« All's Fair » Tous les Moyens Sont Bons
Twilight, à S. Meyer
All's Fair, à All you need is Moz
Traduction, à Selina972
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Chapitre 02
On est jeudi et je suis assise dans la grande salle m'accordant un verre de vin... bon OK, la moitié de la bouteille mais ne me jugez pas.
Alice tient Max sur ses genoux. Ses petites joues sont rouges. Il est agité et chouineur. Alice dit avec humeur en le tenant contre sa poitrine.
« Qu'est ce que je peux lui donner pour le soulager de ses poussées dentaires ? Ce gel n'a rien fait de bien. ».
« Je crois que Charlie disait qu'il avait l'habitude de me donner une cuillère en bois à mâchouiller. ». Je suis assez inutile lorsqu'il s'agit de connaissance sur les enfants. Je n'ai pas de frère et sœur, donc je n'ai pas vraiment été à proximité de bébés avant Max.
Alice se marre. « Une cuillère en bois ? C'est une chance que tu n'ai pas eu d'échardes dans la langue. ».
Nous passons une nouvelle nuit devant la TV, lorsque nous sommes interrompues dans cette activité exaltante par la sonnerie de la porte d'entrée.
« J'y vais. ». Alice se lève et va vers l'entrée.
La voix surexcitée de Jessica attaque mes oreilles avant même que je la vois. Alice l'aime bien car elle prodigue de l'attention sur Max et quiconque faisant des louanges à son fils ne peut être vraiment mauvais.
Jessica roucoule devant Max en entrant dans la pièce. « Ha. Qui est ce bel homme ? ». Elle se laisse tomber sur le canapé, juste à coté de moi.
Jessica Stanley est un autre souvenir qui me reste du lycée. Je l'apprécie assez bien et depuis qu'elle a emménagé en ville, nous gardons un contact assez régulier. Au lycée, Jessica était une incorrigible commère et ça n'a pas vraiment changé depuis. Elle surgit d'un coup, toutes les deux semaines environ et nous renseigne sur la vie des gens dont franchement j'ai rien à secouer.
Lauren Mallory est la grande amie de Jessica et, est souvent le principal sujet de conversation. Lauren traine toujours avec Rosalie et est un peu comme son ombre. Elle est comme une version amoindrie de Rosalie... un peu moins blonde, un peu moins jolie.
« Lauren n'est pas très ravie de Rosalie en ce moment. ». C'est parti... Une fois qu'elle est installée avec son verre de vin, Jessica démarre. Je m'en moque mais feint de l'intérêt.
« Pourquoi ? ».
« Ben alors, elle a ce nouveau gars et elle n'arrête jamais de vanter combien il est fabuleux. Lauren a l'impression qu'elle est un peu trop dedans. ». Les yeux de Jessica brillent. Elle aime vraiment partager ses ragots.
Je demande. « Et qui est le pauvre malheureux ? ». Alice rigole.
« Lauren le nomme 'E'. elle l'a déjà rencontré et a dit qu'il est beau à en tomber raide. ». J'échange un regard significatif avec Alice et secoue ma tête ne voulant pas qu'elle mentionne ma rencontre avec le 'E' en question.
Alice l'interrompt. « Mais pourquoi est ce qu'elles l'appellent 'E' ? ça donne l'impression qu'il est une sorte de drogue. ».
« Je ne sais pas, c'est étrange pas vrai ? Apparemment ce serait son surnom. ».
Jessica reste un peu plus longtemps, me racontant le mariage d'Angela Weber avec Ben Cheney et comment elle a vraiment crue qu'elle était enceinte. Alors qu'elle s'apprête à partir, elle ajoute.
« Il semblerait que Rosalie craque carrément pour celui là. Elle veut qu'il l'emmène à Aspen pour Noël. D'habitude, ils ne durent pas plus de cinq minutes avec elle. Quoi qu'il en soit, je dois filer. ». Elle sort rapidement. Alice ricane.
« Wow. Et moi qui croyais que j'étais surexcitée ! ». J'acquiesce doucement et soupire.
« Purée, Edward est sérieux avec Rosalie. Je pense que je vais annuler notre rendez vous de demain soir. ».
Alice s'exclame. « N'importe quoi. Tu dois le rencontrer. Histoire de voir si tu peux le tenir à l'écart du coté obscur. ».
« Nan, regardes moi Alice. Ça serait comme passer de la plus fine cuisine à la pizza. ».
« HEY ! Moi j'aime la pizza ! Et tu as une vision complétement faussée de ta petite personne. Tu es extrêmement jolie. Ou tu le serais si tu faisais autre chose qu'un chignon avec tes cheveux et que tu portais des vêtements décents rien qu'une fois. ».
Alice se rapproche de moi et commence à jouer avec mes cheveux. « Laisses moi t'aider à te préparer demain. Je m'occuperais de tes cheveux et t'aiderais avec ton maquillage. Tu seras fabuleuse, je te le garantis. ».
Je lui souris et même si je sais qu'elle a tort, je la laisserai m'aider et ferais de mon mieux, même si je sais que cela sera loin d'être suffisant. On retourne s'assoir et elle me demande.
« Est ce que tu as vu Jasper ce soir ? ».
Je marmonne. « Je crois qu'il sortait avec cette suédoise Kate, qui est en bas de la rue. ». Il est la seule personne dans cette maison qui a un minimum d'actions.
« Pff. C'est vraiment un queutard. ». Alice semble vraiment pas ravie. Peut être qu'elle a vraiment besoin de se faire quelqu'un car ces derniers jours elle est plus tendue qu'un tambour. Je prends la défense de notre ami.
« Il ne l'est pas Alice. Il est à peine sorti depuis l'accident. J'aimerai vraiment que vous vous entendiez et non pas que vous vous cherchiez des noises sans arrêt ou je vais être obligée de porter un gilet pare-balles et ça ne me va pas du tout.
« Écoutes Bella. C'est lui qui a commencé. Me questionner sur mes vergetures et me fixer lorsque je nourris Max au sein tout en me disant des commentaires genre 'Je souhaiterais redevenir un bébé.' ». Alice imite parfaitement bien son accent texan et je ne peux m'empêcher de rire en entendant ça.
« Essaies au moins OK ? Je suis sûre que vous pouvez vraiment vous aimez si vous essayez. ».
« OK. Mais il a intérêt à essayer aussi. ».
« Je suis sûre qu'il le fera. ». Je souhaite que quoi que soit leur problème, il soit résolu et que cet endroit ressemble plus à un foyer qu'à un champ de bataille.
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Alice s'énerve alors que je gigote sur ma chaise. « Bella. Arrêtes de bouger et tiens toi droite. ». Putain, j'ai l'impression que ça fait des heures que je suis là et j'en ai assez.
« Allez Alice, si ça prend autant de temps pour me donner l'air jolie alors c'est que je suis une cause perdue. ».
« Sois pas stupide Bella. J'ai presque fini. ». Je me calme car Alice commence à s'énerver et lorsque c'est le cas elle est comme un volcan en éruption.
Elle tourne la chaise d'un geste et me dit de me regarder dans le miroir. OK, Alice est la meilleure. Et j'adore ça.
Mes cheveux, raides et brillants, tombent en boucles souples le long de mon dos. Il semble même y avoir des reflets rouges alors qu'ils sont habituellement d'un brun terne. Mes yeux habituellement tout aussi d'un brun fadasse semblent sensuels et mes lèvres sont boudeuses et pleines. Alice a même choisi une tenue pour moi. Une chemise bleue marine... je ne savais même pas que la possédais... un pantalon près du corps noir, dont elle m'assure qu'il est parfait pour une occasion tel qu'un verre après le travail.
Un coup de klaxon se fait entendre à l'extérieur. Elle me balance mon sac à main et balance par la porte vers le taxi qui m'attend. « Amuses toi bien ! ». Elle dit au revoir en bougeant la petite main boudinée de Max sur le seuil de la porte.
J'arrive au bar un peu après 19h, faisant mon chemin à travers la foule de personnes venant de quitter leur travail, et cherchant désespérément Edward. Je finis par le voir gardant une table dans le fond. Il regarde autour de lui et ne m'a pas encore vue. Je racle ma gorge nerveusement.
Edward se redresse d'un coup et sourit. « Salut Bella. Laisses moi te chercher un verre... quel sera ton poison ? ».
« Non Edward. Je t'offre le verre, tu te rappelles ? ». Il semble mal à l'aise une seconde puis dit. « Une bière serait géniale. ».
Je fais mon chemin vers le bar et ordonne sa bière et une vodka tonic pour moi. Je repars prudemment jusqu'à notre table avec notre commande. La dernière chose que je veux serait de trébucher et de les renverser partout. Je ne suis pas aussi maladroite qu'étant adolescente mais il vaut mieux ne pas prendre de risque.
Je lui tends son verre. « Et voilà Edward. ». Je prends la chaise en face de lui et me demande ce que je peux dire ensuite.
« Alors Bella. Est ce que tu as toujours vécu à Seattle ? ».
« Non, j'ai vécu dans une petite ville appelée Forks avec mon père. Je suis venue à la fac ici et puis ma grand mère m'a laissé sa maison dans le coin alors, ben je suis restée. ». Je prends une gorgée de ma boisson pour calmer mes nerfs. « Et pour toi ? ».
« Je viens de Chicago à la base, puis j'ai emménagé ici il y a quelques années de ça avec ma famille. Mon père est médecin et ma mère apprécie le changement. ». Un sourire un coin embellit ses lèvres et j'en suis presque tombée de ma chaise tellement il est super sexy.
Il porte un costume noir charbon et une chemise noire qui lui vont parfaitement. J'ai envie de toucher les muscles situés sous l'étoffe. Ce mec est sérieusement hors de ma ligue mais j'ai le droit de regarder n'est ce pas ? Ses cheveux sont un peu hérissés et en bataille. Je remarque en le regardant qu'ils sont d'une couleur bronze inhabituelle. Une légère barbe pousse le long de sa mâchoire. Et du tout au tout, je suis complètement éblouie.
La conversation s'écoule de l'un vers l'autre. Il se renseigne sur mon boulot et j'apprends qu'il est architecte avec sa propre petite entreprise. Je lui parle de mes parents. De leur divorce lorsque j'avais dix ans, de ma mère qui aime l'aventure et de mon père qui, comme moi, est calme et préfère les livres. Même à dix ans, je savais que je devais rester et m'occuper de mon père. Ma mère s'en moquait, en fait, elle était soulagée qu'il ait quelqu'un pour s'occuper de lui. Elle m'a avoué plus tard que Charlie était toujours bien plus un enfant que je ne l'ai jamais été. Je vois ma mère régulièrement et je l'aime. Elle s'est récemment mariée à un joueur de baseball d'une ligue mineure, mais elle s'inquiète encore pour mon père.
Edward m'a parlé de ses parents. Mariés depuis près de trente ans et toujours complètement amoureux. Il blague.
« Je continues, encore maintenant, à les surprendre dans des positions compromettantes. Je jure que je suis traumatisé à vie. ».
Edward est incroyable, intelligent, drôle et … oh est ce que j'ai dit beau à tomber raide ?
Putain de Rosalie... Je lève mentalement mon poing vers elle.
On prend trois autres verres et je suis super heureuse lorsqu'il se penche et demande si je veux manger quelque chose. Je n'ai pas envie que ce faux rencard se termine et manger semble une bonne idée.
« Bien sûr. Il y a un super Italien en bas de la rue. ».
Edward se lève et met son manteau. « Je le connais. C'est un de mes préférés. ». Il fait le tour de la table et tient le mien pour moi.
Ajouter la galanterie à cette liste de mérites qui ne cesse d'augmenter...
On flâne dans les rues dans l'air frais du soir. Je sursaute un peu lorsqu'il saisi mon bras pour éviter que je marche dans une grande flaque. Il ne me lâche pas après qu'on ait contourné l'obstacle et j'apprécie secrètement le contact.
Une fois arrivés au petit restaurant, nous sommes dirigés vers une table et on reçoit chacun un menu. Je sais exactement ce que je veux. Leurs cannelloni sont à tomber et mon estomac gronde rien qu'à y penser.
Edward lève les yeux en souriant et soulève un sourcil. Il demande joyeusement. « Affamée Bella ? ».
Je baisse mon regard espérant qu'il ne verrait pas le rouge qui me monte aux joues. « Un peu. ».
Lorsque la serveuse revient, je commande les cannelloni et Edward en fait autant. Je remarque qu'elle ne cesse de le regarder. Elle bat des cils et se penche juste au dessus de lui pour récupérer son menu. Je pense sombrement.
Très subtil.
Bien sûr que je suis juste jalouse. J'aimerais bien avoir une excuse pour me pencher aussi près de lui.
Edward me fait rire lorsqu'il me raconte des histoires sur sa vieille tante excentrique qui a vécu avec ses parents. « Elle a rendu mon père dingue avec toute une série d'histoires d'embarrassantes sur lui lorsqu'il était enfant. Moi et ma mère on adoraient ça. ». Le sourire en coin apparaît encore et mon pouls augmente de façon exponentielle.
« Mon père est un universitaire frustré et maintenant qu'il est à la retraite, il voyage dans tous les sites antiques. Actuellement, il est en Grèce. C'est dingue comme il me manque mais il est bon de savoir qu'il s'amuse.
Tout en continuant notre repas, nous discutons des films que nous aimons, de musique. À un moment, il se penche et essuie un peu de sauce sur ma joue et puis se lèche le doigt. Je pense que après avoir vu cela je suis sur le point d'avoir une crise cardiaque. Toutes mes zones érogènes sont devenues dingues et je dois les supplier de se calmer.
Il s'avère que nous avons tous les deux une passion pour les vieux films d'horreur. On sort du restaurant et nous apprêtons à chercher un taxi. Il me dit.
« Tu sais, ils diffusent cette série de films d'horreur dans un des cinémas en ville, si tu es libre le weekend prochain, aimerais tu y aller ? ».
Pendant une seconde, je pense lui dire que je l'ai vu avec Rosalie. Mais, je ne le fais pas. Ma bouche reste fermement close sur ce sujet. Je préfère répondre avant de trop penser.
« J'adorerais. ». Je lui donne mon numéro et Edward m'accompagne pour plus de sécurité jusqu'au taxi.
« On se voit la semaine prochaine Bella. ». Il se penche et dépose un baiser sur ma joue. L'avoir si proche de moi est une torture. Il sent divinement bon et je dois prendre sur moi pour ne pas me pencher plus vers lui pour le renifler.
« Bonsoir Edward. ».
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Aussitôt que je passe la porte d'entrée, Alice me saute dessus. « Alors, comment ça s'est passé ? ». Elle saute sur ses pieds et semble super excitée.
Je laisse échapper un grand soupir. « C'était génial Alice. Je veux dire... il est génial... ». Je me laisse tomber sur une des chaises de la cuisine. « ...Mais la méchante sorcière de l'ouest est arrivée la première. ».
Je lui raconte le déroulement de toute ma soirée. Combien Edward est gentil, qu'il est le plus bel homme que j'ai eu l'occasion de rencontrer et cela haut la main.
« Alors, il t'a demandé de sortir avec lui la semaine prochaine ? Peut être qu'il n'est pas si attiré par Rosalie. Peut être même qu'il commence à la voir comme la vache qu'elle est en réalité. ». Cette bonne vieille Alice qui voit toujours le bon coté des choses.
Je réponds dubitative. « Peut être. ». Je me lève et me dirige vers les escaliers. « En tout cas, je vais au lit, Alice. ». Je monte et me change pour dormir.
Le truc est que je sais que les mecs comme Edward ne sont pas destinés à des personnes comme moi. Et c'est la triste vérité.
Je soupire profondément, m'installe dans mon lit et m'endors.
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OMG j'ai utilisé le terme 'queutard' !!! mais c'est la seule définition que tous mes dicos en ligne m'ont donnés ^^ et mes amis m'ont gentiment proposés des synonymes que je ne répèterais pas avec la bouche qui embrasse mes enfants ^^' (c'est dans scarface ça non ?!)
merci pour les reviews, les alerts etc...
pour les deux fics : rien avant samedi
à bientôt !
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