su, a parfaitement bien réagi, et elle va s'en souvenir un jour, je ne sais pas exactement quand, mais des bribes lui reviennent, et ça va s'intensifier ! Et que penses-tu qu'elle va éprouver quand elle le découvrira ? Elle va se sentir trahie ! Une fois de plus ! Et je ne tolèrerais pas que tu la blesses encore, Edward !
D'ailleurs, ajouta-t-elle en pensée, tu as peur que Jacob Black la blesse, mais ce que tu lui a fais subir est bien pire… Un grondement monta en moi. Comment osait-elle dire ça ? J'aimais Bella plus que tout au monde ! Sans ajouter quoi que ce soit, elle quitta la pièce pour aller retrouver Jasper à l'étage. Elle avait raison, bien sûr. Une fois de plus. Bella devait connaître la vérité.
Voila, j'espère que ça vous a plu, j'attends vos avis…Merci, une fois de plus aux reviewers, Nomie, LuckyPotterCullen, Nienna-lo, Morwen, Malfoy Funanbule, Bunny118, Caro 987, Manon, Clara, Sarah v.l.p, Ylymance, Pauline, Anna, Génie, Demoisel, Tite-lilith, et MélanieMac pour vos messages géniaux qui m'ont fait énormément plaisir. Merci mille fois !!!
