Avant toute chose, et même si je le répète tout le temps, je suis profondément navrée pour le retard impardonnable que j'ai n'ai pas arrêté Never Forget, comme l'ont cru certains suite à ces deux mois sans nouvelle… Je suis vraiment désolée (je sais, je dis constamment ça, mais c'est la pure vérité). Même si cela ne m'excuse pas, j'ai vraiment eu du mal à démarrer l'année, j'ai accumulé du retard à tous les niveaux, et j'ai eu une grosse panne d'inspiration. J'ai donc vraiment eu du mal avec ce chapitre ; j'espère néanmoins que vous l'apprécierez. Encore désolée, je vous laisse le lire.

Chapitre 30. Soif.

POINT DE VUE BELLA.

Je ne m'étais rendue compte que ma gorge était sèche comme le désert et me brûlait douloureusement qu'après qu'Alice ait parlé de chasse. J'avais soif. Je sentis Edward se raidir à côté de moi. Je tournais la tête vers lui, perplexe.

-Jasper ressent ta soif, expliqua-t-il. Je m'attendais encore à rougir, oubliant ma nouvelle condition d'immortelle, avant d'essayer en vain de contenir ma soif. Mais plus j'essayais et plus le feu de ma gorge s'étendait. Je sentais quelque chose – du venin ?- me couler le long de l'œsophage.

Jasper laissa échapper un gémissement plaintif.

-Désolée, je n'arrive pas à me contrôler…

Plutôt que de tenter de restreindre ma soif, j'essayai de focaliser mon esprit sur autre chose… Edward. Il était le seul qui pourrait me détourner de ma soif dévorante, de mon besoin de sang… Assez !, me morigénai-je intérieurement, pense à Edward. Rien d'autre. Pense à son baiser, au goût de ses lèvres sur les tiennes, à la sensation nos langues entrelacées…

Je me tournai vers lui pour me plonger dans ses iris topaze. A cet instant, la seule chose importante était que nous étions réunis. A jamais. Sans que rien ne puisse plus nous séparer. Plus de James, plus de Victoria. Même les Quileutes ne poseraient aucun problème. Bien sûr, je ne pourrais plus voir mes parents ni mes amis, et je ne savais pas si Jake accepterait de nouveau de me parler… Mais j'avais à mes côtés Edward, Alice, Esmée, Carlisle, Jasper, Emmett, et même Rosalie !

Edward se pencha doucement vers moi pour déposer un léger baiser à la commissure de mes lèvres.

-Bella ? Tu te sens prête ?

De quoi parlait Alice ? Ah, oui ! La chasse. C'est malin, j'avais presque oublié ma soif… Etais-je prête ?

-Aucune idée…

-Parfait ! On peut y aller, alors !

Le sens de la logique d'Alice m'étonnait toujours. On aurait pu penser que c'était du à son état de vampire, mais même maintenant que j'avais rejoint les rangs des immortels, elle restait une énigme à mes yeux...

Ma meilleure amie, suite à ses mots, saisit la main de Jasper, courut jusqu'à la fenêtre et sauta pour atterrir gracieusement dans l'herbe.

Ils furent bientôt imités par Emmett et Rosalie et Carlisle et Esmée. Enfin, Edward prit ma main et m'entraîna à leur suite.

Je stoppai net. Mon nouveau cerveau vampirique, sans que je m'en rende compte, avait déjà calculé la distance séparant la fenêtre du sol… Et mes instincts humains étaient toujours présents, me signalant qu'il était préférable d'éviter la chute.

Edward partit d'un rire léger.

-Tu ne risque rien, Bella.

-Je sais, mais…C'est haut !

-Préférerais-tu passer par la porte d'entrée ? Il avait l'air sérieux, mais je décelai dans ses yeux une lueur d'amusement. Je savais que mes prochains mots provoqueraient l'hilarité d'Emmett pour plusieurs décennies… Je répondis néanmoins :

-Je préférerai, oui…

A voir l'expression ahurie d'Edward, il ne s'attendait pas à ce que je le prenne au sérieux… Cependant, sans me démonter, je sortis de la chambre et courus jusqu'à la porte avant de rejoindre les Cullen au dehors. Bien entendu, Emmett était littéralement écroulé de rire, Alice pouffait, Jasper affichait une moue amusé, et Esmée et Carlisle essayaient tant bien que mal de rester impassibles. Même Rosalie arborait un léger sourire.

Sans pour autant me démonter, et maintenant que ma tendance à rougir ne pouvait plus me trahir, je m'arrêtai devant eux comme si de rien n'était.

Après qu'ils aient réussi à se calmer, Alice proposa que les « festivités » commencent.

Emmett fut le premier à partir. Si vite que je fus étonnée de parvenir à distinguer le moindre de ses mouvements. C'était tellement étrange, tellement déstabilisant ! J'arrivais à percevoir le moindre de ses mouvements, geste par geste.

-Etrange, n'est-ce pas ? me murmura ce magnifique ténor que je connaissais tant. Jamais je n'aurais pu penser que sa voix pourrait me paraître plus belle encore. Pourtant, c'était le cas.

-Oui.

En souriant, il me prit la main et s'élança à son tour.

Nous filions à toute vitesse. Je sentais le vent sur chaque millimètre de ma peau, de mon visage, mais ça ne me dérangeait nullement, bien au contraire.

Je voyais les arbres défiler à une vitesse vertigineuse, mais ils demeuraient nets... J'étouffai une exclamation de surprise. Tout était tellement... plus puissant. Tous mes sens étaient exacerbés et décuplés.

Soudain, Edward s'arrêta et posa un index sur ses lèvres. Silencieusement, il m'indiqua d'un geste gracieux de la tête un troupeau d'élans qui s'abreuvaient non loin de là.

Il s'élança sans un bruit et faucha un animal au passage. Il atterrit une vingtaine de mètres plus loin, les crocs déjà plantés dans la jugulaire de sa proie, la drainant de son sang. Je restai plantée là, à l'observer, fascinée. Comment pouvait-il constamment avoir autant de grâce ?

Une fois rassasié, il leva son regard incendiaire vers moi en m'offrant un sourire éblouissant.

Après avoir soufflé un grand coup, je m'élançai à mon tour, et refermai mes bras sur les flans d'un des élans et plantai mes nouveaux crocs dans sa chair. Je sentais un filet de sang s'échapper de sa blessure alors que l'animal se débattait. Je savais que je m'y étais mal prise, et que je le faisais souffrir inutilement. Je me retirai doucement pour replanter mes crocs dans son cou. Cette fois, un flot de sang jaillit et je sus que je m'y prenais bien mieux. Je sentais le sang chaud couler le long de ma gorge, me rassasiant.

Etrangement, me repaître du sang d'un animal encore vivant ne me dégoutait pas. Au contraire, je me sentais bien mieux à présent que la brûlure de ma gorge s'était apaisée. Une fois repue, je me relevai doucement. Edward me couvait du regard à quelques mètres de là. En quelques enjambées vampiriques, il me rejoint et essuya un filet de sang au coin de mes lèvres avant de m'embrasser.

Si notre baiser un peu plus tôt s'était montré moins prudent que d'habitude, celui là était radicalement différent.

Passionné, tendre, fougueux et brûlant, provoquant une explosion de sensations que jamais je n'aurais pu supporter si j'avais encore été humaine.

Je ne sais pas combien de temps dura notre baiser -une minute ? une heure ? une journée ?- mais je peux affirmer qu'à l'instant où Emmett nous avait interrompus, j'avais réellement envisager la possibilité de le tuer.

POINT DE VUE EMMETT.

Honnêtement, je ne savais même pas que je les trouverais là, en train de s'embrasser. C'était un pur hasard. Mais, comme le hasard fait si bien les choses, j'avais été obligé de les interrompre. De même que je serais forcé, dans les prochains jours, de faire des remarques toutes plus lourdes et moins raffinées les unes que les autres.

C'est avec un immense sourire que je m'approchai d'eux en sifflant.

-Eh bah, dis donc, Bella, toujours pas rassasiée ?

A cet instant, j'aurais presque regretté qu'elle ne puisse plus rougir…Presque, car son nouveau statut d'immortel m'offrait une éternité de remarques plus ou moins fines.

POINT DE VUE BELLA.

Une fois de retour à la maison, je râlais toujours après Emmett, lui promettant une éternité de souffrance, ce qui le fit beaucoup rire. Nous passâmes ensuit à un sujet bien plus épineux… Charlie. Que fallait-il faire ?

-Bien entendu, il est hors de question que Bella le voie en chair et en os. Il est bien trop tôt pour que tu arrives à te contrôler, dit Carlisle.

-Pourquoi pas par téléphone, suggéra Esmée.

-Oui, ce serait possible, bien sûr. Mais comment lui expliquer qu'il ne pourra pas revoir Bella avant au moins plusieurs décennies ?

-Charlie, intervint Edward, est un homme intelligent. Je suis certain qu'il ne poserait aucune question s'il savait que c'était son seul moyen de rester en contact avec Bella. Quand à Renée, les mails et quelques coups de fil suffiront pendant un moment.

-Mais… Edward, ma voix. Elle a changé, ils le remarqueront. A la limite, Renée pourrait éventuellement ne pas y prêter vraiment attention, mais Charlie…

-Encore une fois, je suis persuadé que si tu lui expliquais que c'était votre seule chance de rester en contact, il ne poserait aucune question.

-Mais qu'est-ce que je vais bien pouvoir lui raconter ?

-N'importe quoi, qu'on part en voyage, que je t'enlève pour notre mariage à Las Vegas…

Je poussai un léger soupir. De soulagement, de regret, de culpabilité. De soulagement parce que je n'aurais pas à être totalement coupée de mon monde, de regret parce que, malgré tout, je ne pourrais plus voir mon père ou ma mère et de culpabilité parce que j'avais tout. C'était injuste. Chaque membre de la famille avait du oublier sa vie humaine et avait connu d'horribles tragédies, alors que moi, j'arrivais comme une fleur, embrassant ma nouvelle vie tout en gardant contact avec mon ancien univers.

POINT DE VUE EDWARD.

Du bonheur. C'est ce que je ressentais. Du bonheur à l'état pur. Tellement de bonheur que j'avais l'impression que j'allais exploser sous peu. Bella faisait désormais partie à part entière de notre famille, et ce pour le reste de l'éternité. Nous ne serions jamais séparés, ou au moins pas avant plusieurs centaines d'années. En plus, elle allait pouvoir rester en contact avec sa famille, les Quileutes ne poseraient aucun problème, et surtout, Victoria était morte. Plus rien ne nous menaçait.

J'avais réellement assimilé le fait qu'elle ne mourrait jamais quand je l'avais vu chasser. C'était réel. Elle était vraiment immortelle.

Bella poussa un soupir à côté de moi.

-Bien, je vais l'appeler, même si je n'ai aucune idée de ce que je vais pouvoir lui raconter.

POINT DE VUE CHARLIE.

Cela faisait trois jours que je n'avais plus de nouvelles de Bella. Bien sûr, Alice ou Carlisle m'appelaient régulièrement pour me tenir au courant de son soi-disant état. Bella aurait la grippe. J'étais certain, même s'ils persistaient à me raconter des histoires, qu'ils savaient que je n'étais pas dupe. Je ne cherchais même pas à savoir ce qu'il lui était réellement arrivé, le simple fait qu'elle soit bien en vie me suffisait. Lorsque j'en avais parlé à Billy, il n'avait pas semblait alarmé, bien au contraire. Il en savait bien plus qu'il ne le laissait paraître. Mais je leur faisais confiance. Peut-être avais-je tort ? La réponse me vint avec le premier coup de fil de Bella. C'était un samedi soir, alors que je commençais à perdre l'espoir de jamais la revoir. J'étais assis dans la cuisine, à contempler fixement le mur en face de moi, au rythme régulier du tic-tac de l'horloge quand la sonnerie du téléphone retentit. Ce bruit tranchait tellement avec le silence qui régnait avant que je faillis tomber. Je me ruai sur l'appareil et décrochai :

-Allo ?

-…Papa ? C'était elle. Je n'y croyais pas. Sa voix était différente, mais c'était bien elle.

-Be…Bella ? Ma voix tremblait d'émotion.

-Oui, c'est moi…

-Ca…Ca va ? Les mots avaient du mal à sortir.

-Oui, et toi ?

-Ca pourrait être pire.

-Je suis désolée, papa. Je sais que c'est horrible, mais on ne pourra plus se voir… en chair et en os. Je continuerai à t'appeler, à t'envoyer des messages, mais on ne pourra plus se voir

Elle hésita avant de poursuivre :

-Sauf si ça ne te convient pas…Auquel cas je promets de te laisser tranquille.

-Quoi ? Non, Bella, bien sûr que je veux avoir de tes nouvelles ! Je te fais confiance, et je sais que si tu ne m'en dis pas plus, c'est parce que tu n'as pas le choix.

C'était vrai, j'étais conscient qu'elle n'avait pas le choix. Mais je l'aimais, et j'étais prêt à tout pour simplement savoir qu'elle allait bien.

-Mais, Bella… Es-tu heureuse ?

-Oui, papa. Ne t'inquiète pas. Je suis en sécurité et… Je me sens bien.

-Alors c'est tout ce que j'ai besoin de savoir. Bella, je sais que je n'ai pas été le meilleur père qui soit, mais je t'aime.

C'était inhabituel pour moi d'avouer mes sentiments, mais il fallait que je lui dise.

-Moi aussi, papa…Mais, pour Renée, je vais lui simplement lui envoyer un mail, elle ne doit rien savoir.

-D'accord. Tu me rappelles bientôt ?

-Oui, ne t'inquiète pas. Au revoir.

POINT DE VUE BELLA.

Je raccrochai. Cette conversation avait été…étrange. Lui qui ne laissait jamais rien transparaître. Je sentis deux mains m'enlacer la taille et je me laissai aller contre le torse puissant d'Edward. Il embrassa doucement mon épaule puis ma clavicule, laissa une traînée de baisers le long de mon cou, avant de remonter vers mon menton et de s'emparer de mes lèvres, avant de s'interrompre.

-Suis-moi, dit-il en s'emparant de ma main.

Nous sortîmes de la maison et il m'entraîna dans la forêt. Après trois mille cinq cent quarante-deux mètres, il s'arrêta devant une magnifique maisonnette. Faite en pierre, elle était recouverte de lierre et de chèvrefeuille. Je n'eus pas le temps de m'attarder sur la beauté et la grâce de l'endroit car Edward m'attira à l'intérieur (magnifique et accueillant) et repartit à l'assaut de mes lèvres. Mes mains se perdaient dans ses cheveux fabuleux alors que les siennes (désormais à la même température que ma peau) étaient partout sur mon corps, menaçant de me faire exploser à tout instant. Ma respiration se faisait de plus en plus bruyante alors que respirer ne m'était même plus nécessaire. Mes lèvres quittèrent les siennes pour aller picorer son cou, son épaule. Nos vêtements nous quittèrent bientôt pour rejoindre le sol.

Cette nuit-là, Edward et moi fîmes l'amour pour la première fois… puis la deuxième, la troisième, la...


Voilà le dernier chapitre de Never forget. Ce n'est pas tout à fait fini, il reste encore l'épilogue. Je tiens, une nouvelle fois, à m'excuser pour mon retard. Je sais que ça craint, mais j'ai eu du mal. En plus, on arrive à la fin, et ca me rend toute tristoune XD. J'espère que vous avez quand même aimé, et qui sait, peut-être laisserez-vous une petite review?

D'ailleurs, en parlant de ça, merci aux reviewers du chapitre précédent: Lulupattinson, Bellardtwilight, Tali-ange, Butterflied75, CarlieCullen ( Ta review m'a ENORMEMENT touchée, c'était vraiment adorable et ca m'a fait très tres plaisir), Bérangère, 25lilou27, Miss-Marie-33, Stellamour, Nomie, Edgounette, Emy299, eliloulou, Elisect, Sosolaidie, Christelle31, et Fleur50.

Merci à toutes (et tous?) celles (et ceux?^^) qui m'ont soutenu depuis le début, qui sont arrivés en cours de route, et qui sait, ceux qui découvriront Never forget. J'espère que ça vous a plut, vous plaît toujours et vous plaira. Je poste l'épilogue dès que possible, vous fais plein de bisous et vous remercie!!