Chapitre 16. Révélations.
POINT DE VUE BELLA.
-Eh bien, Bella, je suis… un vampire…
Je savais peu de chose des vampires. J'en avais appris peu de chose depuis mon réveil, néanmoins, je savais que c'était un mythe très répandu. J'avais bien sûr entendu parler du comte Dracula, aux canines aiguisées, être des ténèbres qui dormait le jour dans un cercueil pour sortir se nourrir de sang humain la nuit venue… Mais tout ça n'avait rien à voir avec Edward… Il restait une seconde possibilité : Il se moquait de moi. Ca ne lui avait pas suffit de m'humilier deux fois… Non, il avait fallu qu'il me redonne espoir, qu'il m'embrasse, il avait attendu que je sois folle de lui, pour tout me reprendre et m'humilier encore une fois… Jamais deux sans trois… Il avait pourtant eu l'air si sincère en jouant ma berceuse, puis en m'embrassant, comme s'il avait eu peur de me perdre… C'était à en devenir fou ! Devais-je le croire ? Pouvais-je le croire ? Je n'osais lever la tête de peur de croiser son regard et de me perdre au fond de ses prunelles.
Il fallait que j'essaie de penser rationnellement, bien que cela semblât impossible. Je devais envisager les choses avec du recul. En admettant qu'Edward soit un…vampire, avais-je réellement le choix ? Pouvais-je quitter définitivement Edward ? A cette pensée, une horrible douleur m'enserra la poitrine. Non. Je n'arriverais jamais à me séparer d'Edward.
Je relevais timidement la tête et tous mes doutes s'évaporèrent quand je croisais son regard. J'aimais Edward. De toutes les fibres de mon corps. J'aimais la personne- le vampire- qui se tenait devant moi, en attendant anxieusement que je réagisse.
POINT DE VUE EDWARD.
L'attente était terrible. Le lui annoncer de but en blanc m'avait semblé le plus rapide et le moins douloureux –comme pour un pansement-, mais à présent, en la voyant ainsi, à fixer le sol, sans pouvoir lire ses grands yeux chocolat, je regrettais. Mais comment aurais-je pu le lui annoncer de façon posée ? Il ne me restait plus qu'à espérer que sa réaction serait la même que la dernière fois.
Après sept minutes, elle releva doucement la tête, le regard toujours rivé au sol. Sans me regarder, elle commença :
-La clairière…
-Oui ?, demandai-je perplexe.
-On…On est déjà venus ici, non ? Enfin, je… je veux dire, bafouilla-t-elle d'une façon irrésistible, on est déjà venus ici tous les deux ? Alors, elle se rappelait. Tout espoir n'était pas perdu.
-Oui. A ces mots, elle leva son regard vers le mien, et je pus constater avec soulagement qu'elle n'avait pas envie de s'enfuir, ni de m'abandonner. Alors, reprit-elle, tu… Enfin, je veux dire… Tu es vraiment un…vampire ?
-Oui, mais ma famille et moi ne nous nourrissons pas d'humains, m'empressai-je d'ajouter. On ne s'abreuve que d'animaux.
-Oh. D'accord. Elle ne semblait nullement affectée par le fait que je sois un monstre sanguinaire. Ma Bella. J'avais une terrible envie de la sentir contre moi, de la prendre dans mes bras, de poser mes lèvres sur les siennes, de ressentir de nouveau ce plaisir sans nom. Mais je devais attendre encore un peu. Je remarquais alors qu'elle m'observait, perplexe.
-Tu as des questions ?
-Hein ? Non !, s'exclama-t-elle en rougissant.
-Vas-y, n'hésite pas. Demande-moi ce que tu veux.
-Eh bien, commença-t-elle, hésitante, je me demandais… Comment fais-tu ? Je veux dire, est-ce que le sang…Enfin… Oh et puis zut ! Comment résistes-tu ? Est-ce difficile ? T'arrive-t-il de craquer ? Désolée… Je pose trop de questions.
-Non ! C'est bon. En fait, c'est assez difficile, mais, j'ai de l'expérience. J'ai l'habitude de ressentir cette brûlure au fond de ma gorge. Elle est même rassurante, quand je suis à tes côtés. Ne pas l'avoir sentie pendant tout ce temps, c'était…horrible. Mais je devrais peut-être commencer par le début. Quand tu es arrivée à Forks, le premier jour où je t'ai vu, ton odeur… M'a littéralement enivré. Elle m'a rendu fou, j'ai dû en appeler à toute ma volonté pour ne pas… Je ne finis pas ma phrase, elle comme moi avions compris la suite.
POINT DE VUE BELLA.
Lorsqu'il avait parlé de notre première rencontre, une image s'était imposée à moi : Edward et moi nous trouvions dans la salle de biologie. Le professeur me demandait d'aller m'asseoir à côté d'Edward. Je m'exécutais alors que le vampire posait son regard sur moi. Il me transperçait d'un regard sombre plein de haine et de colère. Edward avait été sur le point de me tuer. Bizarrement, je ne ressentis aucune peur. J'avais seulement envie de sentir le corps glacé d'Edward contre le mien. Et d'entendre sa voix. C'est pourquoi je l'encourageais à poursuivre :
- Continues…
-Donc, il y a cette première fois où j'ai failli céder. Je me suis enfui. En Alaska. J'y suis resté pendant une semaine, avant de revenir. Je ne voulais pas être un lâche. Je suis donc revenu, et nous ne nous sommes que très peu parlé durant près d'un mois… Puis, ce van a failli t'écraser… Alors qu'il disait cela, l'image d'un van bleu fonçant sur moi s'imposa à moi.
-Et tu m'as sauvé. C'était une affirmation. Je me souvenais d'Edward me plaquant au sol et stoppant ce van. Le van de Tyler me fonçait dessus, et tu m'as sorti de là. Tu as arrêté ce van et tu m'as protégée.
-Oui, admit-il avec un sourire. C'est là que j'ai réellement compris à quel point je tenais à toi. T'imaginer sans vie m'était insupportable. Je ne pouvais pas vivre sans toi. Je t'ai avoué mes sentiments. C'est là, dans cette clairière, que nous avons échangé notre premier baiser, dit-il en désignant l'espace dégagé non loin de nous. Et, le lendemain… Le lendemain, reprit-il après avoir pris une profonde inspiration, je t'ai amené faire du base-ball avec ma famille. Mais, les choses se sont…compliquées… Un groupe de trois vampires est arrivé. Tout aurait pu bien se passer, mais l'un des leurs, James a senti ton odeur irrésistible. Il t'a poursuivie et a failli te tuer. Il se tut, comme si l'évocation de ce souvenir lui était douloureuse.
-Ensuite ?
-Nous sommes arrivés juste à temps. Alice, Jasper et Emmett se sont occupé de lui alors que Carlisle s'occupait de toi. Nous nous sommes alors rendu compte qu'il t'avait mordue. Il avait à présent l'air si menaçant que j'en osais à peine respirer. J'ai du aspirer son venin poursuivit-il. Mais j'ai failli te tuer, ne pas m'arrêter. Mais tu t'en es sortie. Ensuite, il y a eu ton anniversaire, en Septembre. Tu es venue à la maison pour le fêter. Mais, en ouvrant l'un de tes cadeaux, tu t'es coupée. Jasper est le dernier, celui qui a le plus de mal à s'adapter à son nouveau régime. Et, je ne sais pas si je te l'ai dit, mais ton odeur est particulièrement appétissante, et Jasper n'a pas pu se maîtriser.
-Tu veux dire que…
-Mon frère a essayé de te tuer, oui. J'ai alors pris la pire et la plus difficile des décisions de ma longue vie ; j'ai décidé de te laisser vivre ta vie comme tu aurais dû sans moi. C'est à ce moment que je t'ai quittée… Je t'ai dit des choses horribles, ça a été si dur ! Et le pire, c'est que tu m'as cru… Je t'avais dit tant de fois combien je t'aimais, je ne pensais pas que tu abandonnerais si vite, toi qui es si têtue… J'ai passé plusieurs mois de torture pure. A chaque instant, je m'imaginais te rejoindre, te prendre dans mes bras, te sentir contre moi… Mais je devais te laisser une chance de te construire une vie normale, remplie de joie... Mais je n'ai fait que nous mentir à tous les deux. Il s'arrêta pour plonger son regard brûlant dans le mien. Après un instant d'hésitation, il ajouta :
-Il y a autre chose que tu devrais savoir. Alice peut voir l'avenir, avec une marge d'erreur, mais, elle t'as vue revenir du bal avec un autre. Ton ami indien, Jacob. Je suis désolé, mais j'étais tellement jaloux…Je suis pitoyable !
-Quoi ? Mais non !, protestai-je, De quoi parles-tu ?
-Je n'avais pas le droit de te priver d'une soirée normale avec un être normal, quelqu'un qui ne soit pas un monstre ! Comment pouvait-il dire ça ? Comment pouvait-il croire que j'aurais voulu aller au bal avec un autre que lui ?
-Tu… Tu regrettes de m'avoir invitée ? Une nouvelle possibilité veniat de m'apparaître, et elle ne me réjouissait guère. Aussi attendais-je la réponse avec appréhension.
-Oui. Une seule syllabe. Une seule et unique syllabe qui avait lacéré mon cœur. Ma douleur dut se lire sur mon visage car il se rattrapa immédiatement :
-Mais c'est seulement parce que tu mérites tellement mieux. La preuve, je ne cesse de te faire souffrir. Si tu ne m'avais pas accompagné, tu n'aurais pas fini la soirée en larmes, mais à embrasser ton nouveau petit ami !
-Comment peux-tu dire ça ? Je compte donc si peu à tes yeux ? Ma voix était plus aiguë que d'ordinaire, mais j'en avais assez qu'il me laisse dans l'incertitude.
POINT DE VUE EDWARD.
-Comment peux-tu dire ça ? Je compte donc si peu à tes yeux ? Je me rendis compte de ma nouvelle erreur. Je ne cessais de lui dire que je l'aimais pour ensuite la faire douter. Ses yeux étaient brillants de larmes.
-Non Bella, chuchotai-je. Bien sûr que tu comptes.
-Alors pourquoi ne cesses-tu de me repousser ?
-Parce que je suis un monstre, Bella ! Parce qu'à cet instant même, ton sang me tente d'une façon insupportable, parce qu'à tout instant, ta vie pourrait arriver à son terme, et tout ça, à cause de moi !
-C'est faux ! D'après ce que tu m'as dit, j'aurais dû mourir un nombre incalculable de fois ! Et c'est grâce à toi que je suis ici ! Alors, si tu te fiches de moi, dis-le moi une bonne fois pour toute, mais cesse de me torturer comme ça ! Alors qu'elle finissait sa phrase, je vis une larme rouler le long de sa joue. Je la faisais pleurer ! J'étais le pire des monstres. Elle baissa les yeux pour fixer de nouveau le sol alors que de nouvelles larmes rejoignaient la première.
-Bella, excuse-moi. Bella ? Bella, regarde-moi, s'il te plaît. Elle leva légèrement la tête mais garda les yeux rivés au sol. Bella, repris-je, je suis désolé. Bella, je t'aime. C'est pour ça que je tente de te mettre en garde contre moi. Ma famille et moi, même si nous sommes végétariens, sommes dangereux pour toi. Mais je t'aime tellement, Bella, que si mon cœur battait encore, il en exploserait. Tu es ma seule et unique raison de vivre, et même si cela semble impossible, je t'aime un peu plus chaque jour. Je posais mon doigt sous son menton pour qu'elle lève la tête. En croisant son regard, je compris qu'il n'y avait qu'une seule solution de lui montrer combien je l'aimais.
Doucement, j'approchai mon visage du sien tout en gardant mon regard ancré dans le sien. Lorsque mes lèvres se posèrent sur les siennes, elle enroula ses mains derrière ma nuque alors que les miennes se collaient à son dos pour l'attirer un peu plus à moi. La texture de ses lèvres était ce qu'il y avait de meilleur au monde. L'une de mes mains remonta le long de son dos pour aller se loger dans sa nuque, puis dans ses cheveux.
POINT DE VUE BELLA.
Nous étions allongés l'un à côté de l'autre, lèvres soudées. Il me fit basculer sur le côté pour se placer au dessus de moi. L'air me manquait, mais ça m'était égal. Ses lèvres glacées s'entrouvrirent pour me permettre de goûter son haleine glacée. Il détacha ses lèvres des miennes pour me laisser reprendre mon souffle. J'étais hors d'haleine et mon cœur battait à toute allure. Doucement, il nous fit rouler, pour que je me retrouve à moitié au dessus de lui avant de poser ses lèvres glacées sur mon front. J'étais si bien…
Je ne sais pas combien de temps nous sommes restés ainsi ; toujours est-il qu'Alice a du venir nous chercher pour me raccompagner à la maison, mettant fin à cet instant si parfait. Après m'être débarrassée des feuilles collées à mes vêtements et cheveux, je dis au revoir à Edward de la meilleure des façons. Il s'empara tendrement de mes lèvres en promettant de me rejoindre plus tard.
Alice me reconduisit chez moi le sourire aux lèvres. Avant de descendre, je la remerciais pour tout ce qu'elle avait fait avant de la serrer dans mes bras.
-Oh, Bella, attends ! Ta robe !
-Oh, c'est vrai ! Trop vite pour mes yeux, elle sortit de la voiture et me tendit un énorme paquet blanc. Je la remerciai une nouvelle fois avant de franchir la porte d'entrée. Mon père me demanda comment s'était passé le bal. Je lui mentis. Je lui affirmais que tout s'était passé à merveille et montais dans ma chambre poser la robe. Je passais les trois quarts d'heure suivants à tourner en rond dans la maison ; Edward avait dit qu'il passerait, mais il n'avait pas précisé quand. Pour tuer le temps, je pris une longue douche puis me séchai les cheveux avant de retourner dans le salon, armée du huitième tome de la série « Bobby Pendragon ». J'eus du mal à me concentrer au début, mais l'histoire finit par m'entraîner jusqu'à une heure décente pour préparer le dîner. Je préparai un osso bucco à la milanaise, que j'avais choisi pour sa longueur.
Deux heures et demie plus tard, je dressai la table et appelai mon père.
-Hum, Bella, ça sent divinement bon !
-Osso bucco à la milanaise, annonçais-je.
-C'est délicieux, fit-il remarquer après avoir porté la fourchette à sa bouche. Je gardai les yeux rivés à la pendule toute la durée du repas pour me précipiter en haut une fois la vaisselle finie. Le cœur battant, j'arrivais dans ma chambre pour constater qu'il m'attendait déjà.
Voilà… Alors, est-ce que ça vous a plu ??? Avez-vous aimé le baiser ? Trouvez-vous qu'il respecte assez l'esprit Twilight ? Pour me le dire… REVIEWS !!!^^ Merci une fois de plus, à toutes celles et ceux qui laissent des reviews, j'ai nommé : Saya330, Nienna-lo, Nomie, Joanie, Demoisel, Fan2twilight, Tite-lilith, Malfoy Funambule, Lyil (Bienvenue^^), Doudoune, Puky, et bien sûr, Clara pour toutes vos reviews super géniales. Merci à vous de prendre le temps de donner vos avis. Au fait, poour le problème dont j'ai précédemment parlé, c'est bon, tout est réglé… Merci encore, gros bisous, et j'espère que ça vous a plu…
