Chapitre15. Espoirs.

POINT DE VUE EDWARD.

A peine avais-je franchi le pas de la porte qu'Alice fondit sur moi, rageuse.

Sors ! Sors de cette maison tout de suite ! Je tentais en vain de la calmer ; heureusement, Carlisle et Esmée intercédèrent en ma faveur et Jasper réussit à la calmer, si bien qu'elle dût remonter dans sa chambre avec Bella. La haine qu'Alice éprouvait à mon égard, bien qu'elle me blesse, était justifiée. Depuis que j'étais entré dans la vie de Bella, je n'avais fait que la blesser et la faire souffrir, alors que je souhaitais par-dessus tout son bonheur. En me voyant, Esmée me prit dans ses bras. Carlisle m'adressa des pensées compréhensives, Jasper tenta de me rassurer, Emmett s'en fichait, et Rosalie…

Espèce d'idiot ! Tu te plains toute la journée de ne pouvoir être à ses côtés, mais dès qu'une occasion se présente, tu gâches tout ! Tu es vraiment débile, ou tu le fais exprès ?

-Rosalie ! L'avertissement venait de Carlisle. Aussitôt, les pensées assassines de Rosalie s'interrompirent et elle se remit à penser à son incroyable beauté, bien qu'elle se force un peu.

Abattu, j'allais renoncer, puis mon regard se posa sur le piano. Je marchais jusqu'à l'instrument, m'asseyais devant et posai mes doigts sur les touches. Alors, comme avant, je jouais sa berceuse. Je réalisais que ça faisait plus de six mois que je n'avais pas joué. J'espérais que Bella se souviendrait de tout. De nous. Comme lorsqu'elle avait entendu Clair de lune ; elle l'avait reconnue immédiatement. Alors, j'espérais.

POINT DE VUE BELLA.

Ma berceuse. J'en étais sûre. Comme pour Clair de lune, comme pour les noms de Cullen, je l'avais tout de suite su. C'était la berceuse qu'Edward avait composée pour moi. La preuve, autrefois, qu'il m'aimait.

-Qu'y a-t-il, Bella ? La voix d'Alice me tira de mes pensées et je réalisais que j'étais à moitié levée.

-La… La berceuse… C'est…Edward ?

-Oui…Mais… Tu t'en souviens !, s'émerveilla-t-elle. Alors, je fis ce que je m'étais interdit de faire la veille même. J'espérais. J'espérais qu'Edward m'avait aimé. J'espérais qu'il m'aimait toujours. J'espérais que tout ce qui s'était passé lors du bal n'était qu'un énorme malentendu. J'espérais que la vérité était ailleurs.

Sans même réfléchir à ce que je faisais, je me levai et sortis de la chambre. Alice m'appela, mais je continuais sans même me retourner. Je devais voir Edward. J'en avais besoin. Chaque fibre de mon corps criait après lui. J'arrivais au rez-de-chaussée et me rendis au salon. Il était là, devant le magnifique piano blanc. A mon arrivée, il s'interrompit brusquement et se tourna vers moi. Lorsqu'il posa son regard d'or liquide sur moi, je dus me rappeler de respirer. Il s'avança doucement, son regard brûlant plongé dans le mien. Il me prit la main, et me fit signe de le suivre dehors. Alors, il me prit sur son dos en me disant

-Tu devrais fermer les yeux. Je ne sais pourquoi je ne lui obéis pas. Toujours est-il que manquer ça aurait été regrettable. Rien ne valait cette sensation de liberté, l'impression de voler, avec, en plus, le corps froid et dur d'Edward collé au mien.

Nous arrivâmes bientôt aux abords d'une magnifique clairière. A mon grand regret, Edward me reposa sur la terre ferme. En relevant la tête, je plongeais mon regard dans le sien et l'intensité de ses prunelles d'or liquide me coupa le souffle.

-Ecoute, Bella, j'ai quelque chose à te dire… Tu vas avoir des tonnes de questions, mais s'il te plaît, laisse moi finir avant de faire quoi que ce soit…

POINT DE VUE EDWARD.

-Ecoute, Bella, j'ai quelque chose à te dire… Tu vas avoir des tonnes de questions, mais s'il te plaît, laisse moi finir avant de faire quoi que ce soit… Notamment avant de s'enfuir en hurlant. Je faillis lui promettre que je ne la poursuivrais pas, mais il était inutile de l'inquiéter d'avantage. Elle ne dit rien, se contenta de regarder autour d'elle. Alors, elle fit quelques pas, s'approcha d'une souche, et s'assit. Avec un sourire, je la rejoignis.

-C'est bon ?

-Je suis prête.

-Bien. Je n'avais aucune idée de la façon dont j'allais m'y prendre. Pour me donner du courage, je gardais à l'esprit qu'elle le savait déjà. Mais une question me taraudait : Et si elle avait changé ? Après tout, elle avait fait les boutiques avec Alice, et elle m'avait accompagné au bal sans rechigner… Et surtout, elle avait laissé sa colère exploser plusieurs fois depuis mon arrivée. Et si c'était ma dernière chance de lui dire combien je l'aimais… Sans même réfléchir à ce que je faisais, je me penchais vers elle, inhalant son arôme. Sans prêter attention au venin qui incendiait ma gorge, je continuais de rapprocher mon visage du sien. Elle retint sa respiration alors que mes lèvres effleuraient les siennes. J'avais pensé à cet instant tant de fois ! Ma mémoire ne lui avait pas rendu justice. C'était mille fois mieux et plus puissant que ce dont je me souvenais. Le goût de ses lèvres si douces et chaudes m'avait tant manqué ! Comment avais-je pu espérer pouvoir rester à l'écart ? J'étais bien trop égoïste pour ça.

-Bella, soupirai-je avant de m'emparer de nouveau de ses lèvres.

POINT DE VUE BELLA.

Jamais je n'aurais imaginé que quelque chose d'aussi délicieux puisse exister. Ses lèvres glacées provoquaient en moi une miriade de sensations merveilleuses. Il se détacha de moi en murmurant mon prénom avant de m'embrasser de nouveau, plus passionnément, cette fois. Là où ses lèvres s'étaient faites douces, elles étaient maintenant plus pressées, plus avides. Mes mains agrippèrent sa nuque marmoréenne, il glissa sa main dans mon dos pour me coller à lui. Je me pressais contre lui avec avidité alors que ses lèvres quittaient les miennes pour explorer mon cou ; puis elles remontèrent le long de ma mâchoire.

Nous étions à présent à moitié allongés, nos corps l'un à côté de l'autre. Je passais ma main dans ses cheveux cuivrés pour ramener ses lèvres contre les miennes.

-Bella… Je l'entendis à peine prononcer mon nom tellement mon cœur cognait dans ma poitrine.

-Bella, attends…, dit-il en se détachant de moi. Il faut que tu saches…

Je me relevais péniblement, sans oser croire à ce qui venait d'arriver. Etait-il possible qu'Edward Cullen m'ait embrassée, moi ?

-Ecoute, Bella… Je ne veux pas te perdre, c'est pour ça que je te dis ça. La façon dont je me suis comporté, ce dont tu t'es souvenue, certains détails étranges… C'est de ça, dont je veux te parler. Tu as sûrement remarqué que ma peau était blanche et glacée, que mes yeux… changeait de couleur, et surtout…que je ne mangeais aucune nourriture humaine, acheva-t-il rapidement.

-Et qu'Alice et toi étiez dotés d'une force incroyable, ajoutais-je.

-Oui… Enfin, ce que je veux dire, Bella, c'est que… Je ne sais pas comment te le dire, c'est…

-Dis-le comme ça te vient…

-A vrai dire, confessa-t-il, j'ai surtout peur de ta réaction. La dernière fois, tu as réagi bien mieux que je n'aurais pu l'espérer…

-Alors, dis-moi…

-Eh bien, Bella, je suis… un vampire…

Et voilà ! Muhahahahahahahahaha je sais, c'est du pur sadisme…^^ J'espère que vous avez aimé, j'attends vos avis, en particulier sur… LE BAISER. Dites-moi ce que vous en pensez, si ça vous convient. Moi, en tout cas, j'aime bien… Enfin… Je voulais remercier celles (et ceux peut-être ?) qui m'ont laissé des reviews : Demoisel, Joanie (pr tes multiples reviews), Pitchoungirl, Fan2Twilight, Morwen, Nomie, Zaika, Tite-lilith, Fasinatiion, MalfoyFunanbule, Coray2 (pr TOUTES tes reviews), et C. (Pr la 113ème review^^). Merci beaucoup, et j'attends vos réactions…

Désolée, mais j'ai du supprimer le premier chapitre étant donné que j'ai pas compris comment mettre plus de 15 chapitres, alors, si quelqu'un pouvait m'éclairer… PITIEE !!!^^ en attendant, je vais essayer de poster ce chapitre… A L'AIIIIIIIIIIDE !!!