Merci pour les reviews! Voilà la suite.


Chapitre 8 - Il vient avec moi

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Ils débouchent à l'entrée sous les cris de soulagement des autres chercheurs. Les gens se précipitent vers eux. Charlie se rapproche de Sam. Celle-ci, d'une légère pression sur la main, lui apporte le soutient dont il a besoin. La femme qui se trouvait à ses côtés pendant la cérémonie est la première à l'interroger.

- Où étais-tu? Nous t'avons cherché partout! Mais enfin, qu'est-ce-qu'il t'a pris?

Charlie baisse la tête sans répondre. La femme reprend.

- Allez viens, rentrons.

Elle s'approche de lui dans l'intention de lui prendre la main et de l'entraîner à sa suite, mais le garçon se plaque contre Sam et l'enserre de ses bras de toutes ses forces. La femme prend alors conscience de sa présence.

- Qui êtes-vous?

Le ton est agressif. Sam ne s'y laisse pas prendre.

- Et vous? Qui êtes vous pour lui parler ainsi?

La femme se redresse de surprise. Elle n'a pas l'habitude qu'on lui parle de la sorte. C'est le genre de femme habituée à ce qu'on lui obéisse, le genre que l'on trouve antipathique au premier regard.

Elle est plus petite que la militaire et plutôt rondouillarde. Ses cheveux auburn totalement frisés la font ressembler à un mouton et, rajouté à la lueur étrange dans ses yeux, lui confère une allure un peu folle.

Elle toise Sam, hautaine. D'ordinaire, on ne soutient pas son regard, et on ne domine pas l'échange. Hors c'est elle qui la première détourne les yeux et finit par répondre.

- Susan Maning, assistance sociale, c'est moi qui ait la charge de ce jeune homme.

Sam laisse passer quelques secondes, puis se présente à son tour.

- Sam Carter. Je connaissais le père de Charlie.

Le concerné lui jette un regard surpris, avant de se tourner vers l'assistante sociale sûr de lui.

- C'est vrai! Même que Papa il l'aimait bien.

- Ah oui?

- Oui!

Elle affiche un sourire suffisant et hypocrite avant de s'adresser à Sam.

- Bien. Dans ce cas, ravi de vous avoir rencontré Mlle Carter. Nous allons prendre congé.

Elle attrape le garçon par le bras et le tire vers elle. Il se détache de son emprise et reprend sa place initiale, cette fois enserrée par les bras de la jeune femme.

- Non! Je veux rester avec Sam.

- Voyons, ce n'est pas sérieux! Elle n'est pas de ta famille!

Charlie se fige à ses mots puis plante ses yeux dans les siens. Il déclare d'une voix glaciale :

- Je n'ai plus de famille. Vous devriez le savoir!

L'assistante constate sa bévue et prend un air de circonstance avant de tenter de se rattraper.

- Excuse-moi, j'avais oublié.

À ces mots, le sang de Sam ne fait qu'un tour.

- Vous aviez oublié! siffle-t-elle.

- Non, ce n'est pas ce que je voulais dire, tente-t-elle à nouveau.

- Au contraire.

- Mais…

- Vous ne savez visiblement pas vous occupez d'un enfant. Je refuse que Charlie vous accompagne.

- Je vais l'emmener dans une famille d'accueil.

- Où il ne connaîtra personne. Puis, quand ils en auront mare de lui, ils l'enverront dans une autre et ainsi de suite. Il se retrouvera en foyer d'ici six mois et vivra ainsi jusqu'à ses dix-huit ans, moment où il devra se débrouiller seul. C'est ça?

oOo

Bon, il est vrai qu'elle noircissait le tableau, mais face à ce mouton, qui n'aurait pas réagi ainsi? Pas moi, c'est sûr!

oOo

- Mais non, voyons! réfute Mme Maning.

- Vous ne savez même pas mentir! Charlie va venir avec moi. Nous allons nous installer chez lui et y rester le temps qu'une véritable solution soit trouvée, il est hors de question qu'il aille habiter avec des inconnus!

oOo

Il n'y a que moi qui voit le problème dans sa phrase là? Non mais c'est vrai, ils ne se connaissaient que depuis une heure à peine!

En tout cas, la tête de la bonne femme quand Sam lui a annoncé ça! Ça valait le détour, juré. Le mieux dans l'histoire c'est qu'ensuite elle a été incapable de prononcer ne serait-ce qu'un seul mot. Elle a juste ouvert et fermé la bouche a plusieurs reprises. On aurait dit un poisson. Avec une tête de mouton et un cerveau d'autruche, je ne vous dis pas le monstre!

Enfin, tout ça pour dire, qu'elle a simplement acquiescé d'un léger, très léger, hochement de la tête tellement elle n'en revenait pas. Sam avait fait sensation!

oOo

Ensuite, ils se rendent devant la tombe de Jack. Il ramasse le drapeau et le serre contre lui. Sam lui passe la main dans les cheveux, affectueusement. Puis ils quittent le cimetière.

Un des militaires qui a assisté à toute la scène, soit une des quatorze personnes exactement, leur propose de les déposer, ce qu'ils acceptent. Ils montent à l'arrière de la voiture. Le trajet se passe en silence.

Une fois devant la maison, Charlie se crispe.

- Ça va aller, murmure Sam à son oreille.

Il fait oui de la tête et descend du véhicule. Le chauffeur se tourne vers Sam.

- Merci pour Charlie. Ce que vous avez fait, c'est la meilleure chose qui pouvait lui arriver depuis le drame. J'ai travaillé avec son père pendant quelques temps, je suis sûr qu'il approuverait votre démarche.

- Je le pense également.

-Si jamais vous avez besoin de quelque chose, appelez-moi.

Il lui tend un papier griffonné avec son numéro et son nom, Liam Jorensen. Ils se saluent et elle descend de voiture. Elle lui fait signe de la main tandis qu'il s'éloigne, avant de rejoindre l'enfant devant la porte de la maison. Celle-ci est ouverte, le garçon explique :

- Papa ne la fermait jamais. Alors, quand je suis parti, j'ai fait pareil.

Sam acquiesce d'un sourire, c'est bien typique du Jack qu'elle connaît. Ils pénètrent dans la maison.


Ca vous plait? J'aimerai votre avis!

Et aussi savoir:

- Quel âge à Charlie?

- Où s'est-il blessé en jouant avec l'arme de son père?

J'en ai besoin pour la suite, alors si vous savez ou vous avez une idée, je suis preneuse!

Merci!