Merci énormément de votre patience, je sais que j'ai été vraiment longue, et je m'en excuse (une nouvelle fois) mais, pour vous consoler, voilà un nouveau chapitre, le plus long jusqu'ici (5 pages word^^). Et, rien que pour vous, le BAL !!!^^ Bon, je vous laisse apprécier !

CHAPITRE 13. Le bal.

POINT DE VUE BELLA.

-Wow ! Bella, tu es… Magnifique ! S'exclama Alice.

-J'ai le droit de me regarder, maintenant ? En effet, elle m'avait pomponnée durant toute l'après-midi, en m'interdisant de me regarder. Je n'avais donc absolument aucune idée de ce à quoi je ressemblais. Je sentais seulement le poids de mes cheveux bouclés et empilés sur ma tête.

-Bien sûr ! Elle semblait sur le point d'exploser de joie. Attends ! Juste… Elle arrangea une boucle de ma chevelure qui dépassait avec un de ses doigts fin et glacé. C'est parfait ! approuva-t-elle en tournant le miroir. A l'instant où je m'aperçus, j'eus un choc. Il y avait bel et bien une adolescente devant le miroir, mais il ne pouvait s'agir de moi… A part les yeux et la couleur des cheveux, tout était différent… Alice avait merveilleusement bien officié. Me tournant vers elle, je la pris dans mes bras en la remerciant avec chaleur. A cet instant, la sonnette retentit.

-Ne bouge pas, m'intima Alice en descendant à la vitesse de la lumière.

POINT DE VUE EDWARD.

Emmett avait littéralement explosé de rire en me voyant dans mon smoking. Non qu'il me trouve ridicule. C'était simplement la façon d'être de mon frère. De plus, étant donné qu'il avait était spécialement sélectionné par Alice, personne ne pouvait y trouver quoique ce soit à redire.

C'est avec appréhension que je m'apprêtais à appuyer sur la sonnette des Swann. Après avoir pris une profonde et inutile inspiration, j'appuyais. Ce fut Alice qui m'ouvrit. Elle prenait soin de ne pas penser à Bella, pour ne pas que je voie ce à quoi elle ressemblait. Aussi frustrant que ce soit, je lui en fus reconnaissant. Je souhaitais la voir de mes propres yeux, je voulais que ces images m'appartiennent. Alice remonta à toute vitesse pour prévenir Bella. Charlie vint à ma rencontre, et pour une fois, je fus soulagé d'être à l'épreuve des balles.

-Edward, me salua-t-il d'un ton glacial.

-Bonsoir, Chef Swann. Je savais, et lui aussi, qu'il ne pouvait rien dire en présence de Bella, étant donné que c'était lui qui n'avait rien voulu lui dire au sujet de notre couple, ce qui ne l'empêchait pourtant pas de me lancer des regards assassins. Et justement, celle-ci arrivait, précédée d'Alice. En tournant la tête, j'eus le souffle coupé. Bella était d'une splendeur ! Elle qui était déjà si belle d'ordinaire, était resplendissante. Sa robe, même si elle était magnifique, n'égalait en rien la splendeur et la douceur de ses traits. Elle rayonnait, éclairait la pièce. Même Charlie oublia la rancœur qu'il nourrissait à mon encontre pour s'extasier devant sa fille. Elle m'adressa un sourire resplendissant, avant de baisser les yeux et de se concentrer pour commencer la descente des escaliers. En apercevant ses talons, je compris la raison d'une telle concentration. Je lui offris mon avant-bras, ce qui déclencha des pulsions meurtrières du côté de Charlie et de la jubilation pure chez Alice. Après avoir salué Charlie, nous sortîmes et je fis monter Bella dans la même Aston Martin que l'année dernière. Quand je lui tins la portière, elle resta interdite un court instant avant de se ressaisir et d'entrer précautionneusement dans la voiture.

Une fois arrivés, je laissais à contrecœur Bella aux bons soins d'Alice le temps de garer la voiture. Sur le chemin, je saisis les pensées admiratives et l'envie que suscitait l'Aston Martin. En souriant, je sortis de l'habitacle et rejoignis mon ange.

POINT DE VUE BELLA.

Je rêvais. Je rêvais, et j'allais me réveiller d'une seconde à l'autre. Car c'était impossible autrement, n'est-ce pas ? J'attendais aux côtés d'Alice qui faisait ses dernières vérifications, ajustant une mèche ici, arrangeant un pan de ma robe là… Lorsqu'enfin, il arriva, m'adressant son sourire en coin si particulier. Mais ce n'était rien comparé à la magnificence qui émanait de lui, son visage d'une beauté et d'une pâleur inhumaine magnifiquement mis en valeur par son incroyable costume. Il m'offrit un bras que j'acceptais avec plaisir et fierté. Etrangement, j'arrivais à tenir sur mes talons. Même si j'ai honte, je dois avouer que je m'étais entraînée toute la semaine ; j'étais soulagée que ces heures de torture pure m'avaient servi. Alice tourna la tête à l'instant précis où Jasper arrivait. Il me salua avant de s'éloigner avec Alice.

-Tu veux danser ? Honnêtement, que voulait-il que je réponde ? Comment dire non à tel sourire ?

-Bien sûr. Il m'offrit sa main, m'entraîna vers la piste, pris ma taille, et nous commençâmes à nous balancer doucement. Ses yeux d'or liquide m'incendièrent, me réchauffant jusqu'au plus profond de mon âme. Il posa ma main sur son cœur, tout en continuant de m'incendier de ses prunelles de miel. De là, je pouvais sentir on odeur, la plus belle qui soit au monde. Il sentait le miel, le sable chaud, le soleil… Sans même y faire attention, je m'approchais un peu plus de lui pour me pelotonner contre son torse. Si seulement cet instant avait pu durer l'éternité….

POINT DE VUE EDWARD.

Je la serrais contre moi. Je pouvais sentir les battements de son cœur qui m'était si cher. Je pouvais sentir sa chaleur. Après tous ces mois passés à attendre, je pouvais enfin la sentir tout près de moi. Elle avait enfoui sa tête dans mon torse, ce qui ne me gênait aucunement. Le seul inconvénient était que je ne pouvais plus apercevoir son visage. Mais cette chaleur… Je poussais un soupir de contentement. Alors, à mon plus grand regret, la musique changea, pour laisser place à un morceau beaucoup trop rapide. Après avoir poussé un long soupir, Bella s'écarta de moi.

-Tu veux boire quelque chose ?

-Hum, réfléchit-elle, pourquoi pas ? En lui prenant la main, je l'entraînais vers le buffet. Si la froideur de ma main la surprit, elle n'en montra rien, bien que son pouls s'accélérât. Je lui servis un verre de soda dont elle but quelques gorgées, tout en me fixant, perplexe.

-Tu…, commença-t-elle, hésitante, Tu ne bois pas ?

-Je n'ai pas soif… comme le confirmait l'or de mes yeux. Tu veux qu'on sorte, repris-je.

-Bien sûr. De nouveau, je lui pris la main pour l'entraîner dehors. Elle posa son gobelet pour me suivre.

Une fois dehors, je la fis assoir sur le même banc que l'année précédente et l'attirais à moi. Elle sembla surprise mais heureuse. Alors, je me lançais :

-Bella…

-Bella !!!

Au même instant que Jessica, apparemment…

-Bella, reprit-elle, ça fait une heure que je te cherche ! J'ai vraiment besoin de toi ! Tu peux venir ?

-Euh, oui, bien sûr… Je reviens, d'accord, je fais vite, ajouta-t-elle à mon adresse.

POINT DE VUE BELLA.

J'étais si bien là, tout contre lui… Pourquoi diable Jessica a-t-elle ressenti le besoin de venir me parler à cet instant précis ?

-Je reviens, d'accord ? Je fais vite, avais-je promis à Edward, avant d'être prise d'une irrésistible envie de l'embrasser. Je m'étais ressaisie à temps et avais suivie Jessica. Elle avait intérêt à avoir une bonne raison pour me déloger des bras parfaits d'Edward Cullen ! Alors, je ressentis un immense vide dans ma poitrine. Une douleur fulgurante me transperça, si forte qu'elle me coupa le souffle, en même temps qu'une boule d'angoisse se formait dans mon estomac. Alors, le décor autour de moi s'effaça, la musique se tut. Je n'étais plus au bal, mais devant la maison.

FLASH BACK.

Il sortit de sa voiture quand je sortis de ma Chevrolet et vint à ma rencontre. Il me débarrassa de mon cartable. Rien que de très normal. Il le remit sur le siège –anormal.

-Viens te promener avec moi, m'invita-il platement en saisissant ma main.

Je ne répondis pas, ne trouvant rien à lui objecter, alors que j'en avais eu immédiatement envie. Je le suivis de mauvaise grâce, essayant de contenir mon affolement pour réfléchir. Il s'adossa à un tronc et me dévisagea, impassible.

-Allons-y, discutons, décrétai-je.

Une manière de bravoure que j'étais loin de ressentir. Il prit une grande inspiration.

-Nous partons, Bella.

J'inhalai moi aussi. C'était une option acceptable à laquelle je m'étais préparée. N'empêche.

-Pourquoi maintenant ? Encore un an, et…

-Il est grand temps, Bella. Nous ne nous sommes déjà que trop attardés à Forks. Carlisle a beau prétendre avoir trente-trois ans, il à l'air d'un gamin. C'était inéluctable, alors aujourd'hui ou demain…

Je perdis pied. J'avais cru que le seul intérêt de notre départ était de laisser sa famille en paix. Pourquoi nous en allions-nous si les Cullen déménageaient eux aussi ? Je l'interrogeais du regard, le cerveau en ébullition. Il me toisa froidement. Soudain, je compris ma méprise.

-Quand tu dis nous…, chuchotai-je.

-Il s'agit de moi et des miens.

Chacun des mots martelés avec soin. Il me fallut quelques minutes pour retrouver la parole.

-D'accord, je viens aussi.

-Impossible, Bella. Notre destination… ce n'est pas un endroit pour toi.

-Quelque soit le lieu où tu es, j'y ai ma place.

-Je ne t'apporte rien de bon, Bella.

-Ne soit pas idiot.

J'avais tenté d'insuffler de la colère à cette répartie, qui sonna comme une prière.

-Tu es ce qu'il y a de mieux dans ma vie, ajoutai-je.

-Mon univers n'est pas fait pour toi.

-Ce qui s'est passé avec Jasper ce n'était rien, Edward, rien du tout !

-En effet. Il est juste arrivé ce qui devait tôt ou tard arriver.

-Tu as juré ! A Phoenix, tu as promis que tu resterais…

-Tant que c'était ce qu'il y avait de mieux pour toi, me rappela-t-il d'un ton brusque.

-Non ! C'est à cause de mon âme, hein ?

Je criais, à présent, bien que mes paroles aient toujours des allures de suppliques.

-Carlisle m'en a parlé. Je m'en moque, Edward, si tu savais comme je m'en moque ! Prends mon âme. Je n'en veux pas, sans toi. Je te l'ai déjà donnée.

-Je ne veux pas que tu viennes, Bella, m'asséna-t-il lentement, distinctement, ses yeux différents, plus durs, comme si leur or s'était figé.

-Tu…me…quittes ? Résumais-je tout fort.

-Oui.

Hébétée, je plongeais dans son regard. Il me fixait sans l'ombre d'un regret.

-Ca change tout.

-J'ai trop longtemps laissé l'imposture s'installer. J'en suis désolé.

-Arrête ! Ne fais pas ça.

-Tu ne m'apportes rien de bon, Bella.

FIN DU FLASH BACK.

Je sentis quelqu'un me pousser, à des kilomètres de cette forêt maudite, et retrouvai mes esprits. Folle de rage, je cherchais mon cavalier dans la foule. Comment avait-il pu ? Lui qui se disait être mon ami ! Lui qui prétendait vouloir m'aider à retrouver la mémoire ! Lui qui m'avait caché la vérité ! Et pas seulement lui ! Mon père, Angela, Mike, Jessica… Ils m'avaient tout caché de mon année précédente ! Enfin, j'aperçus une chevelure cuivrée et fendais la foule dans sa direction. Lorsqu'il se retourna et me scruta de ses yeux dorés, je perdis toute ma détermination et ressentis une vague de tristesse m'envahir. Sentant les larmes affluer, je m'enfuis…

POINT DE VUE EDWARD.

J'étais parti à sa recherche, mais je n'avais toujours aucune idée de l'endroit où elle se trouvait. Les pensées de Jessica avaient été trop vagues quant à leur destination. J'entendis ses battements, plus rapides que d'habitude. Inquiet, je me retournais. Elle avait l'air furieuse, et triste la seconde d'après. Ses yeux se remplirent de larmes. Elle se retourna et s'enfuit. Elle se dirigeait vers l'extérieur. Je la suivi. Une fois arrivés dehors, elle s'effondra sur un banc. –Bella ? Bella, ça ne va pas ? Ton son corps était secoué de lourds sanglots.

POINT DE VUE BELLA. Je n'arrivais pas à y croire. Comment avait-il pu me mentir ? Alors que je lui faisais confiance ! Alors que j'étais si bien tout contre lui tout à l'heure ! J'étais incapable de l'affronter. Alors, je m'étais enfuie, puis effondré sur ce banc. Ce même banc sur lequel nous étions tous les deux quelques minutes auparavant. Mais sanglots redoublèrent d'intensité. –Bella ? Bella, ça ne va pas ? Comment osait-il me demander ça ? Lui qui m'avait menti, à plusieurs reprises, lui qui m'avait trahie, lui qui m'avait abandonnée… Et dire que j'en avais voulu à Charlie, Jacob, Jessica et Angela… Alors qu'ils n'avaient fait que me mettre en garde. Je me remémorais les paroles de Jacob la semaine dernière « Bella ! Crois-moi, juste cette fois ! Cullen n'est PAS ce qu'il prétend ! Garde ça à l'esprit ou tu risque d'être plus que déçue… » Et moi, idiote que j'étais, je ne l'avais pas écouté. –Bella… Qu'y a-t-il ? -Ne m'approche pas, m'exclamais-je en écartant sa main glacée. –Mais…Qu'est-ce que… -Comment as-tu pu ? Me mentir, me quitter…et revenir… Pourquoi ne pas tout simplement…m'avoir prévenu ? Ca t'amuse, peut-être ? Puis je fondis de nouveau en larmes. Heureusement, Alice arriva à mon secours à cet instant précis : -Bella ? Edward ? Que se passe-t-il ? -Je ne sais pas, Alice. Je la cherchais, elle m'a trouvé, et elle s'est mise à pleurer en disant… Oh mon… Il s'interrompit brusquement, comme s'il venait de comprendre. Je sentis deux bras froid me saisir. Je crus que c'était ce traître avant de comprendre qu'il ne s'agissait que d'Alice. Elle me saisit, avec une incroyable force, étant donné son gabarie et m'emporta jusqu'à la voiture alors que je ruinais nos deux robes avec mes larmes. Elle m'installa sur le siège en marmonnant je ne sais quoi.

POINT DE VUE ALICE. Cette fois, c'était certain. J'allais le massacrer ! Comment osait-il lui infliger ça ? Je l'avais pourtant prévenu ! Mais, comme toujours, il ne m'avait pas écouté. Et maintenant, ma pauvre Bella souffrait à cause de ce débile profond. Je ne savais pas quoi faire. Je ne pouvais pas la ramener chez elle dans cet état. Peut-être devrais-je l'amener chez nous… En ralentissant, je cherchais les réponses dans le futur. La maison. Je ne devais pas la ramener chez Charlie. Je devais lui dire moi-même que nous étions des vampires.

Wala… Alors, vous en pensez quoi ? J'espère que ça vous a plu… Alors, maintenant…REVIEWS pour me faire part de vos avis, conseils, questions…Et merci d'avoir lu jusqu'au bout^^ BISOUS !!!