Note : Pardon de faire des chapitres aussi longs... mais le découpage ne pouvait se faire que de cette façon. J'espère que cette suite vous plaira^^
Note 2 : Patience pour la suite ! Je l'ai déjà écrite mais tout poster d'un coup coupe le suspense... Et puis il faut que je réfléchisse à ce que je veux faire ensuite. Ne vous inquiétez pas, j'ai déjà quelques idées.
Partie 1 : Yamashita Tomohisa
Chapitre 2
Je réussis finalement à rentrer chez moi, passant par une porte annexe pour éviter les regards critiques des vigiles, et m'étais immédiatement mis au lit, trop déprimé pour avaler quoi que ce soit. Je ne m'endormis pas avant une heure très avancée.
Lorsque mon réveil sonna, le lendemain matin, je maudis ce monde. Je devais retourner à l'agence, pour la répétition, pour le Countdown, pour les fans. Mais aucune motivation ne vint. Je sentais encore dans mon esprit des limbes d'images, de sensations, et de désir. J'avais encore rêvé de lui. Encore. Comme chaque nuit. Je me levai avec une extrême lassitude et me dirigeai vers la salle de bain, saisissant au passage les vêtements que j'avais préparé la veille. Je les enfilai rapidement, après avoir prit une douche morne, et finissais de me coiffer lorsque mon téléphone portable vibra, dans le salon. Avec un soupir exaspéré, je vins vers lui et pris la communication.
-Oui ?
-PI ! On a un gros gros problème !
Malgré la déformation due au téléphone, je reconnus cette voix paniquée.
Moi : Koyama ? Qu'est-ce qu'il se passe ?
Koya : Je suis passé chez Tegoshi ce matin, j'avais deux-trois choses à voir avec lui, et on devait aller à l'agence ensemble... Et... et... Et il est pas làààààà !
Moi : Quoi ? Comment ça « pas là » ?
Koya : Bah il est pas chez lui, y a personne !
Moi : T'as essayé son portable ?
Koya : Je sais que je suis bête mais quand même pas à ce point là ! Bien sûr que j'ai essayé ! Et même le téléphone de ses parents ! Personne ne sait où il est !
Moi : Les autres membres ne savent pas non plus ?
Koya : Non ! Il s'est volatilisé je te dis !
Finalement, l'urgence de la nouvelle arriva jusqu'à mon cerveau endormi par la fatigue d'une si courte nuit. Teshi... Teshi avait disparu. Personne ne savait où il était. Il avait disparu...
Peut-être l'Abkhazie ?
Baka. C'est impossible.
Je me frappai la tête, comme pour me punir d'avoir eu une idée aussi absurde. Mais ce n'était pas important. Le plus important, c'était de retrouver Teshi. Nous avions besoin de lui, pour le Countdown, mais aussi parce qu'il était en grande partie dû à la bonne ambiance habituelle au sein du groupe. Et bien sûr parce que je l'aimais. Je ne pouvais pas vivre sans lui. C'est à cette pensée que je compris que mon plan pour l'Abkhazie était impossible pour moi. Si j'allais là-bas, seul, il n'y aurait pas Teshi. Il ne serait pas avec moi. Et donc je ne pourrai pas vivre. Je devais donc rester au Japon... et souffrir.
Ma vie était vouée à l'échec.
Koya : Alors ? Qu'est-ce qu'on fait ?
Moi : Comment veux-tu que je le sache ?
Koya : Bah, t'es le leader non ?
Moi : Ne dis pas que je suis le leader juste quand ça t'arrange !
Koya : Alors tu t'en fous de Tegoshi ? C'est pas grave, c'est ça ? Ah pardon, j'avais oublié. Môsieur a des priorités, le groupe c'est pas important, non... Tout ce qui t'importe c'est juste ta sale gueule de narcissique !
Moi : Koyama, calme toi. Je ne voulais pas dire ça... Et tu trouves que je suis narcissique ?
Koya : Euh, non, pardon... Je sais pas pourquoi j'ai dis ça. Excuse moi.
Le silence s'installa entre nous. Je sentais les larmes me monter aux yeux. Qu'allais-je devenir sans Teshi ? Comment ferai-je pour m'accrocher à la vie ? Pouvais-je vraiment continuer à me considérer comme vivant alors que je sentais peu à peu mon cœur devenir une coquille vide et froide ? Un violent frisson me secoua et j'inspirai, refoulant les larmes qui s'approchaient de mes yeux.
Koya : Yamapi ? On fait quoi alors ?
Moi : J'en sais rien... Peut-être qu'il n'est pas loin, il reviendra de toutes façons.
Il reviendra ? Ah bon ? Après ce que je lui avais fait ? Je ne méritais pas qu'il revienne. J'aurai dû mourir plus tôt, avant que je n'apprenne les conséquences de mon geste. Aujourd'hui, il était trop tard. Je devais affronter la réalité.
Koya : Alors on dit quoi à l'agence ? Qu'il est malade ?
Moi : Non, ils enverraient quelqu'un, un médecin... Disons qu'il est subitement parti voir ses parents. Tu peux les appeler pour les prévenir si jamais l'agence vérifie ? Je n'ai pas leur numéro.
Koya : Ouais, je m'en occupe. Mais j'espère que tu as raison, qu'il reviendra vite.
Moi : Y a pas de raisons qu'il disparaisse comme ça, non ?
Koya : T'as peut-être raison... Bon je te laisse alors ! On se revoit à la répétition ! Ja ne !
Il raccrocha ensuite. Je laissai mon bras tomber le long de mon corps, comme dépourvu de vie. Teshi était parti. Teshi était parti. Teshi était parti.
Je n'arrivais pas à stopper ces pensées. Il n'y avait que lui dans mon esprit en ce moment. Je voulais le voir. Même seulement le voir, m'assurer qu'il allait bien, pouvoir m'excuser pour l'avoir embrassé, et tant pis s'il ne me pardonnait pas. Tout ce que je voulais, c'était le voir. Son sourire éblouissant et ses yeux rieurs me manquaient déjà. Je me sentais vraiment misérable en ce moment. J'avais besoin de penser à autre chose qu'à mes problèmes de cœur. C'était un besoin. Et il était pressant.
Je partis donc pour l'agence dans l'optique de passer une répétition tout à fait normale. Sauf que les autres membres paraissaient tous extrêmement anxieux, et qu'ils me posèrent beaucoup de questions sur ce qu'il aurait pu se passer, comme j'étais le dernier à l'avoir vu la veille. Je mentis, encore. Il ne s'était absolument rien passé. Non. Absolument rien.
Sérieusement, est-ce que ça ne se voyait pas dans mes yeux que j'avais des regrets ? N'était-ce pas évident qu'il s'était passé quelque chose ? Pitié ! Arrêtez de me croire ! Inquiétez vous pour moi ! Demandez moi ce qui ne va pas ! Faites des suppositions, insistez ! J'en ai tellement marre de garder pour moi ces sentiments ! Je n'en peux plus ! Ils doivent sortir ! Ils me brûlent depuis trop longtemps ! Ça en devient insupportable !
Non. Vous ne faîtes rien. Pourquoi restez vous silencieux ?
Alors que je les suppliai intérieurement de se tourner vers moi et de remarquer mon impuissance, les larmes jaillirent d'elles-même, encore une fois. Je pleurais trop en ce moment. Mes yeux étaient continuellement rouges et irrités. Mais personne ne semblait le voir, comme si ça n'importait pas. Je reniflai, essuyant d'un revers de main les perles rondes qui coulaient sur mes joues. A ce son pourtant discret, tous les autres membres se tournèrent vers moi, soudainement alarmés. Le plus gentil d'entre eux, Koyama, se précipita vers moi, les yeux écarquillés. Il me prit affectueusement par le bras et, avec un regard sérieux, sonda la noyade de mes pupilles. Mon cœur commença à accélérer son rythme qui était devenu si morne ces derniers temps. Pourvu qu'il n'y voie rien. Je ne voulais pas que ça se sache.
Mais je voulais être aidé et compris, non ? Alors quoi ? Je devais me taire ? Et souffrir encore, comme chaque jour ?
Koya : Pi... Dis-moi ce qu'il se passe.
Mon cœur marqua plusieurs battements plus puissants, élançant à chaque fois de grandes vagues d'angoisse dans tout mon corps engourdi par la fatigue et le malheur. Je reniflai de nouveau, ne faisant qu'étaler les trombes d'eau qui surgissaient de mes yeux. Je tentai un son. Il était étouffé et étranglé. Qu'importe, on s'en fichait de ça. Mon malheur ne faisant qu'augmenter à chaque seconde, je pris Koyama contre moi, plongeant mon visage torturé dans ses bras. Derrière lui, j'entendis Shige et Massu se rapprocher peu à peu, inquiets pour mon état, tandis que Ryo restait silencieux, mais attentif. Je me mis à hurler, sanglotant pour de bon cette fois, serrant d'avantage mon ami contre moi qui posa ses mains dans mon dos, souhaitant me réconforter. Je criai, je hurlai, je gueulai ma rage, ma tristesse, et mon mal de vivre. Ça ne me ressemblait pas. Qu'importe, on s'en fichait de ça aussi.
Une fois ma rage satisfaite, je m'assis sur la chaise située derrière moi et repris mon souffle, essuyant les dernières larmes qui roulaient sur mes joues. Koyama s'était approché, accroupi pour être à ma hauteur, et avait prit mes mains dans les siennes, pour me réchauffer le cœur.
Koya : Pi ?
Moi : Merci Kei-chan. Ça va mieux maintenant.
Shige : Ça va peut-être mieux maintenant, mais ça n'aidera pas à régler ce problème.
Massu : Tu peux nous en parler, on est là pour ça tu sais.
Ryo : Raconte nous tout, ça ira encore mieux après.
Moi : Merci... mais ça va aller.
Ryo : Parle !
Il s'était approché de moi en affichant un regard assassin. Soudainement effrayé, je me mis à tout leur raconter, sous leurs yeux ébahis. Tout, dans les moindres détails, les rêves, la torture de ne rien dire, cette sensation de mourir chaque jour, le baiser de la veille, et mon extrême anxiété. Un silence pesant plongea la salle dans une ambiance louche. Mon cœur partit dans un brusque rodéo, en même temps que le feu de mes joue se rallumait.
Shige : Ouais ! Marrante la blague ! Je m'y attendais pas du tout !
Je levai les yeux vers lui, espérant qu'il voie dans mon regard que je ne mentais pas, pour une fois. Tout était vrai. Tout est vrai, merde ! Croyez moi !
Shige : Attends... C'était pas une blague ? Tu aimes vraiment Tegoshi ?
J'acquiesçai d'un signe de tête nerveux. Oui, je l'aimais vraiment, et si fort que je me demandais comment cela se faisait-il que je sois encore en vie après ce que je lui avais fait. J'aimais son sourire fabuleux, ses yeux malicieux et encore enfantins, sa voix claire et mélodieuse, sa pureté aussi, son visage, ses mains fines, l'arc de sa gorge, la forme de ses lèvres. Surtout ses lèvres, qui me hantaient tant. J'aimais tout en lui. Tout, jusqu'au moindre de ces défauts. Il détestait perdre, je le trouvais encore plus adorable lorsqu'il était en colère. Il donnait souvent l'impression d'être supérieur à nous, je trouvais ça excitant de me sentir impuissant face à lui.
Massu : Ça va devenir compliqué, cette histoire, je le sens. Parce que si Tego a disparu à cause d'hier soir, on a vraiment aucune piste. Il peut-être partout et nulle part à la fois.
Koya : Attends, y a un truc que je comprends pas. Pourquoi, alors que ça fait des années que t'arrive à te maîtriser, tu l'as embrassé ?
Shige : Y a des fois où je me demande si t'es con ou si tu le fais exprès, Kei-chan.
Koya : Pourquoi ?
Shige : C'est évident, non ? Yama est fou amoureux de lui, et Tego se ramène devant lui à moitié nu. Ça en aurait fait fantasmer plus d'un.
Ryo : Qu'est-ce qu'on fait alors ? On peut pas laisser ça se passer comme ça, non ? Je pourrai dire, qu'est-ce que va devenir NEWS si on a plus Tego? Mais le plus important, c'est l'état de Pi, non ?
Shige : Te suicide pas mon vieux. On va arranger ça.
Encore attristé, j'acquiesçai d'un signe de tête reconnaissant.
J'avais bien fait de parler.
Parce que je l'aimais, je ne voulais pas que ça se termine ainsi.
Même si ce n'était qu'une utopie, j'espérais ardemment qu'il puisse me pardonner.
