Je gardais ce chapitre pour un peu plus tard, mais… comme on est arrivés à la 100ème review… Alors, j'espère que ça vous plaira, et désolée pour le suspensssssss^^

Chapitre14. Lullaby.

POINT DE VUE EDWARD.

Et voilà. Alice me l'avait dit. J'avais tort. Comme d'habitude. Désormais, Bella ne voulait sûrement plus entendre parler de moi. Alice non plus, vu les pensées qu'elle m'avait adressé avant de partir avec Bella. Je ne savais même pas où les trouver, encore moins comment m'expliquer. Cette musique horrible m'empêcher de me concentrer. A moins que ce ne soit cette impression de vide, la responsable. Contre toute attente, une vague de calme m'envahit. Jasper.

Elles ont dû rentrer.

-Où ?

Chez nous. Pense à ce que dirait Charlie en la voyant dans cet état…

A peine eut-il pensé que je sortis de la salle et me mis à courir.

Attends ! Tu n'es peut-être pas la personne qu'elles ont le plus envie de voir…

-Ca m'est égal, grognais-je, sans ralentir. Il était vital que j'arrive le plus tôt possible.

POINT DE VUE BELLA.

J'avais été si stupide ! Et le pire était que je m'étais fait avoir deux fois ! Comme si une seule n'était pas amplement suffisante ! Et cet imbécile, que chaque fibre de mon corps aimait démesurément, dont je désirais plus que tout la compagnie, dont j'étais retombée amoureuse, devait jubiler ! J'avais été stupide de penser qu'un tel être puisse m'être destiné. Je ne méritais même pas la compassion d'Alice, qui m'avait forcée à rester chez les Cullen pour la nuit après avoir eu l'accord de mon père. Et, quand je lui avais dit que je préférais ne pas dormir sous le même toit que son frère, elle avait déclaré :

-Que cet abruti se montre, et il apprendra le sens du verbe souffrir… de façon si inquiétante, que je n'avais eu d'autre choix d'accepter l'invitation en la remerciant chaleureusement. Quant au reste de la famille, ils avaient tous été adorables : Esmée, en, voyant mes larmes, m'avait serré dans ses bras ; Emmett avait essayé de me dérider en lançant des plaisanteries vaseuses ; Carlisle m'avait adressé un sourire chaleureux et proposé de cuisiner rien que pour moi, et Rosalie m'avait adressé un sourire réconfortant. Ensuite, Alice m'avait emmené à l'étage, démaquillée, je m'étais douchée, avais enfilé le pyjama qu'Alice était allée chercher dans la chambre de Rosalie et je m'étais installée sur le lit d'Alice. Ensuite, elle m'avait rejoint, et m'avait pris dans ses bras en me berçant comme une enfant alors que je déversais toute l'eau salée que j'avais en stock. Soudain, sans que je sache pourquoi, elle se raidit, un air de haine pure déformant ses traits d'habitude si charmants.

-Ne bouge pas, je reviens grogna-t-elle.

POINT DE VUE EDWARD.

Après avoir longuement hésité, j'avais décidé de rentrer m'expliquer. J'arrivais à la maison.

Dégage ! Je ne veux plus jamais te voir !, voilà l'accueil charmant qu'Alice me réservait. Mais j'étais là pour voir Bella. Alice vint à ma rencontre.

-Ne l'approche pas ! C'est hors de question !

-Laisse-moi lui parler, Al !

-Tu veux lui parler, Edward ? Maintenant ? Mais tu choisis drôlement bien ton moment, dis-moi… Mais, tu n'aurais pas pu le faire plus tôt ? Tu veux savoir pourquoi, espèce d'idiot ? Alors, regarde !

L'image de Bella envahit alors mon esprit. Elle était dans l'Aston Martin, à déverser des torrents de larmes et répétait sans cesse « lui aussi ». Puis le contexte changea, c'était toujours Bella, mais dans le lit d'Alice, avec un des pyjama de Rose. Ma sœur la berçait doucement alors que Bella continuait de déverser des torrents de larmes.

-Arrête, Alice ! Aussitôt, les images s'arrêtèrent.

-Qu'y a-t-il, Edward ? Serais-tu lâche à ce point ?

-Alice…

-Non, Edward. C'était avant qu'il fallait parler ! Je ne te laisserais plus lui faire de mal ! Si elle veut te reparler après ça, libre à elle, en attendant, si tu l'approches, je me ferai une joie de t'étriper, de te dépecer et de brûler soigneusement le moindre de tes restes. Maintenant, dégage ! Et elle ferma la porte, m'interdisant d'approcher la seule qui comptait.

POINT DE VUE BELLA.

Edward me poursuivit jusque dans mes rêves. Nous nous trouvions dans la même forêt que celle où il m'avait quittée. Il m'annonçait qu'il voulait me quitter. C'était exactement la même scène que dans la soirée, sauf que cette fois, des bribes de la conversation attirèrent mon attention. Edward avait dit « Carlisle a beau prétendre avoir trente-trois ans, il à l'air d'un gamin. » Puis, j'avais dit « Ce qui s'est passé avec Jasper ce n'était rien, Edward, rien du tout ! ». Enfin, j'avais demandé «C'est à cause de mon âme, hein ? » Que venaient faire Carlisle, Jasper et mon âme dans une rupture ? Y avait-il un rapport entre ça et toutes ces choses étranges ? Les bras froid d'Alice et d'Edward, le fait qu'Edward ne buvait ni ne mangeait, la remarque de Jake, Alice, qui m'avait portée sans aucun effort à une vitesse surhumaine alors que je devais peser au moins 15 kilos de plus qu'elle...

En ouvrant les yeux, je pus constater qu'il faisait toujours nuit. La lune éclairait faiblement la pièce, la baignant d'une douce lumière argentée. Alice n'était pas dans la chambre. Je m'approchais doucement de la porte, pour entendre les voix d'Alice et Esmée. –Alice, disait Esmée, tu sais qu'il l'aime plus que tout… -Ce n'est pas une raison ! Il n'arrête pas de la faire souffrir ! Elle a pleuré pendant près de trois heures ! -Elle n'est pas la seule à souffrir, Alice. –Non, en effet, mais elle est la seule à avoir perdu la mémoire et à vivre dans le mensonge ! Personne ne lui dit la vérité depuis son réveil ! Edward est arrivé, il avait l'air d'être honnête, de la soutenir, de l'encourager… Et ce soir, d'après ce que j'ai compris, elle apprend qu'il l'a quittée au beau milieu de la forêt ! Que ce n'est pas la première fois qu'il lui ment ! Elle s'est disputée avec son meilleur ami qui l'avait mise en garde, tout ça pour se rendre compte que cet imbécile lui mentait aussi, et que ce n'était pas la première fois ! -Comment sais-tu tout ça ? Tu le savais ? demanda Carlisle. –Non, c'est ce qu'elle a sangloté durant ces trois heures… J'avais donc dit tout ça à voix haute… J'avais cru seulement penser ces mots… Je retournais dans le lit alors qu'Alice montait l'escalier. –Bella ? Bella, ça va mieux ? -Oui, merci beaucoup, Alice. Pour tout. –C'est normal, ma belle. Tu as faim ? -Euh, quelle heure est-il ? -Cinq heures et demie. Tu préfère peut-être te rendormir ? -Non, c'est bon ? Je n'ai plus sommeil. Par contre, je pourrais me changer ?, demandais-je en remarquant qu'elle était déjà habillée. –Oh. Bien sûr, je vais te chercher ça… Un instant, je crains qu'elle ne revienne avec l'une de ces tenues à la pointe de la mode dont elle avait le secret, mais à mon grand soulagement, elle posa devant moi un jean et un haut en coton simple et ravissant. Je m'habillai et descendis. Ils étaient tous levés ! Heureusement, il n'était pas là. Esmée se leva et me salua avant de se diriger vers la cuisine. Carlisle me salua, et je ne saurais dire pourquoi son sourire me réconforta. Rosalie m'adressa un hochement de tête et Emmett, fidèle à lui-même, se sentit obligé de lancer : -T'es tombée du lit, ou quoi ? Avant de reporter son attention sur le match de basket. Jasper me salua rapidement et s'enquit de mon état. Je tentais de le rassurer, car il avait un air si coupable ! -Et voilà ! C'est prêt ! Esmée arrivait chargée d'une immense assiette contenant le plus gargantuesque des petits déjeuners qu'elle me servit. Je la remerciais avant de m'attaquer aux toasts, œufs brouillés, et tranches bacon. C'était divin.

Après que j'eus fini, Alice me conduit dans sa chambre pour que nous regardions un film. A mon soulagement, elle mit en route un film d'action qui ne demandait aucune réflexion. Au beau milieu du film, elle se raidit, comme la veille, grogna, et descendit. Se pouvait-il qu'il soit là ? Je priai pour qu'il ne monte pas me voir. Je ne voulais pas le voir. Pas maintenant. Pas si tôt. Pas alors que chaque parcelle de mon corps le réclamait. Pas maintenant qu'il s'était bien fichu de moi. C'est une Alice furibonde qui apparut dans l'encadrement. Elle retourna s'asseoir rageusement dans son fauteuil. L'espace d'un instant, j'espérais qu'il était reparti. Mais bientôt, une mélodie horriblement familière et magnifique. Une berceuse, pour être exacte. Ma berceuse.

Alors, ça vous a plu ??? J'espère vraiment que oui… J'attends vos reviews, qui me font toujours énormément plaisir… Merci à Pauline, Tite-lilith, FleurCannibale, Nomie (moi aussi, ça m'éclatait une Bella qui fasse du shopping et une Alice rebelle et je comprends ta rage envers Jessica), Pitchoungirl, Morwen, LuckyPotterCullen, et Demoisel(désolée pour le changement de POV mais je trouvais ça mieux…) pour toutes vos reviews qui m'ont fait hurler de rire, continuez comme ça, vous êtes génial(e)s !! Je viens de voir que j'en étais arrivée à la100ème review, alors… MERCI MERCI MERCI c'est génial !!!