Chapitre 21.
ATTENTION, CE CHAPITRE CONTIENT DES SCENES DE VIOLENCE QUI PEUVENT ETRE CHOQUANTES ! SI VOUS CRAIGNEZ LES COMBATS, PASSEZ DIRECTEMENT AU POV BELLA. Rassurez-vous, si vous avez lu Hésitation (tome 3 de la saga Fascination) vous pouvez le supporter, mais comme je n'étais pas sûre du rating que je devais mettre, je l'ai laissé tel quel…C'est donc pour ça que je préviens…
POINT DE VUE JACOB.
Après que j'aie repoussé l'attaque du premier mâle, le second se jeta sur moi. Je l'esquivais avant de foncer sur Victoria. Je la pris à la gorge, même si je savais que ça ne lui ferait aucun effet et la plaquai contre un mur de roche. Lorsque nous le heurtâmes, des morceaux s'en décollèrent. Ses deux acolytes revinrent à la charge. Je les repoussais, le temps de sectionner la gorge à cette sangsue. Après une bonne minute d'efforts, j'envoyais sa tête rouler avant d'essayer de la démembrer… Mais c'était sans compter les deux affreux… Ils me foncèrent dessus, libérant le corps étêté de Victoria et m'envoyant rouler au sol. Je me relevai aussitôt pour attaquer le blond qui me semblait plus coriace. Ses dents tranchantes comme des lames de rasoirs gorgées de venin s'approchèrent dangereusement de mon visage lupin. Je lui décochai un coup de poing qui le fit légèrement reculer. Avec un feulement, je m'attaquai à son cou pour détacher sa tête de son corps. Mais je devais faire vite, la tête de Victoria risquait de rallier son corps. En y mettant toute ma force, j'attrapais ses cheveux…respirai un grand coup… et hurlais de douleur. Le brun venait de me briser une omoplate ! J'allais le massacrer ! Je projetais le géant blond contre un arbre avant de me retourner vers l'autre et de l'empoigner de mon bras valide. De nouveau, j'entrepris de trancher sa gorge quand j'entendis un hurlement lupin. Je tournai la tête pour me voir un immense loup au pelage blanc immaculé. Il se jeta sur le blond, saisissant sa gorge entre ses crocs. J'aurais bien suivi le combat, mais je commençais à avoir du mal à maintenir le petit nerveux. Décidé à en finir une bonne fois pour toutes, je plantai mes dents dans sa chair dure comme le marbre.
Après quelques minutes d'effort, je commençais à empiler des bûches en cherchant un moyen de faire du feu.. Le loup blanc avait déjà trouvé la solution et apportait une torche enflammée qu'il jeta sur le tas de bois qui s'embrasa aussitôt. Nous y jetâmes les morceaux plein de sang et de venin qui s'enflammèrent et commencèrent à dégager une fumée épaisse et violette. Je m'approchai du loup-garou (car, manifestement, c'en était un) mais il s'enfuit dans les bois. Sans vraiment savoir ce que j'étais censé faire, j'informais en pensées les autres loups de la tribu que j'allais bien et qu'il était inutile de s'inquiéter. Je les rassurais, les informai de l'existence probable d'une autre tribu ici et les prévenais que Victoria avait réussi à s'échapper… encore une fois avant de me transformer derrière un arbre et enfilai le short que j'avais (heureusement) pensé à amener. Je revins vers le bûcher et m'assis, en attendant…que quelque chose se passe.
-Comment va ton épaule ? Je sursautai en entendant cette voix féminine. Je me relevai pour faire face à une adolescente charmante d'environs 21 ans. Environ 1m70, elle avait des yeux d'un vert surprenant s'accordant parfaitement à ses cheveux noirs de jais. Elle attendait ma réponse.
-Euh…
-Il faut bien la remettre, sinon, tu risques d'être obligé de la briser de nouveau pour la remettre correctement, ça m'est arrivé, une fois… Ca faisait un mal de chien ! Mais tu verras, d'ici une demi-heure, tout sera remis en place… Ca devrait déjà chauffer…
En effet, je sentais de la chaleur se diffuser dans mon épaule…Mais comment le savait-elle ?
-Oh ! Je suis désolée, je ne me suis pas présentée… Je m'appelle Monica et, comme tu l'auras deviné, je suis un loup…
-Tu…tu veux dire que…C'était toi ?! M'exclamais-je incrédule.
-Le loup blanc ? Evidemment ! Elle éclata de rire, l'un des rires les plus charmants qu'il m'ait été donné d'entendre. Ses prunelles s'allumèrent, faisant manquer un battement à mon cœur.
POINT DE VUE BELLA.
Après cinq jours de torture, j'avais été autorisée à renter chez moi. Je m'étais parfois demandé comment je ferais si je venais à avoir un bras et une jambe dans le plâtre… J'avais désormais la réponse… Et elle ne plaisait vraiment pas. J'étais obligée de sautiller sur ma jambe valide en appuyant mon bras valide sur une béquille et je passai la majeure partie de mon temps sur le canapé. Deux jours après mon retour à la maison, alors que je songeais à mettre fin à mes jours, Alice déboula dans le salon, manquant de me déclencher une crise cardiaque.
-Bouh ! Je ne pus résister à sa moue joyeuse et lui retournais son sourire.
-Alice ! Tu m'as manqué !
-Bella, on s'est vues il y a deux jours, s'esclaffa-t-elle en me prenant dans ses bras.
-Oui, mais c'est trop ! Pourquoi personne n'est passé me voir ?
-Attention, tu deviens exigeante…
-Je sais…Mais j'ai des excuses… Un court silence s'installa entre nous jusqu'à ce qu'elle demande :
-Bella…Pourquoi veux-tu repartir à Phénix ? Comment le savait-elle ? Ah, oui ! Edward et ses pouvoirs l'avaient sans doute aidée…
-Je n'y vais que pour les vacances, et pour faire plaisir à mes parents. Mais je n'ai aucune envie de quitter Forks. Ma place est ici, avec vous… Enfin, si vous êtes d'accord…
-Bella… Je ne te vois pas revenir.
-Quand tu dis ça…Est-ce que j'emménage à Phénix, ou…
-Eh bien… C'est assez flou… Mais… Il faut que je le dise… Attends, je reviens ! Elle se leva et se dirigea vers la porte, me promettant de revenir plus tard.
POINT DE VUE EDWARD.
Elle allait partir. Pour ne jamais revenir. Elle allait me quitter. Je ne pouvais que la comprendre, elle avait failli perdre la vie à cause de moi. Elle avait été jetée du haut de son escalier puis torturée par ma faute. Sans oublier que je venais de lui avouer que j'avais soif de son sang. Mais je ne pouvais me faire à l'idée qu'elle s'éloigne de moi, que je ne sois qu'une passade, une lubie adolescente. J'avais réellement espéré me tromper, mais Alice elle-même ne la voyait pas revenir. J'allais perdre ma seule raison de vivre. De frustration, je donnais un violent coup dans une souche à mes pieds qui vola en éclats. Je mourrais d'envie de la retenir. Mais je n'en avais pas le droit. Je m'étais juré de lui laisser le choix, même si ça me brisait le cœur que je n'avais plus.
Alice venait à l'instant de quitter la maison pour aller la voir. Mais ce n'était qu'une perte de temps. Si Bella voulait partir, elle partirait. Je décidai de retourner à la maison pour m'installer devant mon piano. Doucement, je commençai à jouer sa berceuse de façon plus mélancolique qu'à l'accoutumée. Les notes s'allongeaient, se faisaient plus graves, plus tristes. Elles traduisaient toute ma tristesse et mon désespoir à l'idée de voir Bella s'éloigner. Pour la première fois depuis longtemps, je perdis la notion du temps et fus surpris de voir Alice débouler dans le salon. Je n'avais entendu ni ses pensées ni ses pas. Elle s'approcha de moi et me saisit par le col.
-Toi ! s'exclama-t-elle, furieuse. Suis-moi ! Ne discute pas ! Comment peux-tu faire ça ? Comment peux-tu la laisser partir alors que tu sais que tu ne survivras pas sans elle ? Comment peux-tu lui faire ça ? Te faire ça ? Nous faire ça ?
-Alice, elle a le droit…
-Elle n'a rien du tout ! Tu viens et tu te tais ! Sachant que rien ne pourrait ramener ma sœur à la raison, je la suivis sans mot dire. Nous arrivâmes chez Bella en quelques minutes. Alice ouvrit violemment la porte, me tira jusqu'au canapé où se trouvait Bella et me planta face à la plus merveilleuse des créatures. J'eus l'impression que son visage s'éclaira à ma vue, mais, étant donné qu'elle s'apprêtait à me quitter, je n'étais plus sûr de rien. Elle se leva péniblement pour se mettre face à moi. Il y avait dans son regard cette lueur…
N'y tenant plus, je la pris dans mes bras. Peu m'importait qu'elle ne veuille pas de moi, qu'elle veuille vivre à l'autre bout du pays pour s'éloigner de moi. J'avais besoin de la sentir contre moi, de sentir son parfum, sa chaleur… Si elle parut d'abord surprise, elle finit par passer ses bras dans mon dos, me procurant la plus formidable des sensations.
-Bella, je t'aime. Je savais que je n'avais pas le droit de lui dire ça, mais je ne pouvais m'en empêcher.
POINT DE VUE BELLA.
-Bella, je t'aime.
Comment pouvait-il penser un seul instant que je pourrais le quitter ? Comme s'il était humainement possible de renoncer à la sensation que j'éprouvais dans ses bras. J'aurais pu rester ainsi une vie entière. Avec un soupir, je me détachai de lui pour planter mes yeux dans son regard topaze.
-Edward… Il faut que…Tu penses vraiment que j'ai envie de te quitter ? Sa réponse se lisait clairement dans ses yeux. Oui. Il y croyait. Il était réellement persuadé que je voulais m'éloigner de lui. C'était l'être le plus brillant que je connaisse, et il n'arrivait même pas à voir combien j'étais dépendante de lui.
Je passais ma main valide derrière sa nuque et me dressai sur mon pied en bon état pour poser doucement mes lèvres sur les siennes. Le contact glacé de ses lèvres me fit frissonner alors qu'il me soulevait pour me poser sur le buffet sans rompre notre étreinte. J'étais déjà essoufflée, mais je m'en fichais. Ce baiser comptait parmi les meilleurs de ma vie. Edward y mettait tout son soulagement et son amour alors que je tentais, par ce même baiser, de le rassurer, de lui montrer combien j'avais besoin de lui. J'enroulai ma jambe autour de sa taille alors que mon bras crochetait sa nuque.
-Je t'aime Edward. Je ne veux pas partir.
-Ne vas pas à Phénix. Il était tout aussi essoufflé que moi, bien qu'il n'ait pas besoin de respirer.
-J'ai promis à ma mère. Juste pour les vacances. Je serai de retour avant la rentrée… D'ailleurs, ajoutai-je, tu pourrais m'accompagner. Viens avec moi à Phénix !
-Bella… Tu ne te souviens pas… Je ne peux pas me montrer au soleil.
-Oui, je sais, tu brilles, mais… On pourrait rester à l'intérieur !
-Bella, je ne vais pas te forcer à vivre cachée !
-Ce que tu peux être borné ! Je me fiche de l'endroit où je me trouve tant que je suis avec toi ! Je… Je suis à court d'arguments, Edward. Tu trouves constamment le moyen de te rejeter la faute. Avec toi, tout est toujours de ta faute ! Tu ne comprends pas, toi qui es si brillant, que tu as le droit, pour une fois, de faire ce que tu veux ! Si tu ne veux pas venir, très bien, mais fais-le pour les bonnes raisons, pas parce que tu as peur que je m'ennuie… Premièrement, avec toi, c'est impossible, et deuxièmement, je peux me passer de soleil, je ne bronze jamais. Alors fais ce que tu veux…
La suite de ma phrase fut étouffée par les lèvres d'Edward sur les miennes.
-Je viens, souffla-t-il avant de reprendre notre baiser.
Alors ??? Comment avez-vous trouvé ? J'espère que vous êtes rassurés… J'ai adoré vos reviews inquiètes pour Edward^^. Et que pensez-vous de ce baiser ? Du combat et de la rencontre de Jake ? Et…Qu'attendez-vous de leur séjour à Phénix ??? Une seule façon de vous faire entendre…REVIEWS^^. Alors, merci d'avance à ce qui m'ne laisseront et un GRAND merci à Naku (pour une fois, le chapitre finit bien pr ton cher Eddi^^), Lyil, Pitchoune-Bella, Puky, Malfoy-Funambule, Lyly7, Nomie, Darkayora, Clem, Mademoiselle-M7, Misiri-addict, Jlukes, Lapda, Lilinette, Ninie77, Mouss', Mama Noel (ta première review^^), Tiif', HOuna (alors, ce voyage ?), Pinktwilight1, Tite-lilith (pas de voyage en Italie, désolée^^), Bunny188 et Mimily pour vos SUPER reviews !!!
