Note : Et oui ! Après cette partie 2 signée Teshi, on revient sur Yamapi ! Chapitre plus court que le précédent et j'espère que vous ne trouverez pas que ce que j'y raconte est trop louche (bien que le pire ne soit pas encore arrivé)

Partie 3 : Yamashita Tomohisa

Chapitre 5

Rhaaaaa ! Quel mal de tête !

J'ouvrai doucement les yeux, sentant la lourdeur de mes paupières, et découvris que je me trouvais dans mon lit. Étrange, je ne me rappelais pourtant pas être rentré chez moi, la veille. Que c'était-il passé ?

Ah oui. J'avais bu, pour oublier mes malheurs. J'avais vraiment beaucoup bu. Je tenais bien l'alcool en général mais mon mal de crâne me fit comprendre que j'avais dû aller au delà de mes limites. Qu'avais-je fait ?

Quel traître, cet alcool ! Les yeux fixant le plafond, je tentai de me souvenir.

Shibuya. Un bar bien côté. Puis un deuxième, moins connu. Un troisième, où une fan m'avait abordé. Et le quatrième... je me souvins de cette odeur âcre de tabac et de mauvais vin. Un homme m'avait prit pour quelqu'un d'autre, et je lui avait parlé de Teshi... La suite était bien trop floue et mon crâne me torturait affreusement. Des images me revinrent. Ses lèvres, à cet inconnu. Et trois grains de beauté sur la joue gauche.

Oubliant mon mal de tête petit à petit, je m'étirai, et mes deux mains heurtèrent chacune quelque chose de dur. La gauche, mon réveil qui affichait 14h25. Et la droite... Je ne savais pas. Je n'avais pas cette chose chez moi, avant.

Bizarrement, la chose se mit à bouger, et se tourna vers moi. Les yeux écarquillés, je scrutai, dans la demi-pénombre, cette forme étrangère. Ce qui reposai sur un oreiller semblait être recouvert de cheveux mi-longs et soyeux, luisants à la lumière des raies qui filtraient à travers les volets. Entre plusieurs fines mèches, deux yeux paisiblement fermés, puis un petit nez rond et fin, et des lèvres d'une grande beauté. Elles étaient parfaites, charnues comme il fallait, légèrement rosées, et surmontées d'un grain de beauté à leur commissure gauche, suivit de deux autres sur la joue.

Mon cœur partit brutalement dans une course folle. Cet homme ressemblait à s'y méprendre à Teshi. Mais c'était impossible qu'il soit ici, il avait disparu.

Et puis, que faisait un inconnu dans mon lit ?

Je me redressai vivement, réveillant au passage l'étranger qui commença à cligner des yeux, gémissant comme si son crâne lui faisait autant souffrir que moi.

Quelle voix...! Elle était sensuelle, au timbre doux et chaud...

Non ! Ce n'était pas le moment de fantasmer, je devais savoir ce qu'il s'était passé. Je jetai la couverture sur le côté pour me rendre compte, en poussant un cri surpris, que j'étais entièrement nu.

Mais qu'est-ce qu'il s'était passé ?

A mon cri, l'homme se redressa, effrayé, et se tourna vers moi. Me dévisageant quelques instants, il prit l'expression de celui qui essaye de se souvenir ce qu'il s'était produit la veille. Soudain, il ouvrit de grands yeux étonnés.

-Yamapi ?

-Tegoshi ?

Impossible. C'était sa voix. Mais il ne pouvait être là. Et pourquoi dans mon lit ? Et pourquoi nus ? Et pourquoi...? L'information finit par remonter jusqu'à mon cerveau douloureux. L'inconnu de la veille était Teshi. Mais ça n'expliquait toujours pas ce qu'il faisait chez moi ! Mais merde ! Allez cerveau ! Réfléchis !

-Qu'est-ce que je fais chez toi ?

-Comment tu veux que je le sache ?

J'avais hurlé, sans m'en rendre compte. Exaspéré de m'être emporté contre lui, je tentai de me lever. Soudain, alors que je posais les pieds par terre et que je me redressai, une douleur extrêmement violente me fit tressaillir. Elle me brûla tout le bas du dos, et je remarquai au même moment les nombreuses tâches rouges qui marquaient mon torse et mes bras. Non... pas ça... Pitié, pas ça...

J'examinai mon bras de plus près. Non, c'était bien ça. Des suçons. Et il y en avait un paquet, dont un, que je découvris à l'instant, à seulement quelques centimètres de mon sexe. Je pris mon visage dans mes mains. C'était pas vrai ! Dîtes moi que ce n'était pas vrai ! Non ! Je n'avais quand même pas couché avec Teshi ? Je n'avais quand même pas osé le forcer à venir chez moi ? Je ne l'avais quand même pas contraint à se déshabiller pour moi ?

-Il ne s'est rien passé...

Dans mon dos, j'entendis Teshi espérer que nous n'avions rien fait pendant la nuit. Mais il y avait trop de preuves contraires, comment ne pas y croire ?

-Hein, Yamapi ? Il ne s'est rien passé ?

-Si seulement on savait comment on a atterri ici...

Je fermai les yeux, espérant que la présence de Teshi chez moi était la seule surprise qui m'attendait au réveil. Je tentai de me lever à nouveau. Rien à faire, la douleur était beaucoup trop forte. Il allait falloir que j'attende qu'elle passe. Je pris de nouveau mon visage dans mes mains, souhaitant que les autres membres ne s'apercevraient de rien.

-Pi, j'ai peur...

Je sentis son inquiétude dans sa voix tremblante. Il avait raison de se poser des questions, après tout, il n'était pas gay, lui. Il était encore jeune, naïf, et pur. Et comment, comment avais-je pu lui retirer cette pureté ?

-Peur d'être gay ?

-Non... J'ai peur parce que tu n'arrives pas à te lever et que t'es recouverts de suçons, et moi pas.

Je me retournai vivement vers lui. Il était debout, arrangeant l'élastique de son boxer qu'il venait de remettre, et sa peau dénuée de marques rouges. Au contraire, son corps, zébré par les raies de lumière, était toujours aussi beau et attirant que dans mes rêves. Finement musclé, svelte, de longues jambes, un dos et des épaules solides... Je sentis mon estomac se nouer à sa vue, tandis que mon cœur s'accélérait. C'est fou ce qu'il me faisait de l'effet, le Teshi...

-Qu'est-ce que tu veux dire ?

-Je préfère même pas y penser...

Oui, il ne valait mieux pas savoir ce que nous avions fait. D'un autre côté, c'était intriguant. Pourquoi moi et pas Teshi ? Est-ce que, dans ma folle ivresse de la veille, j'étais entré dans une boîte de nuit pour gay et que j'étais passé à la casserole ? Possible. Je ne me souvenais pas. Beaucoup trop flou.

-Dis Pi, est-ce que je peux prendre ma douche chez toi ?

-Oui, vas-y. Et si tu veux des vêtements de rechange, sers-toi, il doit bien me rester des sous-vêtements à ta taille.

-C'est vrai que t'as été petit, un jour.

-Au lieu de raconter des bêtises, va te doucher.

Un petit rire amusé sortit de sa gorge. C'était bien, l'atmosphère c'était allégée. Il fallait continuer comme ça.

Parce qu'on fond, j'étais heureux, si j'avais réellement couché avec lui. Et ces marques et cette douleur étaient la preuve qu'il y avait prit un certain plaisir.