Note : La précédente partie ne durant qu'un seul interminable chapitre, nous revenons maintenant dans le vif de l'histoire, avec Yamapi comme narrateur. Pardonnez encore mes fautes de frappes, je ne me suis pas relue.

Partie 5 : Yamashita Tomohisa

Chapitre 8

Je sortis de l'ascenseur de l'agence lorsque celui-ci ouvrit ses portes sur notre étage, et me dirigeai lentement vers la salle de répétition des NEWS. Je savais bien que je n'allais pas être bien utile dans mon état actuel, mais manquer une répétition m'énervait toujours, quelle que soit la raison de mon absence. J'ouvris péniblement la porte et m'avançai, clopin-clopant, vers le centre de la pièce où quatre jeunes gens hilares semblaient tout sauf en répétition à moins d'une semaine du Countdown. Koyama se tourna vers moi à mon arrivée et son sourire disparu dès la seconde où il me vit.

-Pi ? Qu'est-ce que tu fous en béquilles ?

A ces mots, les trois autres se retournèrent également et leurs yeux s'agrandirent d'effroi. Je les comprenais que trop bien. Sans savoir ce qu'il c'était passé, voir l'un des membres du groupe en béquilles alors que le concert de fin d'année approchait pouvait effrayer n'importe qui. Massu et Shige se précipitèrent vers moi pour m'aider à marcher jusqu'à une chaise que préparait Ryo. Je m'assis, non sans une grimace de douleur, puis soupirai.

-Alors, qu'est-ce qu'il s'est passé ? T'as essayé de te suicider ?

-Koyama ! le rappela à l'ordre Ryo.

-T'occupe pas de cet insensible, Pi, et raconte nous tout.

-C'est vrai que je vous avais déjà tout raconté pour Teshi, la dernière fois... C'est encore vachement flou, racontai-je, mais je me rappelle de deux-trois trucs. Notamment que j'avais beaucoup trop bu hier soir, et que j'ai, sous l'ivresse, embrassé un inconnu qui se révéla être Teshi.

-EEEEH ? s'exclama Kei-chan.

-Tego ? Mais qu'est-ce qu'il foutait dans un bar ?

-J'en sais rien, Ryo... Mais le pire, c'est quand je me suis réveillé ce matin. J'étais dans mon lit, avec une gueule de bois de tous les diables, cette épouvantable douleur qui me fusille le cul, et aussi ça.

Je pensai que les mots n'aurai jamais pu leur décrire mon torse et mes bras en ce moment. Je voulu donc leur montrer et soulevait ainsi mon t-shirt pour les laisser voir la multitude de tâches rouges qui marquaient mon corps.

-Des suçons ? demanda Massu.

-Oui, et j'en ai aussi sur les bras, et des griffures dans le dos.

-Je sais pas avec qui t'as couché, plaisanta Shige, mais cette personne a l'air d'être folle de ton corps, et aussi d'avoir mené la danse, si j'en crois le nombre de suçons que t'as en souvenir...

-Ben, justement. Quand je me suis réveillé tout à l'heure, il y avait quelqu'un dans mon lit. C'était Teshi.

-QUI ? s'exclamèrent-ils tous d'une même voix.

-Ben oui, Teshi... Mais on a pas l'air de se souvenir de grand chose tous les deux.

-Nan mais là c'est grave ! fit Kei-chan. Parce que si c'est lui qui t'as fait tout ça, ça veut dire qu'il est pas si angélique que ça, le petit.

-Le petit, il t'emmerde.

Nous nous retournâmes tous vers la porte. Teshi était là, son magnifique sourire sur le visage, les yeux rieurs, et heureux. Il était tellement beau en cet instant que je restai immobile pendant quelques secondes. Ce fut quand il nous souhaita le bonjour -alors qu'il était déjà 16 heures passées- que je repris mes esprits.

-Tego !

-Kei-chan !

Ouvrant grands leurs bras pour s'enlacer, ils se précipitèrent l'un vers l'autre avec une expression absolument adorable. Mon cœur manqua plusieurs battements tandis que je fermai les yeux pour ne pas avoir à rougir de jalousie de le voir si proche d'un autre membre. Cet idiot de Koyama prit la parole, avec mon Teshi dans ses bras. Résiste, résiste...

-Au fait, on vous a pas dit.

-Dit quoi ? Demanda Ryo avec un vague intérêt pour la conversation.

-Teshi-chou et moi, on sort ensemble maintenant !

J'ouvris brusquement les yeux, statufié, le cœur silencieux, mon visage virant au blanc.

-Ah bon ? fit le plus jeune. Depuis quand ?

-Baka, répliqua son aîné en lui infligeant une tape amicale sur la tête, faisant rire toute l'assemblée, sauf moi.

La bonne humeur générale causée par le retour de Teshi ne m'atteignit pas durant toute la répétition. Le travail fut fait sérieusement, et je les observait en brûlant d'envie de les rejoindre pour vérifier les chorégraphies. J'aimais danser et les voir se défouler sans moi était une torture. D'un autre côté, je n'arrivais pas à en vouloir à Teshi. Je sentais que c'était lui qui m'avait infligé tout ça, je le sentais lorsque je le voyais, c'était comme si mon corps en redemandait. A cette prise de conscience, alors que mes yeux étaient rivés sur le corps de mes rêves, mon cœur partit brutalement dans une course folle, le feu me montant aux joues. Tandis que Kei-chan s'occupait de passer la chanson suivante, les yeux de mon amour se posèrent tranquillement sur moi, détaillant mes joues brûlantes, et mes lèvres en manque de baiser. Il me fixa ainsi pendant plusieurs secondes, pensif, puis son regard s'éclaircit et il me jeta au visage un sourire absolument sublime, allumant d'avantage les flammes de mon cœur et de mes joues. J'entrouvris les lèvres, comme si les quatre mètres qui nous séparaient n'étaient rien, et attendis qu'il se rapproche de moi. Il fit mine d'avancer son pied droit dans ma direction mais à ce moment, Kei-chan le rappela pour reprendre la répétition et il se détourna facilement de mon visage, non sans s'être au dernier moment mordillé les lèvres avec une expression de désir. Je m'empourprai encore plus, puis pris mon visage dans mes mains, pour détourner mes yeux de ses formes plus qu'attirantes, que je pouvais apercevoir dans ses mouvements de danse. Mon esprit revint sur le sourire et l'apparente frustration. Est-ce que Teshi voulait que nous continuions sur notre lancée de la veille ? En apparence, j'aurai dit que oui, mais je n'avais en réalité jamais pu une seule fois deviner à quoi il pensait...

La répétition se termina plus d'une heure plus tard et chacun repartit de son côté, épuisé par cette longue journée. Pendant la révision de toutes ces chansons, mon esprit ne s'était tourné que vers Teshi et ses atouts physiques, attendant avec impatience le moment où nous serions seuls. Ce moment arriva enfin. Comme revigoré, je me levai de ma chaise, délaissant les béquilles posées par terre à côté de moi, et me dirigeai vers un corps seulement enveloppé d'une serviette de bain blanche, ruisselant d'eau, sa peau dégageant cette agréable odeur de gel douche. J'avançai vers lui, le cœur battant, tandis qu'il fouillait dans son sac, accroupi et me tournant le dos. Je ne sentai même plus les douleurs de la veille, tout ce qui importait en cet instant était Teshi, mon esprit excité par ses précédentes mimiques.

Je le saisis par le bras, et le redressai pour le mettre face à moi, plaqué contre le mur. Il ne résista pas, sûrement surpris par mes gestes trop soudains. Je le vrillai de regard puis me penchai vers lui et posai mes lèvres sur les siennes. Mes mains glissèrent vers son torse et se mirent à caresser ses côtes et son dos, mes doigts sentant les bosselures de ses os sous la peau et le muscle. Ma langue pointa entre mes lèvres entrouvertes et vinrent s'immiscer de force entre celles de mon cadet qui restait toujours immobile mais étonnamment raide. Avait-il peur ? Je devais peut-être y aller plus doucement... Pourtant, c'était lui, la veille, qui m'avait soumis à ses désirs. Je ne comprenais plus trop...

Cependant, mon envie de le saisir, de le prendre, était plus forte que ces quelques doutes et je posai ma main au niveau de son entrejambe, sur la serviette qui me gênait déjà. J'intensifiai notre baiser, cherchant à le faire répondre, mais son silence commençait à devenir lourd et pesant.

J'ai envie de toi, moi ! Réponds ! Qu'est-ce que tu attends ?

Voulant l'exciter pour que ses barrières s'envolent, j'approchai mon bassin du sien et me mit à le frôler avec sensualité, ma main à présent libre glissant vers sa chute de reins pour la saisir et coller son corps au mien.

-Pi...

Sa voix sensuelle me parvint comme une étrange plainte. Il en voulait plus ? Qu'à cela ne tienne ! Je n'avais encore rien fait ! Je cherchai du bout des doigts, frôlant sa peau douce au passage, le pan de sa serviette pour l'ôter et accéder ainsi plus facilement à ce que je désirais. Ses mains se posèrent sur mes épaules et les empoignèrent fortement. Il cédait. Avec un sourire intérieur, je fourrai de nouveau ma langue entre ses lèvres, intensifiant également mes caresses. Cependant, malgré tout le plaisir qu'il devait ressentir en cet instant, il sépara nos lèvres et, extrêmement calme et sérieux, les sourcils froncés et son sourire envolé au loin, il serra les mâchoires.

-Tu fais quoi, là ?

Je me statufiai aussitôt. Pourquoi disait-il cela ? Il m'en avait demandé plus, non ? Alors pourquoi me repoussait-il encore une fois ? Il n'était pas prêt ? Après ce qu'il avait fait la veille ? Je ne comprenais pas. Ou peut-être ne voulais-je pas comprendre... Notre aventure nocturne n'avait-elle été qu'une vague erreur ? A cause de l'alcool ? Fallait-il que j'en vienne à le faire boire pour obtenir ce que je voulais ? Non... Je ne pouvais pas lui faire ça... mon cœur en souffrirait trop...

Il se dégagea de mon étreinte et raccrocha le pan de la serviette que j'avais commencé à enlever. Très calme, mais aussi énervé, il me fusilla du regard, les mâchoires serrées et les sourcils froncés.

-Si tu crois que parce que je me suis retrouvé dans ton lit une fois, je suis d'accord pour le reste, tu te trompes lourdement.

Il me contourna, et revint vers les douches après avoir ramassé les affaires qu'il cherchait auparavant. Des larmes d'amertume et de chagrin me montèrent aux yeux. Le cœur battant, le feu aux joues, je le suivis jusqu'à la salle d'eau.

-Alors pourquoi est-ce que j'ai toutes ces marques ? m'écriai-je, profondément attristé. Si ce n'est pas toi, alors qui ?

Il me repoussa, me laissant à l'extérieur des douches, la haine dans les yeux, le visage dur. Je ne le reconnaissait pas. Ce n'était pas le Tegoshi Yuya dont j'étais amoureux, ça !

-Fous moi la paix, ordonna t-il avant de claquer la porte derrière lui.

Mon cœur se brisa alors en une multitude de fragments tranchants qui me déchirèrent de l'intérieur. Je me laissai tomber par terre, abattu par cette injustice tandis que les larmes se mirent à couler d'elles-même, m'arrachant un flot de sanglots désespérés. Je frappai le mur de mon poing.

Pourquoi ça ne marchait pas comme je le voulais ?

PS : Il est méchant Teshi, ne ? Mais tout va bientôt changer hé hé~ è_é