Merci pour les reviews et les avis!

Clio: Le choix du scénario (que j'ai enlevé à présent) comme tu peux le remarquer je le prend pour les fics, pas pour les OS, c'est plus de la feignatise qu'autre chose, je crois. En ce qui concerne le début avec alternement imparfait-présent, c'est normal. Ce qui s'est produit est au passé, et c'est avec l'arrivée d'un narrateur que je passe au présent. D'ailleurs qui te dit que c'est Taric?

Leely37: Enfin quelqu'un qui répond à mes questions! Merci! Je ne me suis pas amusé à regarder les années de sortie du film et des saisons, autant dire que je ne les prend pas en compte, ça réglera le problème, mais j'ai eu le même raisonnement. Donc d'après moi Charlie n'est pas encore au collège, alors je lui donne dix ans. Quant à la blessure, effectivement pas à la tête plutôt à la poitrine.

Voilà la suite, bonne lecture!


Chapitre 9 - Liam

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Charlie fait visiter la maison à Sam. Il termine par sa chambre et celle de ses parents. Cela fait seulement cinq jours que son père et mort et pourtant la plupart des affaires lui appartenant ont déjà été emballées dans des cartons.

Le lit est défait, le matelas est recouvert d'un drap comme le reste des meubles. La jeune femme ne comprend pas. Charlie, devinant son trouble, entreprend de lui fournir les explications.

- Depuis la mort de Maman, dès que Papa partait en mission, c'est la voisine, Mme Stevens, qui s'occupait de moi. On avait déjà fait un tri après sa mort et depuis l'accident -il indique sa poitrine du doigt- Papa a enlevé la plupart des objets qu'il jugeait dangereux, soit presque tous les bibelots. Il s'en voulait, c'est quand il était là que c'est arrivé, je crois que c'est pour ça qu'il est reparti en mission si vite.

Il prend une grande inspiration. Ses yeux sont brillants et menacent de déverser des torrents de larmes à tout instant.

- Je… J'étais chez Mme Stevens quand on a sonné à la porte. Je me souviens bien, je faisais mes devoirs dans la cuisine. J'ai tout entendu. Deux militaires se sont présentés et ils ont dit que l'avion de Papa avait été abattu. Ça voulait dire qu'il était mort, je l'ai tout de suite compris. J'ai pas pleuré, tu sais. J'ai pas réussi. Peut-être que j'ai connu trop de gens qui sont morts.

Sam s'assoit sur le lit et l'attire contre elle. Il continue.

- Après, je suis tout le temps resté chez Mme Stevens. Il y a des gens qui sont venus à la maison et qui ont tout mis dans des cartons. Personne ne m'a demandé mon avis. Et puis Mme Maning et venue ce matin, elle m'a dit qu'on allait à l'enterrement et qu'après j'irai chez des gens. Elle n'a pas dit qui. Quand je lui ai demandé ce qui allait se passer, pour nos affaires et la maison, elle a dit qu'on allait la vendre comme la voiture et que tout le reste irait dans un garde-meuble. Elle a dit que je ne pourrais prendre que quelques affaires et que j'aurais les autres que quand je serais grand. Mon père est mort est on ne m'a pas demandé mon avis. On ne m'a pas demandé si je voulais savoir ce qu'il s'est passé. Je le sais parce que j'ai lu le journal! Et on ne m'a pas donné ses plaques!

A bout de nerfs, il fond en larmes. Sam le berce doucement tout en lui murmurant des mots rassurants à l'oreille.

Ce n'est que bien plus tard que les larmes se tarissent. Sam continue de bercer le garçon jusqu'à ce qu'il s'endorme. Puis elle le soulève et va le coucher dans sa chambre. Elle s'attarde à le regarder dormir.

Enfin, elle se lève. C'est le milieu de l'après-midi. Elle fait un tour de la maison. Dans le salon s'entassent des cartons. Hormis la chambre de Charlie, tout a été emballé. Sam entreprend de les fouiller pour en sortir de la vaisselle et tout ce qui est utile à la vie quotidienne. Elle remet le courant, l'eau et le gaz. Le frigo est vide, tout comme les étagères.

Elle déniche un papier et un crayon et rédige un message avant de le déposer bien en évidence sur la table. Elle sort de la maison et va sonner chez la voisine, Mme Stevens.

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C'est une femme d'environ soixante-dix ans qui lui ouvre.

- Bonjour.

- Bonjour, Mme Stevens? Je suis Samantha Carter, je m'occupe de Charlie.

- Oh! D'accord. Entrez.

- Merci.

Elle la mène dans le salon et l'invite à s'installer sur le canapé pendant qu'elle prend le fauteuil.

- Que puis-je faire pour vous? questionne la vieille dame.

- Je suis venue m'installer avec Charlie dans sa maison pour quelques jours. Tout y a été emballé.

- Oui, je suis au courant.

- Pourquoi si vite?

- Son père a laissé un testament, tout revient de droit à Charlie. Seulement, il est encore trop jeune pour pouvoir s'en occuper.

- Justement, pourquoi vendre la maison? Elle lui appartient!

- Le testament date d'il y a plusieurs années, il demande à ce que Charlie aille habiter avec sa famille la plus proche et que, de ce fait, la maison soit vendue. Tout ce qu'elle contient en revanche doit lui revenir. Tant qu'il ne sera pas majeur, ces affaires seront mises en dépôt.

- Je croyais qu'il n'avait plus de famille?

- C'est exact. Pour cette raison, il doit aller en famille d'accueil et la maison sera donc vendue.

- Vous trouvez cela normal?

- Non, mais comprenez moi Melle Carter…

- Sam.

- Bien, Sam. Je suis trop âgée pour m'occuper d'un enfant à temps complet. Le père de Charlie devait trouvé quelqu'un d'autre pour cela. Nous en avions convenu.

- Soit, mais Charlie devrait avoir son mot à dire! Il ignore ce qu'il est exactement arrivé à son père.

- Je n'en sais pas plus que lui!

- J'en doute, il sait seulement que son avion a été abattu.

- Oh, mais je pensais que…

- Mme Maning ne lui a rien dit, ni vous d'ailleurs. Il appris la vérité en lisant le journal.

- Que puis-je faire?

- Je vais rester ici un peu plus d'une semaine, le temps de régler les choses. Le frigo est vide, aussi si vous pouviez…

- N'en dîtes pas plus. Je me charge des courses. Je passerais tout à l'heure vous apporter ce dont vous avez besoin.

- Merci.

- Avez-vous déjà une idée pour Charlie?

- Non, aucune. J'ignore qui pourrait s'occuper de lui. Et vous?

- Non plus. Je crains qu'il n'y ait personne. Hormis ses camarades de classe, Charlie n'a pas d'amis. Et depuis la mort de Sarah, son père s'est coupé du peu de personnes qu'il côtoyait. Excepté quelques proches amis de l'armée, je ne vois pas.

- Il y avait pourtant beaucoup de monde lors de la cérémonie.

- Oui, mais aucun qui soit assez proche pour s'occuper d'un enfant de dix ans.

- Je vois. Bien, je vais vous laisser.

- Entendu. Je passerai vers dix-huit heures.

- D'accord, à tout à l'heure.

Sam se lève et quitte la demeure.

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A peine a-t-elle passé la porte de la maison O'Neill que Charlie se jette dans ses bras.

- Sam!

- Charlie! Mais que se passe-t-il?

- J'ai lu ton mot, mais…

- Tu t'es inquiété quand même, devine-t-elle.

- Oui.

- Allez, viens.

- Où?

- Trouver de quoi rendre cette maison habitable. D'ici un peu plus d'une heure, Mme Stevens nous apportera de quoi faire un repas digne de ce nom. Ce serait bien si la maison ressemblait à quelque chose.

- Tu as raison.

- Alors, à l'attaque!

Et c'est ainsi qu'ils se mettent à l'œuvre. Ils entassent tous les cartons dans le salon, débarrassant les autres pièces, mais laissant assez de place pour le canapé, un fauteuil et une table basse. Charlie indique à la jeune femme la troisième chambre où elle pourra s'installer. Après avoir fait le lit et un brin de ménage, la sonnette retentit. L'enfant se précipite à la porte pour ouvrir à la vielle dame. Celle-ci leur remet de quoi remplir les placards, refusant de se joindre à eux pour la soirée ou d'être rembourser pour les courses.

Le garçon fonce sous la douche tandis que la militaire s'occupe du repas.

Ils dînent dans la bonne humeur. Charlie racontant à son amie les souvenirs de lui et ses parents.

Lorsque, plus tard, Sam le borde, Charlie la remercie d'être là tout en déplorant son prochain départ. Celle-ci va se coucher, une boule dans la gorge. Elle sait qu'elle doit repartir et les propos du petit garçon lui font d'autant plus mal qu'ils sont véridiques.

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Le matinée du lendemain se passe à s'apprivoiser. Chacun apprend à connaître les habitudes de l'autre, en s'observant ou en demandant. Sam en profite également pour passer un coup de fil.

Si elle connaît de mieux en mieux Charlie, en revanche, lui ignore tout sur elle. Il sait son nom, ses intentions, mais c'est tout. Il n'ose pas poser de questions, pas encore.

En fin de journée, on sonne à la porte. C'est Sam qui va ouvrir.

- Entrez, dit-elle, je vous attendais.

La personne pénètre dans la maison. Sam la conduit au salon où se trouve Charlie.

- Charlie, je te présente Liam Jorensen.

- Bonjour Charlie.

- Bonjour.

- J'ai cru comprendre que tu ne savais pas exactement ce qu'il est arrivé à ton père.

- Oui.

- C'est pour ça que je suis là. Pour ça, et également pour autre chose.

- Quoi?

Charlie affiche une moue intriguée. Liam s'assit dans le canapé à ses côtés. Il fouille dans sa poche.

- J'ai quelque chose pour toi. Tiens.

Il tend son poing fermé au garçon. Il lui prend la main et y dépose son bien.

- Ce sont les plaques de ton père, explique-t-il. Tu aurais du les recevoir plus tôt mais bon.

- Merci!

Il est bouleversé et serre dans son poing les plaques en métal.

- Qu'est-ce-qui s'est passé? demande-t-il.

- Ton père et son escadrille ont été abattus alors qu'ils survolaient un territoire ennemi. Ils étaient en repérage quand ils se sont fait prendre en chasse. Ton père est resté en arrière pour permettre aux autres de s'en sortir, il a été très courageux.

- Mais il est mort.

L'enfant baisse la tête tout en ravalant ses larmes.

- Hé bonhomme, appelle Liam, regarde-moi!

Il obéit.

- Écoute-moi bien. Ce que ton père a fait est extraordinaire, il a sacrifié sa vie pour les autres. Il a permis a ses camarades de s'en sortir vivants. Et grâce aux informations récoltées, de nombreuse vies ont encore été sauvées. En restant en arrière, il a fait un choix difficile! Tu ne peux pas lui en vouloir ou alors tu dois lui reprocher d'avoir sauvé des gens. C'est ça que tu veux?

- Non!

- Je préfère. Je sais que c'est difficile pour toi, mais il faut que tu sois courageux, comme ton père. J'ai eu la chance de travailler sous ses ordres, il ne voudrait pas que tu sois malheureux.

- Je sais.

Un silence s'installe un instant, rompu par le garçon.

- Merci pour ce que vous m'avez dit.

- Merci à toi de m'avoir écouté.

- Et merci pour ça.

Il montre les plaques militaires.

- De rien, répond l'adulte. Mais tu devrais plutôt remercier ton amie, c'est elle qui m'a fait savoir qu'on ne te les avait pas remises.

Charlie se tourne vers Sam, qui hausse les épaules l'air de dire que c'est normal. Il sourit, puis reporte son attention sur Liam.

- Et vous?

- Moi? Et bien, je vais retourner à mes avions.

- Vous êtes pilote?

- Non, je suis mécano.

- C'est important aussi.

- Oui, tu as raison. Sans nous les avions n'iraient pas bien loin!

Il hoche la tête en signe d'assentiment.

- Je vais y aller à présent, déclare Liam. Je dois rentrer à la base.

- Vous repartez?

- Oui, je m'envole demain pour un autre continent.

- Alors bon voyage.

- Merci.

Il se lève et salue Sam avant de quitter les lieux.

Charlie se retrouve seul avec la jeune femme. Il lève sa tête vers elle et la regarde intensément avant de déclarer :

- Merci Sam.

Elle se contente d'un sourire.


Je ne sais pas si je pourrais poster la suite avant mes vacances, soit vendredi. Je vous préviendrai si ce n'est pas le cas, que vous sachiez à quoi vous en tenir.

En attendant, vous en avez pensé quoi?